Mademba Aas Njaay

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@MadembAS

PEA. Journaliste, je m’étais donné 1 liberté totale avec 1 maxime que je m'étais inventée : Aucune vérité n'est bonne à dire de mauvaise manière.

Beigetreten Haziran 2009
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Mademba Aas Njaay
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Elle sait nommer ce qu'elle voit mais pas en #francais Le système éducatif va en déduire qu'elle est nulle alors qu'elle a le même niveau de connaissance que la fille qui va dire Bras au lieu Loxo! C'est comme cela qu'on brise l'avenir d'un pays aussi. #Senegal #kebetu #education
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Par un 24 mars : Il était une fois Moussa Paye… Des circonstances exceptionnelles m’ont éloigné de l’ordinateur pour prier pour mon jeune jaam adoré, votre nijaay Abou Sow Dembel, décédé dimanche et inhumé lundi à Saint-Louis. Mais je ne pouvais manquer de republier ce texte de 2024 sur mon cher ami et confrère Moussa Paye, Lébu avec toutes les valeurs qu’une telle appartenance charrie. Même si c'est deja le 25 mars 2026 ! 24 mars 2014 : 🇸🇳 Rappel à Dieu de Moussa Paye. La profondeur contre le superficiel : Moussa Paye, l’archéologue du fait politique Ce nom ne dit certainement rien à la plupart de mes jarbaat — et d’ailleurs pas seulement à eux/elles ! Pourtant, ce journaliste a eu une influence majeure dans la presse sénégalaise, notamment dans la création du syndicat des journalistes, le Synpics, et celle du groupe Sud Communication @sud_quotidien et @SUDFMsenradio. Pour avoir causé des heures durant avec lui dans son bureau du ministère de la Communication, alors que je travaillais dans le même immeuble à @APS_Senegal , je peux te dire que rares sont les journalistes qui ont sa profondeur historique dans l’analyse du fait politique. Moussa Paye ancien de la 6e promotion du @CESTIDAKAR était véritablement un archéologue de la réflexion politique, excluant la simplicité de surface pour plonger dans les profondeurs d’où naissent, souvent, les faits politiques. Et c’est justement pour préserver cette capacité de réflexion indépendante qu’il s’était débarrassé du carcan politique de son parti et de toute chapelle de la pensée unique. Si, jarbaat, vous tombez sur une analyse dans Sud ou dans le journal panafrricain Afrique Démocratie, lisez… et vous comprendrez ce que « chronique » veut dire ! D’autant qu’il était un admirateur absolu de votre Maam, Pathé Diagne, et de tous ceux qui pensaient «out of the box», comme vous dites dans votre anglophilie irraisonnée. Paye a toujours pensé hors des sentiers battus, car Moussa Paye était un intellectuel pur jus, mais aussi d’une humilité et d’une intégrité sans concession. Repose en paix, Baye Moussé. (En ce jour de vote, j’avais décidé de ne pas ennuyer mes jarbaat avec une conversation sur quelques dates du Sénégal, jusqu’à ce que je me rappelle ce matin, grâce à un post Facebook de ta belle-sœur, que, par un 24 mars, tu as été confié à la terre du cimetière de Yoff Layène. Je pique ta photo postée par Mame Ndack, en sachant que tu ne m’en voudras pas, car tu as toujours été bienveillant.) PS : Je poste sur ma page Facebook un texte de Paye, « La presse et le pouvoir », extrait de Sénégal : Trajectoires d’un État, publication coordonnée par Momar-Coumba Diop (CODESRIA, 1992, pp. 331-377, Dakar). Sa lecture vous édifiera sur l’actualité de sa pensée ! J’espère que @CODESRIA ne m’en voudra pas quand même ! #Senegal #Kebetu #24 mars
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Mademba Aas Njaay
