




K.Y. YANTŪMBI
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J'ai à ma manière rendu hommage à l'un d'entre eux, Mudimbe.






La kinoisitude La kinsoiserie @yantumbi



INSTANT STRATÉGIE Moi ministre de l'ESU, la première décision que je prendrais : interdire aux universités de recevoir les candidatures au doctorat des mandataires publics, des membres en fonction du gouvernement, du parlement et des forces armées.

CAPSULE DU DIDACTICIEN N° 02 : DE L'ÉTHIQUE DE LA MÉDIATION AFFECTIVE À L'ÉTHIQUE DE LA COHÉSION SOCIALE Lubumbashi. La Ruashi. Janvier 1998. Quartier II. Un différend familial chez nos voisins déborda très vite dans l’espace du voisinage – querelle conjugale devenue affaire collective, où s’entremêlaient rumeurs, prises de position et solidarités de circonstance –, l’intervention d’un aîné respecté s’était imposée comme un moment décisif de régulation. La scène fut familière. Elle mit en jeu, dans un même mouvement, la parole apaisante, les gestes de reconnaissance mutuelle, mais aussi des stratégies implicites de rééquilibrage des torts, lesquelles, bien que situées dans l’épaisseur des affects et des appartenances, participaient déjà – et de manière souvent imperceptible – à la restauration d’un ordre relationnel plus large. C’est à partir de ces pratiques ordinaires, à la fois ancrées et dynamiques, que peut se penser le passage de l’éthique de la médiation affective à celle de la cohésion sociale. Penser l’éthique de la médiation affective à partir du principe selon lequel toute médiation est une remédiation, c’est d’abord reconnaître que toute intervention dans le champ des relations humaines survient sur fond de manque, de rupture ou de déséquilibre. La médiation n’est jamais anodine. Elle s’inscrit dans une situation déjà altérée. Elle vise à restaurer, à réajuster et, plus plus, à reconfigurer. En ce sens, la médiation affective – entendue comme l’ensemble des pratiques par lesquelles des sujets tentent de réguler, de traduire ou de réparer leurs liens émotionnels – apparaît comme une entreprise fondamentalement corrective, mais aussi créative, dans la mesure où, tout en cherchant à combler une faille (faille parfois imperceptible, parfois abyssale), elle produit de nouvelles formes de relationnalité, lesquelles, parce qu’elles sont historiquement situées, symboliquement médiées et diversement médiatisées, ne reconduisent jamais à l’identique l’état antérieur. Ainsi, l’éthique de la médiation affective ne saurait se réduire à une simple déontologie de la réparation. Elle engage une responsabilité plus large. Elle suppose de prendre en charge, dans le geste même du médiateur – geste fragile, souvent incertain, et toujours exposé à la mésinterprétation –, les effets secondaires de toute remédiation, c’est-à-dire les transformations qu’elle induit, parfois à l’insu des acteurs eux-mêmes, dans la texture des liens, dans la distribution des places, dans la configuration des attentes. Or, si toute médiation affective est remédiation, alors toute remédiation, en tant qu’elle recompose du lien, porte en elle une dimension politique. Elle excède le strict cadre intersubjectif. Elle participe, de manière diffuse mais réelle, à la production de la cohésion sociale. Car les micro-ajustements affectifs – ces négociations discrètes, ces rééquilibrages silencieux, ces tentatives de reconnaissance réciproque –, lorsqu’ils se multiplient et s’entrecroisent, finissent par constituer le tissu même du (bien)-vivre-ensemble. Dès lors, passer de l’éthique de la médiation affective à une éthique de la cohésion sociale revient à opérer un changement d’échelle, sans pour autant rompre la continuité conceptuelle. Ce qui se joue dans l’intimité des relations – dans ces espaces où se déploient, de manière parfois chaotique, les affects, les attachements, les blessures et les réparations – se prolonge, par agrégation et par diffraction, dans l’espace social élargi, où les mêmes logiques de médiation et de remédiation se rejouent, mais sous des formes institutionnalisées, normées, et souvent plus visibles. Cependant, une telle extension ne va pas sans tensions. Car, si la médiation affective privilégie la singularité des sujets – leurs histoires, leurs vulnérabilités, leurs modes propres d’attachement –, l’éthique de la cohésion sociale, quant à elle, tend à universaliser des principes, à stabiliser des normes, à garantir des formes de compatibilité entre des individus et des groupes hétérogènes. Il en résulte une tension constitutive, que toute réflexion éthique se doit d’assumer : comment préserver l’épaisseur du vécu affectif, sans le dissoudre dans des abstractions normatives, tout en assurant, simultanément, les conditions d’une coexistence pacifiée ? C’est précisément dans cet entre-deux – espace instable, mais fécond – que peut se déployer une éthique renouvelée, attentive à la fois aux dynamiques fines de la médiation affective et aux exigences macrosociales de la cohésion. Une telle éthique, loin de prescrire des solutions univoques, inviterait plutôt à une vigilance constante : vigilance à l’égard des effets de toute intervention, vigilance à l’égard des asymétries qu’elle peut renforcer ou atténuer, vigilance, enfin, à l’égard de cette vérité souvent oubliée – à savoir que réparer un lien, c’est toujours, en même temps, en inventer un autre.

