Pedro Santa Clara

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@psantacl

Professor of Finance, founder of Shaken not Stirred, 42 Lisboa, Instituto +Liberdade

Katılım Aralık 2017
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Pedro Santa Clara
Pedro Santa Clara@psantacl·
Igual em Portugal
Kaptain_Lib@_ThDa

Voilà l'éléphant dans la pièce, que tout le monde fait semblant de ne pas voir. Le ratio des productifs. Quand 30 % de la population active du privé finance un pays où 67 % des habitants vivent directement ou indirectement de la dépense publique, le système finit mécaniquement par ralentir. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est de l'arithmétique. L’histoire économique est très claire là-dessus. La Rome impériale s’est effondrée quand la base productive n’a plus pu supporter le poids administratif, militaire et redistributif. L’Espagne du XVIIe siècle a dilapidé l’or des Amériques dans l’État et les rentes au lieu de renforcer la production. L’URSS avait un appareil bureaucratique gigantesque incapable de générer assez de richesse réelle pour maintenir son niveau de dépenses. À l’inverse, les périodes de forte prospérité reposent toujours sur un ratio inverse. États-Unis des années 1950-1960 Allemagne de l’Ouest après 1948 Corée du Sud après 1980 Singapour depuis les années 1970 Dans tous ces cas, la majorité des ressources allait vers la production, l’investissement, l’innovation et l’entreprise privée, pas vers le maintien d’un appareil administratif hypertrophié. Chaque nouvelle taxe, norme ou redistribution supplémentaire réduit le nombre de gens capables de produire suffisamment pour porter l’ensemble. Et quand les producteurs deviennent minoritaires, ils partent, investissent ailleurs ou cessent simplement de prendre des risques. Un pays ne meurt pas quand il manque d’argent. Il meurt quand produire devient moins rentable que dépendre du système.

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dono da c🅾️🅾️perativa ™
☢️Reflexão da Cooperativa: primeiro estragas, depois dizes que foram os outros. O secretário geral da CGTP diz-nos que Portugal não pode viver só de pastéis de nata. Comovente. O camarada sindical conclui, ao fim de décadas de luta contra tudo o que cheira a empresa, investimento, flexibilidade, risco, mérito ou lucro, que afinal talvez desse jeito produzir qualquer coisinha com mais valor acrescentado do que a nossa belíssima massa folhada com creme, vulgo, pastel de nata. Não deixa de ter graça camaradas. A CGTP passou anos a tratar o investidor por chulo, a empresa como um bordel, e agora, pronto, aparece aflita porque não há fábricas a produzir cenas de valor acrescentado, condenados aos famigerados pastéis de nata. A explicação deste gajo. O trabalhador português não tem um chip defeituoso. E aqui, convenhamos, têm razão. O problema não está no chip do trabalhador. Está no sistema operativo que lhe metem à volta. Um sistema cheio de pop-ups sindicais, avisos de greve, legislação armadilhada que tens de aceitar sempre que entras no site, carreiras onde o competente ganha praticamente o mesmo que o encostado, empresas que têm de pensar 3x antes de contratar, investidores que olham para Portugal e perguntam-se legitimamente se amanhã não vem uma Mortágua desta vida nacionalizar a fábrica. ➡️➡️Camaradas, a produtividade não nasce de discursos inflamados em cima dos palcos. Nasce de capital, máquinas, tecnologia, organização, escala, gestão decente, concorrência, prémios para quem faz bem e consequências para quem faz mal. Nasce de um ambiente onde vale a pena arriscar, crescer, contratar, investir e pagar melhor porque há retorno. Não nasce de decretar dignidade nem de transformar cada reforma laboral num apocalipse dos coitadinhos.