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@patchess98
We shall overcome someday !

Les pères évêques s'envole pour Bamenda. #PapeAuCameroun #Cameroon







🛑SOCIÉTÉ - LA CONAC AU CŒUR D’UNE CONTROVERSE APRÈS L’ACHAT DE 4 VÉHICULES POUR 240 MILLIONS DE FCFA EN « GRÉ À GRÉ ». Dans un document qui circule avec insistance dans les cercles administratifs, la Commission Nationale Anti-Corruption se retrouve sous les projecteurs. En cause : l’attribution d’un marché public de près d’un quart de milliard de FCFA pour l’acquisition de véhicules de fonction, via une procédure d'exception. La décision, datée du 4 février 2026 et portant la signature du président de la CONAC, le pasteur Dieudonné Massi Gams, est sans équivoque. L’entreprise Central Motors Cameroun a été désignée attributaire d’un marché portant sur la fourniture de quatre véhicules de service de type station wagon 4x4. Le montant total de la transaction s'élève à 240 millions de FCFA TTC, pour un délai de livraison fixé à 90 jours. Un calcul rapide place le coût unitaire de chaque véhicule à 60 millions de FCFA, un montant significatif qui correspond au segment haut de gamme du marché automobile local pour ce type de châssis, souvent utilisé pour les déplacements officiels sur les terrains difficiles du pays. C’est l’aspect procédural de cette acquisition qui cristallise les interrogations. Le document précise que le marché a été passé suivant l’autorisation de gré à gré n° 7959-23/L/PR/MINMAP/... du 24 décembre 2025. Au Cameroun, le Code des marchés publics érige l’appel d’offres en règle absolue pour garantir la saine concurrence et l’optimisation des deniers publics. Le recours au gré à gré est, en théorie, strictement encadré par la loi et réservé à des situations spécifiques : l'urgence impérieuse liée à une catastrophe, l’absence de concurrence effective pour un produit technique précis, ou encore des besoins impératifs de défense nationale. Dans le cas présent, l’acquisition de véhicules de service pour une institution administrative semble s'éloigner de ces critères d'exception. À ce jour, aucune communication officielle de la CONAC n’est venue justifier le caractère spécial, secret ou urgent de cette commande auprès de Central Motors Cameroun. Cette opacité interroge sur l'application des principes d'efficience et d'intégrité que le nouveau Code des marchés publics est censé renforcer depuis 2024. L’ironie de la situation n’échappe à personne : la CONAC est l'organe de pointe dans la lutte contre les pratiques de corruption, les détournements et les violations des procédures de commande publique. En tant que gendarme de la transparence, l'institution est censée prêcher par l'exemple. Voir cette autorité privilégier une procédure qui évite la mise en concurrence ouverte suscite un malaise profond. Le pasteur Dieudonné Massi Gams, qui a souvent insisté sur la nécessité de rendre la corruption coûteuse et d'installer la peur dans le camp des prédateurs de la fortune publique, se retrouve ici à devoir assumer un choix de gestion qui semble contradictoire avec le discours de rigueur prôné par ses propres services. Cette dépense intervient par ailleurs dans un contexte économique marqué par la Loi de finances 2026, qui renchérit les taxes sur les véhicules d'occasion pour tenter de rajeunir le parc automobile national. Si l'État montre l'exemple en achetant du neuf, le coût de 60 millions par unité interpelle l'opinion publique. Pour beaucoup, des options plus économiques auraient pu être explorées afin de préserver les ressources de l'État, surtout pour une institution dont le rapport 2025 soulignait encore l'immensité des défis financiers du pays. Pour l’heure, le silence domine du côté de la CONAC. L'institution, d'ordinaire prompte à épingler les dérives des autres administrations et à publier les chiffres des économies réalisées grâce à ses enquêtes, pourrait bientôt devoir clarifier les fondements juridiques de ce marché. La crédibilité du combat contre l'impunité au Cameroun dépend, pour beaucoup, de la capacité de ses propres instruments de contrôle à rester au-dessus de tout soupçon procédural. #EsbiMedia


🚨🇫🇷⚖️ ALERTE INFO | Non, les parents ne peuvent pas mettre de claque ou de fessée à leurs enfants, tranche la Cour de cassation, comblant un flou de jurisprudence. 👉 Le "droit de correction" justifiant des violences n’existe pas.








