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J'aime Noël!
Dans nos campagnes berrichonnes d’autrefois, à la Noël (Nau en parler berrichon), la famille gardait la tradition de la "cosse de Nau", la souche ou bûche de Noël. Rien à voir avec les bûches pâtissières ou les bûches glacées! C'était la fête du feu et du retour de la lumière avec une grosse bûche, la plus grosse qu’on pouvait trouver.
La cosse était bénie avec une branche de buis puis allumée et la famille se rendait à l’église pour la messe de minuit. Le repas tout simple du réveillon de Noël se prenait après la messe, un repas fait de cochonnailles. Le lendemain matin, jour de Nau, les enfants trouvaient devant la cheminée où la cosse de Nau brûlait doucement de modestes cadeaux, des jouets de paille ou de bois, des galettes rustiques en forme de Naulet, déposés par le bounhoumme Nau, ou le petit Naulet, le petit Jésus.
La cosse devait brûler, lentement, durant trois jours, et sans s’éteindre car c'était un mauvais signe, afin d’entretenir la chaleur dans la pièce commune où vivait toute la maisonnée qui s'y réchauffait : parents, enfants, grands-parents, et même les chiens qu'on laissait s’approcher en bons gardiens de la maison. La porte restait ouverte aux chemineaux ou aux pauvres gens qui venaient demander un gîte pour la nuit car Nau était le temps du partage, on leur faisait une place à la table familiale.
Les fêtes de Noël terminées, on recueillait les braises éteintes de la cosse de Nau et on les conservait d’une année à l’autre. Ces restes étaient placés sous le lit du chef de famille et à chaque fois que le tonnerre menaçait, on en prenait un morceau qu’on jetait dans le feu pour protéger la maison de la foudre.
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