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Oh pour toi Paris-SG, on va se casser la voix ❤️💙 @PSG_Inside | @THEDAMSO

Parc des Princes Katılım Haziran 2019
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Le Meilleur du PSG
Ce jour là, le 31 mai, Paris était rouge et bleu partout… inoubliable 🔴🔵 🎥@IggyNko
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@con_soeur @lepaiinn celui là aussi comment il m’envoie d’une force
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"Ça fait plaisir d’être de retour Marrakeeeech *👏* à peine j’ai atterri j’ai vu un âne à l’aéroport *rires* ma mère elle me disait toujours "si ti a faim mouge ta main" *explosion dans la salle* mon pote Nicolas son frigo était tjrs plein *zoom sur Eto’o*
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🔵EXCLUSIF | Quatre ans après le dernier Marrakech du rire, Malik Bentalha lance son festival au Maroc ➡️ l.leparisien.fr/SJI4

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@maxtime___ @zNeyko77 @Ush972 @panams75 Je le redis une domination total avec 0 but marqué Et du coup on ne sait pas comment Liverpool aurait joué en cas d’ouverture du score de Paris C’est pas une insulte hein
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@panams75 Quand j’étais devant le match ça m’avait tellement choqué je me disais « ok là, il se passe VRAIMENT quelque chose avec ce PSG »
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@zNeyko77 @Ush972 @panams75 Sauf qu’ils en ont pris 0 et rien nous dit qu’ils auraient pas joué différemment en cas d’ouverture du score de Paris .
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La dernière je chiale de rire
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🔴 𝗜𝗧𝗭𝗜𝗔𝗥 𝗚𝗢𝗡𝗭𝗔́𝗟𝗘𝗭 𝗔 𝗩𝗥𝗔𝗜𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗛𝗨𝗠𝗜𝗟𝗜𝗘́ 𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗔𝗟 𝗠𝗔𝗗𝗥𝗜𝗗 𝗘𝗡 𝗦𝗧𝗢𝗥𝗬 𝗜𝗡𝗦𝗧𝗔𝗚𝗥𝗔𝗠 ! 🤯😭 Voici un résumé de ses déclarations concernant le staff médical du club depuis son départ en décembre : 👇 👉 Dès son premier jour, le staff médical lui a confié 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗽𝘂𝗹𝗲𝗿 𝗙𝗹𝗼𝗿𝗲𝗻𝘁𝗶𝗻𝗼 𝗣𝗲́𝗿𝗲𝘇 et le convaincre de son incompétence afin d'obtenir son licenciement. 👉 𝗗𝗲𝘀 𝗽𝗹𝗮𝘁𝘀 𝗾𝘂'𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲́𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝘀 𝗮𝘂 𝗯𝘂𝗳𝗳𝗲𝘁. 👉 Le chef a ignoré ses recommandations et a cuisiné ce qu'il voulait. 🤯 👉 Les médecins et kinésithérapeutes ont demandé aux joueurs de ne pas suivre ses instructions et elle n'était pas tenue informée de leur état de santé. 👉 𝗟𝗲 𝗺𝗲́𝗱𝗲𝗰𝗶𝗻 𝗱𝘂 𝗥𝗲𝗮𝗹 𝗠𝗮𝗱𝗿𝗶𝗱 𝗲𝘀𝘁𝗶𝗺𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹'𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗻'𝗼𝗻𝘁 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲𝘀 𝗯𝗹𝗲𝘀𝘀𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀. 👉 Le staff médical du Real Madrid utilise la version gratuite de ChatGPT pour administrer des compléments alimentaires aux joueurs.

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@ActuFoot_ Mais genre Mbappé il a pas capté que on lui examinait le mauvais genoux ?
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🚨 ÇA PARAISSAIT SURRÉALISTE, MAIS C’EST CONFIRMÉ EN ESPAGNE 🇪🇸 : 𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗔𝗟 𝗠𝗔𝗗𝗥𝗜𝗗 𝗔 𝗕𝗜𝗘𝗡 𝗢𝗦𝗖𝗨𝗟𝗧𝗘́ 𝗟𝗘 𝗠𝗔𝗨𝗩𝗔𝗜𝗦 𝗚𝗘𝗡𝗢𝗨 𝗗𝗘 𝗞𝗬𝗟𝗜𝗔𝗡 𝗠𝗕𝗔𝗣𝗣𝗘́ ! 😭 « Le Real Madrid, dans le diagnostic initial, s'est trompé de genou. Au lieu d'examiner la jambe gauche de Mbappé, il a été examiné la droite (𝗾𝘂𝗶 𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝘀𝗮𝗶𝗻𝗲) » 🗞️ @miguelitocope
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Actu Foot@ActuFoot_

🚨🚨 𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗔𝗟 𝗠𝗔𝗗𝗥𝗜𝗗 𝗔 𝗩𝗜𝗥𝗘́ 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗟𝗘 𝗦𝗧𝗔𝗙𝗙 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗖𝗔𝗟 après l’évaluation du genou de Kylian Mbappé 🇫🇷. 🗣️ Daniel Riolo : « 𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗔𝗟 𝗠𝗔𝗗𝗥𝗜𝗗 𝗔 𝗢𝗦𝗖𝗨𝗟𝗧𝗘́ 𝗟𝗘 𝗠𝗔𝗨𝗩𝗔𝗜𝗦 𝗚𝗘𝗡𝗢𝗨. » 😱 😭 🎥 @AfterRMC

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🚨🎙️ Alejandro Camaño, l’agent d’Achraf Hakimi 🇲🇦, sur les rumeurs ridicules de départ au Real Madrid: « Achraf est très heureux au Paris Saint-Germain, il veut gagner la Ligue des Champions une deuxième fois. Nous avons encore trois ans de contrat, et pour le moment, il ne pense à rien d'autre qu'au PSG. Il est très heureux avec son entraîneur et ses coéquipiers, et il est également à l'aise dans le pays. Pour le moment, il n'y a aucune possibilité de partir. » Il n’y a jamais eu de contact avec le Real. » (winwin sport)
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Bah ils ont raison en soi, on s’en fout de la forme mais on va pas se mettre à chialer parce qu’on n’a pas réussi à avoir une FAVEUR
Racing Club de Lens@RCLens

