Victor Burette retweetledi

🔴 Le secrétaire général du PS Pierre Jouvet ouvre ce BN par une analyse des municipales.
🎯 Objectif : démontrer que le PS s’impose comme « la principale force politique du pays » et donc calmer les ardeurs de l’opposition interne.
Synthèse ci-dessous [1/2] :
798 villes auront un maire socialiste pour les 7 prochaines années, soit 8,2 millions de Françaises et Français. A ce chiffre, s’ajoutent 126 villes avec une majorité municipale à laquelle participeront les Socialistes. Avec 123 conquêtes et 103 défaites (essentiellement sur des villes de moins de 20 000 habitants, 84 villes), notre solde de victoire est positif de 20 villes.
Le Parti socialiste reste de très loin le premier parti de gauche de France : ces 798 villes représentent 20% des villes où les listes étaient étiquetées, contre 10 villes pour la FI (0,2%), 23 pour les verts (0,6%), 38 pour les communistes (1%), 0% pour Génération.s, le PRG, Place Publique (une ville chacun), et 500 pour les divers gauche/union de la gauche (13%).
Nous sommes le seul parti à gouverner 6 des 10 plus grandes villes de France (+ de 100 000 habitants), à être présent dans tous les départements de France, de toutes les strates, de toutes les sociologies, de toutes les histoires.
Mais il faut aussi savoir reconnaître une réalité : nous n’avons gagné entièrement seuls nulle part. Ce n’est pas notre faiblesse spécifiquement, c’est celle de l’ensemble de la gauche, et elle n’est pas étonnante dans un pays qui vote aux deux tiers pour la droite ou l’extrême-droite. Elle dit la nécessité de faire front commun. C’est donc la stratégie de l’union avec les écologistes et les communistes dès le 1er tour qui permet de donner un élan et de placer en tête nos candidats pour qu’ils l’emportent au second.
Nous ne gagnerons pas sans les voix de la gauche radicale. Leur report nous permet dans la plupart des cas de l’emporter lorsque la liste LFI n’existe pas ou ne se qualifie pas au second tour, ce qui est la quasi-totalité des cas de figure vu que la FI ne se qualifie que dans très peu d’endroits.
Les alliances avec la FI n’ont pas davantage fait perdre la gauche lorsqu’elle sont passées que le cas inverse :
Des villes sont maintenues avec la FI (Lyon, Nantes, Grenoble, Tours) comme sans (Paris, Marseille, Lille, Rouen), des villes sont perdues avec (Clermont-Ferrand, Brest, Avignon, Tulle) comme sans (Bordeaux, Creil, Vaulx-en-Velin) fusion avec la FI. Il n’y a pas de règles générales.
La fusion de listes LFI au sein d’une liste conduite par le PS a permis dans la majorité des cas de dépasser le simple total des voix des deux partis au premier tour. Dans ces villes on note une augmentation moyenne de 14,13 % de voix pour le PS. Les reports prouvent donc de l’électorat de gauche n’est pas coupé en deux et les voix de la gauche radicale se reporte sur nos listes au second. S’en couper serait donc signer la défaite de la gauche.
La réalité c’est que l’intransigeance face à la FI ne permet pas de gagner. Et les défaites encaissées l’auraient été sans la FI car nous n’étions pas en dynamique au premier tour, souvent en deuxième position (Brest) ou en 3ème (Toulouse ou Limoges). Dans toutes les villes où nous étions en tête du 1er tour nous avons gagné au 2nd tour.
Par ailleurs, il faut noter qu’il valait en général mieux une fusion qu’un désistement : dans la majorité des cas, la fusion de LFI derrière le PS a permis de dépasser la somme des voix des deux blocs, en moyenne de 14 %, alors qu’un désistement de LFI au profit du PS n’a permis qu’une augmentation moyenne des voix de 7%. Et quitte à fusionner, mieux valait le faire derrière le PS que derrière LFI, puisque les fusions PS derrière LFI ont provoqué une baisse moyenne de 2,9 % de voix. Les fusions derrière le PS sont donc les meilleurs cas de figure pour que la gauche gagne dans son ensemble.




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