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@MiloYohan

La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude et c'est pour cela qu'elle est appelé progrès - guys debord

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Joe black@MiloYohan·
x.com/MarioNawfal/st… C’est la dernière preuve en date de l’immanence historique du Traité de Rapallo (1922). Rapallo, c’était la première esquisse concrète d’une potentialité stratégique eurasienne : un axe continental de Brest à Vladivostok en passant par Berlin, où l’Europe et la Russie pouvaient s’affranchir de la tutelle anglo-saxonne en unissant leurs forces productives, leurs ressources et leurs marchés. Cette possibilité n’a jamais disparu, elle a été refoulée, sabotée, mais elle reste inscrite dans la logique matérielle du continent. Regardez la séquence : -De Gaulle tente explicitement de sortir l’Europe de la tutelle américaine (retrait du commandement intégré de l’OTAN, discours de Strasbourg 1959 -Années 1980 : sanctions Reagan contre le gazoduc sibérien Les États Unis interdisent aux entreprises européennes de fournir des technologies pour le gaz soviétique vers l’Europe pour empêcher l’interdépendance énergétique qui aurait donné corps à une Europe continentale autonome. -2014-2015 : la vente d’Alstom à General Electric Sous la houlette d’Emmanuel Macron (alors ministre de l’Économie), la France cède à GE la division énergie d’Alstom (nucléaire, turbines, etc.) après un chantage judiciaire américain (arrestation de Frédéric Pierucci) -Destruction de Nord Stream (2022) : coupure volontaire de la principale artère gazière russo-européenne. -2021 : l’affaire AUKUS Les États-Unis sabotent brutalement le contrat de sous-marins français avec l’Australie pour le donner à l’AUKUS. Nouvelle humiliation industrielle et géopolitique. -Démantèlement systématique des positions françaises au Moyen-Orient (Iran, Irak, Syrie, Libye, Liban) via guerres, sanctions et déstabilisation, avec à la clé le nucléaire, l’automobile, l’immobilier et surtout le pétrole. -Qatar Energy qui réduit ou arrête ses exportations de GNL depuis South Pars / Ras Laffan (17 % de la capacité mondiale hors ligne pour plusieurs années après les frappes iraniennes). Et maintenant, Trump qui propose à l’Europe un « contrat » de GNL américain assorti d’un ultimatum : signez le deal commercial de 750 milliards de dollars d’ici le 26 mars, ou perdez l’accès « favorable » au gaz américain. C’est limpide : les États-Unis ne veulent pas seulement vendre du gaz. Ils veulent achever l’Europe en la rendant structurellement dépendante, en l’empêchant pour toujours de redevenir un pôle autonome capable de s’articuler avec la Russie et l’Asie. Chaque « victoire » américaine (Nord Stream, chaos moyen-oriental, chantage énergétique) est en réalité un acte désespéré pour tuer dans l’œuf la potentialité eurasienne qui menace leur hégémonie. Dialectiquement, c’est la contradiction classique du capital impérialiste tardif : pour survivre, il doit détruire toute concurrence stratégique, y compris celle de ses propres alliés (faux alliés). Mais chaque coup porté pour vassaliser l’Europe creuse un peu plus le fossé qui la pousse, à terme, vers l’axe continental qu’elle n’a jamais pu pleinement réaliser. La France et l’Europe ne sont pas seulement « isolées » : elles sont méthodiquement déclassées pour que la grande synthèse eurasienne ne voie jamais le jour. Rapallo n’est pas mort. Il est refoulé. Et chaque chantage américain ne fait que rappeler à quel point cette possibilité reste dangereuse pour l’empire en déclin. Le capital américain sait très bien ce qu’il fait. La question est : l’Europe le sait-elle encore ?
Mario Nawfal@MarioNawfal

🇺🇸🇪🇺Trump basically just gave 450 million Europeans an ultimatum: sign the $750 billion trade deal by March 26 or lose favorable access to U.S. LNG. Qatar's Ras Laffan LNG (17% of global capacity) is offline for 3–5 years after Iranian drone strikes, Russia’s pipeline gas is cut, and Norway is maxed out, leaving America as Europe's only scalable supplier. With LNG prices up 35–50% since Hormuz closed, this isn't impulsive... it's the most calculated energy play in U.S. history, using the crisis to force a massive trade win. Source: @shanaka86 CNBC