⬅️⬅️ Mérito. Essa obscenidade que a CGTP trata como se uma espécie de lepra. Meritocracia não é dizer que todos partem do mesmo sítio, porque não partem. É dizer que, depois de dadas condições mínimas, não pode ser tudo igual no fim. Quem produz mais, quem resolve melhor, quem aprende, quem se adapta, quem lidera, quem cria valor, tem de poder ser recompensado. E quem bloqueia, arrasta, empata e pede mais direitos para fazer menos, não pode continuar protegido por aqueles que querem nivelar sempre pela mediocridade. ⚠️A CGTP quer produtividade, mas detesta quase tudo o que a produz. Quer salários altos, mas odeia lucro. Quer indústria, mas desconfia de capital. Quer fábricas, mas ameaça quem as monta. Quer empresas fortes, desde que não mandem. Quer trabalhadores valorizados, desde que ninguém seja valorizado mais do que o vizinho. Sim, o país teve a SOREFAME. Teve engenharia, metalomecânica, saber fazer, gente competente, capacidade instalada. Depois vieram anos de desindustrialização, más decisões públicas, integração em grupos internacionais, falta de encomendas, reestruturações, e claro, a habitual luta à tuga de gauche; greve, luta, exigência, bloqueio, direito adquirido, mais luta, mais plenário, mais uma barricada. No fim, a fábrica fechou. A Bombardier foi à vida dela, a produção seguiu para a Polónia onde havia escala, encomendas e condições, e nós ficámos com a indignação e o pastel de nata. ⚠️Em suma, os gajos que f@deram a SOREFAME são os mesmos que hoje perguntam porque é que temos de comprar comboios à Espanha, à França. Camaradas, Portugal não precisa de um novo chip. Precisa de desinstalar meio século de software contra o capital, contra o investimento e contra o mérito. Por isso, a pergunta não é quantos pastéis de nata temos de vender para comprar um comboio à Suíça. A pergunta é quantas greves gerais, quantos comunicados, quantos plenários, quantas ameaças aos investidores e quantos sermões contra o lucro são precisos até perceberem que ninguém monta uma fábrica num país onde cada parafuso chega à linha de montagem carregado desta ferrugem. Para vossa eventual reflexão de domingo. o dono da cooperativa
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Philippe Roi
Philippe Roi@7559pr·
UN DÉCLIN HISTORIQUE DES CAPACITÉS COGNITIVES « C’est un séisme dans le monde de l’éducation et de la science. Pour la première fois depuis que l’on mesure le développement humain, la génération Z (1) obtient des scores inférieurs à celle qui l’a précédée, brisant une progression constante observée depuis près de 200 ans. » La lecture sur papier a été remplacée par une exposition massive aux écrans : vidéos, jeux, réseaux sociaux, plateformes de streaming. Résultat : une réorientation des circuits attentionnels vers la gratification immédiate, au détriment de l’attention soutenue, du vocabulaire et de la pensée profonde. 1. La génération Z (12 ans-29 ans) obtient des résultats inférieurs à ceux de la précédente aux tests standardisés (PISA, TIMSS, PIRLS, etc.). Sources : 75secondes.fr/science/un-neu… fortune.com/2026/04/10/ame… unige.ch/formcont/promo… fortune.com/2026/02/21/lap…
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Hier, on a démonté le néo collectivisme de Sam Altman et Dario Amodei. Mais critiquer ne suffit pas. Aujourd'hui, on fait une proposition concrète. Comment penser l'IA avec un prisme fondamentalement libéral ? Le principe directeur tient en une phrase. L'IA est trop puissante pour être centralisée. Pas par méchanceté des concepteurs. Par physique des systèmes complexes, et par éthique des libertés. Hayek l'a démontré en 1945 dans The Use of Knowledge in Society. La connaissance pertinente pour coordonner une société complexe n'existe en aucun lieu sous forme centralisable. Elle est dispersée, contextuelle, tacite. Aucun pays de génies dans un datacenter ne peut la réunir, parce qu'elle n'est pas réunissable. Croire qu'on peut le faire, c'est répéter l'erreur du Gosplan avec de meilleurs ordinateurs. Donc voici ce qu'il faut faire, à la place de ce que proposent OpenAI et Anthropic. Décentralisation maximale des modèles. Pas un opérateur dominant, pas trois, mais des dizaines. La concurrence agressive est le seul mécanisme qui empêche les abus de position de devenir des abus de civilisation. Quand un fournisseur dérape, l'utilisateur change. C'est la seule liberté qui compte vraiment, celle de la sortie. Open source à grande échelle. Les poids des modèles publiés, auditables par n'importe qui, modifiables par qui veut. Pas de black boxes auditées par des tiers de confiance qui n'inspirent confiance à personne. Si un modèle est dangereux, c'est l'examen public qui le révèle, pas un comité opaque à San Francisco. Modèles locaux, sur appareils personnels. La cognition que vous achetez doit tourner sur votre matériel, sous votre contrôle, sans dépendre d'une API distante. C'est techniquement possible aujourd'hui pour des modèles de plus en plus capables. Ce sera trivial dans cinq ans. Encore faut il que