Communiqué du Racing Club de Lens Le 6 mars dernier, la programmation de la rencontre opposant le Racing Club de Lens au Paris Saint-Germain a été arrêtée, officialisant un cadre auquel chacun était alors convié à se conformer. Dans un esprit de responsabilité et de mesure, le Racing Club de Lens a, dès les premières sollicitations, fait connaître au Paris Saint-Germain son intention de ne pas voir cette date modifiée. Fidèle à une certaine idée de la stabilité sportive, le club avait également choisi de s’astreindre à toute communication publique sur ce sujet. Cependant, la multiplication récente de prises de parole, d’interventions et de suggestions diverses nous conduit aujourd’hui à sortir de cette réserve. Il nous apparaît en effet qu’un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains. Une conception singulière de l’équité sportive, dont on peine à trouver l’équivalent dans les autres grandes compétitions continentales. Modifier aujourd’hui la date de cette rencontre reviendrait, pour le Racing Club de Lens, à être privé de compétition pendant 15 jours puis enchainer des matchs tous les trois jours — un rythme qui ne correspond ni à celui défini en début de championnat, ni aux moyens d’un club qui pourrait absorber sans conséquence ce type de contraintes nouvelles. Il serait donc entendu que le dixième budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue). Au-delà de ce cas particulier, la question posée est plus essentielle : celle du respect dû à la compétition elle-même. Car il est permis de s’interroger lorsque, sur son propre sol, le championnat semble parfois relégué derrière d’autres ambitions, aussi légitimes soient-elles. Le Racing Club de Lens demeure attaché à l’équité, à la clarté des règles et au respect de tous les acteurs. Des principes simples, pour un football français loyal et respecté.

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Marine Tondelier@marinetondelier

Réaction au second tour des élections municipales. 00h30 : Je suis rentrée au siège des Écologistes après une soirée passée sur les plateaux TV, où chaque parti a comme je m’y attendais revendiqué ses victoires - il n’y aurait globalement que des gagnants ce soir ! Passée la tension d’une soirée à cent à l’heure, quel premier bilan tirer de ce second tour des élections municipales ? L’ensemble me parait confus. Beaucoup de villes ont changé de main. Dans un sens comme dans l’autre. Mais dans des configurations souvent très diverses, avec des analyses souvent bien différentes à en tirer... Et si la tentation est grande de tout lire à l’aune des enjeux nationaux, j’avoue être assez fascinée par celles et ceux qui sortent de ces municipales avec une seule clef de lecture et d’analyse qui expliquerait tout en général et le résultat de chaque ville en particulier : la leur. S’il faut se garder de toute analyse à l’emporte-pièce, voici quelques enseignements ou motifs de fierté que je tire de la séquence. De manière forcément partielle et imparfaite au fil d’une nuit sans sommeil. Nous aurons de toute manière l’occasion de revenir plus posément sur tout cela dans les semaines qui viennent. L’angle mort : l’abstention Tout d’abord, nous n’avons pas assez insisté sur l’abstention record pour des élections municipales, moi la première. Le format de ce genre de soirée s’y prête peu et c’est pourquoi j’ai souhaité écrire cet article en rentrant. Une participation de 57 %, c’est 5 points de moins par rapport à 2014 si je mets 2020 et l’effet Covid-19 à part. On peut tourner les résultats dans tous les sens : quand près d’un électeur sur deux ne vote pas, même les victoires ont un goût amer. Réforme gouvernementale “Paris-Lyon-Marseille” : le retour de boomerang La victoire est éclatante à Paris, Lyon et Marseille, que la droite a pourtant tout fait pour conquérir en réformant le mode de scrutin au forceps à un an de l’élection. Un retour de karma savoureux pour ce que nous avons toujours dénoncé comme une manœuvre électorale indigne taillée sur mesure pour complaire aux désirs de Rachida Dati. Les Écologistes ont joué un rôle central dans ces victoires, par leur choix d’alliance dès le premier tour qui a permis à Emmanuel Grégoire et Benoît Payan de réaliser un score très solide le 15 mars, et bien sûr à Lyon, où je salue l’exceptionnelle remontada de Grégory Doucet et de ses équipes. Jean-Michel Aulas était donné à 47 % au premier tour il y a encore quelques mois, les Écologistes à 23 %. Tout le monde nous disait que c'était impossible… Et Grégory Doucet et son équipe l’ont fait ! Peu de monde y croyait il y a encore quelques jours. Qu’ils sachent que leur démonstration de combativité fait notre fierté. La gauche résiste mieux qu’annoncé En dehors de Paris, Lyon et Marseille, les bons scores de premier tour ont globalement préservé les sortants au deuxième, et l’union de la gauche et des écologistes à laquelle nous avons contribué sur tous les territoires peut revendiquer de belles victoires collectives sur la droite, à Nîmes, Amiens, Saint-Etienne, Villepinte, Pau, Agen, Aubervilliers… Des villes qui n’auraient certainement pas basculé sans cela. Mes félicitations aux maires de gauche et écologistes nouvellement élus et à leurs équipes. Ces victoires, vous êtes allés les chercher loin et dans un contexte pas simple. Nous ne vous en remercierons jamais assez. 2026 : le miroir inversé de 2024 Mais il faut l’avouer : quelque chose à dysfonctionné à plein tubes dans cet entre deux tours. Et ce double piège qui s’est refermé sur nous tire ses racines de la campagne de premier tour et de la guerre que la gauche mène à la gauche depuis des mois. En 2024, avec le NFP, nous avions réussi à aller chercher une victoire que tout le monde considérait impossible, en créant l’une des plus belles surprises de ma vie politique. Comment ? Par une belle campagne, collective, qui donnait envie, de l’espoir, notamment à des Français de gauche qui n’allaient plus voter. Et pendant ces municipales ? Globalement, nous avons fait l’inverse. La campagne, qui aurait dû se faire autour des projets de transformation pour nos villes, s’est cristallisée sur les outrances des uns et des autres, les tirs croisés et la question des alliances, pour le plus grand plaisir de la droite et de