Frederic Delaroche
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Frederic Delaroche
@fdelaroche
I used to teach English, now I'm learning!


Ma voisine prof en lycée 12 h par semaine 2800 nets par mois 6 mois de congés et elle passe 4 demi journées du lundi au jeudi dans les associations …quelle dure vie hein

"Faisons usage des gestes et techniques de sécurité en déployant un usage strictement proportionné de la force"
J’ai écrit ce texte la semaine dernière pour le journal @lamontagne_fr qui l’a publié ce week-end Il concerne @JLMelenchon Vous n’êtes pas obligé d’être en désaccord. Etonnant, non ? Le Diable C’est une substitution à l’échelle de l’histoire. Il y a trente ans, quarante ans, Jean-Marie Le Pen choquait, effrayait, scandalisait les républicains et les démocrates. Aujourd’hui, c’est Jean-Luc Mélenchon, et ses amis à la suite, qui jouent ce rôle. Sans doute faut-il toujours un diable dans les débats. Encore faut-il comprendre pourquoi quelqu’un endosse, à un moment, volontairement ou à son corps défendant, le vilain costume du méchant homme. Pour Jean-Marie Le Pen, il s’agissait de la défroque originelle. Né à la politique à l’extrême droite, il en a trimballé les tares jusqu’à la fin de son parcours. Concernant Jean-Luc Mélenchon, l’affaire est différente. Apprenti trotskiste dans sa jeunesse, il s’est ensuite immergé avec volupté dans l’univers de la social-démocratie. Sénateur, ministre, embonpoint, il a tout pris. C’est aux abords de sa soixantaine, au début des années 2010, quand il a quitté le parti socialiste qu’il ne supportait plus - c’était réciproque- que tout a changé. Grondant à la tribune et insultant dans ses monologues, il s’est fabriqué un masque de tribun intraitable. Autoritaire, il a construit un parti vertical où seule compte sa parole, chacun dans l’organisation étant tenu de s’aligner sur elle. En imposant son personnage, il s’est isolé. Ce fut son bonheur. Cette posture en effet, a paru combler ses attentes et satisfaire ses émotions. À défaut de posséder le vrai pouvoir, celui de l’Etat, il a obtenu l’ascendant sur ses disciples, et l’écoute, parfois effrayée, de ses concitoyens. Un fait notable. Hormis deux ou trois figures anciennes, ce sont des femmes et des hommes jeunes, trentenaires et quarantenaires, qui accompagnent aujourd’hui la démarche de l’homme qui a dépassé les trois quarts d’un siècle. Cet accompagnement juvénile le conforte dans sa posture de patriarche et le rajeunit en même temps, le ramènant vers ses pulsions premières, celles de la Révolution et du désordre. Qu’attendre de plus de la vie politique ? La victoire ? Jean-Luc Mélenchon sait qu’elle ne viendra jamais. Ceci explique son incapacité à reculer, à chercher des compromis, sa propension à humilier ceux qui sont censés être ses alliés. Le confort de cet univers clos, hermétique, inaccessible aux individus ordinaires, le rend indifférent à tout ce dont on l’accuse. Il règne sur son royaume. Il ne partage son pouvoir avec personne. Ceux qui le côtoient l’admire. Tous les cinq ans, il jouit du plaisir de participer au Grand tournoi. Déjà, il est assuré d’une trace dans la longue histoire politique des mystificateurs du verbe. C’est ainsi qu’au fil du temps, Jean-Luc Mélenchon est parvenu à incarner ce rôle que personne aux origines n’imaginait pour lui : celui qui désormais épouvante davantage que l’héritière de Jean-Marie Le Pen.
J'ai pris le temps avant de parler. Parce qu'un homme est mort. Notre époque réagit trop vite : on commente avant de savoir, on juge avant de comprendre. J'y oppose la décence du silence et la clarté de la réflexion. Quentin Deranque a été battu à mort. Aucune idée, aussi dangereuse soit-elle, ne justifie la mort d'un homme. La violence politique est toujours une défaite : en démocratie, on confronte les idées, on n'élimine pas les adversaires. Nous ne pouvons que condamner et exprimer notre soutien à sa famille. Je l’ai fait immédiatement, nettement. Aujourd’hui, une enquête judiciaire est en cours et il faut la respecter, c’est à elle de faire la lumière sur ce drame, de poursuivre ses auteurs, de les condamner. En la matière, il n’y a de place ni pour l’ambiguïté ni moins encore pour la complaisance. La France insoumise doit condamner clairement, se désolidariser des groupes violents, faire le ménage. La lutte contre l’extrême droite ne connaît qu’une arme, la République et ses lois, la République et son droit. Elle ne tolère aucune ombre. Chacun le sait, nous ne sommes plus alliés de La France insoumise. Nos désaccords sont connus, ils sont profonds : politiques, géopolitiques, stratégiques. Nous dénonçons la brutalisation du débat, les meutes numériques, les intimidations. Mais tout ne se vaut pas. A Lyon, ce week-end, des saluts nazis ont été vus et des slogans racistes et homophobes entendus, des figures de l’extrême droite ont défilé comme aux pires heures de notre histoire. Je le dis avec netteté, l’extrême droite demeure l'ennemie mortelle de la République, qu'elle cherche à abattre partout où elle progresse. Tout ce que la République a fait de grand dans son histoire, elle l’a toujours fait sans elle et le plus souvent contre elle. La mort d'un homme ne doit pas devenir un cynique instrument politique. Ceux qui retournent le front républicain en son contraire, blanchissent l’extrême droite ou tiennent à équidistance le Rassemblement national et La France insoumise menacent gravement la République. Ceux qui banalisent l’extrême droite et lui tendent la main trahissent la République. Le front républicain n'est pas un arrangement électoral, c'est un impératif moral, une obligation faite à tout républicain authentique et pas seulement à gauche. Je n’y renoncerai jamais. Tout plutôt que l'extrême droite. Mon engagement est clair : rassembler la gauche “de Glucksmann à Ruffin”, le seul périmètre capable de battre le RN et d'apporter des réponses concrètes aux Français. La gauche doit être exemplaire, lucide face à l'extrême droite, fidèle à la République. Ni silence, ni complaisance, ni récupération. De la clarté, de la responsabilité. Et le front républicain sans trembler.

