Samarkandya
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1er avril 1921. Une femme de 25 ans décolle de Mendoza, en Argentine.
Son avion est un biplan en bois et toile. 80 chevaux. Vitesse maximale : 50 km/h. Pas de carte. Pas de boussole. Pas de radio.
Devant elle : la Cordillère des Andes. 7 000 mètres d'altitude au sommet.
Son avion plafonne à 4 000 mètres.
Elle vole entre les flancs des montagnes, dans un froid de moins 26 degrés, pendant 4 heures et 15 minutes.
Elle se pose à Santiago du Chili. La foule l'attend. Le consul de France n'est pas là. Il a cru à un poisson d'avril.
Elle s'appelle Adrienne Bolland. 40 heures de vol au compteur. La première femme à franchir les Andes.
En France, personne n'en parle.

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J’ai quelque chose à vous annoncer.
J’attends un enfant.
Un “bébé miracle”, que je n’osais plus espérer.
Je vous en parle aujourd’hui car je ne peux plus le cacher (j'ai bien entamé le deuxième trimestre et ça commence vraiment à se voir).
Une campagne présidentielle enceinte puis avec un nourrisson, ça n’est à ma connaissance pas beaucoup arrivé dans l’histoire politique française et même à l’étranger.
Cela soulève forcément beaucoup de questions, et s’annonce comme un défi, j’en ai conscience.
Mais j’ai décidé de ne pas m’excuser de cette bonne nouvelle même si elle est vertigineuse.
Comme beaucoup de femmes, j’ai vécu le drame silencieux des fausses couches (pour rappel, cela concerne ou concernera 1 femme sur 3 dans sa vie).
Et comme on en parle très peu dans le débat public, rien n’y prépare.
Comme beaucoup de couples, nous avons connu avec mon conjoint le parcours du combattant des PMA et FIV (1 couple sur 5 est concerné par l’infertilité en France).
Je refuse que ce sujet reste un tabou alors qu’il concerne et fait souffrir tant de monde.
Alors nous allons en parler.
Politiquement.
Et agir pour mieux protéger et accompagner les femmes et les futurs parents, tout en soutenant et comprenant celles et ceux qui font le choix de ne pas avoir d’enfants.
Je l’ai promis à toutes celles et ceux que j’ai croisés dans les couloirs du CHU de Lille et qui m’ont dit : “ça nous fait plaisir de vous croiser ici. On se sent moins seuls”.
Ils/elles me faisaient promettre d’évoquer médiatiquement le sujet.
Je leur avait dit qu’un jour je le ferai.
Quand je serai en mesure de le faire.
On m’avait beaucoup dit : “Il ne faut pas se décourager”. Ça finit par arriver”.
Mais après des batteries de tests, de tentatives, d’interventions, d’injections, d’échecs, nous avions décidé une pause.
Pour que le corps puisse se reposer, se remettre, souffler.
Et c’est à ce moment-là, hors parcours, que c’est arrivé.
Je n’avais pas prévu de mener une campagne présidentielle enceinte.
Mais cela permettra sans doute pour une fois que certains sujets totalement invisibilisés soient enfin mis sur la table.
Dont les réformes à porter dans le cadre de la loi de bioéthique.
Alors je vous le dis clairement :
À toutes celles et ceux qui errent dans des parcours de traitement de l’infertilité : vous n’êtes pas seul·es.
À toutes celles et ceux qui n’y croient plus : vous n’êtes pas seul·es.
À toutes celles et ceux qui vivent des débuts de grossesse mouvementés et logistiquement compliqués et qui les gèrent sans trop pouvoir en parler : vous n’êtes pas seul·es.
À toutes les femmes qui ont pris comme une gifle l’injonction d’Emmanuel Macron au « réarmement démographique » : vous n’êtes pas seul·es.
Et pour que la solitude que l’on ressent dans ces situations ne s’ajoute pas au poids physique et psychique, on va en parler et se mobiliser.
Au mois d’avril, Anne-Cécile Mailfert sortira un livre qui évoque ce sujet.
"La panique démographique. Une réponse féministe."
La conclusion ?
Lâchez la grappe aux femmes.
Soutenez-les au lieu de les culpabiliser et de les stigmatiser.
