
Il ne faut plus de mémoires invisibles, plus de mémoires oubliées. 70 ans après la bataille de Diên Biên Phû qui a mis fin à la présence coloniale française en Asie, il est temps d’accorder aux rapatriés d’Indochine la place qu’ils méritent dans la mémoire nationale. Plus de 45 000 personnes ont été amenées en France jusqu’en 1974 et 6000, placées dans des camps dans des conditions indignes, tenues à l’écart, soumises à des restrictions fortes. Elles étaient privées de toute aide car elles ne bénéficiaient pas du statut de rapatrié, contrairement aux harkis qui ont vécu dans les mêmes conditions. Je suis aujourd’hui à Noyant d’Allier, qui a accueilli l’un de ces camps, pour participer à la pose de la 1e pierre du futur espace muséal des rapatriés d’Indochine. Une première étape importante sur le chemin de leur reconnaissance. J’ai à cette même fin déposé une proposition de loi transpartisane de réparation que je porte pour que ces familles, leurs enfants, soient enfin reconnus justement et indemnisés pour leurs souffrances.