«Jordan Bardella croit habile de transférer le mistigri de la diabolisation à LFI puisqu'il était sur la tête du RN depuis 40 ans. C'est de la tactique», fustige Éric Zemmour. →l.lefigaro.fr/mzyv
Entendu en débat hier à Marseille. Travail. Famille. Patrie. Dans cet ordre Montoire. Le Statut des Juifs. Sigmaringen. Dans cet ordre À tous ceux qui trouvent que je convoque l’histoire inutilement Dominique de Villepin
Municipales à Marseille: Martine Vassal (LR) a pour valeurs "le mérite, le travail, la famille, la patrie"
🔴 Info @lopinion_fr | Pour la première fois depuis la mort de Quentin Deranque à Lyon, François Hollande pointe « la double responsabilité de LFI » dans nos colonnes. À retrouver demain à la Une ! 🗞️ « La première responsabilité, c’est d’avoir entretenu depuis des mois, pour ne pas dire des années, un climat d’outrance, de violence verbale, de dénonciation sur les réseaux sociaux, qui ont une portée au-delà des murs de l’Assemblée nationale. La deuxième porte sur leur volonté de mettre en scène une confrontation avec l’extrême droite de manière à concrétiser la prophétie de @JLMelenchon : "à la fin, ce sera eux contre nous". » « Les insoumis ne peuvent pas dire que la Jeune garde est une organisation qui leur étrangère puisque Jean-Luc Mélenchon l’a reconnu et adoubé. L’utilisation de ce groupe, qui n’est pas un service d’ordre classique, inscrit la lutte antifasciste comme un but et le recours à la violence comme un moyen légitime. Le RN avec Marine Le Pen, a été humainement et structurellement lié à des groupuscules violents, mais fait tout depuis plusieurs mois pour tenter de cacher ses accointances. » lopinion.fr/politique/meur…
Le barrage construit avec le NFP en 2024 reposait sur une ligne claire : le refus de la brutalisation politique. La France insoumise a manqué à cette ligne, à ses engagements. La relation avec elle est aujourd’hui rompue.