Et n’oubliez jamais, amis passionnés de leçons de morale démographiques, qu’une société plus égalitaire, moins violente, et compatible avec une parentalité réellement partagée ne produira certes pas mécaniquement plus d’enfants, mais qu’elle seule rendra ce choix plus désirable, plus libre.
C’est le sens de la politique écologiste et féministe du vivant que je porterai à la présidentielle : une politique qui part de la vie réelle, qui protège ce qui permet de vivre - nos corps, nos liens, notre environnement - et qui fait en sorte que chacun puisse choisir librement d’avoir un enfant, ou pas, dans une société plus juste, plus douce et plus vivable.
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Out of Africa
Elle aima un homme qui ne sut pas la voir. Un homme dont le regard glissait sur elle comme la lumière sur une vitre sans jamais s'y arrêter. Alors, par dépit ou par espoir, qui peut vraiment distinguer l'un de l'autre, elle épousa son frère. Le même sang, mais pas le même cœur.
Elle traversa l'océan, seule, les malles pleines de robes de soie et de livres français, vers une terre dont elle ne connaissait même pas le nom des arbres. Elle posa sa main gantée sur la rambarde du bateau et regarda l'Europe s'évanouir dans la brume, sans savoir qu'elle ne reviendrait plus jamais la même.
Elle construisit. Avec ses ongles cassés et sa nuque brûlée par un soleil qu'elle n'avait pas prévu. Elle construisit une ferme, des rêves, des certitudes, tout cela sur un sol qui refusait de la porter. Comme si la terre même lui disait « ici, tu ne posséderas rien. »
Elle aima encore. Un homme qui sentait l'herbe sèche et le vent. Un homme qui savait lire à voix haute et atterrir un avion dans une clairière. Elle l'aima comme on aime ce qui ne restera pas. Et elle le perdit. Le ciel le prit, un mardi, quelque part au-dessus des lions et des acacias.
Elle revint les mains vides. Plus rien. Pas même un mouchoir pour essuyer ce qui restait.
Et de tout cela, des nuits sans sommeil, des trahisons sans nom, des adieux sans retour, elle fit un livre.
Un tout petit commencement : J'avais une ferme en Afrique.
Elle s'appelait Karen Blixen. Mais vous, vous l'avez connue sous un autre nom.
Isak Dinesen. Un nom d'homme, parce qu'au début, personne n'écoute une femme raconter l'Afrique.
Elle avait vingt-sept ans quand Hans traversa sa vie comme un météore. Beau, brillant, lointain. Le genre d'homme qui vous sourit et vous laisse croire que vous existez vraiment. Mais Hans aimait ailleurs. Et Karen apprit cette leçon cruelle : on ne force pas un cœur à vous choisir.
Alors vint Bror. Le jumeau. L'ombre et la lumière. Lui ne savait pas briller, il savait bouger. Danser. Boire. Partir. Il était le remède imparfait à une douleur parfaite. Il ne lui promit pas le bonheur. Il lui promit l'aventure. Et parfois, quand on saigne encore, c'est bien suffisant.
Ils quittèrent le Danemark. Les brumes du Nord pour les poussières rouges de l'équateur. Direction : l'Afrique orientale britannique. Objectif : une plantation de café, au Kenya, au pied des collines Ngong. Un projet né d'un rêve ou d'une folie, les deux se ressemblent tant.
En janvier 1914, Karen débarqua à Mombasa, épousa Bror le jour même, et devint baronne.
La ferme était belle, à sa manière. Une maison blanche au toit de chaume, entourée d'arbres qu'elle ne savait pas nommer. Et les collines, derrière, douces, vertes, éternelles. Elle crut que tout commençait.
Mais tout, en réalité, s'effritait déjà.
Bror aimait la chasse, les safaris, les absences prolongées. Et d'autres femmes. Et d'autres nuits. Il revint un jour avec un cadeau empoisonné : la syphilis. Il n'en parla pas tout de suite. Quand Karen l'apprit, le mal était déjà là, tapis dans son sang, prêt à la dévorer peu à peu.
Elle divorça. Resta.
Parce qu'entre-temps, quelque chose avait changé. L'Afrique n'était plus un décor. Elle était entrée en elle, comme un second souffle. Elle parlait swahili. Elle soignait les enfants kikuyu. Elle écoutait les vieux sous les arbres. On l'appelait Msabu, la dame. La dame qui reste, même quand tout le monde part.
