Charles Coudoré

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@charlescoudore

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Central Europe Katılım Haziran 2011
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Nain Portekoi 🇨🇵
Nain Portekoi 🇨🇵@Nain_Portekoi·
Et après ça va venir chouiner que personne ne veut faire l'union de la gauche avec eux. J'espère que Jordan Bardella aura l'élégance de remercier cette bande de crétins dans son discours de victoire. (via @AlexHervaud )
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Acyn
Acyn@Acyn·
A lot of jokes from King Charles tonight. “You recently commented, Mr. President, that if it were not for the United States, European countries would be speaking German. Dare I say that if it wasn't for us, you'd be speaking French”
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Alex Xplore
Alex Xplore@AlexXplore·
🇫🇷 Seriez-vous favorable à l'introduction d'un système de consigne en France ? 🤔 🇩🇪 Le système de consigne en Allemagne permet de récupérer une somme d'argent sur les contenants en verre, plastique PET et aluminium. 📈 Grâce à cette incitation économique, l’Allemagne atteint des taux de retour exceptionnels, autour de 98 % pour les bouteilles et canettes à usage unique. 🌍 Ce dispositif réduit drastiquement les déchets sauvages, économise des ressources naturelles par le réemploi et le recyclage de haute qualité. 💰 Les citoyens récupèrent leur argent en rapportant les contenants dans les supermarchés, ce qui implique tout le monde et rend les espaces publics plus propres.
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Vincent Cespedes
Vincent Cespedes@VincentCespedes·
Jürgen Habermas n’est plus. Pour beaucoup, son nom flottera peut-être comme une étiquette aperçue tard, sans visage, et c’est précisément pour cela qu’il faut revenir à la veine vive de son travail. Toute son existence intellectuelle s’est nouée autour d’une exigence : une parole humaine n’a de dignité qu’à la condition d’élargir la justice entre les êtres. Il cherchait une zone commune où l’on puisse s’opposer sans s’effacer mutuellement, soutenir une raison sans plier le genou devant le chef, la masse ou l’impersonnelle mécanique des dispositifs. Voilà ce que j’aimais en lui : une tenue sans mise en scène, une force qui n’avait pas besoin de rideau. Aucun costume d’oracle, aucune ivresse de surplomb, seulement cette confiance rugueuse dans notre pouvoir de soustraire le langage à sa pente guerrière. Son œuvre laisse derrière elle cette leçon d’architecture morale : une démocratie ne survit ni par le vacarme, ni par la crispation identitaire, ni par la peur savamment entretenue. Elle tient quand des paroles comptables d’elles-mêmes ouvrent un monde partageable. Je salue donc un homme qui n’aura pas livré la pensée au trottoir. Dans une époque saturée de grondement, maintenir une telle ligne, sèche, droite, vulnérable, demandait déjà plus qu’un talent : une grandeur de nerf. Vincent Cespedes #habermas #philosophie
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Marion Van Renterghem
Marion Van Renterghem@MarionVanR·
Trump 2026 fait ce que Trump 2013 accusait Obama de vouloir faire et ce que Trump 2016-2026 avait promis à ses électeurs MAGA qu’il ne ferait jamais. L’Iran sera-t-il l’Irak de Trump ou son 2e Venezuela? Un enlisement incontrôlé, ou un changement de régime réussi et son Nobel?