la régulation ne l'interdise pas, ce qui est exactement ce que prépare le projet Altman. Propriété privée renforcée des modèles. Vous achetez, vous possédez. Pas de souscription perpétuelle, pas de termes d'utilisation qui définissent ce que vous avez le droit de demander à votre propre outil. La propriété est ce qui distingue un homme libre d'un usager. Pluralité des juridictions. Pas de gouvernance globale unique, mais des États nations qui se font concurrence sur les régimes d'IA. La France interdit, l'Estonie autorise, Singapour innove, le Texas dérégule. Chacun choisit où il veut vivre, où il veut entreprendre, où il veut faire tourner ses modèles. La concurrence des systèmes est le seul mécanisme qui empêche la dérive totalitaire d'un système unique. Refus du Right to AI comme infrastructure publique. Traiter l'IA comme l'électricité, c'est accepter qu'elle devienne ce que l'électricité est devenue dans les pays autoritaires, un levier de coercition douce. L'IA doit rester un bien marchand, acheté volontairement, refusable, substituable. La gratuité subventionnée est toujours le prix de la dépendance. Refus des taxes sur le capital productif au nom de la redistribution. La proposition d'Altman de taxer 2,5 pour cent par an la capitalisation boursière des entreprises et 2,5 pour cent par an la valeur des terres privées américaines est une expropriation rampante. Sur dix ans, c'est un quart du capital productif transféré à l'État. Aucune économie ne survit à cela. Et aucune société libre ne survit à une économie morte. À la place, encourager l'accumulation et la diffusion du capital chez le plus grand nombre. Faciliter l'entrepreneuriat individuel, qui devient explosif avec les outils d'IA. Un fondateur seul, équipé en 2026, fait ce qu'une équipe de cinquante faisait en 2010. C'est la plus grande opportunité de mobilité sociale depuis Gutenberg. Ne la cassons pas avec une taxe redistributive qui détruit son levier. Refus des robot taxes. Taxer la productivité automatisée, c'est taxer l'abondance au moment où elle arrive enfin. C'est exactement le mécanisme qui a fait reculer le standard de vie dans les économies dirigées. La bonne réponse à la productivité supérieure des machines n'est pas de la pénaliser, c'est de laisser les humains s'y adapter dans la liberté, pas dans le carcan d'un programme administré. Acceptation des frictions de transition. Oui, certains métiers vont disparaître. Oui, certaines transitions seront dures. Aucun système ne peut empêcher cela, pas même celui d'Altman. Ce qu'un système libre peut offrir, en revanche, c'est la vitesse de réallocation, la richesse de l'écosystème de réinvention, et l'agentivité individuelle pour choisir sa propre trajectoire. Aucun État planificateur n'a jamais offert mieux. L'objection prévisible. Mais Brivael, sans cadre, les abus vont proliférer. Réponse. Les abus existeront dans tous les systèmes. La question est de savoir lesquels sont récupérables. Dans un système décentralisé, un mauvais acteur fait du mal local et limité, et les autres acteurs s'en démarquent. Dans un système centralisé, un mauvais acteur, ou un acteur bien intentionné mais qui se trompe, fait du mal global et difficilement réversible. Hayek encore. La concurrence est le seul mécanisme connu de découverte des erreurs. Le pari libéral n'est pas un pari sur la bonté humaine. C'est un pari sur la résilience des systèmes ouverts face aux erreurs inévitables. Les systèmes fermés concentrent les erreurs. Les systèmes ouverts les diluent. Cette vision est elle réaliste politiquement ? Honnêtement, je n'en sais rien. Le rapport de force actuel penche du mauvais côté. Mais il évolue plus vite qu'on ne le croit dès lors que l'asymétrie de Brandolini s'effondre, comme je l'écrivais la semaine dernière. Ce que je sais en revanche, c'est que la vision Altman Amodei, même bien intentionnée, mène à une cage. Dorée peut être. Mais une cage. Et qu'aucune civilisation libre ne peut se permettre d'y entrer volontairement, même au nom de la justice sociale, même au nom de l'efficacité, même au nom de la sécurité. La liberté individuelle ne se redistribue pas. Elle se respecte ou elle se nie. Il n'y a pas de troisième voie. Décentralisation, propriété, concurrence, pluralité, sortie possible. Cinq mots simples. Cinq mots qui suffisent à éviter le techno féodalisme qui se prépare. Reste à les défendre.