Israël : Panique après les attaques iraniennes à Dimona et Arad 😭 Pendant ce temps, le ministre iranien des Affaires étrangères 🇮🇷 , même après l'assassinat de hauts dirigeants iraniens : « Je ne crains pas la mort, qu’ils me tuent. Ce sera un honneur pour moi de mourir pour mon pays. » 🔥 C'est du COURAGE qu'il faut vraiment 🗿🫡

CAPSULE DU DIDACTICIEN n° 01 : (RE)PENSER MÉDIATION COMME REMÉDIATION Il y a quelques temps, au détour d’une réflexion sur une proposition théorique sur la notion de l’attachement, je suis, à mesure que j'avançais dans mon propos, arrivé, par la formulation d'un énoncé laconique – « la médiation est toujours, selon un certain point de vue, une remédiation » – une intuition conceptuelles sur laquelle il me paraît à présent nécessaire de reconsidérer. Y revenant, il me semble que l’intuition ainsi formulée gagne en profondeur dès lors qu’on la resitue, notamment, dans les cadres conceptuels des sciences de l’éducation et de la formation, dont les cadres issus de la didactique, de la psychologie de l'éducation et des théories socio-constructivistes de l’apprentissage. D’un point de vue pédagogico-didactique, la médiation peut en effet être comprise comme une tierce opération, je dirai mieux : comme une opération seconde, c’est-à-dire comme une intervention qui s’inscrit dans un écart préalable : écart entre le sujet et le savoir, entre l’intention d’enseignement et l’effectivité de l’apprentissage, entre les prescriptions curriculaires et leur appropriation réelle. En ce sens, toute médiation suppose déjà une forme de défaillance, de résistance ou, plus subtilement, d’opacité du rapport au savoir. Elle n’est pas première, mais toujours déjà située dans l’après-coup d’une inadéquation. Cette perspective rejoint les analyses issues de la théorie de la médiation, dans lesquelles l’acte pédagogique est envisagé comme un travail d’ajustement continu. Le médiateur – enseignant, pair, dispositif ou outil – intervient pour reconfigurer les conditions d’accès au savoir, en tenant compte des obstacles épistémologiques, cognitifs ou socio-affectifs rencontrés par l’apprenant. Dans cette optique, la médiation agit comme une remédiation au sens large : elle ne se limite pas à corriger une erreur ponctuelle, mais vise à restructurer les conditions mêmes de possibilité de l’apprentissage. En ce déplacement conceptuel s'effectue une nuance particulièrement éclairant si l’on mobilise les apports vygotskiens ainsi que les enrichissements ultérieurs de ceux-ci. Dans sa théorie de la zone proximale de développement, la médiation apparaît comme ce qui permet de combler l’écart entre ce que l’apprenant peut faire seul et ce qu’il peut accomplir avec assistance. Or, cet écart n’est rien d’autre que l’indice d’une insuffisance temporaire, d’un manque structurant – autrement dit, d’une situation appelant remédiation. La médiation devient alors le processus par lequel ce manque est travaillé, transformé, et progressivement résorbé. Cependant, réduire la médiation à une simple correction serait insuffisant. Dans une perspective plus contemporaine, notamment inspirée par la didactique professionnelle et les travaux de Pierre Pastré, la