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Et pourquoi seulement le 23 mars ? La honte et l’ignorance outrée : la kermesse de l’inconscience !
Il est des paroles qui, loin d’éclairer la cité, l’enfoncent dans une nuit morale plus encore plus dense. Entendre, de la part de celui qui porta si longtemps la charge de l’État, un discours où se mêlent le déni, l’inversion des responsabilités et une étrange tentation du chaos, suscite moins la colère que la honte; une honte institutionnelle : celle d’avoir été, collectivement, confiés à une telle faillite de lucidité. Comment peut-on, après tant d’années d’exercice du pouvoir, feindre d’ignorer sa propre empreinte sur les dérives que l’on dénonce aujourd’hui ?
Pire encore est la posture : parler depuis une terre meurtrie, ou des villages ont été décimé , une ville occupée par des forces que l’on a formé, où le sang des innocents n’a pas encore séché, et y tenir un langage qui brouille les lignes entre victime et responsabilité. Comment peut-on évoquer la dictature sans reconnaître celle que l’on a soi-même façonnée ? Comment dénoncer la mauvaise gouvernance sans en assumer l’héritage ? Et surtout, comment habiter un espace marqué par la douleur nationale sans en épouser la gravité ?
Puis alors cette rhétorique inquiétante : agiter le spectre d’une prétendue « soudanisation » comme horizon du changement, comme si toute transformation institutionnelle portait en elle la fatalité de la dislocation. Mais de quelle autorité parle-t-on lorsque celui qui avertit fut, hier encore, l’artisan d’une désagrégation silencieuse ? D’une désarticulation de l’armée, Est-ce un avertissement, ou une menace voilée ? Est-ce une analyse, ou la projection d’un passé non assumé ?
Ilya aussi, le choix du temps ce 23 mars. Coïncidence ou langage des symboles ? Peut-on ignorer ce que ce nombre charrie dans la mémoire nationale, lorsqu’il résonne avec la violence, les armes et les deuils ? L’histoire, parfois, ne parle pas seulement par les faits, mais par les dates que l’on choisit.
Quoi qu’il en soit, une vérité demeure, et il faut le rappeler , la RDC ne sera jamais balkanisée, aucune parole, aussi troublante soit-elle, ne saurait altérer l’essence d’une nation. Le Congo ne se fragmente pas au gré des ambitions ni des frustrations partisanes . Il demeure, dans son unité et dans sa profondeur historique, plus grand que ceux qui prétendent en disposer.
Chacun répondra de ses actes devant le tribunal de l’histoire.
Enfin : Dites lui que la RDC n’est pas le Soudan !
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC.

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