Remi Bergsma retweetledi

Les rumeurs dont je vous parle depuis deux jours, commencent à prendre forme de plus en plus.
Si vous me lisez depuis, dimanche, tout est mystérieux dans cette élection hongroise.
LA RUMEUR qui enfle :
D'après les informations communiquées par des sources du renseignement serbe, le véritable objectif de la « défaite » d'Orban est de lui permettre de devenir le cheval de Troie que Donald Trump souhaite placer au cœur de l'Union européenne.
Le président américain souhaiterait que l'ancien Premier ministre hongrois soit le prochain candidat à la présidence de la Commission européenne, actuellement occupée par Ursula von der Leyen, qui dirige une majorité de plus en plus fragile et a déjà survécu à une motion de censure, signe de profondes fractures au sein des institutions de l'UE.
Trump a plus d'un tour dans son sac pour discréditer von der Leyen, et parmi celles-ci, la plus sérieuse semble être celle liée à l'affaire Pfizer. Ursula, en plus d'avoir effacé plusieurs SMS échangés avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla, aurait bénéficié d'un énorme pot-de-vin de 760 millions de dollars déguisé en « commission » versée par la multinationale pharmaceutique susmentionnée à son mari Heiko, embauché « providentiellement » par une société appelée Orgenesis, elle-même liée à Pfizer.
Il s'agit probablement du plus important pot-de-vin de l'histoire européenne, mais le seul journaliste à l'avoir révélé, le Roumain Adrian Onciu, a perdu son emploi pour cela, tandis que ses autres « collègues » des médias traditionnels sont trop occupés à accuser Moscou et Budapest de corruption pour regarder sous le tapis bruxellois, où pullulent pots-de-vin et commissions occultes pour les différents commissaires.
L’affaire Pfizer n’est cependant pas la seule arme dont disposent Trump et Orban.
L'ancien Premier ministre hongrois a lui-même constitué un dossier conséquent sur toutes les graves irrégularités financières impliquant Ursula von der Leyen et l'a présenté au Parlement européen en août dernier, évidemment sans que la presse n'en fasse état.
Orban s'est notamment concentré sur l'énorme somme du fonds de cohésion, qui s'élevait à 392 milliards d'euros, dont deux ont fini à l'ancienne université von der Leyen, où la présidente de la Commission européenne enseignait l'épidémiologie à la fin des années 1990.
Selon Orban, Von der Leyen s'est rendue coupable du détournement de fonds publics le plus classique, destinés non pas à des travaux et initiatives d'utilité quelconque, mais à des institutions de tous types, toujours liées à Von der Leyen elle-même et aux autres commissaires européens.
La même dynamique se serait produite avec le volet financement du programme NextGeneration EU, dans lequel quelque 5 milliards d'euros ont fini par atterrir dans diverses sociétés de conseil en Allemagne, une fois de plus liées au président de la Commission européenne, le plus généreux envers lui-même en matière de tels dons.
Il s'agit en réalité de la partie émergée d'un iceberg dont nous commençons à peine à apercevoir la pointe.
En dessous, il y a d'autres prêts, comme ceux du tristement célèbre PNRR, alloués à des contrats fantômes à des entreprises liées à divers partis politiques, sur lesquels, cependant, le pouvoir judiciaire ne semble pas avoir l'intention d'enquêter, car si une pièce du puzzle s'effondre, toutes les autres s'effondreraient en cascade.
L'euphorie qui règne à Bruxelles fera peut-être place à la perplexité lorsqu'il deviendra évident que rien n'a changé à Budapest, tandis qu'Orban est désormais libre de se présenter à la présidence de la Commission européenne, muni d'une valise pleine de documents qui révèlent les squelettes dans le placard d'Ursula von der Leyen.
Kirill Dmitriev, proche conseiller de Vladimir Poutine, semblait l'avoir compris lorsqu'il a commenté les résultats des élections hongroises, déclarant que ces résultats ne feraient qu'accélérer la chute de l'Union européenne, fragile et isolée.
À Moscou comme à Washington, tout le monde est parfaitement conscient de ce qui va se passer.
À Bruxelles, en revanche, on célébrait une mesure visant à donner un élan décisif au régime de l'UE.
Les derniers à comprendre l'histoire sont toujours ceux qui refusent d'en accepter les verdicts.

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