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Par un 22 mars au Sénégal : De 1455 à 1967 : qui fabrique les récits ? Encore un réchauffé, jarbaat ! Oui oui, même marmite que 2024 et 2025, juste réchauffée à feu doux. Donc, si tu cherches du “contenu frais”, passe ton chemin… mais comme je te connais, tu vas quand même lire en diagonale 😄 Les quelques ajouts ? Rien qui va bouleverser ta vie. Tmtc ou Ymgx comme vous dite. Cela dit, Dewënati 🙏🏽 Je te demande pardon pour mes posts qui “envahissent” ton fil… et je te pardonne pour ta lecture express, ponctuée parfois de ce fameux « chiip ! » que tu lâches avant même d’avoir compris le début. Et pendant que toi tu « chiip », moi je prie : Que Dieu nous pardonne nos péchés — les petits, les grands, ceux faits exprès et ceux qu’on fait en mode “Bilaay, dafa ma rëcc”. Maintenant, question simple (mais apparemment compliquée pour la Oummah 😏) : Nous sommes quel jour de Chawwal 1447 ? Le 2 ? Le 3 ? Le 4 ? Donc si je te donne rendez-vous le 5 Chawwal… y a de fortes chances que je me retrouve seul, à parler aux murs. Conclusion (oui, même toi tu peux suivre) : il est urgent d’harmoniser ce calendrier islamique a chaque lendemain de la dernière célébration d’un événement religieux quelque part dans le monde musulman. Et avant que tu ne dises encore « chiip » : Oui, c’est compliqué politiquement… mais astronomiquement, possible. Bon… je m’arrête là. Le reste, c’est pour ceux qui lisent au-delà de la première ligne 😌 22 mars 1967 : attentat manqué contre le président Léopold Sédar Senghor, le jour de la Tabaski, à la Grande Mosquée de Dakar, perpétré par Moustapha Lô. 1/2 - Ce que la photo de Moustapha Lô nous empêche de voir 🇸🇳Les faits bruts sont connus, et le pays était sous le choc puisque, dans l’imaginaire populaire, Senghor était intouchable, mystiquement protégé, puissant. Tellement puissant que la communauté musulmane acceptait sa présence pour assister — mot plus juste que « présider », que j’avais employé il y a un an jour pour jour — aux prières de l’Aïd à la Grande Mosquée de Dakar ! Mais le Sénégal post-indépendance avait déjà connu un assassinat politique avec la mort du député-maire de Mbour, Demba Diop, assassiné le 3 février 1967 à Thiès. Son meurtrier fut exécuté le 11 avril 1967. Comme dans tout événement de ce genre, les controverses sont nombreuses : lecture des faits, motivations, commanditaires, mobile, etc. Je n’entre pas dans ce débat, jarbaat. Ici, je me focalise seulement sur le traitement iconographique de l’affaire Moustapha Lô, que je considère comme une puissante entreprise idéologique, consciente ou non de la part de ses auteurs. Et je fais aussi des comparaisons — peut-être osées — avec le général de Gaulle, lui aussi victime d’un attentat manqué. Il y avait manifestement une volonté d’inscrire dans la conscience des Sénégalais et de l’opinion internationale que celui qui voulait tuer Senghor n’était qu’un vulgaire individu, un moins que rien. La photo présentée de lui, avec ses cheveux hirsutes et ses yeux hagards, fera le tour du monde — exactement comme celle de Patrice Lumumba, le nationaliste congolais, présenté dans une posture similaire par ses bourreaux (voir mon médiocre montage de 2025 avec Lô en haut et Lumumba en bas). La photo « officielle » de Moustapha Lô sera diffusée dans @jeune_afrique avec cette légende avilissante — surtout quand on connaît le parcours de l’assassin du roi de France Henri IV : «Un Ravaillac raté». Et jusqu’en 2023 au moins, c’est encore cette photo que je voyais dans les médias sénégalais, en ligne ou non ! En somme, tout a été fait pour que Moustapha Lô ne devienne pas un « mythe révolutionnaire ou nationaliste qui voulait libérer son peuple », alors que Patrice Lumumba, lui, est devenu cette figure mythique que l’on connaît aujourd’hui. En réalité, Senghor avait été très ébranlé. Même si, dans la voiture où il se trouvait avec son directeur de cabinet, pendant que ses gardes du corps maîtrisaient Moustapha Lô, il a simplement dit à Abdou Diouf : «Ce sont les risques du métier.» Il voulait sans doute imiter le général de Gaulle, qui avait calmement dit à sa femme : «Ils tirent comme des cochons !», alors que leur Citroën DS était criblée de balles lors de la tentative d’attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962. (Tu