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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@Maopresident_ À tous les ignares qui pensent qu'orwell a imaginé un futur dystopique vous vous trompez. Orwell a juste décrit son vécu dans les barricades de barcelone en 1936-37.
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
tu le fais exprès ou quoi ? la lecture est une histoire de passion, d'Eros, je fais parti d'un "club" de lecture ou tous les milieux sociaux sont représentés, d'ailleurs d'un point de vue marxiste il n'y a que deux classes, les capitalistes et les prolos, un prolo c'est pas un mec en bleu de travail mais un mec qui n'a aucun pouvoir sur sa vie de travailleur, comme toi et moi comme tout le monde en fait. On a lu Hegel ensemble, on lit marx ensemble, on lit du Debord on se partage plein de textes, et tout le monde a un rythme de vie différents certains ont 2,3 gosses, certains ont 30 d'autres 47ans, on trouve toujours le temps, si t'as le temps de regarder des séries, comme tout le monde alors t'as le temps de lire. Aucune excuse, si t'as la flamme d'apprendre en toi rien ne t'arrêtes dans ton développement et ton apprentissage. Mais cette flamme se cultive et se nourrit, il faut faire effort de creusement et de lecture.
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Zagreus
Zagreus@Zagreus2275730·
@MiloYohan Mépris de classe intériorisé ça, j'suis désolé hein, même avant tik tok les gens lisent pas Marx
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Zagreus
Zagreus@Zagreus2275730·
Le fait que ça me reproche d'infantiliser les gens quand je dis qu'il y a pas d'impératif à lire des livres longs et chiants de vieux mecs morts, ça me rappelle bien que vous êtes quasiment tous des étudiants déconnectés
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
Donc à l'usine on a pas le temps de lire ? Quand je bossais à la mairie pour nettoyer les rues j'avais le temps de lire, puis quand j'ai fait du chantier puis des boulots sur bateau j'avais le temps de lire, puis maintenant que je fais du bureau j'ai toujours le temps de lire même quand je fais des journées de 15h donc oui tout le monde a le temps, et j'ai une fille. Le temps que les gens passent à scroller des heures par jours ils peuvent le passer à lire, au lieu de regarder netflix tu peux lire et ce même à petits coups de 30min par ci et par là. Ensuite on est en france quasi tout le monde à son week end et 2h de lecture par week end ça se trouve.
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Zagreus
Zagreus@Zagreus2275730·
@MiloYohan "le temps ça se trouve" je suis curieux de savoir de quel milieu social tu viens tiens
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@Zagreus2275730 Tout le monde peut, tout le monde peut lire, le temps ça se trouve, certes ça prendre le temps que ça prend mais c'est largement faisable, et ce n'est pas un sacrifice, si le sujet te passionne, alors on ne parle pas de sacrifice mais de moments de passion intense.
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Zagreus
Zagreus@Zagreus2275730·
@MiloYohan J'ai pas dit que tout le monde pouvait pas le faire, j'ai dit que c'était un privilège et un sacrifice de temps et d'énergie que tout le monde peut pas se permettre
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@Zagreus2275730 c'est juste du temps et du boulot tout le monde peut y arriver
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Zagreus
Zagreus@Zagreus2275730·
La capacité de lire un livre de Marx, autre que le manifeste, en entier et avoir tout les outils pour le comprendre c'est un ptn de privilège
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
surtout que le but interne du capitalisme c'est bien d'accumuler, donc si tu accumules d'un coté une quantité d'argent censé être "finie" c'est que de l'autre coté il y a bien des gens qui n'auront rien à accumuler, un monde ou t out le monde est riche n'existera jamais. Tant qu'il y a de l'argent il y a ce rapport social aliéné qu'est l'accumulation comme but immanent et donc il y a hiérarchie entre les hommes non pas sur leur usage mais sur leur capacité à échanger des biens...
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Anti-JupiterBIS🏴
Anti-JupiterBIS🏴@Anti_JupiterBIS·
Les capitalistes t'expliquent que les inégalités c'est pas grave car ce qui compte c'est que tout le monde puisse sortir de la pauvreté. Ce qui est pratique pour justifier la domination, car un riche dominera toujours un pauvre.
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@Shelby5465oid Oui oui marek on te croit vous êtes tous en danger de mort je le vois dans le marais ça semble évident
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Shelby
Shelby@Shelby5465oid·
« À Paris, les juifs ont peur de descendre dans le métro dans mon livre. C'est comme s'ils descendaient avec leur étoile jaune », regrette Marek Halter, et qui raconte n'importe quoi en faisant passer les Parisien•nes pour des antisémites.
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@MacLesggy @BrivaelFr ma réponse à ces inepties : x.com/MiloYohan/stat…
Joe black@MiloYohan