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Cyrille Amoursky
Cyrille Amoursky@AmourskyCyrille·
« On peut nous forcer à descendre dans un abri, mais on ne peut pas enterrer l’Ukraine. » 24.02.2022 🇺🇦💔 4 ans déjà depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a prononcé ce magnifique discours que je publie en entier : « Chers Ukrainiens ! Chères Ukrainiennes ! Aujourd’hui, cela fait exactement quatre ans que Poutine promettait de prendre Kyiv en trois jours. Et cela en dit long sur notre résistance, sur la manière dont l’Ukraine se bat depuis tout ce temps. Derrière ces mots, il y a des millions de nos concitoyens. Derrière ces mots, il y a un immense courage. Un travail extrêmement difficile, de l’endurance et un long chemin que l’Ukraine parcourt depuis le 24 février. Ce bureau, cette petite pièce dans le bunker de Bankova. C’est ici que j’ai eu mes premières conversations avec les dirigeants du monde au début de la guerre. C’est ici que j’ai parlé au président Biden. C’est ici que j’ai entendu : « Volodymyr, vous êtes en danger, vous devez quitter l’Ukraine d’urgence. Nous sommes prêts à vous aider. » Et c’est ici que j’ai répondu que j’avais besoin de munitions, pas d’un taxi. Non pas parce que nous serions tous sans peur ou faits d’acier. Nous sommes des êtres humains. Et ce jour-là, nous avons tous eu peur. Nous avons tous eu mal. Beaucoup étaient sous le choc. Beaucoup ne savaient pas quoi dire. Mais à un certain niveau invisible, nous savions tous que nous n’avions pas d’autre Ukraine. C’est notre maison. Et nous savions tous ce qu’il fallait faire. Ce fut un choix. Le choix que des millions d’Ukrainiens ont fait. Notre peuple n’a pas levé le drapeau blanc, mais a défendu le bleu et jaune. Les occupants, qui pensaient être accueillis avec des fleurs, ont vu des files d’attente devant les centres de mobilisation. Notre peuple a choisi la résistance. Nos soldats ont tenu bon. Les civils ont défendu les villes, les villages, les rues, les cours. Des gens ordinaires ont formé un mur vivant pour arrêter les colonnes de blindés et ont indiqué aux envahisseurs la seule direction qui leur convenait : vers la Russie. Tout le monde comprenait que chaque lendemain devait être conquis. L’Ukraine devait tenir. L’État devait fonctionner malgré tout. C’est ici que beaucoup de décisions ont été prises. Nous n’avions jamais montré cet endroit auparavant. Aujourd’hui il est vide. Mais au début de la guerre, il y avait ici des centaines de personnes. Je travaillais ici. Puis je montais à l’étage pour m’adresser à vous. Il y avait notre équipe, le gouvernement. Des réunions quotidiennes avec les militaires, des appels, la recherche de solutions. Il fallait livrer des armes. Nous les avons livrées. Il fallait livrer des médicaments, de la nourriture dans les villes bloquées. Il fallait maintenir la vie pour laquelle l’Ukraine se bat si désespérément. Et honnêtement, il y avait des moments différents. Ici, on parlait un langage officiel, et parfois pas très littéraire. Chaque paquet d’aide, chaque sanction contre la Russie, chaque livraison d’armes devait être arraché de haute lutte. Il fallait arracher la foi en l’Ukraine. Faire en sorte que le monde s’implique. Le message clé adressé aux pays européens, au Congrès des États-Unis, à la majorité des parlements du monde et aux peuples était simple : soyez avec nous, soyez avec l’Ukraine, croyez en nous ! Ces appels ont fonctionné parce que les Ukrainiens se sont battus d’une manière à couper le souffle. Cette résistance était visible depuis l’espace. Elle a inspiré. Très vite, le monde a vu cette mer bleu et jaune : des milliers de personnes avec nos drapeaux sur les places d’Europe et du monde. Pas à pas, difficilement, brique par brique, l’Ukraine a construit le soutien qui lui a permis de tenir. Nous avons tenu le premier jour — le plus long de nos vies. Puis un autre. Puis encore un. Une semaine, deux semaines, un mois. Et nous avons vu le printemps. Nous l’avons conquis quand il semblait que ce février ne finirait jamais. Ce fut un tournant. Pour la première fois, chacun a pensé : nous pouvons y arriver. L’Ukraine peut y arriver. Il y avait cette