l’extrême droite, rassemblées sur une ligne anti-sociale et anti-écolo. Alors que s’est-il passé ? En faisant des élections municipales l’antichambre de l’élection présidentielle, la gauche a été toxique pour elle-même durant cette campagne. Nous, écologistes, avons refusé de nous prêter à ce jeu-là. Merci à tous les militants qui ont tenu cette ligne sans perdre leur boussole. Alors certes, cela permet aux uns et aux autres de revendiquer telle ou telle victoire, en passant par ailleurs très rapidement sur ses échecs : la France Insoumise perd les deux principales villes qu’elle gérait depuis 2020, Faches-Thumesnil près de Lille et Grabels près de Montpellier, et échoue à gagner Limoges et Toulouse qui leur tendaient les bras après de très beaux scores au premier tour, elle ne conquiert in fine aucune ville sur la droite. Le Parti socialiste perd Brest, Alençon, Clermont-Ferrand, Avignon, Tulle, le fief de François Hollande… Et échec collectif : 14 villes du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais passent ou restent aux mains du Rassemblement national. Hénin-Beaumont, Bruay-la-Buissière, Loison-sous-Lens, Harnes, Drocourt, Marles-les-Mines et Houdain dès le premier tour. Liévin, 30 000 habitants, socialiste depuis 1912, mais aussi Oignies, Billy-Montigny, Grenay, Courcelles-lès-Lens, Lillers au deuxième tour. Ce n’est pas le seul territoire concerné par ce genre de raz-de-marée que tout le monde voyait venir. Mais il se trouve que c’est là où je suis née et que j’habite. Et que quasiment personne n’en a parlé sur les plateaux télé, comme si les grandes villes étaient la France… Ironie du sort : c’est en partie pour cette raison que ces territoires multiplient les signaux d’alerte, de désespoir, de colère. Mais qu’importe : les représentants de ces deux formations se sont empressés hier soir de revendiquer chacun une victoire globale plus belle que celle de l’autre. Comme s’il fallait se réjouir d’être les rois du cimetière alors que cette double stratégie nous emmène tous dans le mur. Ce que nous craignions s’est réalisé Les Écologistes ont dû faire face, souvent impuissants, que ce soit localement ou nationalement, aux propos de “responsables” (l’ironie du terme…) politiques de notre propre camp qui ont préféré miser sur la politique de terre brûlée ou rejouer un énième congrès plutôt que de faire gagner la gauche. Et cela aura des conséquences dramatiques pour celles et ceux que nous sommes censés défendre ! J’avais eu l’occasion fin février sur France Inter de m’en inquiéter haut et fort. Si j’avais qualifié ce matin-là Jean-Luc Mélenchon et François Hollande de “tontons flingueurs de la gauche”, c’est que je voyais bien leur partition en train de s’écrire à quatre mains. Jean-Luc Mélenchon a ponctué la campagne municipales de ce que je refuse de qualifier de “dérapages” car cela serait supposer qu’il ne le fait pas exprès. Il écrit ce matin sur son blog qu’ “une longue diabolisation diffamante a été orchestrée contre les Insoumis”. En passant sous silence qu’il y a totalement prêté le flanc et tout son mouvement avec lui. D’un autre côté, les opposants socialistes d’Olivier Faure, ceux qui ont créé une déception dont nous ne sommes toujours pas remis lors du mandat de 2012, n’ont eu de cesse de répéter que plus jamais nous ne travaillerions ensemble. Conjointement, ces deux stratégies ont eu un effet : rendre la victoire impossible sur de nombreux territoires qui auraient dû basculer. Il y a quelques jours, je résumais ainsi les choses dans Libération : “Il y a un double piège. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas que la gauche gagne ces élections municipales. Lui n’a pas beaucoup de villes en jeu, mais il veut pouvoir dire que les socialistes et les écologistes en ont perdu [et qu’il est le seul à gagner des villes], donc il a cherché à rendre les alliances impossibles, à faire en sorte qu’on soit en situation de les refuser comme à Paris et Marseille où ses candidats ont passé leur campagne à insulter les candidats socialistes. Le deuxième piège, c’est celui de la droite, qui en a fait son angle principal pour nous attaquer et se frottait les mains d’avance en pensant qu’on ne fusionnerait pas et qu’on les laisserait gagner. Là où c’était nécessaire et possible, nous avons déjoué ces deux pièges. J’affirme et assume que dans la séquence, François Hollande et les opposants d’Olivier Faure sont un peu les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon et inversement. Il y a une compétition entre les tontons flingueurs de la gauche non pas pour faire gagner la gauche, mais pour être les rois du cimetière. C’est déplorable.” La victoire de la théorie des gauches irréconciliables ? Evidemment que la théorie des gauches irréconciliables, co-construite par la FI et une partie du parti socialiste, nous conduit dans une impasse. Certains se sont vantés sur les plateaux qu’elle avait gagné ce soir. Et c’est en partie vrai, dans certaines villes. Mais quand cette théorie gagne, c’est la gauche qui perd. Faut-il s’en réjouir ? Par ailleurs, faire comme si tel ou tel maire socialiste sortant était plus héroïque que tel ou tel autre parce qu’il aurait gagné sans fusion, c’est oublier un élément majeur : certains ont surtout le privilège d’être élus dans des territoires de gauche depuis des décennies où à aucun moment ils n’ont été mis en danger. Il y a ainsi quelque chose de malhonnête intellectuellement à diviser les candidats en deux camps : les purs qui auraient refusé la fusion, et les compromis qui l’auraient