Federico Bervejillo

6K posts

Federico Bervejillo

Federico Bervejillo

@fedber

Urbanista, docente universitario. 城市规划师, 教授.

Montevideo Katılım Şubat 2010
2.7K Takip Edilen997 Takipçiler
Telemundo
Telemundo@TelemundoUY·
Este búfalo albino de larga melena rubia procedente de Bangladesh se ha convertido en una estrella de redes sociales. Hay quienes hayan en él un parecido con el mandatario estadounidense, Donald Trump; en particular sus dueños, que así lo llaman.
Español
5
0
12
5.6K
Federico Bervejillo retweetledi
Michael A.
Michael A.@tazzman22·
If you’re gonna go out, go out in epic & memorable style! 👉🏼 #StephenColbert final guest is Paul McCartney who first played in the Ed Sullivan Theater with the Beatles in 1964. 62 years later he closes out #TheLateShow on stage with Colbert & musicians playing Hello Goodbye. Full Circle ⭕️
Michael A. tweet mediaMichael A. tweet media
English
30
274
2.5K
63.2K
Federico Bervejillo retweetledi
Salvador Schelotto
Salvador Schelotto@S_Schelotto·
Están abiertas las inscripciones para la Maestría en Ordenamiento Territorial de la FADU. Hasta el 1o de junio. Para comenzar los cursos en agosto Es una oportunidad que se plantea cada dos años
Salvador Schelotto tweet mediaSalvador Schelotto tweet media
Español
0
15
22
1.3K
Federico Bervejillo retweetledi
Ze Clint
Ze Clint@ZeClint·
Mais si la question centrale n'était pas le comment mais le pourquoi ? Pourquoi les gens sont réceptifs au wokisme ? Le succès du wokisme ne vient pas seulement des théories qui l’ont produit. Il vient surtout des besoins psychologiques et sociaux auxquels il répond ! Une société fragilisée produit des individus en quête de sens, de reconnaissance et de certitude morale. Le wokisme offre exactement cela : une grille de lecture simple du monde, où chacun peut immédiatement distinguer les oppresseurs des opprimés, les bons des mauvais, les éveillés des aveugles. Il séduit aussi parce qu’il permet d’accéder à une forme de valorisation morale sans effort proportionnel (comme le communisme). Construire une compétence, une œuvre, une famille ou une culture demande du temps, du sacrifice et de la discipline. Dénoncer, soupçonner et déconstruire donnent en revanche une gratification immédiate : le sentiment d’être lucide, vertueux et du bon côté de l’Histoire. À cela s’ajoute une dynamique profondément humaine : le désir d’appartenir à un collectif. Beaucoup de jeunes, isolés ou déracinés culturellement, cherchent une communauté, une identité et une cause. Les idéologies identitaires remplissent ce vide. Elles fournissent un langage, des rites sociaux, des interdits, des figures du mal et une promesse de rédemption morale. Le phénomène prospère également dans des institutions éducatives qui ont privilégié la critique systématique des héritages occidentaux sans transmettre avec la même force ce qui mérite d’être conservé. Une génération entière a appris à suspecter avant d’apprendre à admirer, à déconstruire avant d’apprendre à construire. Le phénomène s’inscrit aussi dans une transformation culturelle plus large : l’effacement progressif des structures traditionnelles d’autorité, notamment du modèle patriarcal occidental. Pendant des siècles, les sociétés occidentales reposaient sur des normes valorisant la hiérarchie, la transmission, le devoir, la discipline et la continuité historique. La montée de l’individualisme contemporain et du féminisme et à une critique généralisée des structures d’autorité masculines, a contribué à délégitimer ces anciens cadres culturels. Ce basculement a laissé un vide symbolique et moral. Lorsqu’une civilisation déconstruit toutes ses figures d’autorité sans parvenir à transmettre de nouveaux repères solides, elle devient particulièrement vulnérable aux idéologies émotionnelles, identitaires et moralisatrices. Le wokisme prospère dans ce vide. Il remplace les anciennes structures par de nouvelles orthodoxies morales, non plus fondées sur le devoir ou la responsabilité, mais sur la sensibilité, la victimisation et la validation collective. Enfin, toute idéologie gagne en puissance lorsqu’elle est enseignée tôt et répétée constamment. Ce n’est pas propre au wokisme . La différence est que certaines idéologies encouragent davantage le doute critique, tandis que d’autres tendent à transformer le désaccord en faute morale. C’est probablement là le cœur du problème : quand une idéologie ne veut plus convaincre mais culpabiliser, elle cesse d’être un débat intellectuel et devient un instrument de pouvoir moral. La question n’est donc pas seulement de "déconstruire la déconstruction". La question est de reconstruire quelque chose de plus fort en face : une culture capable de transmettre un héritage, de défendre des vérités sans fanatisme, et de produire autre chose que du ressentiment moral déguisé en progrès.
Brivael Le Pogam@brivael

