#Insolite
Dans la tête ravagée d'une jeune bobo qui semble hystérique ...
Faire payer la Fac aux étudiants étrangers serait une mesure raciste ... car ils auraient été colonisés par la France 😂😂😂
Ces jeunes bobos veulent accueillir toute la misère du monde et en plus ils auraient le droit d'étudier gratuitement dans les facs 😂😂😂
Va travailler , Choupette , et on discutera après !!!
📢📊🚨Ce qui remonte dans les vidéos de rues françaises, c'est toujours la même histoire. Un citoyen ordinaire a payé pour un service. Il reçoit un produit qui ne marche pas. Il est complètement coincé. Il n'y a pas d'option réelle de recours accessible. C'est comme ça que fonctionne l'économie française, systémiquement, dans pratiquement tous les secteurs où l'État a verrouillé l'offre derrière des murs réglementaires. Le bâtiment est le cas d'école parfait de cette mécanique de destruction économique.
Donc cet homme a payé 25 000 euros pour les travaux initiaux. Il doit maintenant payer probablement 20 000 à 30 000 euros supplémentaires pour refaire le travail correctement. C'est 50 000 euros au total pour ce qui aurait dû coûter 25 000 euros. Pire encore, c'est 25 000 euros gaspillés. C'est de l'argent complètement perdu en eau trouble.
Comment en est-on arrivé là? Comment un artisan accepte-t-il d'être payé pour livrer un produit qui est complètement défaillant et dangereux? La réponse est simple : parce qu'il n'y a pas de vraie sanction. Il n'y a pas de vrai recours accessible. L'artisan sait que le propriétaire va crier, se plaindre, documenter les problèmes. Mais il sait aussi que le propriétaire n'a pas d'option vraiment accessible. Le propriétaire ne peut pas simplement aller voir un concurrent qui va faire le travail correctement pour moins cher. Pourquoi? Parce que pour trouver ce concurrent et l'évaluer, il faut entrer dans le même labyrinthe bureaucratique.
En France, trouver un artisan du bâtiment fiable, compétent, avec une vraie réputation vérifiable, c'est presque un miracle. Pourquoi? Parce qu'accéder au métier d'artisan du bâtiment est horriblement compliqué administrativement. Il faut des certifications professionnelles, des agréments divers, des assurances obligatoires, des papiers interminables, des registres spécialisés, des déclarations auprès de multiples administrations. Une petite entreprise nouvelle doit naviguer un labyrinthe administratif avant même de pouvoir faire un devis. Cela coûte de l'argent. Cela prend du temps. Cela décourage activement les nouveaux entrants. Et ce système protège les artisans établis contre la concurrence réelle.
Le résultat est qu'il y a très peu de concurrence réelle dans le bâtiment français. Un propriétaire ne peut pas accéder à cinquante propositions différentes et les comparer objectivement. Il ne peut pas lire les centaines d'avis en ligne d'autres clients. Il ne peut pas vérifier les antécédents et les projets passés facilement. Non, il appelle quelqu'un que son voisin lui a recommandé. Peut-être que ce voisin a déjà eu une mauvaise expérience avec cet artisan, mais il n'y a pas de système transparent pour que cette information circule largement. Il n'y a pas de Yelp pour les artisans du bâtiment français. Il n'y a pas de notations claires et vérifiables. Il n'y a pas de reddition de comptes systématique.
Attendez, en fait il y a des systèmes de notation en ligne. Google Avis, Trustpilot, d'autres encore. Mais le problème c'est que les barrières à l'entrée sont tellement hautes que le nombre d'artisans est tellement réduit que la concurrence ne fonctionne pas réellement. Un mauvais artisan ne disparaît pas immédiatement du marché parce qu'il y a peu d'alternatives disponibles. Les clients ont essentiellement trois choix : cet artisan complètement incompétent mais qui peut venir rapidement, un artisan un peu moins incompétent qui coûte plus cher, ou un artisan qui facture trois fois plus cher pour une vraie qualité. C'est un marché complètement écrasé par l'intervention de l'État.
