
hannibal Barca
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Kidal /Tensions au sommet entre Bamako et Moscou Assimi Goïta convoque l’ambassadeur russe L’alliance entre Bamako et Moscou traverse une zone de fortes turbulences. Ce mardi, le général d'armée Assimi Goïta a convoqué l’ambassadeur de Russie à Bamako pour une explication musclée, suite aux récents revers sécuritaires dans le nord du pays. Contrairement aux rumeurs de « fake news » qui circulaient sur les réseaux sociaux, la rencontre a bien eu lieu. L’atmosphère a été décrite comme particulièrement électrique. C’est un Assimi Goïta très remonté qui a soumis le diplomate russe à un véritable interrogatoire, selon des sources internes à la Présidence du Mali. Au cœur de sa colère : la gestion des récentes attaques terroristes ayant visé plusieurs villes du pays et, surtout, le retrait unilatéral des mercenaires russes de la ville stratégique de Kidal. Pour Goïta, ce retrait est considéré comme une véritable « trahison » en plein effort de guerre. Le dialogue entre le chef de l'État et le diplomate russe a mis en lumière une fracture nette dans la coordination sur le terrain. Assimi Goïta a fustigé l'abandon de Kidal sans préavis et la perte d'une quantité importante de matériel militaire, resté aux mains des groupes armés. Il a notamment demandé aux Russes pourquoi ils étaient partis sans informer Bamako et pourquoi ils n'avaient pas combattu. De leur côté, les Russes rejettent la responsabilité sur les Forces Armées Maliennes (FAMa). Selon leurs déclarations, les militaires maliens auraient « cherché à se mettre à l'abri » dès les premiers coups de feu, laissant les mercenaires russes seuls face à un rapport de force défavorable. Ils justifient leur retrait par la nécessité d'éviter des pertes inutiles face à l'ennemi. Le général Goïta n'a pas caché sa déception. Cette réunion, convoquée par le Mali pour obtenir des comptes, fragilise l'image d'une coopération jusqu'ici présentée comme « sans faille » par la communication officielle. Alors que le pays fait face à une recrudescence des attaques, ce manque de confiance mutuelle entre les troupes au sol et leurs partenaires russes pose la question de l'efficacité de la stratégie sécuritaire actuelle dans le Nord. La situation reste évolutive et aucune déclaration officielle commune n'a encore été publiée pour calmer le jeu diplomatique. Notons que les mercenaires russes coûtent 70 milliards de francs CFA par an au contribuable malien.




Couvre-feu : quelle est la règle en la matière ? Doit-on frapper ceux qui ne le respectent pas ou les arrêter en les amenant au poste ? #Bèki_Takè




