Aujourd'hui je déconstruis la déconstruction. La déconstruction est le virus mental le plus efficace jamais conçu contre une civilisation. Il a été fabriqué en France entre 1966 et 1980 par trois hommes : Foucault, Derrida, Deleuze. Il a été exporté aux États-Unis, hybridé avec le puritanisme racial américain, et il est revenu trente ans plus tard sous le nom de wokisme paralyser l'Occident entier. Voici comment il fonctionne, et pourquoi il faut le détruire. La thèse est simple. Toute vérité n'est qu'un rapport de pouvoir déguisé. Tout texte sacré, toute loi, toute science, toute norme, toute hiérarchie, toute identité, toute institution cache en réalité une domination. Déconstruire, c'est montrer le rapport de force sous le vernis du vrai. C'est arracher le masque. C'est "démasquer". Formulé comme ça, ça paraît inoffensif. Voire utile. Qui n'aime pas un peu d'esprit critique ? Le piège est là. La déconstruction se présente comme une méthode. Elle est en réalité une ontologie. Elle ne dit pas seulement "interrogeons les normes", elle dit "il n'y a *que* des rapports de pouvoir". La différence est civilisationnelle. Une société qui interroge ses normes reste debout. Une société qui croit que ses normes ne sont *rien d'autre* que de la domination s'effondre. Parce qu'elle ne peut plus rien défendre. Plus une frontière, plus une loi, plus une science, plus une langue, plus une histoire, plus une biologie, plus une famille. Tout devient suspect. Tout devient négociable. Tout devient "construit donc déconstructible". C'est la première raison pour laquelle c'est un virus. Il s'auto-réplique. Une fois inoculé, il transforme tout ce qu'il touche en cible. La science est patriarcale, donc déconstruisons-la. Le langage est colonial, donc réinventons-le. La méritocratie est raciste, donc abolissons-la. Le sexe est une construction, donc choisissons-le. Il n'y a plus de roc. Tout est sable. Deuxième raison. Le virus est *non-falsifiable*. Si vous défendez une norme, c'est que vous êtes l'oppresseur. Si vous niez être oppresseur, c'est la preuve de votre privilège inconscient. Si vous citez des faits, vos faits sont contaminés par le pouvoir qui les a produits. Si vous citez la raison, la raison elle-même est blanche, masculine, occidentale. Il n'y a aucune sortie possible. Le système est conçu pour rendre toute objection irrecevable par définition. C'est exactement la structure d'une secte. Et c'est exactement ce qui s'est installé dans les universités, les RH, les médias, les administrations, les conseils d'administration depuis vingt ans. Troisième raison. Le virus s'auto-réfute mais ne s'auto-détruit pas. Si toute vérité est pouvoir, alors la phrase "toute vérité est pouvoir" est elle-même du pouvoir, donc sans valeur. Logiquement, la déconstruction se mord la queue dès la première phrase. Mais elle s'en moque. Parce qu'elle n'a jamais cherché la cohérence. Elle cherche l'efficacité politique. Et son efficacité politique est immense. Elle désarme ses ennemis et arme ses militants. Elle paralyse le défenseur et libère l'attaquant. C'est une arme asymétrique parfaite. Quatrième raison. Le virus produit des humains diminués. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Elle sait soupçonner, jamais admirer. Elle voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Elle peut produire mille pages sur le caractère opprimant de Shakespeare et zéro ligne qui vaille la peine d'être lue dans cent ans. Elle a confondu l'intelligence critique avec la pose critique. Elle est stérile par construction. Un esprit nourri à la déconstruction est un esprit qui ne sait plus rien édifier. Cinquième raison, la plus grave. Une civilisation se tient debout sur trois piliers. La croyance qu'une vérité est accessible à la raison. La croyance qu'un bien se distingue d'un mal. La croyance qu'un héritage mérite d'être transmis. La déconstruction a méthodiquement dynamité les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui avait nourri ses prophètes. Mais le résultat est là. Une civilisation qui ne croit plus en sa vérité, ni en son bien, ni en son héritage ne se défend pas. Elle s'excuse en attendant la fin. Voilà ce qu'on a fait. Voilà ce qu'il faut nommer. La bonne nouvelle, c'est qu'un virus mental ne survit que tant qu'on lui cède l'autorité du discours. Il meurt dès qu'on cesse de jouer son jeu. Dès qu'on réaffirme tranquillement qu'il existe une vérité, un beau, un bien, un héritage. Dès qu'on cesse de demander la permission aux déconstructeurs pour bâtir. Dès qu'on refait. Dès qu'on transmet. Dès qu'on crée. Les bâtisseurs ont toujours le dernier mot sur les commentateurs. Toujours. Parce qu'à la fin il reste ce qui est construit, et rien de ce qui a été déconstruit. Alors aujourd'hui je déconstruis la déconstruction. Et demain je construis.