acceptée. Personne n’a le monopole des valeurs. Et à vouloir à tout prix prétendre être au-dessus de la mêlée, j’affirme que certains finissent par être hors sol. Voir des personnalités de gauche savonner la planche de maires et de candidats de gauche alors qu’ils pouvaient préserver les habitants de leur ville de politiques de régression sociale et environnementale est une aberration. Je ne m’y ferai jamais. Car il s’agit de la vie quotidienne, concrète, de centaines de milliers de Françaises et de Français pour lesquels une politique de gauche ou une politique de droite, ça change tout. À Brest, la droite l’a emporté face à François Cuillandre, proche de François Hollande. Cette même droite qui fait la chasse aux allocataires du RSA au département, parce qu’ils ont gagné 30 balles au Keno et qu’on leur demande des justificatifs improbables. Qui va les protéger désormais ? Je pense que la fusion avec la FI était la dernière chose dont il avait envie. Enfin plus exactement l’avant-dernière. Car en tant que Président du CCAS, il sait pertinemment ce que cette bascule signifie pour les plus vulnérables de sa ville. Faut-il blâmer Johanna Rolland et Grégory Doucet d’avoir fait les bons choix stratégiques pour éviter la même chose à leurs concitoyens (respectivement 325 000 et 520 000 habitants) ? Evidemment que non. Est-ce que les personnes qui ont tiré à boulet rouge sur ses alliances toute la semaine ont une responsabilité dans la prophétie autoréalisatrice de la perte de certaines villes ? Il est pour moi évident que oui. Dans une période politique d’une grande confusion, qui déboussole les Français quand elle ne les dégoûte pas, la gauche devrait s’intéresser et parler un peu plus aux Français qu'à elle-même. Car la théorie des gauches irréconciliables rend non seulement les unions moins porteuses, mais elle conduit à une rupture avec une partie importante des Français. À force de ne se parler qu’à nous-mêmes et de nous-mêmes, la relation se rompt. Et le double péril de l’extrême droite et de l’union des droite se renforce. Je l’ai bien vu sur les plateaux ce soir. Je les ai écoutés attentivement. Pour 2027, j’en fais le serment : nous ne les laisserons pas faire. Pour les Écologistes : des reculs, de nouvelles conquêtes et des enseignements 2020 était un scrutin exceptionnel pour les Écologistes. Nous savions qu’en ayant gagné beaucoup de villes il y a 6 ans, nous courrions le risque d’en perdre. Aujourd’hui, nous connaissons des défaites, tout en réussissant à conserver de grandes villes comme Grenoble, Tours et Lyon, trois villes que beaucoup nous ont prédit perdues tout au long de la campagne. Je suis évidemment déçue pour nos villes perdues, parfois à très peu de voix (comme à Bordeaux), et celles qui nous ont échappé de peu comme à Fécamp (47 voix). Je suis surtout inquiète pour les habitants les plus vulnérables. Les mandats de nos maires ont été des mandats de transformation, et je souhaite saluer chacun d’entre eux et chacune d’entre elles pour le travail extraordinaire qu’ils ont abattu dans des contextes d’adversité, au cours de mandats qui ont commencé par une crise sanitaire historique et se sont prolongés par des baisses de moyens sans précédents qui les ont laissés en première ligne du retrait de l’État. Je pense à tous les élus qui ont travaillé dur pendant ce mandat, qu’ils aient été réélus ou non, et à nos militants qui ont tout donné pendant cette campagne. J’ai eu l’occasion de voir leur engagement sans faille sur le terrain, lors de mes nombreux déplacements depuis janvier (52 !) : leur abnégation a été admirable et me rend fière. Grâce à leur magnifique travail de terrain, nous renforçons l’implantation des écologistes dans les villes populaires par de nouvelles conquêtes, comme Villepinte (avec l’élection de Mélissa Youssouf), Bagnolet (Edouard Denouel) ou Sarcelles (Bassi Konaté), dans les départements du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis - où Mohamed Gnabaly a également été réélu dès le premier tour à L'Île-Saint-Denis. Dans les Yvelines, Raphaël Prats est le nouveau maire écologiste de Conflans-Sainte-Honorine. Cette implantation se poursuit aussi dans les territoires ruraux, dont on a bien peu parlé pendant cette campagne, mais où nous pouvons compter sur des dizaines de maires écologistes, de Trévou (Ain) à Guéret (Creuse), de Montigny-en-Arrouaise (Aisne) à Annay-sous-Lens (Pas-de-Calais), de Naves (Corrèze) à Marcillac-Vallon où Léon Thébault-Maviel devient à seulement 25 ans le premier maire Écologiste de l’Aveyron. Tous ces résultats, nous aurons l’occasion de les analyser en interne, avec les maires élus comme avec ceux qui ont été battus. L’art de la communication Lorsqu’on vit dans une ville écolo, on tient désormais pour acquis l'amélioration de la qualité de l'air, le bio dans les cantines, les espaces verts, l’offre de transports en commun plus riche et plus accessible, le principe de tarification sociale. Et pourtant… Je le sais, nous sommes souvent dépeints comme de bons élèves et techniciens. Et c’est vrai. Mais aujourd’hui, être sérieux et bien gérer sa ville ne suffit pas à être réélu. Nous en avons fait la démonstration grandeur nature et il va falloir en tirer les conséquences. Beaucoup d’alertes sont remontées ces derniers mois en ce sens. En interne et en externe. Nous n’avons su y répondre que partiellement. Et si le sursaut à Lyon a été magistral, il n'a malheureusement pas fait tâche d’huile. J’avoue avoir du mal parfois jusque dans mon propre parti sur l’importance des