es déjà monté dans une DS, toi, jarbaat trentenaire?) En bon idéologue, Senghor voulait absolument écarter toute idée de désamour avec les Sénégalais, qui n’avaient certainement pas encore digéré la condamnation à vie de Mamadou Dia et de ses compagnons. Il voulait éviter tout lien, dans l’esprit du public, entre Lô et les détenus de Kédougou, ce qui aurait pu conduire à valoriser la figure de Lô. Dans une lettre à un ami français, citée par un de ses biographes, il minimisera même l’incident : « Mon agresseur est un fonctionnaire révoqué, donc aigri, donc facilement maniable entre les mains d’adversaires politiques. Je n’insisterai pas sur cet accident de parcours.» Et pourtant ! Moustapha Lô était tout le contraire de cette description. Issu d’une famille d’érudits, dont certains membres avaient fait le jihad avec Mbaba Diakhou, il était lui-même un fin lettré en arabe, premier secrétaire à l’ambassade du Sénégal au Caire, cousin de Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum, et époux d’une doomu Ndar de grande famille. Intelligent et équilibré. Tout le contraire de ce que Senghor, son parti et ses médias présentaient au monde dans ce qu’on appellerait aujourd’hui une campagne de désinformation. Si les mobiles de sa tentative font encore débat, Moustapha Lô a plaidé non coupable au tribunal. Il affirmait ne pas avoir eu l’intention d’assassiner Senghor, tout en soulevant des problèmes liés à la politique du régime. Il sera condamné à mort le jeudi 15 juin 1967, après… deux jours de procès ! Plusieurs autres personnes seront également condamnées, car le tribunal spécial avait joint une autre affaire de complot remontant à 1965, découverte lors de l’enquête sur l’attentat. Ainsi, Moustapha Dramé, ancien directeur de cabinet de Valdiodio Ndiaye, sera condamné aux travaux forcés à vie. La justice sénégalaise a toujours été très rapide quand il fallait satisfaire les désirs présidentiels. Cela a changé ? Jarbaat nak, ce n’est pas parce que vous m’amenez du gros sukaaru koor (attention, ces mots datent de 2024 ! 😂 et j’en ai reçu beaucoup en 2026, tellement que j’en grignote encore aujourd’hui — mais pas de photo pour ne pas faire plaisir aux Njóbeen et aux Siyeen !) que je vais continuer à fatiguer ma mémoire et mes doigts ! Regardez la vidéo de la tentative d’assassinat et écoutez aussi Serigne Cheikh, qui rapporte une conversation avec un proche de Senghor. Celui-ci aurait affirmé que Senghor ne voulait pas la mort de son cousin, mais qu’il aurait été poussé par d’autres — dont son interlocuteur — à ordonner son exécution. Perso, je crois que Senghor, au nom de sa conception de l'Etat, voulait son exécution. Il a subi d’énormes pressions de ses amis et de tous les chefs religieux — musulmans et catholiques — pour le gracier, mais il refusera. Comme il refusera, à la même période, de libérer Mamadou Dia, dont il voyait (à tort) l’ombre derrière Moustapha Lô. Sans doute voulait-il encore imiter de Gaulle, qui avait refusé de gracier le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando qui tenta de l’assassiner, bien qu’il ait gracié les autres. Bastien-Thiry fut le dernier fusillé en France, le 11 mars 1963. Comme Moustapha Lô sera le dernier fusillé au Sénégal, à l’aube du 29 juin 1967. Qu’Allah renouvelle Son infinie miséricorde et Son pardon à Moustapha Lô et à toutes les personnes disparues qui, de près ou de loin, ont souffert des conséquences de cet épisode qui a failli changer brutalement le cours de l’histoire du Sénégal. Évidemment, les jarbaat perspicaces auront remarqué que ce sont mes commentaires de 2024 et 2025… légèrement revus.) 22 mars 1455 : départ de Saint-Vincent d’Alvise Cadamosto, navigateur vénitien au service du Portugal, auteur du premier document européen mentionnant le mot « Sénégal ». 2/2 - Jarbaat, tu crois vraiment à “Suñu gaal” ? 