remédiation elle-même se complexifie : elle n’est plus seulement réparation, mais reconfiguration des schèmes d’action et des cadres de compréhension. La médiation ne vient pas « réparer » un déficit, mais reconfigurer une activité en vue d’en accroître la pertinence et l’efficacité. On peut ainsi avancer que la médiation est intrinsèquement remédiative dans la mesure où elle s’inscrit toujours dans une dynamique d’écart et de transformation. Elle opère comme une reprise – au sens presque herméneutique du terme – du rapport au savoir. Elle suppose une lecture des obstacles, une interprétation des difficultés, et une intervention ajustée visant non seulement à les surmonter, mais à en faire des leviers d’apprentissage. Enfin, cette conception permet de dépasser une vision déficitaire de la remédiation. Si toute médiation est remédiation, alors la remédiation cesse d’être une pratique marginale ou stigmatisante réservée aux « élèves en difficulté » : elle devient le cœur même de l’acte d’enseigner. Enseigner, ce n’est pas seulement transmission, partage, mais sans cesse remédiation – c’est-à-dire ajustement, traduction, reformulation, scénarisation – pour rendre le savoir accessible, appropriable et, surtout, fondamentalement signifiant. Ainsi reformulée, l'intuition initiale ouvre sur une redéfinition exigeante de l’activité didactico-pédagogique : la médiation n’y apparaît plus comme un simple intermédiaire, mais comme une pratique fondamentalement transformatrice, toujours déjà engagée dans le travail de la remédiation.






Books written by Iranian security chief Ali Larijani who was killed in US-Israeli airstrike yesterday.


DOUBLE PARUTION, DOUBLE VERNISSAGE : RETOUR SUR UN DOUBLE ÉVÈNEMENT MÉMORABLE Il y a des évènements littéraires qui laissent des marques indélébiles. Le double vernissage, le mercredi 04 mars 2026 à l’Institut Français de Lubumbashi, des ouvrages Passage à vide et Entretien d’embauche… en fait assurément partie. L’un des moments les plus marquants fut sans doute le baptême symbolique des deux ouvrages par le Professeur émérite Alexis Takizala Masoso, Recteur de l'Université Nouveaux Horizons (UNH), dont les mots, à la fois élégants et pénétrants, ont salué la force narrative et la profondeur des textes. Un geste solennel, chargé de sens, qui a donné à la cérémonie une dimension à la fois intellectuelle et chaleureuse. Autre instant saisissant : la lecture scénique proposée par cinq lecteurs (deux enseignants du Complexe scolaire Balou) et trois jeunes élèves, dont Mlle Lunda Kyata Yantūmbi, fille de l’écrivain. Avec justesse et prestance, ils ont prêté leur voix à quelques extraits choisis, donnant chair aux personnages et aux situations. Dans la salle, le silence attentif du public témoignait du charme suspendu de l’instant. Entre échanges, sourires et discussions passionnées autour des livres, cette soirée aura été bien plus qu’un simple lancement : une véritable célébration du savoir et du partage. Merci à tous ceux qui ont contribué à faire de ce double vernissage un moment aussi vibrant. Commandez les ouvrages au numéro : +243 995 355 995 Passage à vide : 39,99 USD. Entretien d'embauche : 29,99 USD.