réseaux sociaux, par le prisme desquels les campagnes sont commentées. Quand un journaliste juge telle campagne “convaincante” et telle autre “molle” ou “ratée”, c’est souvent exclusivement là-dessus qu’il se base, puisque bien souvent il n’a pas mis un pied de la campagne dans la ville ainsi commentée. Les Écologistes n’aiment pas les réseaux sociaux, pour des raisons fort légitimes. Trop violents. Pipés. Injustes. Beaucoup de militants et de cadres choisissent de s’en préserver et je ne peux que les comprendre. Mais on ne peut plus gagner sans leur pouvoir d’amplification en 2026. Et plus largement, il va falloir rompre avec ce que je ressens parfois comme une forme de condescendance envers la communication. C’est le message que je voudrais faire passer largement dans notre mouvement. Les élus écologistes sont la plupart du temps les meilleurs élèves en termes de travail abattu, et ce quel que soit le mandat électif occupé. Le drame, c’est que presque personne ne le sait. Comme si on considérait que ça allait de soi. Que ça se verrait tout seul. Que parce que le bilan est bon chacun va s’en rendre compte. Et cela vaut évidemment pour nos maires, dont les réalisations importantes sont restées largement inconnues du grand public, alors que nos adversaires se contentaient de critiquer “les travaux des écolos” (c’est sûr que quand on ne fait rien, ça évite les travaux). Alors que les Écologistes sont victimes de campagnes de désinformation et de harcèlement d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux et dans beaucoup de médias sous la houlette de la droite et de l’extrême droite, nous ne pouvons plus faire comme si nous découvrions cet état de fait. Nous devons vivre avec notre temps et arrêter de considérer les réseaux sociaux et plus globalement la communication politique comme secondaires, quand ils sont si décisifs pour nos adversaires. Nous pouvons certes déplorer l’importance que tout cela prend, et il est très clair pour moi qu’il s’agit d’un signe d’une démocratie malade, mais cela ne change rien à la réalité dans laquelle nous vivons. Et maintenant ? Ceci n’est qu’une piste parmi d’autres. C’est en tout cas celle qui m’a beaucoup fait cogiter ces dernières semaines et toute la soirée. Ce n’est évidemment pas la seule. Notre bureau politique (la direction du parti) se réunit ce soir dans un format ouvert au Conseil politique (parlementaires et représentants des différentes instances du mouvement) et aux maires battus et victorieux d’hier soir. Au travail d’implantation évoqué plus haut, source de beaucoup d’espoir et de fierté, nous mènerons donc aussi un travail d’introspection, afin d’en tirer ensemble les bons enseignements pour les mandats à venir et préparer les victoires écologistes de demain. Car soyez sûrs d’une chose : malgré la déception et les inquiétudes légitimes pour la suite, les Écologistes ne comptent pas se démobiliser ! L’heure est trop grave. Pour les sujets que nous défendons. Et pour notre pays. L’écologie n’est pas une séquence électorale. C’est un combat de long terme. Qui se mène le plus souvent dans l’adversité. Et ce combat, nous allons continuer à le mener. Partout. Pour tous.

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🚨🇫🇷⚽️ LE PSG REMPORTE SA PREMIÈRE LIGUE DES CHAMPIONS. 🥹
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Annihilation
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Mgl personne va lire c'est quoi ça mdr
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Marine Tondelier@marinetondelier

Réaction au second tour des élections municipales. 00h30 : Je suis rentrée au siège des Écologistes après une soirée passée sur les plateaux TV, où chaque parti a comme je m’y attendais revendiqué ses victoires - il n’y aurait globalement que des gagnants ce soir ! Passée la tension d’une soirée à cent à l’heure, quel premier bilan tirer de ce second tour des élections municipales ? L’ensemble me parait confus. Beaucoup de villes ont changé de main. Dans un sens comme dans l’autre. Mais dans des configurations souvent très diverses, avec des analyses souvent bien différentes à en tirer... Et si la tentation est grande de tout lire à l’aune des enjeux nationaux, j’avoue être assez fascinée par celles et ceux qui sortent de ces municipales avec une seule clef de lecture et d’analyse qui expliquerait tout en général et le résultat de chaque ville en particulier : la leur. S’il faut se garder de toute analyse à l’emporte-pièce, voici quelques enseignements ou motifs de fierté que je tire de la séquence. De manière forcément partielle et imparfaite au fil d’une nuit sans sommeil. Nous aurons de toute manière l’occasion de revenir plus posément sur tout cela dans les semaines qui viennent. L’angle mort : l’abstention Tout d’abord, nous n’avons pas assez insisté sur l’abstention record pour des élections municipales, moi la première. Le format de ce genre de soirée s’y prête peu et c’est pourquoi j’ai souhaité écrire cet article en rentrant. Une participation de 57 %, c’est 5 points de moins par rapport à 2014 si je mets 2020 et l’effet Covid-19 à part. On peut tourner les résultats dans tous les sens : quand près d’un électeur sur deux ne vote pas, même les victoires ont un goût amer. Réforme gouvernementale “Paris-Lyon-Marseille” : le retour de boomerang La victoire est éclatante à Paris, Lyon et Marseille, que la droite a pourtant tout fait pour conquérir en réformant le mode de scrutin au forceps à un an de l’élection. Un retour de karma savoureux pour ce que nous avons toujours