Si le propriétaire décide de poursuivre légalement, il faut contacter un avocat spécialisé. Un avocat va coûter des centaines d'euros simplement pour consulter et évaluer le cas. Une procédure judiciaire complète va prendre des années. Les experts judiciaires vont coûter des milliers d'euros. Et le propriétaire doit avancer tous ces frais avant même de savoir s'il va gagner.
Ici arrive l'assurance décennale, supposée être la protection ultime contre ce genre de situation catastrophique. Théoriquement, l'assurance décennale couvre les défauts de construction pendant dix ans. Pratiquement? L'assurance va contester la réclamation. L'assurance va prétendre que ce n'est pas une malfaçon couverte. L'assurance va dire que c'est une différence d'interprétation du contrat initial. L'assurance va demander des expertises supplémentaires. Les expertises vont traîner six mois ou plus. L'assurance va contester les conclusions de l'expert. Les mois s'accumulent. Les années passent. Et entre-temps, le propriétaire n'a pas d'argent pour refaire le travail de zéro. Il est bloqué. Il est prisonnier de son propre bien.
Si par miracle le propriétaire gagne en justice contre l'artisan, il y a un autre problème majeur. L'artisan a peut-être fermé sa structure légale entre-temps. L'artisan a peut-être dissous sa SARL. L'artisan a peut-être créé une nouvelle entité légale. En France, on ne peut pas poursuivre une entité qui n'existe plus. L'artisan a peut-être transféré ses actifs à une autre personne ou à une autre entreprise. Il n'y a rien à récupérer. Le propriétaire obtient un jugement contre une coquille vide. Le jugement ne vaut rien. Il n'y a pas de moyens de l'exécuter.
C'est ça, le système français. C'est ça, la protection du consommateur française. Un propriétaire qui se fait arnaquer est complètement seul. Il n'y a pas d'option rapide pour se rétablir. Il n'y a pas d'option accessible financièrement. Il n'y a pas d'option bon marché. Il doit accepter la perte totale ou se lancer dans une procédure judiciaire exhaustante qui va prendre des années et coûter des milliers d'euros avec peu de probabilité de succès réel.
Comparez cela avec un marché réel, un vrai marché de concurrence. Imaginez un marché du bâtiment sans barrières à l'entrée artificielles et bureaucratiques. Sans certifications obligatoires imposées par l'État. Sans agréments gouvernementaux qui prennent des mois à obtenir. Juste une assurance responsabilité civile standard, facile à obtenir. Juste la responsabilité civile commune en droit. Juste la liberté de négocier un contrat.
Qu'est-ce qu'il se passe dans ce scénario d'économie réelle? Immédiatement, des centaines de nouveaux artisans entrent dans le marché. Les barrières étant basses, l'entrepreneuriat devient accessible. Les prix s'effondrent rapidement. Les artisans établis ne peuvent plus facturer n'importe quoi sans justification. Il y a une vraie pression concurrentielle pour faire du bon travail. Pour livrer à temps. Pour satisfaire le client. Sinon, ils vont voir ailleurs.
Si un artisan livre un travail bâclé, que se passe-t-il concrètement? Le propriétaire va sur internet. Il poste un avis négatif détaillé sur plusieurs plateformes. Il détaille précisément ce qui n'a pas fonctionné. Le portillon s'ouvre dans la mauvaise direction. Les tuiles ne sont pas collées. La piscine fuit progressivement. Les escaliers sont dangereux. Les gens à proximité voient ces avis. Les gens potentiellement intéressés voient ces avis.
Cet artisan va soudainement avoir un problème majeur. Son score en ligne va baisser. Son nombre d'étoiles va dégringoler. Les gens ne vont pas l'appeler. Il va perdre des contrats. D'autres artisans, en voyant cet artisan avoir une mauvaise réputation et perdre des affaires, vont penser : je ne veux pas finir comme lui. Je vais faire du bon travail. Je vais être fiable. Je vais respecter les délais. Sinon, ma réputation sera endommagée et je perdrai des clients aussi.