Voilà bien l'argument libéral contemporain dans tout son déploiement... la défense de la "croissance intensive" par l’intelligence artificielle et l’expansion spatiale, repose sur une méconnaissance profonde des catégories ontologiques de la marchandise et des lois immanentes du mouvement du capital. Cela démontre une vision de la croissance comme si c’était une pure création d’utilité dématérialisé : une progression purement quantitative qui s’imagine pouvoir s'affranchir de ses propres limites qualitatives par un simple changement d'échelle ou de support technique. Pourtant, la logique enseigné par Hegel nous dit bien que tout système parvient à un point nodal où le changement quantitatif se transmute en saut qualitatif, menant nécessairement à la dissolution de la forme antérieure. Et ceci est prouvé par toute l’histoire des modes de productions précédents le capitalisme. Tu dis que l’innovation permet de faire plus avec moins transformant ainsi des barrières physiques en simples étapes d'une expansion illimitée. Si le capital perçoit tout obstacle naturel (pétrole, métaux, espace) comme une barrière qu'il doit violer pour se survivre, il rencontre en lui même une limite absolue : sa dépendance vis à vis du travail vivant pour la création de plus value… Le salariat est indissociable du capitalisme. L'accélération de l'efficience technologique que tu mentionnes (diminution du poids de l'aluminium, optimisation par l'IA) ne fait que rapprocher le système de son "point nodal". En réduisant le travail humain à une petite portion, le capital tarit la source même de la valeur. Ce qui semble être un triomphe de l'ingéniosité humaine est, d'un point de vue dialectique, l'approche du moment où le système ne peut plus se maintenir sous sa forme actuelle de "valorisation de la valeur". Comme tous les libéraux tu affirme que le gâteau continuera de grandir parce que la "valeur est utilité". C'est ici que réside l'erreur ontologique majeure. Marx réfute cette confusion en critiquant Say et Bastiat. L'utilité (valeur d'usage) est une propriété concrète et particulière, tandis que la valeur (valeur d'échange) est une abstraction sociale fondée sur le temps de travail socialement nécessaire. Une augmentation de la valeur d’usage (plus de smartphone, plus de datas) ne veut pas dire augmentation infini de la valeur, au contraire, plus une marchandise est produite efficacement, moins elle contient de temps de travail, et plus sa valeur individuelle tend vers zéro. Le capitalisme ne cherche pas à maximiser l'utilité pour l'humanité, mais à maximiser la plus-value. En automatisant la production à l'extrême par l'IA, le capital détruit la substance de la valeur qu'il cherche à accumuler. La "croissance infinie" d'utilités gratuites ou quasi-gratuites est la mort logique du capital, car elle rend l'échange marchand et le profit impossibles. Tu ironises sur la théorie de la valeur travail mais tu ne vois pas que l’IA est la preuve ultime de la validité de la théorie par l’absurde. Si une IA peut générer des millions de bidules ou optimiser des réseaux sans intervention humaine, le coût de reproduction de ces services chute drastiquement. Mais sans travail vivant (nous) , il n'y a plus de création de valeur. Le capital se retrouve face à une masse gigantesque de travail mort (robot, IA) qu'il doit amortir, mais sans base de profit suffisante pour justifier l'investissement. Le système devient alors un monstre mécanique qui dévore les ressources pour produire des utilités qu'il ne peut plus vendre à profit, car la base de revenus (les salaires) a été érodée par l'automatisation même. Tu dis que Musk et Bezos veulent déplacer l'industrie lourde dans l'espace. C'est l'aveu ultime que le taux de profit sur Terre est devenu trop bas pour soutenir l'accumulation. Le capital cherche un nouveau moyen de se valoriser ailleurs car le poids de la dette générée par ce même système le détruit. Tu oublie la logique immanente de la dette, le capital se réfugie dans la sphère financière. Le crédit devient le moteur de la croissance, permettant de simuler une demande que les salaires réels ne peuvent plus soutenir. La dette créée une illusion de richesse d’un argent qui n’existe pas encore et qui n’existera jamais. Nous sommes dans un mécanisme de report de la crise. Chaque cycle de croissance est financé par des promesses de profits futurs que l'automatisation rend de plus en plus improbables. La dette est le pont jeté au dessus de l'abîme de la dévalorisation, mais ce pont finit par s'effondrer sous le poids de la surproduction. Pour conclure on dira que ton discours libéral est le chant du cygne d'un système qui ne peut plus imaginer son avenir que dans la fuite spatiale et l'abstraction financière. En confondant la croissance de l'utilité avec la survie du capital, il oublie que la valeur est un rapport de pouvoir fondé sur l'exploitation du temps humain. L'IA, en réduisant ce temps à néant, signe l'arrêt de mort du capital

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MacLesggy
MacLesggy@MacLesggy·
Excellent débunk d’une idée reçue trop répandue : « la croissance infinie dans un monde fini est impossible » par @BrivaelFr ⤵️
Brivael - FR@BrivaelFr

Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.