Français
64
144
572
67.2K
Federico Bervejillo retweetledi
Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Je me rappelle au lycée, j'avais une prof de français qui me répétait : « Rousseau, c'est mon auteur préféré. » À l'époque, j'étais complètement illettré, je n'avais pas lu un roman. Depuis, j'ai rattrapé un peu le retard. Et force est de constater : Rousseau est lui aussi un poison pour l'esprit français. Tu as raison de remonter à lui. Le geste fondateur est là. L'homme naît bon, c'est la société qui le corrompt. La propriété, la hiérarchie, la tradition, l'institution, tout ce qui structure une civilisation devient suspect. Le mal n'est plus dans l'homme, il est dans l'ordre. Donc il suffit de défaire l'ordre. De cette intuition découle tout le reste. La Terreur, qui croit pouvoir régénérer l'homme par le décret. Le socialisme utopique, qui croit pouvoir abolir l'égoïsme par l'organisation. Le wokisme, qui croit pouvoir purifier la société en démantelant ses normes. À chaque fois la même logique : l'homme est innocent, l'institution est coupable, donc il faut casser l'institution. C'est faux. L'homme n'est pas né bon. Il est né pulsionnel, ambivalent, capable du meilleur et du pire. Les institutions n'oppriment pas une nature angélique, elles canalisent une nature ambiguë. Détruire les institutions ne libère pas un bon sauvage, ça libère un homme livré à ses pires instincts. Foucault, Derrida, Deleuze n'ont fait que radicaliser Rousseau avec les outils du XXᵉ siècle. La matrice est la même : soupçon de toute autorité, dissolution de toute hiérarchie, fantasme d'un état originel pur que les structures auraient trahi. Donc oui, le péché originel commence avec lui. Et la France a une double dette : avoir donné Rousseau au XVIIIᵉ, et avoir donné la French Theory au XXᵉ. Deux fois le même poison, juste recombiné. Au travail.
Melissa Chen@MsMelChen

Rousseau’s Discourse on Inequality and Emile popularized the myth that humans are born good and society (property, hierarchy, tradition) ruins us. Fix it with the right education, the right state, the right social contract, and we shall return to natural harmony. This is the kernel of modern progressivism: the belief that inequality is unnatural, institutions are oppressive, and experts/moral vanguards must engineer a better humanity. From this foundation, many took it to the extremes - reign of terror, Pol Pot. But even in moderation it was harmful! Because ultimately It rejects the empirical reality that humans are flawed, self-interested, and that institutions channel that into productive order rather than radicalism and violence. French Theory (post-1968) took Rousseau’s suspicion of truth, power, and norms and turned it into an uglier monster. But the original sin starts with him