La discipline du marché est immédiate. Ce n'est pas une agence d'État qui vient inspecter un mois plus tard. Ce n'est pas un tribunal qui prend deux ans à décider d'une affaire. C'est le marché lui-même qui élimine rapidement les incompétents. C'est la réputation en ligne qui agit comme filtre.
Prenez n'importe quel secteur économique où la régulation est légère et où il y a une vraie concurrence ouverte. Les restaurants. Quelques mauvaises critiques détaillées sur Google, et un restaurant commence à perdre des clients visiblement. Les réservations baissent. Les revenus baissent. Les mauvais restaurants ferment en mois. Les plombiers indépendants en ligne. Une mauvaise évaluation justifiée, et personne ne l'appelle. Il change de métier ou s'améliore drastiquement. Les développeurs informatiques freelance. Un projet livré avec des bugs, et le portefeuille de clients s'écoule.
Partout où il y a une vraie concurrence ouverte, où les clients peuvent comparer, noter, évaluer publiquement, la qualité augmente naturellement. Ce n'est pas une théorie académique. C'est une observation empirique directe. C'est ce qui se passe réellement quand un vrai marché fonctionne.
Et c'est l'exact opposé de ce qui se passe dans le bâtiment en France. Pourquoi cette inversion? Parce qu'il y a une barrière à l'entrée artificielle. C'est l'État qui crée cette barrière. C'est l'État qui dit : vous voulez être artisan du bâtiment? Vous devez avoir ces certifications. Vous devez avoir ces agréments multiples. Vous devez passer par cette procédure gouvernementale. Cette procédure coûte du temps et de l'argent. Elle décourage activement les nouveaux entrants. Elle protège systématiquement les artisans établis contre la concurrence réelle.
Le résultat est un marché fermé, verrouillé. Il y a très peu de concurrence véritable. Les artisans établis peuvent continuer à faire du mauvais travail parce qu'il n'y a pas assez de concurrents pour les menacer. Un propriétaire n'a pas vraiment d'options alternatives. Il doit accepter le prix de monopole, la qualité imprévisible, et pas de vrai recours s'il y a un problème catastrophique.
C'est un système économique qui protège l'incompétent et pénalise directement le client honnête. Un système où celui qui paie est celui qui souffre les conséquences. Un système où les recours formels existent sur le papier, mais ne fonctionnent pas en pratique. C'est un système où l'État affiche le souci de la protection du consommateur, mais le dénie en pratique par sa propre structure.
Comment ça change? La réponse que tout le monde vous donne c'est : il faut plus de régulation. Il faut une agence d'État supplémentaire pour vérifier les travaux. Il faut des certifications plus strictes encore. Il faut punir les artisans incompétents. C'est la logique des bureaucrates : plus de contrôle, plus de pouvoir pour l'État, plus de comités, plus de papiers.
Mais c'est la mauvaise direction complètement. C'est la direction qui a créé le problème en premier lieu. C'est ce qui nous a amené à ce système fermé, anti-concurrence, qui produit de la médiocrité systémique.
La vraie solution est de aller exactement dans la direction opposée. De déréglementer massivement. De baisser les barrières à l'entrée radicalement. De permettre à la concurrence réelle d'émerger naturellement.
Si demain matin, le gouvernement français disait : vous pouvez être artisan du bâtiment sans certification obligatoire imposée par l'État, juste avec une assurance responsabilité civile standard que vous obtenez vous-même, il y aurait des centaines de nouveaux artisans qui entreraient dans le marché en quelques mois. Les prix s'effondreraient immédiatement. La qualité augmenterait rapidement. Les incompétents disparaîtraient du marché très vite.
C'est ça, l'économie de marché réelle. C'est ça, la vraie liberté économique.
@pascal8_laurent@PsyGuy007@RemyBuisine Tu crois que les rayons des supermarchés et les frigos se nettoient aussi facilement que le sol ? C’est que tu n’as jamais dû en nettoyer !