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Joe black
Joe black@MiloYohan·
Dans ne détail tu as raison mais Rapallo n’était pas un simple accord bilatéral, c’était la première esquisse concrète d’une potentialité stratégique eurasienne, un axe continental autonome de Brest à Vladivostok. Une Europe qui, en s’articulant avec la Russie, pouvait s’affranchir de la tutelle anglo-américaine. Ce spectre a terrorisé Washington dès 1922, et il n’a jamais cessé de le faire.
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Guibert Philippe
Guibert Philippe@Phil6gbrt·
@MiloYohan @LaurenceMoussi3 @LaurentOzon Un peu de mal à voir en quoi la France était partie prenante au traité de Rapallo de 1922. Ce traité signé entre la République de Weimar et l’URSS a permis les premières violations du traité de Versailles par l’Allemagne en lui permettant de recréer son armée.
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Laurent Ozon
Laurent Ozon@LaurentOzon·
Oui. La conjonction des deux chocs actuels – la paralysie du détroit d'Ormuz (et plus largement du golfe Persique) due à la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran et la campagne ukrainienne de drones qui a mis hors service environ 40% des capacités d'exportation pétrolière russe en mer Baltique – ne sont pas deux incidents isolés, mais pris ensemble, une destruction systémique des chaînes d'approvisionnement de la mondialisation. Cette situation a déjà été modélisée ... La mondialisation était déjà fragile, elle est désormais déstabilisée en profondeur puisqu'elle repose sur trois piliers : chaînes de valeur longues, logistique just-in-time et énergie bon marché, sûre et abondante. Chauprade parle justement de « destruction des chaînes d'approvisionnement » : ce ne sera en effet pas une simple hausse des prix, c'est une désynchronisation systémique qui se prolongera par effets de cascade jusqu'en 2030. Et après, le monde aura basculé : augmentation durable du Brent, pénuries localisées, augmentation des coûts du fret et du transport maritime (avantage aux intégrations continentales), impacts alimentaires lourds du fait de rendements en baisse via le manque d'engrais (phosphates, ammoniac du golfe) bloqués (crises alimentaires et inflations à potentiel de déstabilisation politique et migratoire). Perturbations fortes sur les activités chimiques, plastiques, aciers, désindustrialisation accélérée, inflation énergétique et stagflation : les banques centrales sont piégées et les dettes souveraines explosent. Les options se durcissent et ne sont plus mondialisées. On entre donc sans doute dans une phase de démondialisation forcée , puisque les entreprises ne pourront plus maintenir les chaînes globales. Le « friend ou near-shoring » devient obligatoire, mais il est trop tard pour le mettre en place sans choc. La « méga-tempête » est donc une transition de civilisation : fin de l'hyper-mondialisation pétrolière (1945-2026) et début du temps des blocs. Les pays européens sont l'isthme de l'Eurasie et la rive nord de la mer Méditerranée. Avec l'Amérique, ils ne sont rien, et ils vont devoir s'en souvenir.
Aymeric Chauprade@a_chauprade

Ce qui se passe dans le Golfe persique et maintenant en Russie avec les Ukrainiens touchant les moyens de production pétrolière de la Russie c'est une totale destruction des chaînes d'approvisionnement de la mondialisation. Une méga tempête disruptive se prépare pour l'Humanité.

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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@Anti_JupiterBIS Vive l'usine globale ! On a tellement gagné au change, on est passé des champs des vaches et des brebis au cadastre de l'open space et de la start up vide de tout Eros générique.
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Anti-JupiterBIS🏴@Anti_JupiterBIS·
La réussite du capitalisme, c'est d'avoir réussi à faire travailler plus les gueux en 2026 qu'au Moyen-Age Quel progrès !
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
La question est mal posée parce qu’elle reste prisonnière du cadre capitaliste, répartition OU capitalisation, c’est toujours le même mode de production qui décide. les deux systèmes ne sont que deux formes différentes de gestion de la reproduction de la force de travail. La répartition socialise (mal) la ponction sur la plus value actuelle et la capitalisation transforme les pensions en capital fictif (titres, fonds de pension, dette publique) qui doit générer une plus value future sur du pognon qui n'existera jamais. Dans les deux cas, le capital doit extraire toujours plus de travail vivant pour payer les retraites d’hier. Si on ne change pas de mode de production tous ces débats sont inutiles.
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Albert
Albert@bebert_D·
Vraie question pour les spécialistes. Ok, le système par répartition ne fonctionne plus en cas de démographie trop faible. Mais le système par capitalisation ne serait-il pas lui aussi mis à mal dans ce cas ? Je vois mal une France moins peuplée arriver à assumer cette charge.
Brivael - FR@BrivaelFr