dénoncé comme une manœuvre électorale indigne taillée sur mesure pour complaire aux désirs de Rachida Dati. Les Écologistes ont joué un rôle central dans ces victoires, par leur choix d’alliance dès le premier tour qui a permis à Emmanuel Grégoire et Benoît Payan de réaliser un score très solide le 15 mars, et bien sûr à Lyon, où je salue l’exceptionnelle remontada de Grégory Doucet et de ses équipes. Jean-Michel Aulas était donné à 47 % au premier tour il y a encore quelques mois, les Écologistes à 23 %. Tout le monde nous disait que c'était impossible… Et Grégory Doucet et son équipe l’ont fait ! Peu de monde y croyait il y a encore quelques jours. Qu’ils sachent que leur démonstration de combativité fait notre fierté. La gauche résiste mieux qu’annoncé En dehors de Paris, Lyon et Marseille, les bons scores de premier tour ont globalement préservé les sortants au deuxième, et l’union de la gauche et des écologistes à laquelle nous avons contribué sur tous les territoires peut revendiquer de belles victoires collectives sur la droite, à Nîmes, Amiens, Saint-Etienne, Villepinte, Pau, Agen, Aubervilliers… Des villes qui n’auraient certainement pas basculé sans cela. Mes félicitations aux maires de gauche et écologistes nouvellement élus et à leurs équipes. Ces victoires, vous êtes allés les chercher loin et dans un contexte pas simple. Nous ne vous en remercierons jamais assez. 2026 : le miroir inversé de 2024 Mais il faut l’avouer : quelque chose à dysfonctionné à plein tubes dans cet entre deux tours. Et ce double piège qui s’est refermé sur nous tire ses racines de la campagne de premier tour et de la guerre que la gauche mène à la gauche depuis des mois. En 2024, avec le NFP, nous avions réussi à aller chercher une victoire que tout le monde considérait impossible, en créant l’une des plus belles surprises de ma vie politique. Comment ? Par une belle campagne, collective, qui donnait envie, de l’espoir, notamment à des Français de gauche qui n’allaient plus voter. Et pendant ces municipales ? Globalement, nous avons fait l’inverse. La campagne, qui aurait dû se faire autour des projets de transformation pour nos villes, s’est cristallisée sur les outrances des uns et des autres, les tirs croisés et la question des alliances, pour le plus grand plaisir de la droite et de l’extrême droite, rassemblées sur une ligne anti-sociale et anti-écolo. Alors que s’est-il passé ? En faisant des élections municipales l’antichambre de l’élection présidentielle, la gauche a été toxique pour elle-même durant cette campagne. Nous, écologistes, avons refusé de nous prêter à ce jeu-là. Merci à tous les militants qui ont tenu cette ligne sans perdre leur boussole. Alors certes, cela permet aux uns et aux autres de revendiquer telle ou telle victoire, en passant par ailleurs très rapidement sur ses échecs : la France Insoumise perd les deux principales villes qu’elle gérait depuis 2020, Faches-Thumesnil près de Lille et Grabels près de Montpellier, et échoue à gagner Limoges et Toulouse qui leur tendaient les bras après de très beaux scores au premier tour, elle ne conquiert in fine aucune ville sur la droite. Le Parti socialiste perd Brest, Alençon, Clermont-Ferrand, Avignon, Tulle, le fief de François Hollande… Et échec collectif : 14 villes du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais passent ou restent aux mains du Rassemblement national. Hénin-Beaumont, Bruay-la-Buissière, Loison-sous-Lens, Harnes, Drocourt, Marles-les-Mines et Houdain dès le premier tour. Liévin, 30 000 habitants, socialiste depuis 1912, mais aussi Oignies, Billy-Montigny, Grenay, Courcelles-lès-Lens, Lillers au deuxième tour. Ce n’est pas le seul territoire concerné par ce genre de raz-de-marée que tout le monde voyait venir. Mais il se trouve que c’est là où je suis née et que j’habite. Et que quasiment personne n’en a parlé sur les plateaux télé, comme si les grandes villes étaient la France… Ironie du sort : c’est en partie pour cette raison que ces territoires multiplient les signaux d’alerte, de désespoir, de colère. Mais qu’importe : les représentants de ces deux formations se sont empressés hier soir de revendiquer chacun une victoire globale plus belle que celle de l’autre. Comme s’il fallait se réjouir d’être les rois du cimetière alors que cette double stratégie nous emmène tous dans le mur. Ce que nous craignions s’est réalisé Les Écologistes ont dû faire face, souvent impuissants, que ce soit localement ou nationalement, aux propos de “responsables” (l’ironie du terme…) politiques de notre propre camp qui ont préféré miser sur la politique de terre brûlée ou rejouer un énième congrès plutôt que de faire gagner la gauche. Et cela aura des conséquences dramatiques pour celles et ceux que nous sommes censés défendre ! J’avais eu l’occasion fin février sur France Inter de m’en inquiéter haut et fort. Si j’avais qualifié ce matin-là Jean-Luc Mélenchon et François Hollande de “tontons flingueurs de la gauche”, c’est que je voyais bien leur partition en train de s’écrire à quatre mains. Jean-Luc Mélenchon a ponctué la campagne municipales de ce que je refuse de qualifier de “dérapages” car cela serait supposer qu’il ne le fait pas exprès. Il écrit ce matin sur son blog qu’ “une longue diabolisation diffamante a été orchestrée contre les Insoumis”. En passant sous silence qu’il y a totalement prêté le flanc et tout son mouvement avec lui. D’un autre côté, les opposants socialistes d’Olivier Faure, ceux qui ont créé une déception dont nous ne sommes toujours pas remis lors du mandat de 2012, n’ont eu de cesse de répéter que plus jamais nous ne travaillerions ensemble. Conjointement, ces deux stratégies ont eu un effet : rendre la victoire impossible sur de nombreux territoires qui auraient dû basculer. Il y a quelques jours, je résumais ainsi les choses dans Libération : “Il y a un double piège. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas que la gauche gagne ces élections municipales. Lui n’a pas beaucoup de villes en jeu, mais il veut pouvoir dire que les socialistes et les écologistes en ont perdu [et qu’il est le seul à gagner des villes], donc il a cherché à rendre les alliances impossibles, à faire en sorte qu’on soit en situation de les refuser comme à Paris et Marseille où ses candidats ont passé leur campagne à insulter les candidats socialistes. Le deuxième piège, c’est celui de la droite, qui en a fait son angle principal pour nous attaquer et se frottait les mains d’avance en pensant qu’on ne fusionnerait pas et qu’on les laisserait gagner. Là où c’était nécessaire et possible, nous avons déjoué ces deux pièges. J’affirme et assume que dans la séquence, François Hollande et les opposants d’Olivier Faure sont un peu les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon et inversement. Il y a une compétition entre les tontons flingueurs de la gauche non pas pour faire gagner la gauche, mais pour être les rois du cimetière. C’est déplorable.” La victoire de la théorie des gauches irréconciliables ? Evidemment que la théorie des gauches irréconciliables, co-construite par la FI et une partie du parti socialiste, nous conduit dans une impasse. Certains se sont vantés sur les plateaux qu’elle avait gagné ce soir. Et c’est en partie vrai, dans certaines villes. Mais quand cette théorie gagne, c’est la gauche qui perd. Faut-il s’en réjouir ? Par ailleurs, faire comme si tel ou tel maire socialiste sortant était plus héroïque que tel ou tel autre parce qu’il aurait gagné sans fusion, c’est oublier un élément majeur : certains ont surtout le privilège d’être élus dans des territoires de gauche depuis des décennies où à aucun moment ils n’ont été mis en danger. Il y a ainsi quelque chose de malhonnête intellectuellement à diviser les candidats en deux camps : les purs qui auraient refusé la fusion, et les compromis qui l’auraient acceptée. Personne n’a le monopole des valeurs. Et à vouloir à tout prix prétendre être au-dessus de la mêlée, j’affirme que certains finissent par être hors sol. Voir des personnalités de gauche savonner la planche de maires et de candidats de gauche alors qu’ils pouvaient préserver les habitants de leur ville de politiques de régression sociale et environnementale est une aberration. Je ne m’y ferai jamais. Car il s’agit de la vie quotidienne, concrète, de centaines de milliers de Françaises et de Français pour lesquels une politique de gauche ou une politique de droite, ça change tout. À Brest, la droite l’a emporté face à François Cuillandre, proche de François Hollande. Cette même droite qui fait la chasse aux allocataires du RSA au département, parce qu’ils ont gagné 30 balles au Keno et qu’on leur demande des justificatifs improbables. Qui va les protéger désormais ? Je pense que la fusion avec la FI était la dernière chose dont il avait envie. Enfin plus exactement l’avant-dernière. Car en tant que Président du CCAS, il sait pertinemment ce que cette bascule signifie pour les plus vulnérables de sa ville. Faut-il blâmer Johanna Rolland et Grégory Doucet d’avoir fait les bons choix stratégiques pour éviter la même chose à leurs concitoyens (respectivement 325 000 et 520 000 habitants) ? Evidemment que non. Est-ce que les personnes qui ont tiré à boulet rouge sur ses alliances toute la semaine ont une responsabilité dans la prophétie autoréalisatrice de la perte de certaines villes ? Il est pour moi évident que oui. Dans une période politique d’une grande confusion, qui déboussole les Français quand elle ne les dégoûte pas, la gauche devrait s’intéresser et parler un peu plus aux Français qu'à elle-même. Car la théorie des gauches irréconciliables rend non seulement les unions moins porteuses, mais elle conduit à une rupture avec une partie importante des Français. À force de ne se parler qu’à nous-mêmes et de nous-mêmes, la relation se rompt. Et le double péril de l’extrême droite et de l’union des droite se renforce. Je l’ai bien vu sur les plateaux ce soir. Je les ai écoutés attentivement. Pour 2027, j’en fais le serment : nous ne les laisserons pas faire. Pour les Écologistes : des reculs, de nouvelles conquêtes et des enseignements 2020 était un scrutin exceptionnel pour les Écologistes. Nous savions qu’en ayant gagné beaucoup de villes il y a 6 ans, nous courrions le risque d’en perdre. Aujourd’hui, nous connaissons des défaites, tout en réussissant à conserver de grandes villes comme Grenoble, Tours et Lyon, trois villes que beaucoup nous ont prédit perdues tout au long de la campagne. Je suis évidemment déçue pour nos villes perdues, parfois à très peu de voix (comme à Bordeaux), et celles qui nous ont échappé de peu comme à Fécamp (47 voix). Je suis surtout inquiète pour les habitants les plus vulnérables. Les mandats de nos maires ont été des mandats de transformation, et je souhaite saluer chacun d’entre eux et chacune d’entre elles pour le travail extraordinaire qu’ils ont abattu dans des contextes d’adversité, au cours de mandats qui ont commencé par une crise sanitaire historique et se sont prolongés par des baisses de moyens sans précédents qui les ont