Sàmba Jàllo 🇸🇳
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@galsentwitte
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Quand le Premier ministre d’un pays en quête d’investissements massifs, engagé dans des négociations délicates avec le FMI et dont les projets gaziers dépendent de chaînes de financement internationales, choisit de qualifier publiquement le président de la première puissance mondiale d’« homme de déstabilisation ». Sur le fond, le diagnostic n’est pas sans base. La politique étrangère de Trump 2.0 (droits de douane unilatéraux, usage de la force hors cadre onusien, démantèlement des accords multilatéraux) bouscule effectivement l’ordre international libéral. Les économies africaines, déjà sous pression d’un cycle de resserrement monétaire mondial, subissent de plein fouet les effets de cette instabilité systémique. Mais la forme pose un problème stratégique majeur. Le Sénégal est engagé dans des négociations sensibles avec le FMI et la Banque Mondiale, dont Washington demeure le principal actionnaire. Ses projets gaziers et pétroliers (GTA, Sangomar) s’inscrivent dans des chaînes de financement et de partenariat où la relation avec les États-Unis reste un facteur non négligeable. Dans ce contexte, qualifier publiquement le chef de l’exécutif américain de danger pour la paix mondiale n’est ni une priorité, ni une stratégie, ni même une tactique économiquement rationnelle. Plus préoccupante encore est la contradiction institutionnelle. Le 9 juillet 2025, à la Maison Blanche, le président Bassirou Diomaye Faye avait salué l’engagement de Trump pour la paix internationale, notamment en RDC, et évoqué sa candidature au Nobel de la Paix en termes favorables. Neuf mois plus tard, son Premier ministre, issu du même parti, de la même coalition, du même gouvernement; présente ce même Trump comme une menace pour la stabilité mondiale. La vraie souveraineté se construit dans des alliances multilatérales solides, dans une capacité à dialoguer avec toutes les puissances sans être la propriété d’aucune. La Chine, l’Inde, le Brésil de Lula … tous critiques à des degrés divers de la politique américaine, maintiennent des canaux ouverts avec Washington. Parce qu’ils savent que la rhétorique souverainiste, sans base économique et stratégique suffisante, est un luxe, ou même un risque sécuritaire que les pays en développement ne peuvent pas se payer. Le Sénégal, à l’heure où il amorce sa transition vers une économie pétro-gazière et cherche à mobiliser des financements massifs pour ses infrastructures, a besoin d’une diplomatie qui combine convictions et calcul stratégique. Pas d’un souverainisme d’estrade qui satisfait des convaincus mais fragilise les intérêts nationaux. #Senegal #Kebetu








Les U15 du Maroc 🇲🇦 face aux « U15 » du Sénégal…

Les 3 buts….







Et si la visite du Président de la CAF n’avait qu’un seul et unique objectif de faire abandonner à l’Etat du Sénégal la plainte pour corruption déposée au FBI ? Les vraies questions à transmettre à Motsepe sans prendre de gants est la libération de nos 18 otages retenus par ses amis. En plus pourquoi la CAF privilégie les chaînes payantes au détriment des chaînes nationales en refusant systématiquement de leurs donner l’intégralité des matchs pour une compétition africaine jouée en Afrique. La CAN est avant tout un événement africain. #cafonline

