Je vais prendre le temps de te répondre parce que c'est un sujet qui me tient à coeur. Je bosse dans la tech. J'ai monté ma boîte, je sais que personnellement j'aurais probablement jamais besoin du système de retraite par répartition. Je pourrais être complètement égoïste là-dessus. Mais j'ai pas envie de regarder un mur arriver sans rien dire. Alors posons les chiffres, calmement. Le système de retraite français c'est 14% du PIB. 388 milliards d'euros par an. Un quart de toutes les dépenses publiques. Le poste budgétaire le plus lourd du pays, et de loin. Ce système repose sur un principe simple : les actifs d'aujourd'hui paient les retraités d'aujourd'hui. Tu cotises pas pour toi. Tu paies la pension de quelqu'un d'autre, en espérant que la génération suivante fera pareil pour toi. Sauf que le ratio s'effondre. Dans les années 60, 4 actifs pour 1 retraité. Aujourd'hui 1.7 pour 1. Et le taux de fécondité vient de tomber à 1.56 enfant par femme en 2025, le plus bas depuis 1917. Un système qui repose sur le nombre d'actifs, dans un pays où le nombre d'actifs diminue structurellement. C'est pas une opinion politique. C'est de l'arithmétique. Le COR projette 13 milliards de déficit en 2029. La Cour des comptes annonce 30 milliards en 2045. Et le COR dit lui-même que le système restera déficitaire jusqu'en 2070, même avec la réforme de 2023. Un demi-siècle de déficit continu. Sur un quart des dépenses publiques d'un pays déjà endetté à 110% de son PIB. Et maintenant la vraie question : pourquoi personne n'en parle ? Parce que les retraités votent. Massivement. C'est la tranche démographique avec le taux de participation le plus élevé en France. Tout le monde le sait. Et tout politique qui touche aux retraites sait qu'il perd une élection. Donc on a une situation absurde : le plus gros poste de dépense du pays, celui qui est structurellement en déficit, celui dont les projections sont catastrophiques sur 50 ans, est aussi celui dont aucun politique n'ose parler honnêtement. Parce que le calcul électoral l'interdit. Et ça devrait te poser une question simple : quand quelqu'un te dit "je vais redresser la France", "je vais remettre les finances en ordre", et que cette personne évite soigneusement le sujet des retraites, qu'est-ce que ça te dit ? Ça te dit qu'elle fait de la communication, pas de la politique. Parce que tu peux pas prétendre vouloir assainir les finances publiques en ignorant volontairement 25% des dépenses. C'est comme dire "je vais ranger la maison" en refusant d'ouvrir la pièce où tout le bordel est stocké. La vérité c'est que refuser de réformer, c'est pas "protéger les acquis". C'est mathématiquement condamner la génération suivante à payer plus pour recevoir moins. Ou à financer le trou par de la dette, c'est-à-dire par les impôts de tes enfants. Il y a que 3 leviers : reculer l'âge, baisser les pensions, ou augmenter les cotisations. Chaque levier fait mal. Mais ne rien toucher fait encore plus mal, plus tard, pour tout le monde. Et pourquoi est-ce qu'on s'interdit de regarder les pays qui ont des systèmes mixtes (répartition + capitalisation) ? La Suède, les Pays-Bas, le Canada. Pas exactement des pays cruels. Ils ont compris qu'un pilier unique basé sur la démographie dans un contexte de vieillissement, c'est un pari contre la réalité. Je dis pas ça pour casser le système. Je dis ça pour le sauver. Et j'attends qu'un seul politique ait le courage de dire la même chose devant un micro.

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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
seitnom@seitnom

@BrivaelFr La gâteau ne peut pas grandir indéfiniment avec un nombre fini de ressources, avec une écologie cohérente, et visiblement avec un respect de l'humain et du droit international que ça vous plaise ou pas, il va un jour falloir faire autrement

