Jeanne
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«On aimerait qu'une manifestation comme ça puisse exister en France. Il y a des milliers de personnes», témoigne Yona, porte-parole de Némésis, dans #PunchlineWE Toute l'info est à retrouver sur cnews.fr












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« Ce vote est une honte » : Le RN étrillé après son opposition à un texte sur le cancer chez l’enfant huffingtonpost.fr/politique/arti…

Monsieur Hervouet, J’ai entendu vos propos sur CNEWS : « La France a perdu le Mali, et nous on a Bally Bagayoko, un maire malien en France. » Je veux vous répondre avec calme, mais avec clarté. Je suis un élu de la République française. Je suis Français. Né de l’histoire de l’immigration, certes, fier de mes origines familiales, évidemment, mais pleinement Français et pleinement légitime dans les responsabilités que les citoyens m’ont confiées par le suffrage universel. En me qualifiant de « maire malien en France », vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République. Ce qui est également préoccupant, c’est que ce type de propos est devenu si fréquent sur CNEWS qu’il est désormais difficile de parler de simple « dérapage ». Un dérapage suppose l’exception. Or lorsque des amalgames identitaires, des sous-entendus sur la légitimité de certains Français ou des oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale deviennent récurrents, cela révèle une ligne éditoriale et un climat idéologique plus profonds. Cette banalisation est dangereuse pour le débat public. Elle nourrit la suspicion, fracture la communauté nationale et installe l’idée qu’il existerait des Français plus légitimes que d’autres. Cette vision est une impasse. Elle l’est aussi dans notre rapport à l’Afrique. Depuis plusieurs années, les peuples africains expriment une aspiration profonde à être respectés comme des partenaires souverains, traités d’égal à égal, et non plus comme d’anciennes colonies sur lesquelles la France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle. La France doit entendre ce message. Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu. Une nouvelle doctrine diplomatique doit émerger : fondée sur le respect mutuel, la coopération équilibrée et la reconnaissance pleine des souverainetés africaines. Le Mali n’a pas été « perdu » comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. Et si les relations entre nos deux pays traversent aujourd’hui une crise profonde, cela doit nous conduire à réfléchir avec lucidité sur les erreurs commises et sur la nécessité de reconstruire des liens plus justes. Faire le parallèle entre cette situation géopolitique et mon élection comme maire en France révèle précisément le problème : l’idée persistante que des Français comme moi seraient toujours perçus à travers le regard de l’ancienne relation coloniale. Je refuse cette assignation. Je suis un élu français. Je sers la République française. Et je continuerai à défendre une France fidèle à ses principes : l’égalité, la citoyenneté et le respect de la dignité de chacun.



Interdits à Paris, des néofascistes se rassemblent en Essonne et font la fête en toute impunité ➡️ l.leparisien.fr/rZTB

Monsieur Bagayoko, J’ai lu avec attention le courrier que vous avez adressé à Vincent Hervouët @ainsivalemonde. Je suis d’accord avec vous sur un point : vous êtes incontestablement un élu de la République. Votre élection est légale. Pour autant, dans une commune nouvelle de près de 150 000 habitants, comptant 63 901 électeurs inscrits, être élu maire avec seulement 13 506 voix avec participation de 42,84 %, vous confère une légitimité démocratique, certes, mais une légitimité morale extrêmement discutable. Ce score devrait vous rappeler que vous ne représentez qu’une minorité des habitants de Saint-Denis. Vous affirmez être français, et c’est factuel. Vous êtes né en 1973 à Levallois-Perret, vous avez grandi ici, fait vos études en France et exercé brillamment un métier de cadre. Pourtant, le lendemain de votre élection, vous avez choisi de vous exprimer sur @laRadioNova en revendiquant, avec une fierté certaine et peu compatible avec les valeurs de l’extrême-gauche, votre appartenance à une noblesse malienne. Les ouvrages d’histoire que j’ai consultés sont clairs : dans les sociétés ouest-africaines précoloniales et jusqu’au XXe siècle, cette noblesse malienne était, dans son ensemble, impliquée dans des systèmes esclavagistes et la traite intra-africaine. Il n’y avait guère d’exception structurelle. D’autres élus issus de l’immigration auraient peut-être mis en avant une intégration réussie et remercié la France pour les opportunités qu’elle leur a offertes. Vous avez surtout parlé du Mali. J’ai trouvé cela étonnant, et révélateur. Vous vous adressez régulièrement aux minorités en appelant au soulèvement populaire, à la révolution, en invoquant la prise de la Bastille si les Français ne votent pas comme vous l’entendez. Ces propos ne correspondent pas aux valeurs républicaines classiques. Ils sont même perçus comme dangereux pour l’unité de la nation. Nous pourrons nous parler d’égal à égal le jour où vous vous affirmerez pleinement français dans votre cœur, sans réclamer en permanence des excuses et des réparations à d’autres Français. Il n’y a pas deux sortes de Français : il n’y en a qu’une. Tous sont égaux en droits et en devoirs. On ne peut pas exiger des réparations de la part de Français "non issus de l’immigration" tout en se revendiquant d’une noblesse malienne historique. Vous parlez de diplomatie et de respect avec l’Afrique. Mais en tant que maire de Saint-Denis, d’où parlez-vous exactement ? En tant qu’élu de la République française ou en tant que militant africain ? Le Mali est un État souverain, pour preuve il a choisi d’expulser les forces françaises. C’est son droit le plus légitime. Mais cela montre aussi les limites d’un discours qui privilégie les racines étrangères sur l’attachement à la France. Vous servez la France, dites-vous. Mais servez-vous vraiment la France et ses habitants dans leur ensemble, ou prioritairement les communautés que vous appelez à la mobilisation ? L’égalité fait partie de notre devise républicaine. Je ne suis pas raciste, j’ai simplement une profonde colère contre ceux qui se sentent avant tout étrangers tout en réclamant des privilèges et l’égalité. Regardez le chemin que vous avez parcouru : vos études, votre carrière, votre élection. C’est votre intelligence mais aussi la France qui ont permis cela. Au Mali, un tel parcours aurait été bien plus difficile. Un peu de reconnaissance envers le pays qui vous a accueilli et formé faciliterait grandement le vivre-ensemble. Aujourd’hui, vos discours et vos priorités semblent plutôt travailler à la séparation des communautés et nourrir un projet idéologique révolutionnaire. Tant que vous cracherez sur la France tout en vous drapant dans une identité malienne victorieuse, le malaise persistera. La République est une et indivisible. Un maire doit servir la commune entière, sans distinction d’origine. J’espère que vous en prendrez pleinement conscience dans l’exercice de vos fonctions. Cordialement,






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