Mais la ferme, elle, ne restait pas. Le café refusait de pousser. Les sécheresses, les criquets, les dettes, tout s'acharnait. Karen résista. Elle vendit ses bijoux. Écrivit à sa mère. Emprunta. Résista encore. Comme si abandonner la ferme, c'était abandonner l'idée qu'elle avait d'elle-même.
À suivre ci-dessous ⬇️


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Le 28 mars 1882, la France décide que chaque enfant, riche ou pauvre, garçon ou fille, devra aller à l'école.
Avant cette date, 624 000 enfants de 6 à 13 ans ne sont pas scolarisés. La plupart travaillent aux champs dès le printemps. Certains n'apprendront jamais à lire.
Jules Ferry impose l'instruction obligatoire, gratuite et laïque. L'Église perd son droit d'inspection dans les écoles. L'enseignement religieux est remplacé par l'instruction morale et civique.
Au Sénat, le débat dure des mois. Un sénateur, Victor Schoelcher, celui qui a aboli l'esclavage, fait scandale en déclarant publiquement son athéisme. L'opposition, ulcérée, retire ses derniers amendements.
La loi est adoptée le 23 mars. Promulguée le 28.
Chaque école de France, chaque tableau noir, chaque rentrée de septembre descend de ce texte.

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@le_Parisien Incroyable que des profils dangereux comme le sien ne soient pas neutralisés. Quelle solution reste-t-il aux femmes victimes de ces tarés hormis attaquer avant d’être attaquées?
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🔵 INFO LE PARISIEN | Désormais incarcéré au Portugal, l'ancien policier Cédric Prizzon avait en partie prémédité ses crimes, d'après les premiers éléments de l'enquête.
SMS troublants, curieux trajets en voitures… Nos révélations sur l'affaire ➡️ l.leparisien.fr/1o0p

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@LeDissesEric Une bonne nouvelle pour les habitants de Saint-Denis! Un policier raciste de moins!
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J'ai appris le mariage d'une amie de 15 ans (avec qui javais mangé 3 jours avant, qui etait a toutes mes invits bbq we et fetes maison) en ouvrant fb le dimanche matin.
La mariage avait eu lieu la veille.
\0/
✨🎀 𝓟𝓻𝓲𝓷𝓬𝓮𝓼𝓼𝓮 𝓭𝓮 𝓽𝓪 𝓣𝓛 🎀✨@powpow_brr
La dernière au courant que mon « ✌🏻✨meilleur ami✨✌🏻 » va se marier D’après lui on s’est éloignes naturellement (oui c’est très naturel moi qui envoie des messages et lui qui répond rien depuis des mois)
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Il va bien (ils me l’ont rendu), je vais bien aussi, la vie est belle et je suis comblée.
Hâte que mes grands rencontrent leur petit frère Samuel 🥰.
Lobster 🌈@theblondlobster
Le bébé est à la nurserie pour voir le pédiatre depuis plus d’une heure. Ressenti : une éternité
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@theblondlobster Je vous souhaite une belle rencontre à venir avec votre bébé.
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@poetry_weekend C’est à la fois irrésistible et exaspérant. Un combo infernal.
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@samarkandya Le père de mib fils est son sosie aussi niveau humeur et attitude !!
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Et encore 1000 de moins ! Bravo si vous êtes toujours là ! n'hésitez pas à me signaler votre compte pour que je m'y abonne (mais ne venez pas après me les casser en DM merci bien)
✰ Weekend Poetry ✰@poetry_weekend
J’ai enlevé environ 1 000 personnes : faux comptes, papes, crypto, entrepreneurs, noms de serial killers, robots vendeuses de charmes, profils sans photo ni bio. _ Si je vous vire dans les prochains jours, ne le prenez pas personnellement. Inutile de m’afficher (ouin ouin) : faites simplement une demande d’abonnement et évitons les dramas. À cette échelle, une erreur peut arriver.
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@poetry_weekend Ha ha j’aimerais bien avoir un ex qui ressemble à Ben Affleck! Pour moi c’est le même parfait. Il incarne tellement parfaitement l’humeur qu’on est nombreux à ressentir dès qu’on se branche sur l’actu.
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@samarkandya Impossible avec cette photo de profil ! Vous ne serez jamais viré !
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« Il faut un symbole combattant, guerrier » : et vous, quel nom donneriez-vous au futur porte-avions français ? l.leparisien.fr/1o3B
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