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Joe black
Joe black@MiloYohan·
x.com/BrivaelFr/stat… Voilà bien l'argument libéral contemporain dans tout son déploiement... la défense de la "croissance intensive" par l’intelligence artificielle et l’expansion spatiale, repose sur une méconnaissance profonde des catégories ontologiques de la marchandise et des lois immanentes du mouvement du capital. Cela démontre une vision de la croissance comme si c’était une pure création d’utilité dématérialisé : une progression purement quantitative qui s’imagine pouvoir s'affranchir de ses propres limites qualitatives par un simple changement d'échelle ou de support technique. Pourtant, la logique enseigné par Hegel nous dit bien que tout système parvient à un point nodal où le changement quantitatif se transmute en saut qualitatif, menant nécessairement à la dissolution de la forme antérieure. Et ceci est prouvé par toute l’histoire des modes de productions précédents le capitalisme. Il dit que l’innovation permet de faire plus avec moins transformant ainsi des barrières physiques en simples étapes d'une expansion illimitée. Si le capital perçoit tout obstacle naturel (pétrole, métaux, espace) comme une barrière qu'il doit violer pour se survivre, il rencontre en lui même une limite absolue : sa dépendance vis à vis du travail vivant pour la création de plus value… Le salariat est indissociable du capitalisme. L'accélération de l'efficience technologique que tu mentionnes (diminution du poids de l'aluminium, optimisation par l'IA) ne fait que rapprocher le système de son "point nodal". En réduisant le travail humain à une petite portion, le capital tarit la source même de la valeur. Ce qui semble être un triomphe de l'ingéniosité humaine est, d'un point de vue dialectique, l'approche du moment où le système ne peut plus se maintenir sous sa forme actuelle de "valorisation de la valeur". Comme tous les libéraux il affirme que le gâteau continuera de grandir parce que la "valeur est utilité". C'est ici que réside l'erreur ontologique majeure. Marx réfute cette confusion en critiquant Say et Bastiat. L'utilité (valeur d'usage) est une propriété concrète et particulière, tandis que la valeur (valeur d'échange) est une abstraction sociale fondée sur le temps de travail socialement nécessaire. Une augmentation de la valeur d’usage (plus de smartphone, plus de datas) ne veut pas dire augmentation infini de la valeur, au contraire, plus une marchandise est produite efficacement, moins elle contient de temps de travail, et plus sa valeur individuelle tend vers zéro. Le capitalisme ne cherche pas à maximiser l'utilité pour l'humanité, mais à maximiser la plus-value. En automatisant la production à l'extrême par l'IA, le capital détruit la substance de la valeur qu'il cherche à accumuler. La "croissance infinie" d'utilités gratuites ou quasi-gratuites est la mort logique du capital, car elle rend l'échange marchand et le profit impossibles. Il ironise sur la théorie de la valeur travail mais tu ne vois pas que l’IA est la preuve ultime de la validité de la théorie par l’absurde. Si une IA peut générer des millions de bidules ou optimiser des réseaux sans intervention humaine, le coût de reproduction de ces services chute drastiquement. Mais sans travail vivant (nous) , il n'y a plus de création de valeur. Le capital se retrouve face à une masse gigantesque de travail mort (robot, IA) qu'il doit amortir, mais sans base de profit suffisante pour justifier l'investissement. Le système devient alors un monstre mécanique qui dévore les ressources pour produire des utilités qu'il ne peut plus vendre à profit, car la base de revenus (les salaires) a été érodée par l'automatisation même. Il dit que Musk et Bezos veulent déplacer l'industrie lourde dans l'espace. C'est l'aveu ultime que le taux de profit sur Terre est devenu trop bas pour soutenir l'accumulation. Le capital cherche un nouveau moyen de se valoriser ailleurs car le poids de la dette générée par ce même système le détruit. Il oublie la logique immanente de la dette, le capital se réfugie dans la sphère financière. Le crédit devient le moteur de la croissance, permettant de simuler une demande que les salaires réels ne peuvent plus soutenir. La dette créée une illusion de richesse d’un argent qui n’existe pas encore et qui n’existera jamais. Nous sommes dans un mécanisme de report de la crise. Chaque cycle de croissance est financé par des promesses de profits futurs que l'automatisation rend de plus en plus improbables. La dette est le pont jeté au dessus de l'abîme de la dévalorisation, mais ce pont finit par s'effondrer sous le poids de la surproduction. Pour conclure on dira que ce discours libéral est le chant du cygne d'un système qui ne peut plus imaginer son avenir que dans la fuite spatiale et l'abstraction financière. En confondant la croissance de l'utilité avec la survie du capital, il oublie que la valeur est un rapport de pouvoir fondé sur l'exploitation du temps humain. L'IA, en réduisant ce temps à néant, signe l'arrêt de mort du capital
Brivael - FR@BrivaelFr

Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.

