stéphane retweetledi

Aujourd'hui, c'est l'« anniversaire » du massacre de Tantura. 22-23 mai 1948. Les jours où des juifs fiers ont commis l’horreur, celle dont ils affublent les Palestiniens aujourd'hui, comme un masque de leur propre monstruosité.
La brigade Alexandroni, une unité de l'organisation terroriste juive Haganah, attaque un village côtier palestinien. Puis les soldats rassemblent les hommes, les femmes, les enfants. Ils violent des femmes, ils exécutent. 250 morts, selon les témoins. Des enfants de 13 ans. Une balle dans la nuque. Sur la plage.
Un chercheur israélien, Teddy Katz, documente l'affaire. Il recueille les aveux de soldats israéliens. L'un rigole : « Je ne me souviens pas du nombre d'Arabes que j'ai tués. » Un autre pleure. Trop tard. Katz est traîné en justice. Son diplôme lui est retiré. Il doit signer une rétractation « dans un moment de faiblesse ». Mais les preuves sont toujours là. Les fosses communes aussi. L'une d'elles est sous un parking, documentée par Forensic Architecture. Les vétérans avouent à la caméra, dans le film Tantura. Je le sous-titrerai plus tard. En attendant, je le mets en VO en commentaire.
Ce n'est ni un mythe, ni une légende. C'est la Nakba. C'est Israël. Des dizaines de massacres comme celui-ci, en 1948. Et les descendants des mêmes soldats, ceux qui aujourd'hui bombardent Gaza et violent des enfants dans les prisons, sont les héritiers de cette brigade. Les « anges de la mort » ne datent pas d'hier. Ils sont nés avec Israël.
Alors non, on ne « célèbre » rien. On se souvient. Et on demande justice. Parce que Tantura, c'est le prélude. Gaza, c'est la suite. Et l'impunité, c'est la constante.
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