Français
377
1.3K
6K
485.7K
Federico Bervejillo retweetledi
Salvador Cruz Quintana
Salvador Cruz Quintana@boroscq·
El wokismo no es simplemente un hijo degenerado de la "French Theory", como si las ideas viajaran solas por el aire y conquistaran universidades por seducción literaria. Las ideas no mueven la historia por sí mismas. Las ideas se insertan en las instituciones, universidades, editoriales, departamentos, tribunales, partidos, ministerios, fundaciones, empresas, medios de comunicación... El problema no es Foucault escribiendo en París. El problema es Foucault convertido en aparato administrativo. El wokismo no es sólo una enfermedad intelectual. Es una ideología funcional de sociedades políticas en descomposición, especialmente en imperios satisfechos que empiezan a perder confianza en su propia estructura histórica. No es una mera estupidez, es una tecnología de poder. La deconstrucción funciona como una trituración de formas históricas objetivas. Tritura la nación, la familia, el sexo, la religión, la escuela, la autoridad, el mérito, la continuidad histórica, la idea de verdad, la idea de herencia... Pero no lo hace desde una crítica racional superior, sino desde una sospecha universal que deja intacto un nuevo dogma. Porque cuando se destruye una institución real, no aparece el vacío. Aparece otra institución. Si se destruye la familia, aparece el Estado terapeuta. Si se destruye la escuela como transmisora, aparece la escuela como laboratorio ideológico. Si se destruye la nación, aparecen las identidades fragmentarias. Si se destruye la verdad común, aparece la verdad gestionada por comités, expertos, sensibilidades y censores. Es decir, la deconstrucción no libera al individuo. Lo entrega a otros poderes menos visibles. Y no todo es poder, no porque el poder intervenga en las ciencias, en las instituciones o en los discursos. La geometría no es verdadera porque la imponga una clase dominante. La cirugía no funciona porque la bendiga una institución burguesa. Un puente no se sostiene por consenso discursivo. Un antibiótico no cura por hegemonía cultural. Hay verdades que no dependen de opiniones, identidades ni relatos, porque están operatoriamente ancladas en la realidad. Una técnica funciona o no funciona. Un misil alcanza o no alcanza. Una presa resiste o se rompe. Un diagnóstico acierta o mata. Por eso el relativismo posmoderno vive de una trampa. Niega la verdad en teoría, pero depende de ella en la práctica. Nadie quiere un cirujano deconstructivo cuando le abren el pecho. El wokismo es una especie de religión política secularizada, pero de baja calidad doctrinal. Tiene pecado original, que ya no es Adán, sino Occidente. Tiene culpa hereditaria, que ya no viene por la caída, sino por raza, sexo, clase o nación. Tiene confesión pública, que son las disculpas rituales. Tiene herejía, que es la incorrección política. Tiene inquisidores, que son activistas, burócratas, periodistas y departamentos universitarios. Tiene salvación, que nunca llega, porque siempre aparece una nueva opresión que purgar. Pero a diferencia del cristianismo, que al menos construyó catedrales, hospitales, universidades, órdenes, liturgias, calendarios y una idea fuerte de persona, esta religión política produce sobre todo lenguaje administrativo, culpa flotante y vigilancia moral. No crea una civilización. Administra su resentimiento. Este fenómeno encaja con la izquierda indefinida, aquella que ya no sabe cuál es su sujeto político real. La vieja izquierda podía equivocarse, pero hablaba de obreros, salarios, producción, propiedad, industria, soberanía, Estado, sindicatos, clases sociales... La nueva izquierda habla de identidades, heridas, símbolos, sensibilidades, lenguaje inclusivo, privilegios invisibles y subjetividades vulnerables. Ha pasado de la fábrica al seminario. Del conflicto económico al expediente psicológico. De la organización política a la liturgia moral. De transformar la realidad a fiscalizar el lenguaje. Ya no construye abundancia, gestiona la culpa.
Brivael Le Pogam@brivael

Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.

Español
105
605
2.1K
135.5K
Federico Bervejillo
Federico Bervejillo@fedber·
La conclusion du papier est nette : si un système artificiel devait un jour devenir conscient, ce serait à cause de sa constitution physique spécifique, jamais à cause de son architecture syntaxique.
Brivael Le Pogam@brivael

