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"Elise rêvait de devenir chirurgienne. A 23 ans, elle effectue son premier stage d'internat dans un service d'oncologie. Comme tous les internes, elle enchaîne les journées à rallonge. Sur son planning, Laurence, sa mère, compte jusqu'à dix jours de travail consécutifs. Et encore, il n'indique pas les horaires... En réalité, sa fille assurerait près de 100 heures par semaine. Au téléphone, elle lui raconte "des gardes où elle n'arrive même pas à aller aux toilettes", faute de temps, ce qui lui provoque des infections urinaires. Et surtout, elle est confrontée quotidiennement à des cas très lourds.
"Elle a fait deux gardes successives à quinze jours d'intervalle, qui l'ont marquée énormément", raconte Laurence. Lors de la première, l'état d'un patient l'oblige à faire appel à la réanimation. Le service est débordé, et la jeune fille doit se débrouiller seule, ce qui "l'a énormément stressée", selon sa mère. Lors de la deuxième garde, "même chose, mais le patient est mort. C'est la première fois qu'elle était confrontée, en première ligne, à la mort d'un patient", précise Laurence, qui imagine sans mal à quel point ce sont "des événements extrêmement traumatisants pour un interne".
Le lundi suivant, Elise entame un autre stage dans un service dont elle connaît la réputation : les internes y seraient, paraît-il, livrés à eux-mêmes. A sa mère, elle confie au téléphone être "un peu inquiète". Juste après la fête de fin de stage où elle apparaît, souriante, sur une photo que Laurence a conservée, la jeune fille "s'est effondrée en larmes, sans raison. Elle est rentrée chez elle. Et là, elle a avalé la boîte de médicaments qu'elle s'était elle-même prescrite pour lutter contre le stress, quinze jours plus tôt", raconte sa mère, évoquant "une espèce de décompensation".
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