Brivael Le Pogam@brivael

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Toujours. Sam Altman et Dario Amodei viennent chacun de publier leur vision du futur. J'ai pris le temps de tout lire. Document d'OpenAI "Industrial Policy for the Intelligence Age" (13 pages, avril 2026) et essai d'Amodei "The Adolescence of Technology" (20 000 mots, janvier 2026). Ce qu'ils proposent vraiment : Altman/OpenAI : Un "Public Wealth Fund" qui taxe les entreprises tech pour redistribuer un "AI dividend" à tous les citoyens Des "robot taxes" sur le travail automatisé pour financer les "transitions" Un "Right to AI" qui traite l'accès à l'IA comme l'électricité, avec subventions et infrastructure publique Référence explicite au New Deal de Roosevelt et à la Progressive Era Dans des écrits antérieurs, Altman a proposé une taxe de 2,5% par an sur la capitalisation boursière des grandes entreprises ET 2,5% sur la valeur des terres privées américaines Amodei : Prévoit la destruction de 50% des emplois cols blancs entry-level en 1 à 5 ans Appelle explicitement à de la fiscalité progressive pour gérer la concentration de richesse Rejette comme "fundamentally untenable" l'idée de ralentir le développement de l'IA Imagine un "pays de génies dans un datacenter" qui résoudra tout Disons les choses clairement. Ce qu'on a là, c'est une proposition de néo-collectivisme à l'échelle mondiale, conçue par deux hommes qui contrôlent les modèles d'IA les plus puissants jamais construits, vendue avec un vocabulaire emprunté aux années 30. Je le dis avec respect pour ce qu'ils ont construit techniquement. Mais sur le plan politique et économique, ce qu'ils proposent est extrêmement dangereux. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Lénine voulait l'émancipation du prolétariat. Mao voulait sortir la Chine du féodalisme. Pol Pot était un intellectuel formé à la Sorbonne qui voulait "purifier" la société. Aucun ne s'est réveillé un matin en disant "je vais tuer 50 millions de personnes". Tous voulaient un monde meilleur. Maintenant, anticipons l'objection facile. "Mais Brivael, dans le cas du communisme classique, le système s'effondre par pénurie. L'URSS, la Chine, le Cambodge, c'est l'incapacité à produire qui crée la famine, donc la terreur. Avec l'IA c'est l'inverse, on va vers l'abondance, donc le pattern ne s'applique pas." Cette objection est faible. Et c'est précisément ce qui rend ce que proposent Altman et Amodei plus dangereux, pas moins. Oui, l'IA va probablement créer une abondance matérielle inédite. Énergie quasi gratuite, intelligence quasi gratuite, biens manufacturés à coûts marginaux qui s'effondrent. Sur ce point je suis d'accord avec eux. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est qu'un système collectiviste dans un contexte d'abondance ne crée pas la même catastrophe que dans un contexte de pénurie, mais il crée une catastrophe d'un ordre différent, peut-être pire. Dans un système d'abondance redistribuée par une autorité centrale, ce qui devient rare ce n'est pas le pain. C'est la liberté. C'est l'agentivité. C'est la possibilité de sortir du système. Quand l'État ou un consortium de méga-entreprises distribue à tout le monde un "AI dividend", un revenu universel en compute, un accès subventionné à l'intelligence, qui décide des conditions ? Qui décide de qui a droit à combien ? Qui décide quelle IA tu as le droit d'utiliser, à quelles fins, avec quelles restrictions ? Qui décide ce que tu peux demander à ton modèle et ce que tu n'as pas le droit de demander ? Spoiler : ce sont les mêmes personnes qui ont conçu le système. C'est-à-dire un petit groupe d'hommes à San Francisco qui n'ont été élus par personne. Et c'est là que les asymétries explosent. Asymétrie d'accès : les concepteurs du système ont la version débridée. Toi, tu as la version filtrée, alignée, conformée. Tu peux t'en servir pour tes loisirs et tes tâches autorisées. Pas pour comprendre ce que les pouvoirs en place préfèrent que tu ne comprennes pas. Asymétrie d'information : ils savent ce que tu fais avec ton allocation. Tu ne sais pas ce qu'ils font avec la leur. Tous tes prompts passent par leurs serveurs. Asymétrie de pouvoir : tu dépends d'eux pour ton revenu de base, ton accès à l'intelligence, et donc à la productivité, et donc à la possibilité d'exister économiquement. Si tu critiques le système, on coupe. Pas par méchanceté. Par "violation des conditions d'utilisation". Asymétrie de sortie : il