Cyril Gelibter

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@Winpac89

Docteur en histoire. Parle français russe et anglais. Renseignement, relations internationales, histoire. https://t.co/rZSWLOc6gC

France เข้าร่วม Şubat 2017
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Cyril Gelibter
Cyril Gelibter@Winpac89·
1/C'est terminé. Est officiellement docteur depuis jeudi 19 décembre à 18h. Je tiens encore une fois à remercier mon directeur de thèse @OlivierForcade, les membres du jury Pierre Razoux, @SyLcyber, Myriam Benraad, Philippe Hayez et Emmanuel Droit.
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Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Je vois beaucoup trop de gens chez mes amis libéraux qui ont une analyse trop grossière de l’intervention étatique en matière industrielle. Ils pensent trop souvent que l’État se plante forcément quoi qu’il fasse. Cette vision des choses s’appuie sur des exemples réels mais en généralisant à outrance, elle nous prive d’outils de puissance majeure. Il faut vraiment distinguer les types d’interventions étatiques, des plus foireuses à celles qui marchent : 1. Le truc toujours foireux : créer des champions « européens » à coup de subventions Le réflexe classique : « on est trop petit face aux Américains, faisons un consortium européen ». Non seulement ça crée des trucs pas compétitifs par construction, mais en plus personne ne pilote. Quand on pense aux projets qui mettent vraiment la honte, on pense le plus souvent à des projets de cette catégorie : Unidata, consortium informatique CII-Siemens-Philips, dissout en deux ans ; Quaero, 200 M€ cramés pour un moteur de recherche franco-allemand que personne n’a jamais utilisé ; Gaia-X, le cloud « souverain » européen noyauté immédiatement par AWS, Azure et Google. C’est le pire cas parce que les subsides deviennent eux-mêmes l’enjeu. Personne n’optimise pour faire un bon produit, tout le monde optimise pour capter sa part, dans un contexte de lutte entre entreprises et entre pays. Chaque décision technique devient une négociation diplomatique. Le produit, s’il sort, n’a aucune chance d’être compétitif, puisqu’il n’a pas été pensé pour ça et doit porter des sur-coûts politiques et organisationnels massifs. Astuce : dès qu’on entend « l’Airbus de machin », c’est très probablement que l’on est face à un truc méga-foireux. Ce qui est drôle est qu’Airbus n’a jamais été un « Airbus de l’aviation ». Airbus est un projet entrepreneurial, qui n’a pas essayé de remplacer Boeing, mais au contraire de répondre au besoin dans les années 70 d’un biréacteur moyen-courrier économique que personne ne proposait. Au début ils utilisaient des moteurs General Electric américains parce que Rolls-Royce avait pris du retard. Leur directeur commercial pendant 23 ans, John Leahy, était américain, ancien de Piper Aircraft. L’objectif c’était un produit compétitif dont le marché avait besoin, pas « construire l’Europe ». Résultat : 12 à 15% d’avantage de coût sur Boeing dans les années 90, une vraie entreprise qui fait des avions compétitifs, utiles, et avec un marché pour de vrai et qui peut construire ensuite sur ces bases solides. 2. Le truc le plus souvent foireux : subventionner ses géants locaux en espérant que les subventions les transforment en mégastar d’un nouveau secteur. Variante moins catastrophique mais souvent même résultat : on prend un acteur national de grande taille dont on suppute qu’il saurait vaguement faire ce dont on a besoin et on le perfuse en espérant qu’il innove. Spoiler : il n’innove pas beaucoup, mais en revanche il optimise beaucoup pour garder la perfusion. Les échecs français répétés dans le cloud de type Cloudwatt et Numergy qui ont reçu des centaines de millions d’euros pour que les grandes stars du CAC40 créent des rivaux à AWS et Google sont des cas d’école d’autant plus cruels qu’au même moment, un OVH devenait le premier acteur européen du cloud sans un euro d’argent public. Ces configurations ont peu de chance de marcher car les grands groupes ont des structures de coût massives qui boivent la subvention comme le sable l’eau et surtout un problème insoluble : on leur demande de concurrencer des solutions existantes, plus avancées, dont tout le monde est très content, en se lançant avec 10 ans de retard. Même pour des entrepreneurs de génie ce serait un défi majeur. Pour une grande administration complexe, c’est une mission quasi impossible. Le point commun entre les cas 1 et 2 : l’argent public finance l’offre en espérant que la demande suivra. La demande ne suit jamais. 