Pumbaga
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Pumbaga
@pumbaga
Cruciverbiste à mes heures perdues, je suis également amateur de gentilés.
Katılım Şubat 2020
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@LeDindonFiscal Les dernières personnes qui aiment et sont capables de remplir ces grilles vont bientôt mourir aussi.
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Dans la liste des choses qui vont disparaître :
Les rayons entiers de magazines Sudoku et mots fléchés.
Des tonnes de papier imprimés, transportés, stockés et vendus à prix d’or… juste pour que mémé puisse gratter du crayon sur la plage en attendant que ça passe.
Demain ? L’IA génère des grilles infinies, ultra-personnalisées, directement sur ton écran. Zéro logistique lourde, zéro gaspillage, zéro forêt sacrifiée.
Et franchement… tant mieux, une des bonnes choses de l’iA, vous en connaissez d’autres ?

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Vu hier soir, je comprends pourquoi une partie de la gauche s’affole à ce point sur ce film, même s'il n'a absolument rien d’extrême. Commençons par les défauts. La réalisation est sommaire, très téléfilm : on sent tout de suite qu’il n’y a rien d’innovant à attendre de ce côté-là. Quelques choix m’ont gêné, à commencer par la scène d’ouverture. J’aurais aimé une mise en scène plus nerveuse et claustrophobique, qui nous enferme vraiment avec Paty, comme d’autres films l’ont brillamment réussi. Ce ne sera pas celui-ci. Le deuxième gros défaut, c’est le jeu d’acteurs globalement médiocre. Heureusement, quelques interprètes sortent du lot dont Antoine Reinartz tout à fait crédible en Samuel Paty.
Du côté positif, le film est réaliste, précis et fidèle aux faits. Pour beaucoup de spectateurs qui ignorent encore les détails de cette affaire, il y a de véritables découvertes à faire. On voit clairement comment Paty a été abandonné par une machine bureaucratique étatique, une véritable usine à gaz incapable de réagir face au danger : procédurière, archaïque, où les services communiquent mal et où personne n’agit parce que « ce n’est pas de son ressort ». Le film le montre sans complaisance. Samuel Paty y apparaît comme un quadragénaire divorcé tout à fait ordinaire : garde partagée de son fils, cours au collège, soirées avec son ami d’origine musulmane. Le film insiste plusieurs fois sur le fait qu’il n’est absolument pas raciste (le message passe cinq sur cinq).
La scène centrale du film est celle du fameux cours. On y ressent d’abord un vrai malaise dans la classe pendant que Paty dispense un cours tout à fait classique, parfaitement inscrit au programme officiel. Il y fait un choix (que certains considèrent comme une erreur) en proposant à ceux qui le souhaitent de sortir de la salle pendant qu'il montre les fameuses caricatures. Cette séparation visible est immédiatement exploitée pour l’accuser de discrimination. Paty se défend en affirmant qu’il ne ciblait personne, mais il était évident que c’étaient les élèves musulmans de la classe qui allaient sortir. Naïveté d’un républicain pur souche.
Sans refaire toute l’histoire, une élève commence à mentir et accuse Paty de racisme. La machine s’emballe. Un autre point faible du film : les personnages musulmans sont traités comme des figurants, ils n'ont aucune épaisseur. On a soit le « bon » musulman qui sort un discours républicain totalement artificiel, soit le « méchant » peu crédible. Le salafiste à l’origine de l’affaire est bien décrit comme un petit raté frustré et narcissique, mais il est très mal incarné : dialogues plats, allure de méchant de bande dessinée. Sa fille, censée faire contraste (elle déteste son père), reste elle aussi peu convaincante. Le père de l’élève qui a menti (et qui a donc indirectement causé la mort de Paty) sonne plus juste : homme dont l’honneur a été bafoué, qui ne parvient plus à s’arrêter, ne remet jamais en question sa fille (le concept d’« enfant roi » est bien rendu) et rejette toute responsabilité sur des institutions forcément racistes. On sent aussi son addiction aux réseaux sociaux : les milliers de likes, l’attention soudaine, les « frères » et « sœurs » qui le flattent. Un homme qui « n’était rien » devient subitement quelqu’un grâce à Facebook et aux boucles de communication.
