
Un navire de Paul Watson s’est interposé pendant plus de 5 heures face à deux chalutiers industriels en Antarctique. L’action a eu lieu ce mercredi 31 mars. Le navire du capitaine Paul Watson s’est interposé face à des bateaux appartenant à AkerAkerMarine, une entreprise norvégienne qui représente plus de 60 % des captures de krill dans la région. L’objectif était de dénoncer une activité jugée dangereuse pour l’écosystème. Car le krill, un petit crustacé, est à la base de la chaîne alimentaire antarctique. Baleines, phoques ou manchots en dépendent pour survivre. Mais l’opération fait polémique. L’entreprise Aker Qrill parle d’“attaque terroriste” et annonce engager des poursuites. De son côté, Sea Shepherd assume une stratégie d’intervention directe pour alerter sur ce qu’elle considère comme une menace écologique majeure. La pression sur le krill ne cesse d’augmenter : 620 000 tonnes ont été pêchées la saison dernière, un record. Et certains pays envisagent déjà d’aller plus loin. Sur place, Lamya Essemlali raconte cette opération et ses enjeux.

