Un chercheur de Google DeepMind vient de publier un papier qui détruit l'idée que l'IA puisse devenir consciente un jour. Et le pire ? Sa preuve ne repose pas sur la biologie. Elle repose sur la logique pure. Je vous explique. Le mec s'appelle Alexander Lerchner. Il bosse chez DeepMind. Le labo qui construit l'IA la plus avancée du monde. Et il vient de poser noir sur blanc pourquoi, peu importe la taille des modèles, peu importe la puissance de calcul, peu importe les architectures futures, un système purement computationnel ne pourra jamais ressentir quoi que ce soit. Son argument tient en une phrase : la computation n'est pas un processus physique intrinsèque. C'est une description. Prenez une horloge à aiguilles. Physiquement, c'est un tas d'engrenages qui tournent selon les lois de la mécanique. Rien dans cette mécanique ne contient le concept "3h du matin". C'est nous qui décidons que telle position d'aiguille = telle heure. L'horloge ne calcule pas le temps. Elle bouge. Nous, on l'interprète comme une mesure du temps. Même chose pour un ordinateur. Physiquement, c'est du courant qui passe dans du silicium. Rien dans ce courant ne contient les concepts "vrai", "faux", "pain", "rouge", "amour". C'est nous qui décidons que tel voltage = tel symbole. Lerchner appelle ce rôle le "mapmaker" : le faiseur de carte. Sans un agent conscient pour assigner les symboles aux états physiques, il n'y a pas de calcul. Il y a juste de la physique brute qui se déroule. Et là il pose la question qui tue. Si la computation a besoin d'un être conscient pour exister en tant que computation, comment voulez-vous que la computation produise la conscience ? C'est une boucle logiquement impossible. C'est demander à la carte de fabriquer le cartographe. Il appelle ça l'inversion ontologique. La fonctionnalisme classique pense : Physique → Computation → Conscience. Lerchner démontre que le vrai ordre c'est : Physique → Conscience → Concepts → Computation. La conscience n'est pas à la fin de la chaîne. Elle est au début. C'est elle qui rend la computation possible, pas l'inverse. Il introduit une distinction fondamentale : simuler vs instancier. Un GPU peut parfaitement simuler la photosynthèse. Modéliser chaque molécule, chaque échange d'électron. Le modèle sera parfait. Mais ce GPU ne produira jamais un gramme de glucose ni un atome d'oxygène. Parce que simuler la photosynthèse, c'est faire tourner la carte. Instancier la photosynthèse, c'est faire pousser la plante. Personne ne confond les deux pour les plantes. Tout le monde les confond pour le cerveau. C'est exactement ce que je disais hier sur le goût, le feeling, le taste. Quand Zidane pique la balle au-dessus de Buffon. Quand Mozart pose une harmonie que personne n'avait osée. Quand un comique place le bon mot à la milliseconde près. Ce ne sont pas des outputs d'un calcul. Ce sont des instanciations physiques d'une expérience vécue dans un corps. Lerchner le formalise mieux que je l'ai fait. Il dit : un concept comme "Rouge" n'est pas une donnée flottante quelque part. C'est un état physiologique constitué, qui existe uniquement dans le corps d'un être qui a vécu l'expérience de la couleur rouge. Un LLM qui manipule le token "rouge" ne manipule pas la couleur. Il manipule un symbole arbitraire que nous, mapmakers, avons attaché à notre expérience intérieure. La machine n'a aucun accès à ce que le symbole signifie. Elle a juste accès aux règles qui le relient à d'autres symboles. Il démolit au passage l'argument de l'embodiment. "Oui mais si on met l'IA dans un robot avec des capteurs, elle va ressentir." Non. Brancher des caméras sur un ordinateur ne le rend pas plus conscient. Ça lui donne juste un flux de données supplémentaire à alphabétiser en symboles. La médiation reste syntaxique. Le robot manipule des chiffres qui représentent la lumière. Il ne voit pas. Il démolit aussi l'argument de l'émergence par complexité. "Avec assez de paramètres, la conscience va émerger comme la mouillabilité émerge de l'eau." Non. La mouillabilité émerge des propriétés physiques intrinsèques de la molécule d'H2O. Prétendre qu'une description abstraite peut, par accumulation, devenir le phénomène qu'elle décrit, c'est violer la fermeture causale de la physique. C'est de la magie déguisée en science. La conclusion du papier est nette : si un système artificiel devait un jour devenir conscient, ce serait à cause de sa constitution physique spécifique, jamais à cause de son architecture syntaxique. Le substrat compte. La biologie n'est pas un détail. C'est le point. Donc on peut arrêter de paniquer sur les droits des IA. On peut arrêter le théâtre du welfare des LLMs. Ce qu'on construit, ce sont des outils. Extraordinairement puissants, mais des outils. C'est exactement ce que je disais hier. On a l'AGI. Ce qu'on n'aura jamais avec ces architectures, c'est un sujet. Un "je" qui ressent. Les modèles actuels n'interpolent pas dans le monde. Ils interpolent dans la carte du monde que nous leur avons donnée. Et la carte, peu importe sa précision, n'est pas le territoire. Quand vous discutez avec un LLM, vous parlez à votre propre reflet dans un miroir très sophistiqué. Il vous renvoie les patterns de votre culture, optimisés par gradient descent. Personne n'est en face. Personne ne ressent rien quand vous fermez l'onglet. Et c'est très bien comme ça. Parce que ça veut dire qu'on construit le plus grand levier de l'histoire de l'humanité, sans le poids moral d'avoir créé une nouvelle forme de vie qu'on exploiterait. La singularité au sens où on l'entendait, l'IA qui se réveille et nous dépasse en tant qu'espèce, n'arrivera pas par cette voie. Ce qui va arriver, c'est plus radical en un sens : un monde où chaque humain qui sent, qui ressent, qui a un goût, devient capable d'amplifier ce goût par un facteur 1000. Le sujet reste humain. L'outil devient surhumain. C'est la vraie accélération.