Le film n’insiste pas assez sur les lâches du quotidien, ces collègues qui ont lâché Paty. On montre ce professeur absent qui, se fiant à la rumeur, intervient pendant le cours pour traiter Paty de raciste et se désolidariser. C’est montré, mais j’aurais aimé qu’on appuie davantage sur ces petites trahisons ordinaires : elles font pleinement partie du problème.
Enfin, un Tchétchène qui n’aurait pas dû se trouver en France décide de passer à l’acte. L’inévitable arrive. Oui, on voit la tête coupée, en flou. Ce choix sera sûrement critiqué, mais je le valide : beaucoup oublient trop facilement que Samuel Paty a été décapité, et cette précision compte. Le film se termine sur un discours républicain auquel plus personne ne croit vraiment, et on pense inévitablement aux prochains Paty potentiels.

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@merouan30100 @goldnwnd Frero ya plus de fautes que de lettres t'as un record à battre ou c'est comment?
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@goldnwnd Les 2 après album on était fait pour ce séparer de Universal à qui il devais 3 albums d’où le fait qu’ils soit nul complet .
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ICEMAN est étonnamment un très bon album rap. Bien équilibré, un album que tu peux lancer en rotation sans trop craindre la gueule de prochaine track. Il y a du story telling et des règlements de comptes.
HABIBTI n’est pas un album pour moi, j’ai pas trop compris ce qu’il a essayé de faire.
MAID OF HONOUR est très sympa, un bon album pour faire la fête, des trends TikTok, rouler en voiture ou à vélo.
sêhe ⭐️@itsurgirln0
alors les albums de Drake ?
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@robazeuh @KimJongUnique Bien vu mais ça fait une bonne raison de leur enlever le droit de vote 😉
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@pumbaga @KimJongUnique En général on sait ce que vote ce genre de personne ....et c'est plutôt du même côté que lui....
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Je vais dire les mots qui fâchent sur certains Français. Je suis fortement identitaire, mais je rejette l’égalitarisme ethnique, qui voudrait que tous les membres d’un peuple soient égaux en dignité.
Des cassos de ce genre, qui foutent la sono à fond avec cette musique débile "Clic clic pan pan pan", je n’aimerais pas les avoir comme voisins. C’est l’archétype du "French dreamer", ce Français de souche à mentalité de blédard et à faible QI.
On comprend mieux pourquoi les anciens Européens avaient mis en place des systèmes de castes : il y a des inégalités de qualité dans un même peuple, qui justifient les pratiques censitaires. Donner le suffrage universel à des débiles, c’est comme donner le bouton nucléaire à un fou.
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@robazeuh @KimJongUnique Il ne conteste pas leur droit de vivre mais leur droit de vote
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@KimJongUnique Il se la raconte un peu Kim en ce moment... Arrête de mépriser tout le monde, OK c'est des beaufs et c'est de la merde mais ils ont autant le droit de vivre que toi
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@AlanTuring80 @brivael Ce qu'il a accompli par l'épée, tu l'accompliras par le clavier!
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À 24 ans, il était inconnu.
À 35, il avait réécrit les lois de la France pour 200 ans.
Entre les deux, il y a un homme qui dormait 4 heures par nuit, prenait des bains brûlants pour réfléchir, et dictait simultanément à quatre secrétaires différents sur quatre sujets différents.
Aujourd'hui, je vais te parler de Napoléon.
Pas du général. Pas du tyran. Pas de la statue.
De sa folie. Et de ce qu'elle a construit.
Il faut comprendre une chose : Napoléon était cliniquement anormal.
Il dormait 4 à 5 heures par nuit, en sommeil fragmenté. Il s'endormait n'importe où, en plein conseil des ministres, sous un palmier pendant la campagne d'Égypte, à même le sol entre deux batailles, et se réveillait 20 minutes plus tard frais comme un homme qui sort d'un spa. "Six heures de sommeil pour un homme, sept pour une femme, huit pour un fou", disait-il.
Il dictait à plusieurs secrétaires EN MÊME TEMPS. Quatre, parfois plus. Une lettre à l'ambassadeur de Russie, en parallèle d'un mémo sur le budget de la Marine, en parallèle d'une instruction au préfet de la Loire, en parallèle d'une note militaire pour Davout. Les secrétaires devaient suivre. On estime qu'il a dicté 37 000 lettres dans sa vie. Trois par jour. Pendant trente ans. Sans s'arrêter.