@Drawmyeconomy C’est trop long, et en plus on fait tous le pleins à relancer le prix de l’essence alors arrêtez de vous filmer en train de mettre de l’essence, vous avez que ça à foutre
📢📊🚨Les charges qui frappent le carburant en France ne sont pas le produit d'un manque d'offre ou d'une rareté de pétrole. Elles sont le résultat d'un régime fiscal construit pour asservir une population qui n'a pas d'échappatoire. Ceux qui doivent rouler remplissent le réservoir peu importe le prix. C'est précisément ce qui justifie une taxation supplémentaire : c'est une demande inélastique, c'est-à-dire une demande que rien ne peut réduire sauf l'appauvrissement de celui qui demande.
La structure de prix du carburant en France révèle une architecture décisionnelle. Les taxes représentent actuellement entre 55 et 60 pour cent du prix affiché à la pompe. Cela inclut la TVA sur le carburant brut, l'accise qui en est la composante principale, et les divers prélèvements locaux ou régionaux qui varient selon les zones. Un litre d'essence qui s'affiche à 1,80 euro contient environ 1,08 euro de taxation directe. Cinquante euros pour remplir un réservoir de 60 litres implique une dépense fiscale de plus de 30 euros par remplissage pour l'État français et ses collectivités. C'est un prélèvement décisif sur chaque trajet.
Pour comprendre l'absurdité de cette charge, il faut la contextualiser dans les revenus réels et les possibilités d'arbitrage. Un ouvrier gagnant 1500 euros nets par mois et roulant 50 kilomètres par jour consomme environ 60 litres par mois. Cela représente une dépense théorique de 108 euros si le carburant coûtait 1,80 euro. Mais il faut ajouter l'assurance automobile (environ 100 euros mensuels), l'entretien mécanique basique (40 euros mensuels), le contrôle technique (7 euros mensuels), la vignette automobile (2 euros mensuels). La mobilité automobile de cet ouvrier coûte donc environ 260 euros mensuels, soit 17,3 pour cent de ses revenus nets. C'est une charge d'équipement qu'il n'a pas choisi : c'est une charge que l'État l'a forcé à supporter en construisant les villes sans transports publics efficaces et en rendant l'automobile obligatoire.
Cinquante euros pour enlever la réserve, c'est le moment où cette captivité devient soudainement visible dans toute son absurdité. C'est le moment où le conducteur réalise qu'il vient de laisser 30 euros à la pompe, une somme équivalente à deux tiers de ce qu'il gagne en une journée de huit heures. C'est la prise de conscience viscérale que chaque litre contient approximativement 0,60 euro de prélèvement fiscal pur, sans rapport à aucun service reçu en échange, sans possibilité de refuser ou de négocier.
Un salarié qui travaille à quarante kilomètres de son lieu de résidence ne peut pas décider de ne pas conduire. Une agriculteur qui transporte ses marchandises sur vingt kilomètres ne peut pas réduire ses trajets selon les caprices du gouvernement. Une mère qui reconnaît ses enfants à l'école à huit heures du matin doit partir peu importe le barème fiscal ou la conjoncture économique. Cette captivité économique rend la taxation du carburant particulièrement attractive pour l'État : elle frappe un segment de population qui ne peut pas voter avec ses pieds, qui ne peut pas se relocaliser, qui ne peut pas refuser.
Les comparaisons internationales révèlent l'ampleur de ce prélèvement différencié. En Suisse, le carburant coûte environ 1,65 euro le litre avec une fiscalité moins lourde et un marché plus concurrentiel. En Allemagne, il s'affiche autour de 1,70 euro malgré des coûts de raffinage similaires. En Autriche, environ 1,68 euro. En Italie, environ 1,85 euro. En France, le même produit raffiné aux mêmes standards dépasse régulièrement 1,85 à 2,00 euros en raison d'une fiscalité comparativement plus agressive. La différence entre la France et la Suisse représente, sur un an pour un conducteur moyen roulant quinze mille kilomètres annuels, une centaine d'euros de surcroît supporté uniquement en raison de la fiscalité gouvernementale française, sans raison environnementale ou économique objective.
