Patcas2B
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Il y a quelques jours est sorti le film "L’Abandon", consacré au sort tragique de Samuel Paty. Je ne sais pas bien comment le dire, car dans ce genre de situation, nous autres enseignants sommes souvent contraints au silence. Pourtant, je me sens obligé de parler. Même si c’est risqué. Il y a quelques mois, à l’entrée du site où j’enseigne, dans le 5e arrondissement, j’ai découvert des tags : « Mort à Hanouna », « Mort aux Sionistes », « Free Gaza ». La routine, hélas. Ce jour-là, mon cours portait sur l’écologie appliquée. En entrant en classe, j’ai quand même osé faire une petite introduction. J’ai expliqué que ces slogans mettaient notre école en danger et qu’il valait mieux éviter des propos aussi extrêmes. J’imaginais un consensus rapide, avant de passer au véritable sujet du cours : la mémoire et la résilience des écosystèmes. À ma grande surprise, une partie des étudiants m’a ouvertement contesté. Certains ont affirmé que « les Juifs avaient mérité leur sort », que Hanouna était d’extrême droite et que les musulmans étaient les véritables victimes, persécutées « par le système ». Je suis resté sans voix, déboussolé. Je leur ai rappelé qu’il s’agissait de menaces de mort. Plusieurs ont préféré quitter le cours plutôt que d’engager le débat. Je suis perdu face à cette nouvelle génération. Quelques jours plus tard, j’ai compris que ma hiérarchie ne me soutenait pas vraiment. Des étudiants « susceptibles » s’étaient plaints de ce que j’avais osé dire. On me l’a fait savoir, on me l’a reproché. C’est perturbant. Bien sûr, dans le cadre d’un cours scientifique, j’aurais sans doute dû me taire, baisser la tête et faire comme si je n’avais rien vu en entrant dans l’établissement. Pourtant, quelque chose en moi me dit que non. Et le sort de Samuel Paty me parle. Comment oser se taire ?











#Film #Samuel_Paty Le film L’Abandon, qui retrace les onze derniers jours de Samuel Paty, essuie de violentes critiques de la part de certains musulmans qui y voient une « attaque contre l’islam » et une occasion de « dénigrer leur religion ». Ces réactions sont non seulement absurdes, mais elles inversent cyniquement les rôles. Ce qui a été attaqué ce 16 octobre 2020, ce n’est pas l’islam : c’est un professeur d’histoire-géographie, symbole de la République française, de la laïcité et de la liberté d’expression. On lui a tranché la tête au nom d’Allah et de la charia, après une campagne de haine relayée sur les réseaux par des parents d’élèves et des islamistes. Samuel Paty est mort pour avoir osé enseigner que l’on a le droit de blasphémer dans un pays libre. Au lieu de condamner sans ambiguïté cet assassinat barbare, une partie bruyante de la communauté musulmane préfère s’offusquer d’un film qui ose montrer la réalité crue des faits. Ils voudraient interdire qu’on en parle à l’échelle nationale, vomir sur la mémoire de la victime et imposer le silence. Trancher la tête ne leur suffit pas : il faut aussi effacer le crime de l’Histoire. Cela prouve, une fois de plus, que le « vivre-ensemble » tant vanté par la gauche n’est qu’un leurre idéologique qui se fissure chaque jour davantage. Les Français, attachés à leur héritage chrétien, à leur culture et à leur République laïque, ont subi un traumatisme profond. On ne leur demande pas seulement de subir l’immigration de masse et l’islamisation rampante ; on leur demande désormais d’accepter que l’on ne puisse plus nommer l’assassin ni honorer la victime sans être accusé de « stigmatisation ». Samuel Paty a été assassiné au nom d’un dieu que ses tueurs présentent comme ordonnant toutes les horreurs possibles au nom de la « vérité absolue ». Les Français n’accepteront jamais de se soumettre à cette dictature de l’esprit. Nous étions côte à côte. Nous sommes désormais face à face. En réponse : Que ce film connaisse un immense succès. Qu’il dérange, qu’il fasse grincer des dents, qu’il oblige à regarder en face cette réalité que beaucoup refusent de voir. Et que le corps de Samuel Paty soit transféré au Panthéon, parmi les grands hommes de la Nation. C’est le minimum que la France lui doit. Aux musulmans qui rejettent les valeurs françaises : rien ne vous oblige à rester dans un pays qui vous offense à ce point. Allez vivre dans un État où votre dogme est la loi d’État, si c’est vraiment ce que vous souhaitez. Quant à la gauche multiculturaliste qui a favorisé, par idéologie et par électoralisme, l’islamisation progressive de la France, son bilan est accablant. Elle a trahi la laïcité, la République et le peuple français. Vive la France. Vive notre héritage chrétien. Vive la liberté d’expression, coûte que coûte.Samuel Paty ne doit pas être mort pour rien.

















