Marguerite Yourcenar disait un jour :
« Je ne pense pas tant à la vieillesse. Je n’ai jamais cru que l’âge soit un critère valable.
Il y a cinquante ans, je ne me sentais pas particulièrement jeune,
et aujourd’hui, je ne me sens pas vieille.
Mon âge change d’heure en heure.
Dans les instants de fatigue, j’ai mille ans.
Quand je travaille, j’en ai quarante.
Et dans le jardin, aux côtés de mon chien,
je me sens toute petite… j’ai quatre ans.
L’âge n’est pas un chiffre.
C’est un état de l’âme,
un souffle qui varie à chaque battement de vie. »Marguerite Yourcenar disait un jour :
« Je ne pense pas tant à la vieillesse. Je n’ai jamais cru que l’âge soit un critère valable.
Il y a cinquante ans, je ne me sentais pas particulièrement jeune,
et aujourd’hui, je ne me sens pas vieille.
Mon âge change d’heure en heure.
Dans les instants de fatigue, j’ai mille ans.
Quand je travaille, j’en ai quarante.
Et dans le jardin, aux côtés de mon chien,
je me sens toute petite… j’ai quatre ans.
L’âge n’est pas un chiffre.
C’est un état de l’âme,
un souffle qui varie à chaque battement de vie. »
Je suis pour un état d’urgence de la jeunesse.
Parce que la situation pour les jeunes de notre pays est grave. La jeunesse est en souffrance. 24% des jeunes ont des pensées suicidaires. 160 000 mineurs sont victimes de violences sexuelles. 3000 enfants dorment dans la rue. La commission sur l’inceste met en lumière la gravité de la situation. Trop souvent les victimes sont méprisées. Il faut que cela change.
C’est à la société tout entière d’agir pour que ce sujet soit une priorité. La méthode doit être claire : améliorer la prise en charge anticipée des problèmes, détecter le plut tôt possible les victimes d’agressions sexuelles sur mineurs, en nous appuyant par exemple sur l’expertise de nombreuses associations, comme Les Papillons qui met en place dans les écoles des boîtes aux lettres où les enfants peuvent librement s’exprimer.
Permettons aussi une orientation mieux anticipée, réhumanisons Parcoursup, afin qu’il ne renforce plus les inégalités et ne transforme pas l’avenir des jeunes en mécanique anxiogène de sélection permanente.
Agissons enfin pour une véritable prise en charge psychique et psychiatrique des jeunes Français. La santé mentale de la jeunesse doit devenir une grande priorité nationale.
Entretien du 10.05.26 sur @franceinfo