Il prenait des bains brûlants, presque insupportables, pendant des heures, parfois deux fois par jour. C'est là qu'il pensait. Là qu'il décidait des invasions. Là qu'il réécrivait les articles du Code civil.
Il ne tenait pas en place. Il dictait toujours debout, en marchant dans la pièce, de long en large, jusqu'à user le parquet. S'il commençait assis, il finissait debout.
Il avait des colères noires. Une mégalomanie documentée par tous ses contemporains. Une incapacité chronique à déléguer parce que "personne ne pense aussi vite que lui". Il méprisait ses ministres de ne pas être lui.
Tout le monde, depuis 200 ans, voit ça comme une pathologie.
Mais voilà ce que personne ne dit.
Chaque névrose de Napoléon a été convertie en une institution qui existe encore aujourd'hui.
Son obsession du contrôle ? Le Code civil. Écrit en quatre ans, encore en vigueur en 2026, copié par 70 pays. Le squelette juridique de la moitié de la planète.
Son incapacité à déléguer ? Il a personnellement réécrit les articles du Code, présidé plus de la moitié des sessions du Conseil d'État, corrigé chaque ligne. Le résultat : un texte d'une cohérence que 200 ans de législateurs n'ont jamais réussi à dégrader.
Son hyperactivité épistolaire ? Il a créé les préfectures (1800), la Banque de France (1800), la Légion d'honneur (1802), les lycées (1802), le baccalauréat (1808), l'Université (1808), le cadastre, la numérotation des rues, la généralisation du système métrique, le Conseil d'État, la Cour des comptes.
En UN mandat de Premier consul, puis dix ans d'Empire, il a construit l'infrastructure administrative complète d'un pays moderne. Quand tu paies tes impôts, quand ton enfant passe le bac, quand tu signes un contrat, quand tu consultes ton préfet, quand tu lis un numéro de rue, tu utilises les outils mentaux d'un homme qui dictait à quatre personnes en même temps dans un bain bouillant.
Ses bains brûlants ? Il y a réfléchi à la stratégie d'Austerlitz, l'une des plus parfaites de l'histoire militaire.
Son sommeil fragmenté ? Il en a profité pendant 15 ans pour travailler la nuit pendant que l'Europe entière dormait. Ses adversaires recevaient des ordres signés à 3h du matin et ne comprenaient pas comment il faisait.
Voilà la vraie leçon.
Les gens normaux gèrent leurs névroses. Ils les soignent. Ils essaient de "trouver l'équilibre". Ils prennent du recul. Ils méditent.
Les gens qui changent l'histoire font l'inverse : ils canalisent leurs névroses dans une œuvre. L'hyperactivité devient productivité. L'obsession du contrôle devient système juridique. L'incapacité à dormir devient avantage stratégique. La mégalomanie devient ambition civilisationnelle.
La différence entre un fou et un génie n'est pas dans le cerveau. Elle est dans le canal de sortie.
Un fou subit sa folie. Un génie l'industrialise.
Tu n'as pas besoin d'être "équilibré" pour changer le monde. Tu as besoin de transformer ta partie cassée en machine.
Tes obsessions, tes anxiétés, ton incapacité à lâcher un sujet, ton perfectionnisme qui te ronge, ton hyperactivité que les autres appellent "trop", ce ne sont pas des bugs.
Ce sont tes Codes civils en devenir.
La seule question est : qu'est-ce que tu en fais ?

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PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : RIMBAUD
Jean Nicolas Arthur Rimbaud naquit à Charleville, dans les Ardennes, le 20 octobre 1854. Tandis que son père, capitaine d’infanterie, délaissait tôt le foyer, sa mère assurait seule l’éducation de ses enfants avec une rigueur absolue. Le jeune Arthur évolua ainsi dans un milieu où l’autorité familiale, l’institution scolaire et les conventions religieuses de la province encadraient étroitement les existences. Élève brillant au collège de Charleville, il s’y distingua par des succès exceptionnels, notamment en littérature et en versification latine.