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Joe black
Joe black@MiloYohan·
Voilà bien l'argument libéral contemporain dans tout son déploiement... la défense de la "croissance intensive" par l’intelligence artificielle et l’expansion spatiale, repose sur une méconnaissance profonde des catégories ontologiques de la marchandise et des lois immanentes du mouvement du capital. Cela démontre une vision de la croissance comme si c’était une pure création d’utilité dématérialisé : une progression purement quantitative qui s’imagine pouvoir s'affranchir de ses propres limites qualitatives par un simple changement d'échelle ou de support technique. Pourtant, la logique enseigné par Hegel nous dit bien que tout système parvient à un point nodal où le changement quantitatif se transmute en saut qualitatif, menant nécessairement à la dissolution de la forme antérieure. Et ceci est prouvé par toute l’histoire des modes de productions précédents le capitalisme. Tu dis que l’innovation permet de faire plus avec moins transformant ainsi des barrières physiques en simples étapes d'une expansion illimitée. Si le capital perçoit tout obstacle naturel (pétrole, métaux, espace) comme une barrière qu'il doit violer pour se survivre, il rencontre en lui même une limite absolue : sa dépendance vis à vis du travail vivant pour la création de plus value… Le salariat est indissociable du capitalisme. L'accélération de l'efficience technologique que tu mentionnes (diminution du poids de l'aluminium, optimisation par l'IA) ne fait que rapprocher le système de son "point nodal". En réduisant le travail humain à une petite portion, le capital tarit la source même de la valeur. Ce qui semble être un triomphe de l'ingéniosité humaine est, d'un point de vue dialectique, l'approche du moment où le système ne peut plus se maintenir sous sa forme actuelle de "valorisation de la valeur". Comme tous les libéraux tu affirme que le gâteau continuera de grandir parce que la "valeur est utilité". C'est ici que réside l'erreur ontologique majeure. Marx réfute cette confusion en critiquant Say et Bastiat. L'utilité (valeur d'usage) est une propriété concrète et particulière, tandis que la valeur (valeur d'échange) est une abstraction sociale fondée sur le temps de travail socialement nécessaire. Une augmentation de la valeur d’usage (plus de smartphone, plus de datas) ne veut pas dire augmentation infini de la valeur, au contraire, plus une marchandise est produite efficacement, moins elle contient de temps de travail, et plus sa valeur individuelle tend vers zéro. Le capitalisme ne cherche pas à maximiser l'utilité pour l'humanité, mais à maximiser la plus-value. En automatisant la production à l'extrême par l'IA, le capital détruit la substance de la valeur qu'il cherche à accumuler. La "croissance infinie" d'utilités gratuites ou quasi-gratuites est la mort logique du capital, car elle rend l'échange marchand et le profit impossibles. Tu ironises sur la théorie de la valeur travail mais tu ne vois pas que l’IA est la preuve ultime de la validité de la théorie par l’absurde. Si une IA peut générer des millions de bidules ou optimiser des réseaux sans intervention humaine, le coût de reproduction de ces services chute drastiquement. Mais sans travail vivant (nous) , il n'y a plus de création de valeur. Le capital se retrouve face à une masse gigantesque de travail mort (robot, IA) qu'il doit amortir, mais sans base de profit suffisante pour justifier l'investissement. Le système devient alors un monstre mécanique qui dévore les ressources pour produire des utilités qu'il ne peut plus vendre à profit, car la base de revenus (les salaires) a été érodée par l'automatisation même. Tu dis que Musk et Bezos veulent déplacer l'industrie lourde dans l'espace. C'est l'aveu ultime que le taux de profit sur Terre est devenu trop bas pour soutenir l'accumulation. Le capital cherche un nouveau moyen de se valoriser ailleurs car le poids de la dette générée par ce même système le détruit. Tu oublie la logique immanente de la dette, le capital se réfugie dans la sphère financière. Le crédit devient le moteur de la croissance, permettant de simuler une demande que les salaires réels ne peuvent plus soutenir. La dette créée une illusion de richesse d’un argent qui n’existe pas encore et qui n’existera jamais. Nous sommes dans un mécanisme de report de la crise. Chaque cycle de croissance est financé par des promesses de profits futurs que l'automatisation rend de plus en plus improbables. La dette est le pont jeté au dessus de l'abîme de la dévalorisation, mais ce pont finit par s'effondrer sous le poids de la surproduction. Pour conclure on dira que ton discours libéral est le chant du cygne d'un système qui ne peut plus imaginer son avenir que dans la fuite spatiale et l'abstraction financière. En confondant la croissance de l'utilité avec la survie du capital, il oublie que la valeur est un rapport de pouvoir fondé sur l'exploitation du temps humain. L'IA, en réduisant ce temps à néant, signe l'arrêt de mort du capital
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
Tout ce post pour nous expliquer malgré toi que la chine est en fait capitaliste. Le communisme est biologiquement anti argent anti état et passe par l'abolition du salariat, non pas par décret mais par tout un processus logique d'auto négation. Marx dans sa critique du programme de gotha critique ce que sera Lénine avant même qu'il existe et Rosa luxemburg nous rappellera en 1917 toute l'imposture des luttes de libération nationale Léninistes.
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
La Chine est communiste. Oui. Et c'est justement le meilleur cas d'étude au monde pour comprendre pourquoi le communisme échoue et le capitalisme fonctionne. Parce que c'est le même pays, le même peuple, qui a testé les deux. Déroule. Acte 1 : la Chine de Mao (1949-1976). Communisme pur. Collectivisation des terres, planification centrale, abolition de la propriété privée, économie dirigée. Résultat : Le Grand Bond en Avant (1958-1962) provoque la plus grande famine de l'histoire humaine. Entre 15 et 55 millions de morts. Mao fait fondre les outils agricoles pour produire de l'acier inutilisable. La production agricole s'effondre. Les gens meurent de faim pendant que les cadres locaux maquillent les chiffres pour plaire au Parti. La Révolution Culturelle (1966-1976) détruit le tissu éducatif et économique. Les intellectuels sont envoyés aux champs, les universités ferment, les usines tournent au ralenti. Dix ans de chaos organisé. En 1976, à la mort de Mao, le PIB par habitant de la Chine est d'environ 165$. Deux tiers de la population rurale vit en dessous du niveau de vie de 1958. La Chine est plus pauvre que la quasi-totalité de l'Afrique subsaharienne. 88% de la population vit dans l'extrême pauvreté. En 30 ans de communisme pur, la Chine n'a pas avancé. Elle a reculé. Acte 2 : Deng Xiaoping arrive au pouvoir en 1978. Sa phrase résume tout : "La pauvreté n'est pas le socialisme. Le socialisme c'est éliminer la pauvreté." Et pour éliminer la pauvreté, qu'est-ce qu'il fait ? Il introduit le capitalisme. Pas en le disant, en le faisant. 1978 : décollectivisation agricole. On rend aux paysans le droit de cultiver leur propre terre et de garder les surplus. Résultat : la production agricole bondit de 8.2% par an contre 2.7% avant. Les prix alimentaires chutent de 50%. 1980 : création des Zones Économiques Spéciales (Shenzhen, Zhuhai, Shantou, Xiamen). Des zones où les entreprises privées et les investisseurs étrangers peuvent opérer librement. Autrement dit : des îlots de capitalisme pur dans un pays communiste. 1980-2000 : ouverture au commerce international, autorisation de l'entreprise privée, liberté des prix, accueil des investissements étrangers. Résultat : le PIB passe de 150 milliards$ en 1978 à 18 740 milliards$ en 2024. Le PIB par habitant est multiplié par 25, de 165$ à plus de 13 000$. 850 millions de personnes sortent de l'extrême pauvreté. Le taux de pauvreté passe de 88% à moins de 1%. La productivité explose : la contribution de la productivité au PIB passe de -13.2% sous Mao à +40.1% après les réformes. Les salaires moyens sont multipliés par 6 entre 1978 et 2005. Acte 3 : mais du coup, c'est pas le communisme qui a réussi ? Non. C'est exactement l'inverse. La Chine a réussi dans l'exacte proportion où elle a abandonné le communisme économique. Elle a gardé l'étiquette, le parti unique, le drapeau rouge. Mais le moteur de la prospérité, c'est le secteur privé qui représente aujourd'hui plus de 60% du PIB, 80% des emplois urbains, et 90% des nouvelles créations d'emplois. La Chine c'est pas la preuve que le communisme marche. C'est la preuve qu'un pays communiste ne décolle que quand il adopte le capitalisme. Deng Xiaoping l'avait compris. Mao ne l'a jamais compris. Et la différence entre les deux, c'est 850 millions de vies humaines. Acte 4 : et maintenant le point que tout le monde oublie. La Chine a une culture radicalement différente de la nôtre. Confucianisme, primat du groupe sur l'individu, obéissance à la hiérarchie, sacrifice personnel pour le collectif. C'est ancré depuis des millénaires. Le Chinois moyen accepte des contraintes individuelles qu'aucun Français, aucun Européen, aucun Occidental n'accepterait. Surveillance de masse, crédit social, censure, absence de libertés politiques. C'est pas un accident, c'est un système qui tient parce que la culture le permet. Et c'est justement pour ça que le "modèle chinois" n'est pas transposable. On peut pas prendre un système qui repose sur une obéissance culturelle millénaire et le coller sur une civilisation construite sur les Lumières, les droits individuels et la défiance envers l'autorité. Ça marchera pas. Et ça devrait pas marcher, parce que nos valeurs sont différentes. Mais la leçon, elle, est universelle. Et la leçon c'est pas "soyez comme la Chine". La leçon c'est : même dans un pays culturellement collectiviste, même avec un parti unique, même avec un État omniprésent, la prospérité n'est venue que quand on a laissé les individus créer, entreprendre, posséder et échanger librement. Si même la Chine communiste a eu besoin du capitalisme pour sortir son peuple de la misère, quel argument il reste aux socialistes occidentaux pour prétendre que leur modèle marcherait ici ? La question c'est pas "est-ce qu'on copie la Chine". La question c'est "est-ce qu'on est assez honnêtes pour tirer la leçon". La liberté économique crée la prospérité, indépendamment de la culture, du régime politique et de l'idéologie officielle. C'est une constante. Même peuple. Même pays. Deux systèmes. Deux résultats. Le verdict est sans appel.
Tixo xol-xol-xol@tyxoxol