Cette différence n'est pas due à des coûts de raffinage supérieurs ou à des distances de transport plus longues qui justifieraient un prix plus élevé. C'est une décision politique pure. La Suisse, autant que la France, est enclavée en Europe. Tous les deux pays importent du pétrole brut de la même région du Moyen-Orient. Les taux de change sont comparables. Les différences de coût de raffinage sont minimes. La différence de prix est donc purement fiscale : l'État français prélève simplement plus que l'État suisse sur ce bien de première nécessité économique.
La construction des territoires français, depuis les années soixante-dix, repose sur un éloignement croissant et volontaire entre lieux de travail et lieux d'habitation. C'est une politique planifiée. Les salaires réels stagnent depuis 1975, forçant les ménages à chercher du logement moins coûteux en périphérie et en banlieue éloignée. Cette périphérie n'est pas dotée de transports publics efficaces parce qu'on n'a volontairement pas investi dedans. La dépendance à l'automobile devient donc une condition de l'emploi, non un luxe ou un choix librement consenti.
Depuis 1975, les prix immobiliers en zones denses de France ont augmenté de plus de 400 pour cent en francs constants. Les prix immobiliers en zone périurbaine ont augmenté de 180 pour cent. L'écart entre zones denses et zones périurbaines s'est donc creusé dramatiquement. Un appartement trois pièces qui coûtait cent mille francs en 1975 dans un quartier central de Paris coûte 600 000 euros en 2026. Le même appartement en banlieue lointaine coûte 250 000 euros. Pour le ménage moyen gagnant 2000 euros nets mensuels, c'est tout simplement impossible d'accéder au premier.
La raison de cette divergence de prix est la restriction volontaire de l'offre résidentielle en zones denses. Les normes de construction imposées par la ville, les droits de mutation immobilière qui pénalisent les transactions, les taxes d'aménagement, les restrictions de hauteur décidées par les municipalités, créent des barrières inévitables à la construction neuve. Les villes denses deviennent des réserves naturelles pour les riches. Les ménages moyens et pauvres fuient vers la banlieue et le périurbain. Cette banlieue et ce périurbain ne sont pas desservis par des transports publics efficaces parce que la densité n'est pas suffisante pour les justifier économiquement. L'automobile devient donc l'option unique et obligatoire.
Une fois que l'État a créé cette dépendance par ses politiques d'aménagement et de fiscalité immobilière, il peut augmenter les taxes essence sans rencontrer d'opposition réelle parce que la population n'a d'alternative. Le conducteur de banlieue ne peut pas voter avec ses pieds : il ne peut pas déménager en centre-ville, les prix immobiliers lui en interdisent l'accès absolument. Il ne peut pas prendre les transports publics, ils n'existent pas efficacement dans sa banlieue. Il doit rouler. Et en roulant, il finance environ 30 euros de fiscalité pour chaque 50 euros qu'il verse à la pompe.
Un ménage urbain aisé qui habite à proximité de son lieu de travail paie peu d'essence parce qu'il roule peu. Un ménage ouvrier qui dépend d'une heure de route pour atteindre une zone d'emploi paie énormément en proportion de ses revenus. La taxation du carburant ne frappe donc pas les revenus élevés en proportion à leurs moyens : elle écrase la classe médiane captive, celle qui n'a ni les moyens du riche urbain ni le capital social du pauvre qui vit en centre-ville.
Les données de consommation d'énergie le confirment empiriquement. Les ménages du premier quintile de revenu consomment proportionnellement plus de carburant que les ménages du quintile supérieur en raison de leur éloignement forcé des centres d'activité. Une taxe sur le carburant est donc une taxe sur la malchance d'habiter loin, c'est-à-dire une taxe sur les pauvres qui n'ont pas les moyens de vivre en centre-ville. C'est la définition d'une fiscalité régressive : elle pèse plus lourdement sur les revenus faibles.