L’année 1870 marqua un tournant décisif dans sa vie. Le conflit franco-prussien désorganisa l’institution scolaire et interrompit son cursus régulier. Rimbaud s’engagea alors dans une série de fugues vers Paris et la Belgique, marquées par une arrestation et des retours forcés. Ces déplacements ne relevaient pas d’une errance esthétique, mais d’un refus manifeste de suivre un destin déjà tracé.
En mai 1871, les lettres adressées à Georges Izambard et Paul Demeny confèrent à cette révolte une formulation théorique : Rimbaud y affirme que le poète doit devenir « voyant », par un dérèglement raisonné des sens. Dans les pièces de cette période, telles que « Sensation » (1870), « Ma Bohème » (1870), « Au Cabaret-Vert » (1870) ou « Le Dormeur du val » (1870), le corps, la nature et l'immédiateté du monde s’inscrivent déjà dans une langue d’une précision remarquable.
Avec « Le Bateau ivre » (1871) et « Voyelles » (1871-1872), Rimbaud ne se contente plus d’innover : il modifie radicalement le lieu depuis lequel la poésie s'exprime, substituant la vision à la simple description. Son arrivée à Paris, à l’automne 1871, lui fait rencontrer Paul Verlaine et les cercles littéraires de la capitale. Il s’y impose par une intelligence précoce et une liberté de conduite qui suscite à la fois fascination, malaise et hostilité. Sa relation avec Verlaine est instable et passionnelle. Au cours de leur vie commune (1872-1873), Rimbaud le blesse à plusieurs reprises à coups de couteau. En juillet 1873, lors d’une dispute à Bruxelles, Verlaine tire sur Rimbaud, ce qui lui vaudra deux ans de prison. Cet événement met fin à leur vie commune et conduit Rimbaud à Roche, dans les Ardennes.
C’est dans ce contexte de crise qu’il acheva « Une saison en enfer » (1873), le seul ouvrage qu’il fit imprimer de son vivant. Ce texte n’est pas une confession ordonnée, mais un bilan critique de son aventure spirituelle et poétique. La révolte, la honte et la faillite des illusions y sont soumises à une prose dense et exigeante. Les textes réunis ultérieurement sous le titre « Illuminations » prolongèrent cette exigence dans une direction nouvelle. La phrase y progresse par visions discontinues et tableaux brefs. Villes oniriques, scènes de fête ou d’enfance surgissent avec une netteté énigmatique, sans le secours de la narration traditionnelle. Cette liberté formelle confère à l’œuvre une importance historique majeure : la langue n’est plus un simple instrument de représentation, mais devient le lieu même d’une expérience autonome.
Par la suite, Rimbaud se détourna progressivement de la littérature. Ses voyages le menèrent à travers l’Europe, puis à Chypre, au Yémen et en Éthiopie. L’ancien poète devint un négociant attentif aux questions d’argent, de comptabilité et de logistique. Sa correspondance d’Afrique, dépourvue d’ambition littéraire, traite de marchandises, de finances et des difficultés du climat. Ce silence, loin d’être une posture, demeure l’un des aspects les plus singuliers de son existence.
Atteint d’une tumeur au genou, il fut rapatrié en France en 1891. Amputé de la jambe droite à Marseille, il y mourut quelques mois plus tard, le 10 novembre, à l’âge de trente-sept ans. Bien que sa production se soit concentrée sur une période très brève, elle suffit à transformer durablement la poésie française.

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Les #bibliothèques sont des sanctuaires du savoir, où se rassemblent les traces écrites de notre mémoire collective. Elles offrent aux esprits curieux un espace de découverte, de transmission et de réflexion, où dialoguent le passé, le présent et l’avenir. Dans leurs rayonnages se déploie, #livre après livre, une part essentielle de l’histoire humaine et de notre quête inlassable de sens.

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Passer des heures sur les réseaux à faire défiler des vidéos ou sur les plateformes à engloutir des séries, c’est livrer son imagination à ceux qui bâtissent leur fortune sur des esprits captifs. Seule la #lecture offre l’affranchissement. Lire, c’est reconquérir sa liberté.

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Suite à un message commémorant Emile Zola et racontant son échec aux baccalauréats de sciences et de lettres en 1859, je suis allé voir le niveau. Voici le programme de l'épreuve de lettres pour les scientifiques. Format oral. Environ 4000 admis.