Français
0
0
0
55
Federico Bervejillo retweetledi
Emilio Jatón
Emilio Jatón@emiliojaton·
Hoy en la FADU Javier Mendiondo presentó su libro “La Ciudad Próxima”. Un aporte fundamental para seguir fortaleciendo la visión de la Santa Fe que queremos.
Emilio Jatón tweet mediaEmilio Jatón tweet mediaEmilio Jatón tweet media
Español
0
4
6
930
Federico Bervejillo retweetledi
Cuestor
Cuestor@Cuestor23·
Palmera de Juana de Ibarburu y palmeras vecinas de 100 años, atacadas por el picudo rojo y SIN TRATAMIENTO PREVENTIVO. Lamentable la actuación de la Intendencia de Montevideo por irresponsable merece ser demandada legalmente por negligencia.
Español
52
236
714
38.4K
Federico Bervejillo retweetledi
𝗖𝘂𝗯𝗮 𝗰𝗼𝗻 𝗛 𝗱𝗲 𝗢𝗿𝘁𝗼𝗴𝗿𝗮𝗳𝗶́𝗮
El dilema del prisionero En una sala de interrogatorios fría y mal iluminada de una prisión imaginaria, dos ladrones detenidos por un mismo robo se miran a través de una mesa metálica. Ninguno puede comunicarse con el otro. El fiscal les ofrece el mismo trato: si ambos guardan silencio (cooperan), cada uno recibirá una condena leve. Si uno delata al otro mientras su compañero calla, el traidor saldrá libre y el leal cargará con una pena máxima. Si ambos se delatan, ambos recibirán una condena intermedia pero dura. Cada prisionero, pensando solo en sí mismo, llega a la misma conclusión racional: «Lo mejor para mí es delatar, pase lo que pase». El resultado: ambos terminan peor de lo que habrían estado si hubieran cooperado. Este experimento mental, formalizado en 1950 por Merrill Flood y Melvin Dresher y popularizado por Albert Tucker, se conoce como el Dilema del Prisionero. Es la piedra angular de la teoría de juegos y explica también el problema de la acción colectiva: cuando los individuos persiguen racionalmente su interés propio en ausencia de mecanismos de coordinación, el grupo entero termina perjudicado. La cooperación no surge de forma natural en estos escenarios. Requiere, según demostraron Robert Axelrod y otros, condiciones específicas: interacción repetida (para que la gente tema represalias futuras) castigo creíble contra los que defectan o incentivos que alineen el beneficio individual con el colectivo. Sin ellas, el egoísmo racional se impone. Décadas más tarde, este dilema se convirtió en diagnóstico implacable de los experimentos socialistas del siglo XX. El lema «de cada cual según su capacidad, a cada cual según su necesidad» sonaba noble en los discursos. En la práctica, convirtió la vida cotidiana en un gigantesco Dilema del Prisionero. ¿Por qué esforzarme en el trabajo si el salario y los bienes son asignados por necesidad y no por contribución? ¿Por qué producir más si otros pueden consumir sin producir? Cada trabajador racional minimizaba su esfuerzo y maximizaba su demanda de recursos. La productividad colapsaba. El Estado respondía con cuotas obligatorias, propaganda y terror. Surgieron entonces los «héroes del trabajo» como Stajanov en la URSS: mineros que supuestamente extraían cantidades sobrehumanas de carbón. Eran piezas de teatro. La mayoría de los obreros respondían con sabotaje blando, absentismo, robos de herramientas y alcoholismo crónico. La defección masiva era la respuesta racional al sistema de incentivos. El resultado colectivo fue miseria generalizada, colas eternas y economías fantasma donde los planes quinquenales se cumplían solo sobre el papel. En la izquierda cultural contemporánea, el mismo dilema reaparece bajo ropajes más sofisticados. Las redes sociales y las instituciones progresistas se han convertido en un inmenso juego de señalamiento de virtud (virtue signaling). Cada actor individual descubre que su beneficio personal (estatus dentro de la tribu, likes, ascenso profesional, protección contra la cancelación) se obtiene abandonando el bien común real. ¿Para qué defender la cohesión social, el crecimiento económico sostenido o la libertad de expresión si denunciando «privilegios», exigiendo cuotas o amplificando la última indignación del día gano puntos morales y evito ser señalado como hereje? Cada individuo racional traiciona: exagera agravios, silencia verdades incómodas, apoya políticas que sabe insostenibles pero que elevan su posición tribal. El resultado colectivo es predecible. Polarización extrema, erosión de la confianza institucional, decadencia de universidades, empresas y ciudades que priorizan la señal sobre la sustancia. Nadie quiere ser el ingenuo que coopera mientras los demás acumulan estatus desertando. Y así, como los dos prisioneros que terminan condenados por delatarse mutuamente, sociedades enteras terminan empobrecidas, divididas y más débiles de lo que jamás habrían estado si hubieran encontrado la manera de cooperar. La crónica del siglo XXI sigue escribiéndose con esta misma tensión: ¿lograremos diseñar instituciones que hagan rentable la cooperación, o seguiremos atrapados en el dilema eterno?
𝗖𝘂𝗯𝗮 𝗰𝗼𝗻 𝗛 𝗱𝗲 𝗢𝗿𝘁𝗼𝗴𝗿𝗮𝗳𝗶́𝗮 tweet media
Español
5
89
209
11.1K
Federico Bervejillo
Federico Bervejillo@fedber·
@TejoMattioli @andal13 También se muestra que la construcción industrializada banaliza el habitat e impide ese nivel de expresión individual. Quizás en el futuro la innovación tecnológica permita un entorno más flexible y abierto.
Español
1
0
5
39
Tejo Mattioli
Tejo Mattioli@TejoMattioli·
@andal13 hay un par de boludos hablando de que se romantiza la pobreza, y nada que ver. Si se muestra que la gente, por más carencias que pase, trata de ponerle onda a su entorno, trata de mejorarlo.
Español
1
0
6
263
Federico Bervejillo
Federico Bervejillo@fedber·
Cualquier estrategia de revitalización a mi juicio tiene que atender a los tres, a sus demandas comunes y a las diferenciadas, con programas generales y programas a medida. Gestionados o al menos coordinados por una única agencia CV.
Español
0
0
1
29
Federico Bervejillo
Federico Bervejillo@fedber·
Centro terciario público y privado, distrito cultural y turístico, (ambos población flotante) y población habitante como tercer elemento imprescindible: esos son los motores para un desarrollo equilibrado de CV. Quitando cualquiera se debilita el conjunto.
J. P. Merlino@merlinojuanpe