phrase devenue virale : « Tu crois que je me suis mise à genoux ? Je faisais seulement mes lacets. » Mais devant nous, il y avait encore un long chemin. Aucun tunnel ne pourrait contenir la millionième partie de la douleur que l’Ukraine a traversée. La douleur que la Russie a apportée dans chaque famille, dans chaque cœur ukrainien. Boutcha. Irpin. Borodianka. Les fosses communes. Hostomel. Mriya. Kharkiv. Mykolaïv. L’administration régionale. Le barrage de Kakhovka. La centrale de Zaporijjia. Krementchouk. Kryvyï Rih. Ternopil. Lviv. Olenivka. Tchassiv Yar. Kyiv. Okhmatdyt. La gare de Kramatorsk. Le théâtre de Marioupol avec l’inscription « Enfants ». Odessa. L’immeuble. Une fillette de trois mois. Vilniansk. La maternité. Un nourrisson de deux jours. Les hommes ne font pas la guerre ainsi. Les êtres humains n’agissent pas ainsi. Les Ukrainiens n’oublieront pas. Que tous voient ces images. Ceux dont la conscience ne les oppresse pas. Ceux qui tendent encore la main au mal russe. Ceux qui achètent encore le pétrole de Poutine. Mais nous ne laissons pas la colère nous dévorer. Nous transformons notre rage en énergie pour combattre. On peut nous forcer à descendre dans un abri, mais on ne peut pas enterrer l’Ukraine pour toujours. Nous nous relevons. Nous revenons. Nous continuons à lutter pour la vie, pour le droit de vivre sur notre terre, de respirer librement. L’Ukraine connaît cette sensation : après l’alerte, nous montons à la surface. Avec nous, l’espoir s’élève vers le ciel chaque fois que le drapeau ukrainien flotte là où il doit être. Puis est venu le moment où l’Ukraine ne faisait pas que tenir, mais ripostait. Balakliïa. Izioum. Koupiansk. Kherson. Nous avons chassé l’occupant de la région de Kyiv, de Soumy, de Tchernihiv. Le « téléport ukrainien » vers l’au-delà. Tchornobaïvka. Les ultimatums russes devenant des « gestes de bonne volonté ». L’île aux Serpents redevenant la nôtre. Le mot « bavovna » prenant un nouveau sens. Les explosions en Russie. Les Stugna, Vilkha, Neptune. Le croiseur Moskva coulé. Ce qui était exceptionnel est devenu quotidien : les frappes sur les bases militaires et les raffineries ennemies. Les Patriot, les IRIS-T, NASAMS. Nos armes à longue portée. Nous sommes passés d’un moment où l’on nous livrait des gilets pare-balles à un moment où nous produisons plus de trois millions d’unités par an. Des Javelin et Bayraktar admirés à nos propres systèmes : Sitch, Grom, Vampire, Palyanytsia, Peklo, Ruta, Flamingo. Mais ce n’est pas suffisant. La Russie ne s’arrête pas. La « deuxième armée du monde » bombarde des immeubles et des centrales électriques. Les Ukrainiens traversent l’hiver le plus difficile de leur histoire sous le terrorisme nocturne. Je ne sais pas quel autre peuple aurait tenu sans s’effondrer. Oui, il y a une immense fatigue. Mais nous tenons. Nous restaurons. Nous travaillons. Nous renforçons notre défense aérienne. Nous parlons au monde d’égal à égal. Nous avons obtenu le statut de candidat à l’UE. Nous avons ramené des milliers de prisonniers. Nous avons fait entendre la voix de l’Ukraine partout — de Davos à l’ONU. Nous avons gagné l’Eurovision. Un Oscar. Des titres mondiaux en boxe. Chaque petit succès construit une grande Ukraine. Grande parce qu’elle a ses citoyens. Je remercie tous les dirigeants qui ont choisi le bon côté de l’histoire. En Europe, aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Australie. Je souhaite qu’un jour le président des États-Unis vienne ici et voie tout cela de ses propres yeux. Poutine est cette guerre. Il en est la cause et l’obstacle à sa fin. Il faut remettre la Russie à sa place pour qu’il y ait une paix véritable. Le temps guérit-il ? Je n’en suis pas sûr. Combien de larmes ? Combien de drapeaux dans nos cimetières ? Des milliers de héros ont donné leur vie pour que vive l’Ukraine. Nous voulons une paix forte, digne et durable. Mais personne ne permettra que l’Ukraine disparaisse. À chaque négociation, je donne une directive claire : ne pas effacer ces années, ne pas trahir notre lutte, notre dignité. L’accord doit être accepté par les Ukrainiens. Chers compatriotes, la force qui nous tient, c’est vous. Notre résistance, c’est vous. Nos yeux sont fatigués, mais nos dos sont droits. Merci à chacun de vous. Aux soldats. À leurs familles. À ceux qui restaurent la lumière et la chaleur. À ceux qui soignent, qui enseignent, qui apprennent à être humains, à être Ukrainiens. Nous avons le droit de dire : nous avons défendu notre indépendance. L’Ukraine existe. Elle est un sujet des relations internationales. Kyiv tient. Kharkiv, Soumy, Tchernihiv, Dnipro, Zaporijjia, Kramatorsk, Odessa, Lviv tiennent. Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Nous avons préservé l’Ukraine. Nous ferons tout pour obtenir la paix et la justice. Le printemps arrive. Nous avons traversé l’hiver le plus dur. Pas à pas, succès après succès. Gloire à l’Ukraine ! — Gloire aux héros ! »
Cyrille Amoursky tweet media
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Marika Bret
Marika Bret@marika_bret·
Février 2026, Quentin battu à mort, la députée @sandrousseau @EELV à propos du député @ArnaultRaphael : "On va voir l'enquête et on verra après". Février 2025, suite au classement sans suite de la plainte visant Julien Bayou : "Ces faits n’ont pas besoin de qualification judiciaire pour être appréhendés politiquement : ils relèvent de la mécanique caractéristique de la domination sexiste, au sein, et par le pouvoir, et sont en contradiction avec nos valeurs féministes. C’est précisément sur ces sujets-là que nous attendons notre parti et non sur des réactions uniquement calquées sur l’activité policière et judiciaire." L'incohérence -écoeurante- à gauche.
franceinfo@franceinfo

🔴 Quentin Deranque, battu à mort à Lyon ➡️ "Dans les moments de bascule vers l'extrême droite dans les pays, les militants de gauche sont souvent accusés de tous les maux et on exonère aussi trop facilement les responsabilités d'en face [...]", dit Sandrine Rousseau

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Charles Coudoré
Charles Coudoré@charlescoudore·
@SASpursFr Hello la SNF! Est-ce possible d'adhérer sans habiter en France ? 🙌🏀
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Spurs Nation France (SNF)
Spurs Nation France (SNF)@SASpursFr·
NOUVEAU CONCOURS SNF ! Avec @dearbball on fait gagner à un membre SNF un t-shirt de "Shaolin" de Victor ! Pour cela il vous suffit : - D'être membre SNF - De RT, like, tag un ami et commenter "🧘‍♂️" Couleur du t-shirt au choix du gagnant (blanc ou noir) Vous avez jusqu'au Dimanche 25 Janvier 18h pour participer, le tirage se fera à 19h.
Spurs Nation France (SNF) tweet mediaSpurs Nation France (SNF) tweet media
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Philippe Roi
Philippe Roi@7559pr·
L'abandon des stylos au profit des ordinateurs portables et des tablettes a profondément changé notre façon de réfléchir en écrivant. Les recherches de l’Université norvégienne de sciences et de technologie (#NTNU) montrent clairement que l’#écriture manuscrite active des réseaux cérébraux beaucoup plus étendus et interconnectés que la frappe au clavier, favorisant ainsi un meilleur encodage et une mémorisation plus efficace. Au-delà de l'activation neurologique, la prise de notes sur ordinateur encourage souvent un traitement superficiel de l’#information. Là où le clavier favorise la transcription passive, l'écriture manuscrite force le #cerveau à synthétiser, permettant aux #étudiants d'obtenir de meilleurs résultats sur les concepts complexes. En délaissant l’écriture manuscrite, nous n’avons pas seulement changé d’outil : nous avons altéré la dynamique même de notre pensée. Sources : nationalgeographic.fr/sciences/memoi… frontiersin.org/journals/psych…
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Sophie Binet Stan Account
Sophie Binet Stan Account@ClementPoursain·
Ma fille qui pose avec la fève que j’ai mise moi-même dans sa part pour éviter un caprice de merde car je suis à bout
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Tribune Populaire🌐
Tribune Populaire🌐@TribunePop23·
🚨ALERTE INFO Trump sur le Groenland : « Le fait qu'ils aient accosté à cet endroit il y a 500 ans ne signifie pas qu'ils sont propriétaires du terrain. » Selon le même raisonnement, on devrait restituer l’Amérique aux Indiens du coup ?