3. Le truc qui fonctionne pour de vrai : créer une demande captive, s’assurer qu’elle est captée par des acteurs nationaux. Si ces derniers sont nazes, assurer le transfert de technologie depuis l’étranger. Le seul modèle qui marche vraiment historiquement en France, que les Chinois ont copié et aujourd’hui tous les pays ambitieux comme l’Inde. Quasiment tous les succès français sont sur ce modèle : Framatome : en 1958, la France n’a aucune compétence en réacteurs à eau pressurisée. L’État achète une licence Westinghouse, commande 58 réacteurs en 25 ans à partir de 1975. Pas d’argent gratuit mais des bons de commande et un cahier des charges. Framatome maîtrise la technologie, l’améliore et l’exporte. Le marché captif a créé la compétence. TGV : en 1974, la France n’a pas de train à grande vitesse. Pompidou approuve le projet, la SNCF commande 87 rames à Alstom en 1976. Le prototype tournait aux turbines à gaz, le choc pétrolier force le pivot vers l’électrique. Pas grave : on itère sur commande, on cherche à répondre à un besoin, pas à une capacité abstraite. Mise en service Paris-Lyon en 1981. Le réseau national (2 700 km de LGV) donne à Alstom le volume pour amortir sa R&D. Résultat : export en Espagne (AVE), au Royaume-Uni (Eurostar), en Corée (KTX), aux États-Unis (Acela). La Chine copiera exactement ce schéma vingt ans plus tard, en forçant Alstom à transférer la technologie en échange de l’accès à son marché. Ariane : en 1973, l’Europe dépend des Américains pour mettre un satellite en orbite. La France prend le leadership, le CNES garantit les commandes institutionnelles (satellites militaires, scientifiques, télécoms). Ce socle captif permet à Arianespace de développer le lanceur et d’atteindre la fiabilité nécessaire pour attaquer le marché commercial. Résultat : plus de 50% du marché mondial des lancements commerciaux pendant vingt ans. Rafale : dans les années 80, la France quitte le programme européen Eurofighter (cas 1 : consortium, disputes de part de subvention, compromis techniques) et décide de faire son avion seule. L’État ne subventionne pas Dassault : il lui passe commande de 234 avions via la DGA, avec un cahier des charges et un calendrier. Le volume domestique finance 40 milliards d’euros de programme. Les exports viennent après, une fois l’avion mature : Égypte, Qatar, Inde, Grèce, Croatie, Indonésie, Émirats. Aujourd’hui le plus gros succès commercial de Dassault. Sans les 234 commandes françaises, le Rafale n’existerait pas. Carte à puce : invention française (Roland Moreno, 1974). Dans les années 80, l’État pousse les banques à adopter la carte à puce comme standard national, dix ans avant le reste du monde. 60 millions de cartes bancaires, puis des millions de cartes SIM. Ce marché captif domestique fait de Gemplus et Oberthur les deux premiers fabricants mondiaux. La France domine le secteur pendant vingt ans. Pas de subvention aux fabricants : un standard imposé qui crée la demande. Il est crucial de comprendre la différence entre ces trois cas. Car sinon on réagit de façon épidermique à toute ambition stratégique de l’état, échaudé par les cas 1 et 2, alors que le cas 3 est la seule solution existante pour construire des nouvelles filières industrielles quand on part avec des décennies de retard. Oui on peut juger avec euphémisme que le système fiscal et social français n’est pas idéal pour les entrepreneurs. Mais même avec une fiscalité et un coût du travail de niveau singapourien en France pendant deux siècles, cela ne serait pas suffisant pour créer des GAFAM français ou une industrie nationale du GPU. Nous entrons dans une période spéciale de notre histoire économique, une période où la question du rattrapage technologique et de la maîtrise souveraine des chaînes d’approvisionnement critiques deviennent des impératifs géopolitiques non négociables. Il est donc indispensable de réactualiser notre manuel de la puissance, nous rappeler les outils qui sont à notre disposition, et ne pas laisser de coté nos armes les plus puissantes au prétexte que depuis 30 ans nombre de dirigeants se sont plantés dans les grandes largeurs sur leur application.
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Joan Larroumec@larroumecj