@say__shisui @BrivaelFr La Chine est -dirigée par un parti COMMUNISTE unique -coche 4 des 5 cases du COMMUNISME Que le communisme ne soit pas le seul régime autoritaire est un déplacement du sujet. Meme sa constitution etablit que son "objectif ultime est la réalisation du communisme" mdr

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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@AlertesInfos Ce mec raconte n'importe quoi, il n'y a pas de chef chez les chasseurs cueilleurs, pas de chef, pas de hierarchie. La chefferie arrive au néolithique avec les 1er échanges.
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AlertesInfos
AlertesInfos@AlertesInfos·
🇫🇷📺 Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a été comparé à un singe sur CNEWS.
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
@corentin_keller @cortisquared On peut commencer avec les manuscrits de 1844 de marx, ses textes sur la censure, sa critique du programme de gotha qui démonte toute idée que marx =Lénine, on peut lire la critique du léninisme de Rosa luxemburg. Puis pour les textes plus récent on peut lire Guy debord.
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Corti (Cortiste)
Corti (Cortiste)@cortisquared·
Être communiste n’est pas une opinion politique beaucoup plus honorable qu’être un nazi.
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Joe black
Joe black@MiloYohan·
Je ne recommande rien, je laisse ça aux rats de la politique et des influenceurs frustrés. Que les gens lisent les textes communistes de fond et se fassent leur avis plutôt que d'écouter des ignares en parler vaguement sans jamais n'avoir rien lu, ça leur permettra peut être de délier le vrai du faux.
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