Zola a écrit des lettres dans lesquelles il raconte ses échecs. Il témoigne que ce qui l'a évincé est son mutisme total en allemand, et de ne pas avoir su les frontières et les royaumes de 843. Je ne sais pas si le niveau a baissé : je pense que plus de 4000 Français ont joué à Crusader Kings 3 et sauraient parler de Charles le Chauve et de Lothaire.

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ROLAND BARTHES OU LE PLAISIR DU TEXTE
Critique et sémiologue majeur, #RolandBarthes (1915-1980) a transformé l'étude de la littérature en plaçant le lecteur au centre de la création du sens. Pour lui, un livre n'est pas un message figé à recevoir, mais un ensemble de codes que chaque lecteur active selon sa propre culture et sa sensibilité. Il nous a appris à déchiffrer les signes du quotidien pour ne plus accepter les évidences sans réfléchir.
Lire Barthes, c’est mettre en mouvement les formes qui nous précèdent, autrement dit, tout ce qui constitue notre bagage culturel préalable, les récits intériorisés, les œuvres vues ou entendues, les images contemplées, les catégories esthétiques et les codes symboliques assimilés bien avant même d’ouvrir un livre. De fait, la lecture n’est jamais un acte innocent, c’est toujours une activation.
Prenons un exemple : Le Grand Meaulnes (1913) d’Alain-Fournier. Pour certains lecteurs, ce roman est une expérience fondatrice qui réveille toute une mythologie de l’enfance, du domaine perdu et de la nostalgie d’un âge d’or. Le texte s’ouvre, vibre, les traverse profondément. Pour d’autres, en revanche, le même roman paraît plat, artificiel, presque mièvre. Pourquoi cette différence radicale ? Parce que ces derniers n’ont pas, ou plus, dans leur bagage intérieur, les formes culturelles et affectives nécessaires pour activer le texte. Le code reste inerte ; la porte ne s’ouvre pas.
Si Roland #Barthes n’a jamais été aussi essentiel, c’est parce qu’il nous tend la clé de ce mystère que nous avons perdu. Il nous montre que la littérature n’est pas un message universel que l’on reçoit ou que l’on refuse : elle est un événement qui n’a lieu qu’au croisement entre un tissu de signes et l’archive vivante d’un sujet. Le texte ne dépend pas seulement de sa qualité intrinsèque, mais aussi, et parfois surtout, de la résonance secrète qui s’établit entre ses codes et les nôtres.
Barthes demeure l’architecte d’une révolution du regard qui a déplacé, de manière irréversible, le centre de gravité de notre modernité : du message vers le code, de l’œuvre vers le texte, de l’auteur vers le lecteur. En démontrant que le sens n’est jamais une donnée brute, mais une construction historique et sociale, il n’a pas seulement déconstruit nos certitudes ; il a restitué au sujet son pouvoir critique et sa souveraineté sensible. Son œuvre n’offre pas une doctrine (ce qu’il appelait avec horreur la « poisse » du dogme) mais un instrument de déchiffrement permanent de la trame du monde, un atelier où l’on apprend à ne plus être dupes des évidences.
Conseils de lecture
Barthes, Roland. Le Degré zéro de l’écriture. Paris, Seuil, 1953.
Barthes, Roland. Le Plaisir du texte. Paris, Seuil, 1973.
Barthes, Roland. Fragments d’un discours amoureux. Paris, Seuil, 1977.
Barthes, Roland. La Chambre claire. Note sur la photographie. Paris, Seuil/Gallimard, 1980.

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@memoart_dadrien Embrun pour sa définition : poussière de gouttelettes formée par les vagues qui se brisent et emportée par le vent. Changez "gouttelettes" par "étoiles" et vous obtenez l'esquisse d'une vie.
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Avez-vous un mot que vous aimez particulièrement pour sa sonorité, sa précision, ou ce qu'il dit de mieux que ses synonymes ?
Selon Flaubert, « Il n'y a pas deux mots qui soient synonymes. Autant d'expressions, autant d'idées différentes. »
Flaubert passait des semaines entières sur une seule phrase. Ses lettres sont remplies de plaintes : il souffre, il cherche, il rature. L'idéal du mot juste était pour lui une obsession presque mystique.