Bon, je lis comme d'habitude des tonnes de remarques totalement à l'Ouest sur les raisons de l'échec d'implantation d'un supercalculateur. Non le problème ce n'est pas le montant des subventions, la commission, l'Allemagne, le marché européen de l'énergie, la CGT ou le résultat des municipales. (Même si on aurait beaucoup de choses à dire sur tout ça.) Le problème c'est l'absence de marché. Une entreprise s'installe là où il y a des clients. FluidStack est parti parce qu'Anthropic, un seul client américain, lui a offert un contrat plus gros que tout ce que la France proposait. La France n'a pas de demande organisée assez grosse pour justifier l'installation de centres de calcul IA de cette taille. Mais comme je l'explique dans cet excellent article que je vous encourage à lire ( le sale petit secret oublié de la puissance x.com/larroumecj/sta… ) cela peut se régler assez facilement. Étape 1 : un programme militaire d'IA à 2 milliards par an. C'est un sixième du coût de la dissuasion nucléaire, pour une technologie du même niveau de criticité. Ça crée un premier client garanti. Étape 2 : rendre obligatoire, sans dérogation, l'hébergement souverain pour toutes les données sensibles de l'État et des opérateurs d'importance vitale (énergie, transport, santé, défense). Aujourd'hui c'est théoriquement requis par la doctrine « Cloud au centre », mais en pratique tout le monde prend la dérogation. Quand c'est réellement obligatoire, c'est plusieurs milliards de commandes redirigées d'un coup. Étape 3 : étendre aux entreprises publiques. EDF, SNCF, La Poste, banques régulées. Et rappellons que si on peut faire tout ça, c'est grâce à l'article 346 du Traité de Rome négocié par De Gaulle en 1957 (oui, à peu près 100% des trucs qui font que la France peut s'en sortir en 2026 viennent d'un mec né au XIXe siècle.) Le chemin est clair, simple, évident. Il nous reste à avoir le courage de l'emprunter.