Un cadre gagnant quatre mille euros mensuels et habitant dans le 6e arrondissement de Paris paie environ 40 euros d'essence mensuels pour un trajet de cinq kilomètres. C'est un pour cent de ses revenus nets. Un infirmier gagnant deux mille euros mensuels et habitant à Meaux, à quarante kilomètres de Paris, paie 200 euros d'essence mensuels pour rejoindre l'hôpital. C'est 10 pour cent de ses revenus nets. C'est exactement 10 fois plus en proportion. La fiscalité essence est donc l'une des plus régressives de la structure fiscale française, et elle est systématiquement ignorée dans tous les débats politiques sur la progressivité fiscale.
Si le marché pétrolier fonctionnait sans interventions massives, les prix se stabiliseraient autour des coûts d'extraction, de raffinage et de transport, plus une marge de profit raisonnable. Les revenus fiscaux proviendraient d'impôts sur le revenu ou sur les bénéfices des entreprises, jamais sur la consommation d'un bien aussi inélastique. Un système de taxation directe sur les revenus maintient au moins une certaine progressivité : plus on gagne, plus on paie proportionnellement.
Le régime actuel inverse cette logique fondamentale. Il prélève massivement sur un bien de première nécessité économique. Il finance des investissements publics inefficients par une rente fiscale sur les captifs. Les États-Unis, avec une fiscalité essence comparativement faible (environ 40 cents le litre fédéral plus taxes d'État), ont vu leurs trajets domicile-travail optimisés par le marché : les ménages à bas revenus vivent plus près de leurs emplois parce que c'est économiquement rationnel sans taxe punitive sur la mobilité.
En France, la distance moyenne domicile-travail atteint 28 kilomètres. Aux États-Unis, elle est de 16 kilomètres. Les salaires réels ne sont pas proportionnellement plus élevés aux États-Unis pour justifier cette différence. C'est simplement qu'un marché du logement moins régulé permet aux ménages d'accéder au logement près de leurs emplois. Cela réduit la consommation d'essence totale, réduit les émissions de gaz à effet de serre de 50 pour cent, et réduit considérablement la charge fiscale automobile sur les ménages. Mais cela réduirait aussi les revenus fiscaux de l'État français, ce qui rend cette solution politiquement inacceptable pour les gouvernants français.
Celui qui verse cinquante euros à la pompe ne finance pas seulement un État qui prélève délibérément. Il finance également un État dont les politiques l'ont forcé à habiter loin de son emploi. Puis il finance un État qui refuse de construire des routes fluides et efficaces, qui congestionne intentionnellement les métropoles avec des restrictions de circulation, qui interdit les radiales efficaces au prétexte fallacieux de lutte contre la pollution. C'est un cercle fermé parfait : on crée la dépendance automobile par des politiques de restriction d'offre, puis on taxe cette dépendance qu'on a organisée.
La comparaison avec les capitales européennes s'impose clairement. Londres ou Amsterdam ont investi massivement dans les transports publics et ont libéralisé la construction résidentielle pour laisser les ménages choisir la proximité s'ils le souhaitent. En France, le logement reste un bien privé surenchéri et inaccessible, les transports publics demeurent concentrés géographiquement sur les centres-villes de quelques métropoles, et l'automobile est la seule option réaliste pour qui travaille hors de ces métropoles.
La Suisse, avec une population dense comparable à celle de la France, n'a pas ce problème parce qu'elle a choisi une autre voie : elle a investi dans des transports décentralisés efficaces dans chaque région et accepté une construction résidentielle plus dense aux alentours de chaque centre-ville régional. Les prix des logements en Suisse sont certes élevés, mais la proximité des transports publics est garantie partout. La dépendance automobile y est donc inférieure de 40 pour cent à celle des ménages français comparables.
La transition vers les véhicules électriques procède exactement de la même logique perverse. Au lieu de réduire la fiscalité sur le carburant et de laisser les ménages décider librement de leur transition énergétique, l'État impose des zones à circulation restreinte, surcharge la fiscalité essence, et subventionne généreusement les véhicules électriques pour les ménages riches. Le pauvre qui ne peut pas se payer une Tesla de quarante mille euros se voit interdire progressivement l'accès aux villes par des dispositifs réglementaires.