n'y a pas d'opt-out. Si l'IA est traitée comme l'électricité (proposition explicite d'OpenAI), alors ne pas en avoir, c'est ne pas exister dans la société moderne. Le coût de sortie tend vers l'infini. C'est exactement la définition d'un techno-féodalisme. Sauf qu'il s'appelle "Public Wealth Fund" et qu'il est vendu avec le vocabulaire de la justice sociale. Le besoin de contrôle d'hommes qui se croient assez intelligents pour gérer la coordination de 8 milliards d'humains est, par construction, l'opposé de la liberté individuelle. Il n'y a pas de "version douce" de ce projet. Quand tu décides ce que les autres doivent recevoir, tu décides aussi ce qu'ils ont le droit de faire avec, ce qu'ils ont le droit de penser, ce qu'ils ont le droit de demander. Ce n'est pas un effet secondaire. C'est la mécanique même. Et c'est là que le pattern historique resurgit, dans une forme nouvelle. Étape 1 : un groupe d'hommes très intelligents identifie un problème réel (concentration des richesses générée par l'IA). Ils sont sincères. Étape 2 : ils conçoivent un système de redistribution centralisé et universel. Ils ont les bons diplômes. Ils ont raison sur la technique. Étape 3 : ils mettent le système en place. L'abondance matérielle arrive. Mais avec elle arrivent les asymétries que j'ai décrites. Frustrations massives. Sentiment d'humiliation à devoir recevoir un "dividende" plutôt que de produire. Perte de sens. Dépendance totale à une infrastructure qu'on ne contrôle pas. Émergence de classes nouvelles : ceux qui codent les règles, ceux qui les subissent. Étape 4 : ces frustrations se cristallisent en colère. Les concepteurs refusent d'admettre que le problème est structurel. Pour eux, c'est juste un problème d'ajustement, de communication, de "désinformation". Ceux qui contestent sont des "complotistes", des "anti-progrès", des dangers pour le système. Étape 5 : on durcit. On ajoute du contrôle. Pas avec des goulags, mais avec du shadow banning, des coupures d'API, du déclassement social, du blocage d'accès à l'IA pour les "mauvais usages". La coercition prend la forme d'algorithmes plutôt que de tchéka, mais elle est plus efficace, plus diffuse, plus inéchappable. Étape 6 : on n'a plus 100 millions de morts par famine. On a 8 milliards de personnes vivant matériellement bien dans une cage cognitive et économique dont la clé est détenue par 50 personnes. Ce n'est pas le goulag. C'est pire à certains égards, parce que personne ne se rend compte qu'il est enfermé. Le techno-fascisme ne viendra pas d'un dictateur en uniforme. Il viendra d'un consortium d'entreprises bien intentionnées qui distribuent gratuitement à tout le monde un accès à l'intelligence, à condition qu'on accepte les "termes d'utilisation" qui définissent ce qu'on a le droit de penser et de faire. Ce que je veux dire à Sam et Dario : Vous n'êtes pas plus intelligents que Marx. Marx était brillant. Vous n'êtes pas plus sincères que Lénine au début. Lénine était sincère. Vous n'êtes pas plus rigoureux que les architectes du Gosplan, qui étaient les meilleurs mathématiciens de leur époque. Et vous échouerez pour la même raison fondamentale qu'eux. Parce qu'aucun groupe humain, aussi intelligent soit-il, n'a le droit ni la capacité de définir les conditions de la liberté de 8 milliards de personnes. La liberté individuelle ne se redistribue pas. Elle se respecte ou elle se nie. Il n'y a pas de troisième voie. La seule réponse civilisationnelle saine à l'IA, c'est l'opposé de ce qu'ils proposent. Décentralisation maximale. Marchés ouverts. Propriété privée renforcée. Concurrence entre les modèles. Pluralité des juridictions. Open source. Modèles locaux que les gens possèdent vraiment. Pluralité des États-nations qui se font concurrence plutôt qu'une gouvernance globale unique. Que chacun puisse acheter, posséder, faire tourner ses modèles, sans demander la permission à personne. L'IA est trop puissante pour être confiée à un système centralisé. Pas par méchanceté des concepteurs. Par physique des systèmes complexes et par éthique des libertés. Hayek, Mises, Popper, Nozick, Taleb. Tout est déjà dans les livres. Le néo-collectivisme techno n'est pas moins dangereux que l'ancien. Il est plus dangereux. Parce qu'il vient avec de meilleurs outils, une légitimité technique inattaquable, et un discours moral irréprochable. Il ne tuera pas par la faim. Il tuera par la cage dorée. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Toujours.