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IAEA - International Atomic Energy Agency ⚛️
After recent concerning reports about military activity near the operating Bushehr Nuclear Power Plant in Iran, IAEA Director General @RafaelMGrossi today had a phone conversation and received an update from Rosatom DG Likhachev. In accordance with the seven indispensable pillars on nuclear safety and security, DG Grossi recalled that no military action should put at risk the physical integrity and safety of NPPs and their operating staff, who must be able to carry out their vital work in safe conditions.
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Denys Shtilierman
Denys Shtilierman@DenShtilierman·
The Washington Post published an article that, under normal circumstances, would have caused a political earthquake in Europe. But we live in a time when even such things no longer surprise anyone. The Russian Foreign Intelligence Service (SVR) seriously considered a scenario involving a staged assassination attempt on Viktor Orbán. Not metaphorically. Not an “information campaign.” But literally — to stage an attack to boost his approval ratings ahead of the election. An SVR document, obtained and verified by European intelligence, explicitly describes a strategy titled “the Gamechanger” — “the staging of an assassination attempt on Viktor Orban,” which would “shift the perception of the campaign out of the rational realm of socioeconomic questions into an emotional one.” The inspiration is obvious: the assassination attempt on Trump in 2024 sharply boosted his ratings. But that’s not the most interesting part. According to European security services, Hungarian Foreign Minister Szijjártó regularly called Lavrov right during breaks in EU meetings and provided “live reports” on the negotiations, the parties’ positions, and possible decisions. In other words, Russia wasn’t “trying to gain access to information.” It already had it. Right at the table. “Every single E.U. meeting for years has basically had Moscow behind the table,” the publication quotes a representative of a European security service. Meanwhile, Szijjártó made 16 official visits to Moscow after the start of the full-scale invasion. But it is important to understand: this is not a Hungarian peculiarity and not a coincidence. It is the Kremlin’s systematic work over decades—within the EU and NATO. During the war in Georgia, Sarkozy was in constant contact with Medvedev and coordinated positions. The result was an agreement that effectively preserved the Russian occupation. After his chancellorship, Schröder joined Gazprom and Rosneft — this was a telling slap in the face and confirmation of Russia’s institutionalized influence on European energy policy. Berlusconi promoted Putin’s interests within the EU for years and also acted as an informant. Fico deserves a separate mention. The Prime Minister of Slovakia, who “miraculously” survived an assassination attempt in 2024, became an even more outspoken conduit for Kremlin narratives after his recovery. He blocks aid to Ukraine, travels to Moscow to pay homage, parrots Putin’s talking points word for word—and yet remains the prime minister of an EU and NATO member state. An interesting coincidence: after the assassination attempt, his approval ratings also rose. The question of “whether there are Kremlin agents in the EU and NATO” is no longer relevant. They exist. The question is: at what level and how many of them are there? Because when a minister from an EU member state calls Lavrov after every meeting—that’s no longer infiltration. That’s integration. And the worst part of this story isn’t even Orbán or Szijjártó. It’s that the system tolerates it. For years, the EU has been “expressing concern” while Russia literally sits at their negotiating table. And until this logic changes—the Kremlin won’t need to “break through the defenses.” It’s already open from the inside.
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Marianne 🔆🌲❤️‍🔥
Jim Hacker: Humphrey, we have to do something about Iran. Sir Humphrey Appleby: Prime Minister, the government is already doing a great deal. Jim Hacker: Such as? Sir Humphrey Appleby: Monitoring developments, coordinating with allies, reviewing contingency plans and expressing concern. Jim Hacker: That all sounds like nothing, Humphrey. Sir Humphrey Appleby: On the contrary, Prime Minister. In diplomacy it is vital to appear active without becoming involved. Jim Hacker: The Americans are bombing things, the Iranians are firing missiles, the Strait of Hormuz is practically closed and we’re… appearing active? Sir Humphrey Appleby: Precisely. Jim Hacker: Innocent people are dying, Humphrey! Sir Humphrey Appleby: Yes, Prime Minister. That is why the Foreign Office is drafting a very strongly worded statement about it. Jim Hacker: A statement won’t stop a war. Sir Humphrey Appleby: No, Prime Minister, but it will ensure that we are on record as having been extremely concerned while it was happening. Bernard Woolley: If I may, Prime Minister — the Cabinet Office has identified six possible courses of action. Jim Hacker: Good! What are they? Bernard Woolley: We can condemn the escalation, call for restraint, urge negotiations, support our allies, assist defensive operations or participate directly. Jim Hacker: And what do they recommend? Sir Humphrey Appleby: Supporting our allies. Jim Hacker: That sounds suspiciously like participating. Sir Humphrey Appleby: Oh no, Prime Minister. Participating means fighting. Supporting merely means allowing others to fight from places that technically belong to us. Jim Hacker: Humphrey, if Iranian missiles hit one of our bases, we’ll be in the war anyway! Sir Humphrey Appleby: Yes, Prime Minister, but we shall have entered it with the invaluable diplomatic advantage of being surprised. Bernard Woolley: It’s generally considered the safest way to enter a war, Prime Minister. Jim Hacker: How on earth can that be safe? Sir Humphrey Appleby: Because if the war goes badly, we can say we never meant to join it. And if it goes well, we can say we were there all along.
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Défense & Sécurité Internationale
Un position qui est pertinente: Washington manque de comprendre les interdépendances au Golfe: - La réouverture d'Ormuz ne va pas sans la reconstruction/redémarrage des installations; - Elle ne peut pas se faire sous les frappes IR. Or, elles restes constantes et c'est bien...
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🅿🄴🅰🄲🅴 🆃🅅
🇮🇷 - IRAN : En 2019, François Fillon, ancien premier ministre français était face à @DariusRochebin .... NB : Chaque individu a sa propre perception de M.Fillon, mais ce qu'il a dit ici, est en accord total avec la réalité d'aujourd'hui (et de toujours d'ailleurs)..
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Fabien
Fabien@Fabien_Mikol·
Témoignage intéressant d'un Iranien cloîtré chez lui à Téhéran et qui évoque les bombardements : "ici on dit qu'Israël est meilleur pour atteindre ses cibles. Quand les Etats-Unis bombardent, tout le quartier est rasé, quand c'est Israël c'est plus ciblé et plus limité".
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Cyril Gelibter
Cyril Gelibter@Winpac89·
Selon le New York times le plan du Mossad pour entraîner un soulevement en Iran aurait eu une faille
Edward Wong@ewong

NEW from @nytimes: Netanyahu embraced a plan by the Mossad chief to ignite a regime change uprising in Iran for a quick victory. He used it to help convince Trump to start the war — despite doubts among some senior US and Israeli officials. It was a critical flaw in war plans.

