


ADMD - Finistère
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@Admd_29
Association pour le #DroitdeMourirDanslaDignité - Délégation de l'@ADMDFRANCE pour le Finistère - Mail : [email protected]







Quel curieux raisonnement pour un candidat à l’élection présidentielle ! @BrunoRetailleau est contre l’aide active à mourir, il organise au Sénat le chaos pour l’étude du texte et il décide de ne pas reconnaître tout le travail démocratiquement effectué avant et qui ne va pas dans son sens. Pour rappel : ✅ l’avis du CCNE (comité d’éthique) ✅la Convention citoyenne ✅un groupe d’étude sur la fin de vie à l’Assemblée ✅des dizaines d’auditions lors d’une commission spéciale ✅des heures à l’Assemblée pour une 1ère lecture avant la dissolution ✅des auditions en commission des affaires sociales ✅une « nouvelle » 1ère lecture à l’Assemblée avec un vote majoritaire sur le texte ✅des reports demandés par la droite au Sénat et un 1er rejet sur un texte vidé de tout son sens ✅2ème vote majoritaire de l’Assemblée lors d’une 2ème lecture ✅des reports encore demandés par la droite au Sénat et une 2ème rejet sur un texte supprimé de ses articles dans un cirque politique Et maintenant Bruno Retailleau veut un référendum car il refuse de reconnaître le vote majoritaire des députés (élus par les Français) et invente une majorité de soignants hostiles à la proposition de loi ? Ce texte peut être (doit être) voté définitivement cet été. Les Français le demandent, les associations regroupant des personnes malades et des aidants aussi, une majorité de soignants également. Stop aux fake news, au conservatisme religieux et au déni démocratique de M. Retailleau. Avançons et ne lâchons rien !

Sur le texte fin de vie, Bruno Retailleau dénonce un “passage en force”. C’est faux. Je vous explique.

J’ai vu un gamin de 5ans aggripé au corps de son père, en phase terminale, le mec a mis 6jours à mourir, le gamin ne voulait pas comprendre ce qui allait arriver et ne voulait pas le quitter car il voyait encore respirer. J’ai vu ce vieil homme intubé/ventilé, victime du Tétanos, en hyper extension du sommet de son crâne à la pointe de ses talons, j’ai vu ses larmes couler malgré le fait qu’on l’ait plongé en coma. La douleur était tellement forte que rien ne pouvait le soulager. Il a mis des heures à souffrir le martyr avant de mourir. J’ai vu un patiente à moi, atteint d’une Polyarthrite Rhumatoide se dégrader et supplier chaque matin que la mort vienne frapper à sa porte. Sa souffrance a duré des années. J’ai vu ta maman Claire, une tumeur au poumon si grosse qu’elle n’arrivait même plus à respirer, on l’a vu agoniser toute une nuit, je me rappelle quand tu m’as demandé si on pouvait pas « appuyer sur le bouton » « pousser la seringue »… J’ai vu sa souffrance mais surtout la tienne. J’ai vu depuis 2004 des gens qui se raccrochaient à la vie c’est vrai, et à ceux là on leur a donné de l’espoir. Mais depuis 2004 j’ai vu aussi des gens qui suppliaient de mourir, et ma question est la suivante: « Je leur donnais quoi à eux? » Rien. Car rien dans ce système ne permettait de respecter ce choix ultime, rien dans ce système ne permettait de répondre à ceux qui n’ont plus que pour projet d’en finir. Quand je vois le Sénat rejeter le texte sur l’aide à mourir, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces patients qui ont marqué ma vie par la leur et qu’on a parfois forcés à rester, malgré la souffrance, malgré l’épuisement, malgré leur propre volonté. Le droit de mourir ne doit appartenir qu’à celui qui l’a décidé.



Sur le texte fin de vie, Bruno Retailleau dénonce un “passage en force”. C’est faux. Je vous explique.

Non Yaël Braun-Pivet, le Sénat n'est pas une chambre d'enregistrement 🏛️ Il y’a des débats qui exigent la gravité et le temps long de la réflexion : l’aide à mourir est de ceux-là. Elle divise profondément les représentants de la nation et la société car elle engage notre rapport collectif à la mort. Respectons les Français et la dignité du débat. 🏛️ 🇫🇷 #FinDeVie #Sénat






Le Sénat vient de refuser pour la seconde fois la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Comme l’immense majorité des soignants, qui considèrent que leur mission n’est pas d’administrer la mort mais de soulager la souffrance. Il s’agit d’une question essentielle pour notre vision collective de la mort et de la fragilité humaine. Cette loi ne fait pas consensus, ni au plan législatif, ni au plan médical. Il serait donc incompréhensible qu’elle soit ratifiée in extremis par une petite majorité à l’Assemblée Nationale. Je demande donc au Président de la République de soumettre ce basculement anthropologique majeur au jugement du peuple français, par un référendum.

Le Sénat supprime l’aide à mourir, clé de voûte de la proposition de loi sur la fin de vie go.publicsenat.fr/wr8

