

🚨 Nous arrivons à la fin de la 4ème semaine de la guerre en Iran, et plus le temps passe, plus un décalage devient évident : la réalité géopolitique se tend, mais les marchés, eux, refusent encore de paniquer. 🧐 À 24h de la fin de son ultimatum de 5 jours, le S&P 500 évolue autour des fameux 6500 points pendant que le 10 ans américain gravite autour des 4,5%, et comme par hasard, Trump temporise et prolonge le délai. Au delà du fait que l’on fait face à une communication bien lunaire sur ces 4 semaines, deux éléments m’ont marqué. 1️⃣ Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre dans un contexte aussi tendu au Moyen-Orient, que je trouve plus grave que le premier choc pétrolier de 1973, le WTI n’a pas réussi à s’installer durablement au-dessus des 100$. Pas une seule clôture journalière nette. 🛢️ On sent la patte de Scott Bessent qui prouve qu’il est difficile de lutter contre un ancien investisseur macro de ce calibre. Mais le danger se construit parce que plus le conflit dure, plus les positions s’accumulent, plus le marché s’habitue et plus le moindre choc peut devenir violent. Le pétrole est un marché physique avant tout et le sujet central deviendra une question de barils disponibles. Dans ce contexte, le risque de short squeeze massif devient réel. 2️⃣ Le deuxième point, et sans doute le plus intéressant, c’est la lecture des marchés eux-mêmes. 🤔 Quand on regardes les niveaux actuels, le marché ne croit pas au scénario du pire, ne price ni une escalade majeure, ni un choc énergétique durable, mais surtout, et c’est là où ça devient subtil, le marché semble accorder plus de crédibilité à l’Iran qu’à la capacité de contrôle politique américaine, dans le sens où chaque prolongation, chaque hésitation politique, renforce l’incertitude ➡️ En clair, le marché ne croit pas totalement au pilotage du scénario et c’est exactement pour ça que la situation est instable. Comme déjà indiqué depuis le début du conflit, ce sont toujours les événements exogènes qui font basculer le marché. Le vrai game changer semble être ce week-end. ⚠️ On arrive à un moment charnière où soit on a une désescalade crédible (négociations ou signal diplomatique fort), soit on a un événement qui casse le « statu quo » actuel suite à l’arrivée des troupes américaines. Comme cela a été relevé sur X, la réaction des pays alliés du Golfe sera intéressante à suivre car déterminante pour la suite des événements côté américain. 🤷♂️ Depuis le début du conflit, nous prônions la patience et une énorme poche de cash, ceux qui ont appliqué cette stratégie devrait être les grands gagnants de cet événement unique sur les marchés. L’une des forces de la méthode top-down encore une fois : prioriser les scénarios et arbitrer. En espérant que l’impact macroéconomique mondial ne soit pas aussi dévastateur que certains le redoutent mais chaque chose en son temps.