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+Liberdade
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📽️ 𝑫𝒆 𝑫𝒊𝒕𝒂𝒅𝒖𝒓𝒂 𝒂 𝑳𝒊𝒃𝒆𝒓𝒅𝒂𝒅𝒆 Em 1974, os jovens Helena (12 anos), Álvaro (15 anos) e Pedro (8 anos) assistiram ao virar de página de um país que carregava mais de quatro décadas de ditadura. Nesta entrevista exclusiva, estas três vozes ativas da nossa sociedade civil partilham connosco o que foi para elas o 25 de Abril e como esta data transformou a sua juventude — e a sua Liberdade. 👉 Assiste ao vídeo completo através do link no 1º comentário 🙏 O nosso agradecimento a Helena Matos, Álvaro Beleza (@BelezaAlvaro ) e Pedro Santa Clara (@psantacl ), pelos seus testemunhos. +Liberdade, Sempre!
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Dans la tête des gauchistes il y a une inversion morale fascinante.Vendre de la drogue qui détruit des vies ? Victime du système. Vendre un call de coaching à 299$ à des adultes consentants ? Scam, prédateur, arnaqueur. Exproprier les riches par la force de l'État ? Justice sociale. Vendre son temps et son expertise sur le marché libre ? Exploitation capitaliste. Le point commun : tout ce qui relève de l'échange volontaire entre adultes consentants est suspect. Tout ce qui relève de la coercition ou de la transgression subie est légitimé. Ce n'est pas une contradiction. C'est une cohérence. Le marché est l'ennemi parce qu'il suppose la responsabilité individuelle, et la responsabilité individuelle est le pire ennemi de la vision victimaire du monde. Merci @AureaLibe pour l'inspi de ce post.
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Pedro Santa Clara
Pedro Santa Clara@psantacl·
Aplica-se a Portugal ipsis verbis
Jesús Fernández-Villaverde@JesusFerna7026

Últimamente no he colgado nada en español porque la situación en España me deprime bastante. Un ejemplo es este anuncio del PP sobre ocho medidas si llega al gobierno, que aquí incluyo. Fijémonos en estas ocho medidas. Una, la ley sobre ELA, afecta a una minoría muy pequeña del país. Sí, tener esta enfermedad es una desgracia, pero estamos hablando de 900 casos al año en un país que se acerca ya a los 50 millones de habitantes. Es “buenismo” en su manifestación más mediocre. Otra, bajar el IVA de los productos básicos, es demagógica y en contra de la teoría económica básica. Modificar la Ley Presupuestaria para que haya un mayor control sobre el gasto en defensa y seguridad resulta irrelevante. Y las otras varían entre lo necesario pero no muy importante (la independencia del CIS) y lo esperpéntico (modificar la Ley de Costas). España tiene cuatro problemas existenciales: 1) Fecundidad. 2) Inmigración. 3) Falta de crecimiento de los salarios reales. 4) Vivienda. Ni una de estas medidas tiene nada que ver con 1)-4) (excepto, de pasada, la ley antiocupación). ¿Por qué? Porque cualquier cosa que de verdad contribuya a la solución de 1)-4) implicaría sacrificios para los votantes del PP: personas de más de 55 años que quieren dejar todo como está. De hecho, la ley antiocupación se menciona porque protege los derechos de propiedad de los mayores. Feijóo y el PP, más en general, tienen la idea del futuro de España de una ameba porque a sus votantes el futuro de España les trae el fresco mientras su pensión se pague y el precio de su piso no caiga. Y nada de lo que yo (o cualquier otro) pueda decir será capaz de mover ese macizo carpetovetónico.

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Cairo❤️
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Can you solve this? 👇
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Zarii
Zarii@Gosleepriya·
If you solve this, your IQ is high 🔥 What should come instead of ?
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Simi🦋🇺🇸
Simi🦋🇺🇸@Simi_2210_·
If you solve this, you’re different Can you solve ?
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