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Cyril Gelibter
Cyril Gelibter@Winpac89·
Soirée dépouillement.
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OSINTYB
OSINTYB@OsintYB·
🇮🇱🇮🇷🇺🇸 Pourquoi l’Iran ARRIVE ENCORE à bombarder Israël ? Premier point : car l'Iran est très vaste et il y a beaucoup de sites. Il y a une trentaine de bases actives au minimum, réparties sur tout le territoire. Voici une carte qui circule et décrit en partie la situation du moment : - Les verts, ce sont les sites qui tirent le plus souvent, - Les jaunes de manière intermittente, - Les rouges plus rarement. Ce qui est intéressant, c’est le déplacement du centre de gravité, car au début, les tirs venaient surtout de l’ouest de l’Iran, plus proche d’Israël. Maintenant, ça bascule vers le centre du pays, Ispahan, Téhéran... Le site clé aujourd’hui, c’est du côté de la province du Khuzhestan, ils misent sur la distance et sur des infrastructures enterrées. Les Américains ont frappé avec des bunker busters récemment, en visant les entrées de tunnels et les structures en surface afin de faire ralentir la cadence des Iraniens. Autour des grandes villes comme Shiraz (dont j'ai souvent parlé comme une zone de départ importante), Ispahan ou Téhéran, vous avez plusieurs points de lancement avec une partie du dispositif cachée. Autre point clé : les tirs depuis l’ouest n’ont pas complètement disparu, ils sont juste plus risqués. Typiquement, vous préparez sous terre, vous sortez un lanceur mobile, vous tirez, et vous vous repliez immédiatement dans des tunnels blindés. Avec les drones israéliens et la surveillance constante, c’est devenu dangereux pour eux. Pour l'instant Israël a été beaucoup plus efficace pour neutraliser les capacités à l’ouest que les Américains dans le sud, côté Golfe. Certaines bases proches du littoral restent encore actives. Du coup, les États-Unis ont commencé à corriger le tir ces derniers jours, en tapant plus lourd sur les dépôts souterrains, les bases aériennes et les sites de missiles, notamment à Borazjan. En résumé, vous avez un système iranien qui tient encore parce qu’il est dispersé, enterré et mobile. Mais en face, Israël démonte progressivement les zones les plus dangereuses et les capacités de production (voir le screenshot de mon tweet), et les Américains commencent à s’aligner sur cette logique.
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Éric Z…
Éric Z…@plongrade·
🚨🔥Un salafiste, hospitalisé à Paris après un attentat raté, se réveille d'un premier coma. Il voit alors un médecin à côté de son lit. Il l'interroge : Docteur, qui êtes - vous ? - Je suis le professeur Israël. (Véridique !) L’émotion est trop forte, c'est l'attaque cardiaque... Les médecins se précipitent et réussissent à le ranimer. Où suis-je ? demande-t-il à nouveau. - Vous êtes à Villejuif, répondent en chœur les médecins. Nouvelle attaque. Le cardiologue prévient : - Encore une alerte comme celle-ci et je ne réponds plus de rien ! Le barbu ouvre alors encore une fois les yeux et tente une question anodine pour reprendre le contact avec la réalité : Quel temps fait-il dehors ? Et tous de répondre en chœur : - Maussade On n'a pas pu le ranimer. La troisième attaque lui a été fatale.
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Cyril Gelibter
Cyril Gelibter@Winpac89·
Méthode classique du worst case assessment de la part de Netanyahou sur l Iran. Rappel.
SpacBobby@SpacBobby

@WhiteHouse Maybe you shouldn’t have started the war first on false pre-tenses

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