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@lanlanhue
littérature, lecture, écriture, peinture
Katılım Ağustos 2013
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J’ai rassemblé plus de 2000 voir 5000 livres en PDF maintenant dans un seul dossier Drive ...philosophie, histoire, féminisme, sociologie, littérature, religion, politique, économie, science
Un vrai trésor pour tous les curieux et passionnés de lecture !
drive.google.com/drive/folders/…
Bonne lecture
Français
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Dans le silence paisible du cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, à quelques encablures de Paris, repose une âme qui ne connut jamais le repos : Rudolf Noureev. Là où les autres sépultures alignent leurs croix orthodoxes et leurs stèles modestes, sa tombe impose une vision aussi flamboyante que le fut sa vie. Elle ne ressemble à aucune autre.
À première vue, l’œil hésite. Est-ce un tapis déployé sur la terre ? Un kilim aux motifs orientaux, négligemment jeté là par une main invisible ? Mais ce n’est ni de la laine, ni de la soie : c’est du bronze et du verre. La mosaïque colorée épouse les plis, les franges, les textures mêmes d’un tapis nomade, celui qui jadis recouvrait les cercueils des cavaliers des steppes. L’illusion est saisissante. Chaque tesselle de verre, chaque nuance d’ocre, de bleu, de pourpre et d’or, capte la lumière du jour et semble vibrer, comme si le tissu allait s’animer sous l’effet d’un souffle.
Ce chef-d’œuvre funéraire est l’œuvre d’Ezio Frigerio, décorateur et ami de Noureev. Ils s’étaient rencontrés un soir de ballet, après une représentation de Roméo et Juliette. Frigerio comprit que Noureev ne voulait pas d’une tombe triste ni conventionnelle. Il voulait un ultime exil, une dernière provocation élégante : un tapis d’Orient, symbole de ses racines tatares et de son errance éternelle, figé dans la matière la plus durable, le bronze, mais rendu vivant par l’éclat du verre.
Aujourd’hui, cette sépulture est devenue l’une des attractions les plus visitées du cimetière. Les admirateurs y déposent des pointes de ballet usées, des fleurs rouges, des mots d’amour. Car Noureev, qui défia les KGB, enflamma les scènes du monde entier et réinventa la danse masculine, a trouvé ici le seul endroit où ses jambes de feu se sont enfin arrêtées. Sur ce tapis de bronze, il ne danse plus. Mais le regard, lui, ne peut s’empêcher de voir onduler les motifs comme un dernier pas de deux entre la vie et la mort.
Source : Le Monde Littéraire

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Françoise Maeght perpétue avec des oeuvres bien choisies - et humour - la mémoire de son grand-père Aimé Maeght (1906-1981) !
Un grand homme.
Yoyo MAEGHT@MAEGHTYoyo
Bonjour en musique !
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