Le mot choisi crée la nuance. Dire "triste" ou dire "mélancolique" ou dire "cafardeux" ne décrit pas la même chose.
C'est aussi une leçon pour notre époque où les mots s'appauvrissent à grande vitesse. Quand on ne distingue plus entre colère, rage, irritation et exaspération, on perd autant de façons de se comprendre soi-même.

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@styphen_c Je dois encore t'insulter combien de fois pour qu'ils viennent ?
(J'ai trop rigoler que tu chiales parce que Peugeot refuse de prendre en charge ta p'tite 208, quand j'ai vu ta bannière 😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂) : un grand merci pour ça 😉
Espèce d'enculé de bouffon !
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Moteur HS à 21000 kms
Refus de prise en charge totale !
@PeugeotFR prendre vos clients pour des pigeons vous en avez pas marre ?
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@styphen_c Ils sont tjrs pas venu me chercher, comme tu me l'a promis. Reloud mec !
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@nicowithmanyo @LeBunkerBtc C'est qui les gros? Les grands méchants patrons? Ceux qui ont créé la dette? Ou les managers qui t'exploitent/vivent sur tes efforts? La gratitude c'est calorique ou c'est de la monnaie de singe? Au moins c'est pas imposable!
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@LeBunkerBtc Tu parles du voisin d'en face, mais pas des gros qui s'engraissent et vivent sur les efforts du pauvre Nicolas ... Dommage 😐
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Tu t'appelles Nicolas, cadre sup bac+5 en CDI, t'as tout bien fait comme on t'a dit de faire:
Tu te lèves à 6h30 pour prendre le RER B et aller bosser en open space, encaisse les réunions interminables qui servent à rien, et tu rentres chez toi à 20h après avoir esquivé une bagarre dans les transports et en ayant fait le trajet à côté d'un clodo qui mettait ses pieds nus et odorants sur le siège attenant au tien.
Tu gagnes 3000€ brut, soit 2100€ dans ta poche après que l'état se soit servi deux fois, en attendant la troisième.
T'es dans la "classe moyenne" selon l'INSEE sauf que t'arrives pas à mettre 200 balles de côté.
Tu files 1700 euros par mois à la BNP pour un 38m² que t'auras fini de payer en 2059 tout en serrant l'anus à chaque fois que t'allumes la télé et qu'ils parlent d'augmenter les taxes sur les propriétaires, pendant que des jeunes inhalent du protoxyde d'azote dans ton hall en laissant les bonbonnes sur place ce qui fait mécaniquement augmenter tes charges de copropriété et baisser le prix de ton bien.
Tu bosses depuis 20 ans pour une retraite à 67 qu'on te repoussera probablement à 73, et tu seras payé en monnaie de singe de toute manière, mais tu ne veux pas t'asseoir sur tout ce "salaire différé" que tu as cotisé malgré toi.
Dans l'appartement d'en face, il y a un mec en sous-loc', "à la cool" et officiellement SDF.
Il ne sait même pas ce que ça veut dire une taxe foncière. Il n'a rien à son nom.
Il a un passeport d'un pays que tu ne saurais même pas placer sur une carte et une résidence fiscale dans un autre du même acabit.
Il passe ses hivers à Chiang Mai, ses étés à Madère, et passe chill au Frankistan de temps en temps car le fromdu et les cafés parisien "c'est sympa pour les vacs".
Il accumule du Bitcoin depuis 2020 sur un cold wallet dont personne ne connaît l'existence.
Le trésor public et les huissiers cherchent encore où il vit car la seule chose qu'ils connaissent de lui c'est une adresse de correspondance chez un service de numérisation de courrier exotique.
Il n'a jamais réglé ses amendes de stationnement et ses impayés de facture téléphonique dont il a simplement annulé les prélèvements obligatoires en fermant son compte en banque.
Il se paye des thé matcha avec une carte de débit rechargeable en Bitcoin en tchatchant les serveuses gauchistes tout en scrollant sur ses DM remplis de latinas pendant que tu fais des pets de stress remplis de cortisol derrière ton écran et que tu t'abonnes au compte de Sarah Knafo "au cas où".
T'as une situation de mâle cisgenre privilégié.
Lui, il a une vie.

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