Joachim Le Floch-Imad@JLeFlochImad
Mardi chez @PascalPraud, Jean-François Copé m’invectivait en ces termes pour avoir rappelé quelques faits sur les échecs au pouvoir de la droite dite de gouvernement : « Le gars là, il me descend en deux minutes, sans rien comprendre à rien, alors qu'il démarre dans la vie. »
Le voilà à présent qui explique, dans les colonnes de L’Opinion, revenir dans le débat public pour « éviter que ce soit @J_Bardella, qui a 14 ans et demi et n’a jamais travaillé de sa vie, qui soit face à Trump en 2027 ».
Heureusement que M. Copé a écrit un ouvrage pour défendre la sagesse, l’apaisement et la hauteur de vue face à des populistes qui « exploiteraient les émotions ». On n’ose imaginer dans quels bas-fonds son argumentaire tomberait autrement.
Dès que l’on creuse un peu, on se rend compte que le « cercle des raisonnables » dont M. Copé se réclame - au prix d’un mauvais pastiche d’Alain Minc - n’est rien d’autre qu’un cercle de la condescendance et du mépris : mépris envers tout ce qui n’est pas le centre et, en l’espèce, envers la jeune génération.
Il y a pourtant, dans ce pays, des jeunes gens de plus en plus nombreux qui s’inquiètent de l’état de la France telle qu’on la leur lègue, qui ne se résignent pas à la voir décliner et qui, à leur échelle, réfléchissent, s’engagent, prennent part au débat public ou à la vie politique. Ils ont le droit d’être écoutés et respectés, car leur âge, s’il n’est pas une qualité en soi, n’est pas davantage une tare. C’est une donnée avec laquelle on compose, rien de plus.
M. Copé, qui plus est en sa qualité d’élu et de père de famille, devrait en avoir conscience. De même qu'il devrait avoir conscience que l’expérience du pouvoir - dont il semble si fier - ne peut être tenue pour une vertu qu’au regard des résultats obtenus...
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