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Renaud Pila
Renaud Pila@renaudpila·
Non la France n’est pas paralysée depuis 48h. Oui, les agents des services publics ont bien fait leur travail, certains tte la nuit. L’auto-flagellation française est le triste symptôme de la déprime. Metéo-France a très bien prévenu ce climat de neige, il suffit de s’informer
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Colombe Cahen-Salvador
Colombe Cahen-Salvador@ColombeCS·
Call me old school but I miss the times when countries at least pretended to give a sh*t about International Law. We were a step closer to actually having international law.
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Jean Quatremer
Jean Quatremer@quatremer·
Rappelons ce qu'avait dit François Mitterrand de l'arrestation de Noriega.
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Gérard Araud
Gérard Araud@GerardAraud·
A lire et à méditer.
Sarah Scialom@sarah_scialom

Le droit international est souvent jugé à partir d’un critère qui n’est pas le sien : sa capacité à empêcher les crises. Cette approche est trompeuse, car elle transpose au niveau international des attentes propres au droit interne, alors que les deux systèmes reposent sur des logiques radicalement différentes. Le droit interne est bâti sur une architecture hiérarchique : une autorité centrale édicte la norme et dispose des moyens matériels pour en assurer l’exécution. Le droit international, lui, s’inscrit dans un espace décentralisé, composé d’États souverains qui ne reconnaissent aucune autorité supérieure permanente. Il ne peut donc fonctionner ni comme un droit pénal global, ni comme un système de commandement, mais comme un cadre d’organisation des relations entre acteurs indépendants. Dans ce contexte, la question n’est pas celle de la sanction immédiate, mais celle de l’incitation. Les règles internationales sont respectées non parce qu’un État y serait moralement tenu, mais parce qu’elles structurent un environnement prévisible dont tous tirent bénéfice. La stabilité juridique réduit les coûts de transaction, limite les risques d’escalade et permet aux États de concentrer leurs ressources sur autre chose que la gestion permanente de conflits. Ce mécanisme est particulièrement visible dans les domaines où l’on ne parle jamais de “crise” : aviation civile, navigation maritime, échanges commerciaux, télécommunications, diplomatie. Ces espaces ne fonctionnent pas par la contrainte, mais par l’adhésion continue à des normes communes, précisément parce que leur effondrement serait immédiatement contre-productif pour l’ensemble des acteurs, y compris les plus puissants. L’erreur fréquente consiste alors à déduire de l’existence de violations que la norme serait dépourvue d’effet. Or, une règle n’est pas inefficace parce qu’elle est transgressée. Elle l’est lorsqu’elle cesse d’être pertinente dans le calcul des acteurs. Or c’est l’inverse qui se produit : même lorsqu’ils s’en écartent, les États continuent de se référer au droit, de le mobiliser, de le tordre ou de le justifier. Ce simple fait indique que la norme conserve une valeur structurante. La force brute, à elle seule, est un instrument instable. Elle permet de produire un résultat immédiat, mais elle ne suffit pas à en assurer la durabilité. Une action fondée exclusivement sur la contrainte expose son auteur à des réactions en chaîne qu’il ne maîtrise pas toujours. Le droit, en revanche, permet de transformer une situation de fait en situation acceptable, ou du moins tolérable, pour les autres acteurs du système international. Ainsi compris, le droit international ne fait pas disparaître les rapports de force ; il les encadre. Il ne prétend pas moraliser la politique mondiale, mais en limiter les effets les plus destructeurs. Il agit moins comme une barrière que comme un amortisseur, réduisant le risque que chaque désaccord dégénère en confrontation ouverte. L’absence d’une autorité mondiale chargée de l’imposer donne parfois l’illusion que le droit international serait une construction fragile ou purement symbolique. En réalité, il constitue une technologie de stabilisation : imparfaite, souvent contournée, mais indispensable. Les systèmes internationaux qui ont tenté de s’en affranchir durablement ont fini par être minés par l’arbitraire, l’imprévisibilité et la défiance généralisée. Le droit international n’est donc ni un idéal naïf ni une morale universelle. Il est un outil pragmatique, forgé par les États eux-mêmes, pour rendre la rivalité supportable et éviter que la puissance ne se retourne systématiquement contre ceux qui l’exercent.

