Iris Drescher
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Iris Drescher
@mattspassion12
Voice therapist and coach for singers and speakers. No Blockchain or crypto investments.


















Lydia met le doigt sur quelque chose que personne ne veut nommer clairement : on est entré dans la phase rhétorique pré-violence du cycle communiste classique. Le script est documenté, archivé, et il se répète à l'identique depuis un siècle. Avant chaque massacre de masse perpétré au nom du marxisme, il y a toujours 5 à 15 ans de désignation publique d'une catégorie de personnes comme "l'ennemi à abattre". Pas un débat sur des politiques publiques. Pas une critique d'inégalités. Une déshumanisation méthodique d'une classe entière. En URSS dans les années 1920, c'étaient les koulaks. Lénine écrit dès 1918 qu'il faut "exterminer les koulaks en tant que classe", expression reprise mot pour mot par Staline dix ans plus tard. Résultat : 4 millions de paysans déportés, plusieurs millions morts dans le Holodomor. En Chine maoïste, c'étaient les propriétaires terriens et les "ennemis de classe". Mao orchestre les "séances de lutte" publiques où les voisins, les enfants, les anciens employés sont obligés de dénoncer, humilier, frapper. Bilan de la réforme agraire seule : 1 à 2 millions d'exécutions, sans compter ce qui suit. Au Cambodge, c'étaient les "nouveaux peuples" : citadins, intellectuels, gens portant des lunettes. La propagande khmère rouge les a désignés pendant des années comme des parasites avant qu'on ne les massacre. 1,7 million de morts en 4 ans. Maintenant regardez ce qui se passe aux États-Unis en 2026. Hasan Piker, qui touche des millions de jeunes hommes sur Twitch, parle ouvertement du "sang des f***ing capitalists". Pas en 1968 dans une cellule trotskiste, en 2026 sur la plateforme la plus regardée par les 18-25 ans. Zohran Mamdani, élu maire de New York, filme des vidéos virales devant les immeubles de milliardaires, exactement à l'endroit où Brian Thompson, CEO de UnitedHealthcare, a été assassiné l'an dernier par Luigi Mangione. Ce dernier a été transformé en icône pop par une partie de la gauche américaine en moins de 48 heures. Tee-shirts, fan art, romantisation du meurtrier. Ce n'est pas de la "passion politique". C'est la phase 1 du protocole. La désignation publique d'une catégorie d'humains comme légitimement haïssable, suivie de la valorisation de ceux qui passent à l'acte. La réaction "normale" d'une démocratie saine devrait être l'isolement social et professionnel immédiat de ces voix. Ce qui se passe : ils ont des podcasts en tête des charts, des élus, et une couverture médiatique bienveillante. L'histoire ne bégaie pas. Elle copie-colle. Et les premières victimes sont toujours surprises de découvrir, trop tard, que le discours qu'elles trouvaient "un peu excessif mais bon" était en fait l'avertissement clair qu'on leur préparait une fosse. Lydia a raison de le dire. Et elle aura encore plus raison dans cinq ans quand on relira ces tweets.

















