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Dans 15 ans, le prolo moyen vivra mieux qu'un milliardaire d'aujourd'hui.
La décroissance est morte. On entre dans l'ère de l'extrême abondance.
Je vous explique.
Le luxe aujourd'hui c'est quoi ? Un grand chef trois étoiles, un intérieur signé par un architecte, un service cinq étoiles 24/7, des soins sur mesure. Tout ça coûte une fortune. Pourquoi ? Parce que c'est rare. Et c'est rare parce que ça repose sur deux choses : une intelligence exceptionnelle et un service d'excellence.
Sauf que ces deux bottlenecks sont en train de sauter.
L'intelligence devient une commodité. C'est déjà le cas dans le digital. Un ado avec Claude ou GPT a accès à plus de puissance intellectuelle qu'un cabinet McKinsey en 2010. Mais pour l'instant ça reste coincé derrière un écran.
Le vrai game changer c'est la robotique humanoïde. Dès qu'elle devient reliable, l'intelligence sort du digital et entre dans le monde physique. Ton Optimus te cuisine un menu gastronomique, gère ta maison comme un palace, refait ton intérieur. Le savoir-faire d'un artisan d'exception répliqué à coût marginal quasi nul.
Même logique que ce qu'on a déjà vécu. Le smicard de 2026 vit objectivement mieux que Louis XIV. Eau chaude, antibiotiques, internet, vols à 30€, accès à tout le savoir humain dans la poche. Le roi de France n'avait rien de tout ça.
Maintenant appliquez la même courbe aux 15 prochaines années, avec l'intelligence et les services qui deviennent des commodités.
Le résultat c'est l'extrême abondance. Pas pour une élite. Pour tout le monde.
Et la redistribution la plus massive de l'histoire se fera pas par la politique, pas par la taxe, pas par la lutte des classes. Elle se fera par la technologie.
Les décroissants sont les créationnistes de l'économie. Ils nient la courbe.
Evidemment le top 1% continuera d'avoir accès à des biens rares que les autres n'auront pas. C'est la nature humaine, la hiérarchie ne disparaît jamais. Mais la quasi-totalité de ce qu'on appelle "luxe" aujourd'hui sera une commodité demain. Ce qui sera rare dans 15 ans n'a pas encore été complètement défini. Mais une chose est sûre : ça existera. Et ça n'aura probablement rien à voir avec ce qu'on considère comme rare aujourd'hui.
L'inégalité ne disparaît pas. Elle se déplace. Mais le plancher monte tellement vite que le débat devient absurde.