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Sarah Scialom
Sarah Scialom@sarah_scialom·
Le droit international est souvent jugé à partir d’un critère qui n’est pas le sien : sa capacité à empêcher les crises. Cette approche est trompeuse, car elle transpose au niveau international des attentes propres au droit interne, alors que les deux systèmes reposent sur des logiques radicalement différentes. Le droit interne est bâti sur une architecture hiérarchique : une autorité centrale édicte la norme et dispose des moyens matériels pour en assurer l’exécution. Le droit international, lui, s’inscrit dans un espace décentralisé, composé d’États souverains qui ne reconnaissent aucune autorité supérieure permanente. Il ne peut donc fonctionner ni comme un droit pénal global, ni comme un système de commandement, mais comme un cadre d’organisation des relations entre acteurs indépendants. Dans ce contexte, la question n’est pas celle de la sanction immédiate, mais celle de l’incitation. Les règles internationales sont respectées non parce qu’un État y serait moralement tenu, mais parce qu’elles structurent un environnement prévisible dont tous tirent bénéfice. La stabilité juridique réduit les coûts de transaction, limite les risques d’escalade et permet aux États de concentrer leurs ressources sur autre chose que la gestion permanente de conflits. Ce mécanisme est particulièrement visible dans les domaines où l’on ne parle jamais de “crise” : aviation civile, navigation maritime, échanges commerciaux, télécommunications, diplomatie. Ces espaces ne fonctionnent pas par la contrainte, mais par l’adhésion continue à des normes communes, précisément parce que leur effondrement serait immédiatement contre-productif pour l’ensemble des acteurs, y compris les plus puissants. L’erreur fréquente consiste alors à déduire de l’existence de violations que la norme serait dépourvue d’effet. Or, une règle n’est pas inefficace parce qu’elle est transgressée. Elle l’est lorsqu’elle cesse d’être pertinente dans le calcul des acteurs. Or c’est l’inverse qui se produit : même lorsqu’ils s’en écartent, les États continuent de se référer au droit, de le mobiliser, de le tordre ou de le justifier. Ce simple fait indique que la norme conserve une valeur structurante. La force brute, à elle seule, est un instrument instable. Elle permet de produire un résultat immédiat, mais elle ne suffit pas à en assurer la durabilité. Une action fondée exclusivement sur la contrainte expose son auteur à des réactions en chaîne qu’il ne maîtrise pas toujours. Le droit, en revanche, permet de transformer une situation de fait en situation acceptable, ou du moins tolérable, pour les autres acteurs du système international. Ainsi compris, le droit international ne fait pas disparaître les rapports de force ; il les encadre. Il ne prétend pas moraliser la politique mondiale, mais en limiter les effets les plus destructeurs. Il agit moins comme une barrière que comme un amortisseur, réduisant le risque que chaque désaccord dégénère en confrontation ouverte. L’absence d’une autorité mondiale chargée de l’imposer donne parfois l’illusion que le droit international serait une construction fragile ou purement symbolique. En réalité, il constitue une technologie de stabilisation : imparfaite, souvent contournée, mais indispensable. Les systèmes internationaux qui ont tenté de s’en affranchir durablement ont fini par être minés par l’arbitraire, l’imprévisibilité et la défiance généralisée. Le droit international n’est donc ni un idéal naïf ni une morale universelle. Il est un outil pragmatique, forgé par les États eux-mêmes, pour rendre la rivalité supportable et éviter que la puissance ne se retourne systématiquement contre ceux qui l’exercent.
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Collab blues
Collab blues@Collabblues·
🇺🇳 "Tout le monde pousse de cris d'orfraie, m'enfin, c'est pas la 1ère fois que les 🇺🇸 piétinent ma charte dans leur pré carré" 🇬🇩 "Ouais, on, nous on s'en était pas plaints, ils mettaient fin à un coup d'état communiste, mais 🇵🇦 a pris aussi #withflags"
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