L'électricité, produite à plus de soixante-dix pour cent par le nucléaire en France, aurait pu être décentralisée et bon marché si le marché en avait décidé. Au lieu de cela, les tarifs électriques français montent, la production nucléaire vieillit, les investissements privés fuient vers d'autres pays. L'État avait un monopole de production, il a décidé de le gérer sans efficacité, et maintenant il force la transition énergétique par contrainte réglementaire plutôt que par incitation de marché.
Un ouvrier qui ne peut pas accéder à un véhicule électrique à quarante mille euros continue à payer 50 euros pour remplir son réservoir essence. À la différence que ces 50 euros financent désormais aussi les subventions électriques massives des cadres supérieurs et des ménages aisés. C'est une redistribution régressive double : on prélève plus sur le pauvre pour subventionner directement les riches.
Le prix du carburant en France n'est pas une donnée du marché. C'est une décision consciente de structure : celle d'un État qui a choisi de capturer les revenus d'une population dépendante plutôt que de construire une infrastructure qui la rendrait libre. Tant que le foncier urbain reste inaccessible aux bas revenus, tant que les transports publics demeurent inefficaces en dehors des métropoles, l'automobile restera une nécessité. Et tant qu'elle restera une nécessité, l'État continuera de la taxer sans limite, parce que le captif paiera malgré tout.
Cinquante euros pour remplir le réservoir n'est qu'une étape dans une trajectoire programmée. Demain ce sera 55 euros, puis 60. Chaque gouvernement progressiste promettant une transition écologique augmentera la fiscalité essence. Chaque gouvernement de droite acceptera l'augmentation précédente comme normale et inévitable. Dans vingt ans, le prix sera de trois euros le litre, puis quatre. Et la population de classe moyenne, toujours sans alternative réelle, paiera simplement parce qu'elle ne peut pas faire autrement. C'est la définition d'un régime fiscal féodal moderne.
Pour comprendre l'ampleur du désastre fiscal, il faut ramener à la réalité les chiffres abstraits. Un ménage français moyen, composé de deux adultes travaillant et d'un enfant, dépense 4800 euros annuels en carburant et charges automobiles. C'est un sixième de ses revenus bruts. Un ménage suisse comparable, avec le même nombre de kilomètres parcourus, dépense 3200 euros. La différence annuelle est de 1600 euros, soit exactement un salaire net mensuel de travail.
Ce ménage français a deux choix : accepter cette charge et l'intégrer à son budget, ou changer radicalement sa vie. Changer de vie, c'est quitter la banlieue pour la région parisienne, ce qui implique de payer plus cher le logement. C'est accepter un emploi plus mal payé plus proche de chez soi. C'est demander un congé parental ou une réduction de temps de travail. Chaque option réduit son revenu disponible.
L'État français, en construisant ce système, a créé une prison économique qui n'a pas de gardiens visibles. La prison, c'est les prix immobiliers. Le gardien invisible, c'est la fiscalité essence. Ensemble, ils forment un système où la mobilité économique est impossible.
Un ouvrier qui gagne 1500 euros nets par mois et qui roule 50 kilomètres par jour consomme 300 litres par mois à titre personnel. Cet ouvrier paie donc:
En essence de 540 euros par mois à 1,80 euro le litre, En fiscalité essence implicite de 324 euros par mois, En assurance automobile de 100 euros par mois, En entretien estimé de 40 euros par mois, En contrôle technique annuel de 7,50 euros par mois, En vignette automobile de 2 euros par mois, et Total de charges automobiles de 1013,50 euros par mois.
Cet ouvrier gagne 1500 euros nets par mois. 1013,50 euros vont aux charges automobiles. Il lui reste 486,50 euros pour:
Le loyer de en moyenne 400 euros en banlieue lointaine, La nourriture de 150 euros pour une personne seule, L'électricité, l'eau, le gaz de 80 euros, Les impôts locaux de 20 euros, L'habillement de 30 euros, et La santé de 10 euros.
