Juan Branco ✊@anatolium
Le placement en garde à vue de Rima Hassan est révélateur d’une lourde dérive de notre magistrature et en particulier de la section AC2 du parquet de Paris, dirigés aujourd’hui par Laure Beccuau et Marion Adam.
De la magistrature dans son ensemble, qui a banalisé la privation de libertés, passant de 200.000 à 1 million de garde à vues par an.
Il s’agit pourtant d’un acte lourd et traumatisant.
Du parquet de Paris et de la section AC2, qui ont fait des délits de presse un instrument de répression inacceptable, tant à l’égard de figures publiques que de simples citoyens, et dont la porosité avec l’Elysée ne cesse d’être dénoncée.
Rima Hassan pouvait parfaitement s’expliquer librement sur des propos, et le cas échéant être renvoyée.
Il s’agit d’une des personnes les plus connues du pays, occupe une fonction élective et institutionnelle et ne présente nul risque de fuite.
Ce qui lui est reproché n’exige aucun acte d’enquête qui justifie qu’elle soit privée de ses droits fondamentaux en amont de tout procès.
Il faut cesser avec ces pratiques indécentes, leur banalisation, et la magistrature doit mettre fin aux instrumentalisations que tous cherchent à mettre en œuvre à son égard.
Elle n’est pas juge de paix d’expressions politiques ni de processus historiques.