laissés en première ligne du retrait de l’État. Je pense à tous les élus qui ont travaillé dur pendant ce mandat, qu’ils aient été réélus ou non, et à nos militants qui ont tout donné pendant cette campagne. J’ai eu l’occasion de voir leur engagement sans faille sur le terrain, lors de mes nombreux déplacements depuis janvier (52 !) : leur abnégation a été admirable et me rend fière. Grâce à leur magnifique travail de terrain, nous renforçons l’implantation des écologistes dans les villes populaires par de nouvelles conquêtes, comme Villepinte (avec l’élection de Mélissa Youssouf), Bagnolet (Edouard Denouel) ou Sarcelles (Bassi Konaté), dans les départements du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis - où Mohamed Gnabaly a également été réélu dès le premier tour à L'Île-Saint-Denis. Dans les Yvelines, Raphaël Prats est le nouveau maire écologiste de Conflans-Sainte-Honorine. Cette implantation se poursuit aussi dans les territoires ruraux, dont on a bien peu parlé pendant cette campagne, mais où nous pouvons compter sur des dizaines de maires écologistes, de Trévou (Ain) à Guéret (Creuse), de Montigny-en-Arrouaise (Aisne) à Annay-sous-Lens (Pas-de-Calais), de Naves (Corrèze) à Marcillac-Vallon où Léon Thébault-Maviel devient à seulement 25 ans le premier maire Écologiste de l’Aveyron. Tous ces résultats, nous aurons l’occasion de les analyser en interne, avec les maires élus comme avec ceux qui ont été battus. L’art de la communication Lorsqu’on vit dans une ville écolo, on tient désormais pour acquis l'amélioration de la qualité de l'air, le bio dans les cantines, les espaces verts, l’offre de transports en commun plus riche et plus accessible, le principe de tarification sociale. Et pourtant… Je le sais, nous sommes souvent dépeints comme de bons élèves et techniciens. Et c’est vrai. Mais aujourd’hui, être sérieux et bien gérer sa ville ne suffit pas à être réélu. Nous en avons fait la démonstration grandeur nature et il va falloir en tirer les conséquences. Beaucoup d’alertes sont remontées ces derniers mois en ce sens. En interne et en externe. Nous n’avons su y répondre que partiellement. Et si le sursaut à Lyon a été magistral, il n'a malheureusement pas fait tâche d’huile. J’avoue avoir du mal parfois jusque dans mon propre parti sur l’importance des réseaux sociaux, par le prisme desquels les campagnes sont commentées. Quand un journaliste juge telle campagne “convaincante” et telle autre “molle” ou “ratée”, c’est souvent exclusivement là-dessus qu’il se base, puisque bien souvent il n’a pas mis un pied de la campagne dans la ville ainsi commentée. Les Écologistes n’aiment pas les réseaux sociaux, pour des raisons fort légitimes. Trop violents. Pipés. Injustes. Beaucoup de militants et de cadres choisissent de s’en préserver et je ne peux que les comprendre. Mais on ne peut plus gagner sans leur pouvoir d’amplification en 2026. Et plus largement, il va falloir rompre avec ce que je ressens parfois comme une forme de condescendance envers la communication. C’est le message que je voudrais faire passer largement dans notre mouvement. Les élus écologistes sont la plupart du temps les meilleurs élèves en termes de travail abattu, et ce quel que soit le mandat électif occupé. Le drame, c’est que presque personne ne le sait. Comme si on considérait que ça allait de soi. Que ça se verrait tout seul. Que parce que le bilan est bon chacun va s’en rendre compte. Et cela vaut évidemment pour nos maires, dont les réalisations importantes sont restées largement inconnues du grand public, alors que nos adversaires se contentaient de critiquer “les travaux des écolos” (c’est sûr que quand on ne fait rien, ça évite les travaux). Alors que les Écologistes sont victimes de campagnes de désinformation et de harcèlement d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux et dans beaucoup de médias sous la houlette de la droite et de l’extrême droite, nous ne pouvons plus faire comme si nous découvrions cet état de fait. Nous devons vivre avec notre temps et arrêter de considérer les réseaux sociaux et plus globalement la communication politique comme secondaires, quand ils sont si décisifs pour nos adversaires. Nous pouvons certes déplorer l’importance que tout cela prend, et il est très clair pour moi qu’il s’agit d’un signe d’une démocratie malade, mais cela ne change rien à la réalité dans laquelle nous vivons. Et maintenant ? Ceci n’est qu’une piste parmi d’autres. C’est en tout cas celle qui m’a beaucoup fait cogiter ces dernières semaines et toute la soirée. Ce n’est évidemment pas la seule. Notre bureau politique (la direction du parti) se réunit ce soir dans un format ouvert au Conseil politique (parlementaires et représentants des différentes instances du mouvement) et aux maires battus et victorieux d’hier soir. Au travail d’implantation évoqué plus haut, source de beaucoup d’espoir et de fierté, nous mènerons donc aussi un travail d’introspection, afin d’en tirer ensemble les bons enseignements pour les mandats à venir et préparer les victoires écologistes de demain. Car soyez sûrs d’une chose : malgré la déception et les inquiétudes légitimes pour la suite, les Écologistes ne comptent pas se démobiliser ! L’heure est trop grave. Pour les sujets que nous défendons. Et pour notre pays. L’écologie n’est pas une séquence électorale. C’est un combat de long terme. Qui se mène le plus souvent dans l’adversité. Et ce combat, nous allons continuer à le mener. Partout. Pour tous.

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