Il lui manque 234 euros. C'est mathématiquement impossible. Cet ouvrier ne peut pas exister avec ces chiffres. Pourtant, il existe. Cela signifie qu'il paie son loyer en crédit sur 25 ans, qu'il fait l'impasse sur certaines catégories de dépense, qu'il s'appauvrît progressivement.
Cette machine économique fonctionne dans une direction très claire : de bas vers le haut. L'ouvrier paie 324 euros mensuels de fiscalité essence. Où va cet argent? Vers les budgets des collectivités locales que gouvernent des élites urbaines, vers les subventions des transports publics que fréquentent les riches urbains, vers les investissements en pistes cyclables dans les quartiers huppés, vers les zones à circulation restreinte qui interdisent l'accès aux pauvres.
C'est un impôt qui prélève sur celui qui peut le moins se le permettre pour financer les services dont celui qui peut les payer le plus accumule les bénéfices. C'est l'inverse de la redistribution fiscale supposée.
Cinquante euros pour remplir le réservoir pose la question politique fondamentale : une démocratie peut-elle survivre quand une majorité silencieuse paie pour le confort d'une minorité? La réponse française jusqu'à présent est: oui, elle peut. L'ouvrier de banlieue paie simplement parce qu'il n'a pas d'alternative. Aucun politicien ne peut lui proposer une alternative sans se heurter aux propriétaires urbains qui votent.
C'est pourquoi aucun gouvernement ne réduira jamais les taxes essence. Ce n'est pas une question de revenue fiscale nécessaire. C'est une question de l'équilibre politique où seule une minorité riche compte politiquement.
📢🚨 "Tu as droit au chômage et au RSA." Sa réponse claque. Le réflexe français : tu galères, demande des aides. Comme si la solution c'était de rendre les gens encore plus dépendants d'un système qui les a mis dans cette situation. L'assistanat comme seul horizon, quel programme.
@KiritosenseiSAO@PsyGuy007@RemyBuisine Toi aussi t’es en train de critiquer pour le personnel qui ne respecte pas soi-disant, maistu n’as même pas visionné la vidéo jusqu’à la fin avant d’écrire un poste regarde entièrement la vidéo je suis contre ces actions car je bouffe de la viande si je veux et j’en bouffe
@jeaneymar315@PsyGuy007@RemyBuisine Je suis contre cette action, moi je bouffe de la viande mais t’as pas été jusqu’au bout de la vidéo car ils disent à la fin que l’association a tout nettoyé
@PsyGuy007@RemyBuisine je pense à la pauvre personne de l'entretien qui va se galérer à aller sous les rayons pour nettoyer leurs connerie, c'est nul de faire ça!!!
REPORTAGE. "Aller au resto coûte très cher, ce n'est pas possible" : la réforme des titres-restaurant saluée par les consommateurs, mais boudée par les commerçants l.franceinfo.fr/Xj7
@ChienSurpris Mais il faut pas louer quand même si puisque c’est comme ça jamais content, et après même s’il la vaisselle est faite, elle sera mal faite
📢🚨 Bienvenue au gîte de Pierre et Christine. Évier DÉGUEULASSE, vaisselle empilée, plaque crasseuse. Et on te le vend 80 euros la nuit sur Airbnb. Le tourisme en France est devenu une ARNAQUE à ciel ouvert. Les plateformes de location ne contrôlent RIEN, les notes sont truquées, et quand tu arrives c'est l'horreur. Mais le pire c'est que l'État taxe les propriétaires de gîtes comme des hôteliers sans exiger les mêmes normes d'hygiène. Tu paies la taxe de séjour, la CSG sur tes revenus locatifs, et le touriste reçoit un taudis. Zéro CONTRÔLE, zéro sanction, mais 100% de taxes. La France, pays du tourisme mondial, incapable de garantir la propreté d'un évier.