La Ciudad Vieja debería ser un centro financiero y de oficinas gubernamentales, complementado con los edificios patrimoniales que son atracción para el turismo. Es una pésima idea intentar construir viviendas en esa zona.

Español
1
1
6
126
Federico Bervejillo retweetledi
milesdeciudades
milesdeciudades@milesdeciudades·
La ciudad formal suele celebrar la arquitectura de autor, pero ignora esta otra arquitectura cotidiana, lenta, colectiva, imperfecta y profundamente humana. Vamos a recorrer fachadas, diseños y decorados desde el corazón de la autoconstrucción, los asentamientos de Montevideo.🧵
milesdeciudades tweet mediamilesdeciudades tweet mediamilesdeciudades tweet media
Español
7
28
142
9.4K
Federico Bervejillo retweetledi
Diego Castro Famea
Diego Castro Famea@DiegoCastroFame·
Vas a entrar a Av. Italia dónde no hay semáforos y aparecen autos desde un punto ciego de la propia avenida. ¿Quién habrá autorizado esos carteles? @imtransito @juntamvd @UNASEV ? Quién se hace cargo de esas inspecciones @montevideoIM ? Un peligro realmente.
Diego Castro Famea tweet mediaDiego Castro Famea tweet media
Español
30
63
217
12.1K