🇸🇳🇵🇹😃Alors apparemment, c’est lui — oui, lui, Alvise Cadamosto — qui aurait posé la fameuse question à l’origine du nom de notre beau pays : «C’est où, ici ?» ou, en version portugaise supposée : “Onde é que está ?” Nos braves pêcheurs, sûrement les ancêtres de mes Lebu « lectrices » (Roxaya, Majigeen Seek, Ndeey Doom, @mamendoye1 et Xujja), auraient compris de travers et répondu, fièrement ou courroucés (je n’y étais pas 😄) : «Sunu gaal» (notre pirogue). Et lui, avec ses portugaises — c’est le cas de le dire ! — ensablées, pense directement que le pays s’appelle «Sénégal». 😄 Franchement, la personne qui a pondu cette histoire mérite un prix pour imagination débordante. Un vrai scénariste Netflix nostalgique du Ramadan (comme moi). Perso, je refuse catégoriquement cette version. «Dafay yomb torop », comme diraient mes jarbaat (c’est trop facile à avaler, quoi). Cela dit… sérieusement, d’où vient vraiment le nom de notre pays ? 🤔 Allez demander à vos Bajeen et Nijaay qui ont bossé sur la question. En effet, si l’histoire était aussi simple, nos historiens, historiennes et linguistes comme ma préférée Prof Adji Sall de @ifan_cheikhanta seraient au chômage depuis longtemps ! #Senega #Kebetu Source des éphémérides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
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BIRAME DIONE
BIRAME DIONE@sassoumdione·
@MadembAS Joyeuses fêtes de korité monsieur Mademba. Qu’Allah Le Tout Puissant vous protège et vous garde encore parmi nous.
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 21 mars : Par un 21 mars : 93 tombes - Stratégie du Fossé - 9 178 X 21 mars 1991 : 93 militaires de l’armée sénégalaises participant à l'opération "Tempête du désert" en Arabie Saoudite perdent la vie suite au crash du Lookheed C-130 Hercules qui les ramenait d’un Umrah à la Mecque vers leur base. 1/4 - Mémoire entretenue… ou oubli diplomatique ? 🇸🇳🇰🇼🇸🇦 Lorsque l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït en août 1990, le Conseil de sécurité de l’ONU adopta la résolution 678, autorisant les États membres à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour obtenir le retrait des forces irakiennes. C’est dans ce contexte que le Sénégal déploya un contingent d’environ 500 soldats, basé à Dhahran, en Arabie saoudite, et placé sous le commandement du général Mouhamadou Keita, assisté du colonel Babacar Gaye — deux Doomu Ndar qui deviendront par la suite chefs d’état-major général des armées (CEMGA). Nos forces ont participé à la phase terrestre du conflit, bien qu’elles n’aient pas été engagées en première ligne. Leur mission principale consistait à sécuriser et protéger les zones libérées — une tâche essentielle dans la stabilisation post-combat. La guerre terrestre, souvent résumée aux «100 heures», fut brève mais d’une intensité extrême. Elle s’inscrivait dans une campagne militaire beaucoup plus large, marquée notamment par des bombardements massifs : environ 88 500 tonnes de bombes furent larguées, principalement par l’aviation de la coalition menée par les États-Unis. Évidemment, on ne peut évoquer cet épisode sans rappeler l’accident tragique survenu le 5e jour du mois de Ramadan, qui coûta la vie à 93 de nos Jambaar. Trois soldats survécurent à ce drame : Ibrahima Biaye, Ibrahima Makalou Cissé et Boubacar Sané. Nos 93 compatriotes reposent aujourd’hui à Nasiriyah, dans le sud de l’Irak. On ne peut qu’espérer que nos représentations diplomatiques dans la région honorent régulièrement leur mémoire, notamment lors des commémorations, à travers des prières et l’entretien de leurs tombes (@CHEFDIRPA @miaae_senegal — cela se fait-il systématiquement?). La contribution du Sénégal à la libération du Koweït et à la protection de l’Arabie saoudite a renforcé son image et son prestige auprès des États du Golfe, facilitant, en retour, des relations économiques et des flux d’investissements vers Dakar. Elle illustre aussi une réalité souvent sous-estimée : la capacité du Sénégal à lire les dynamiques internationales et à s’y inscrire stratégiquement — une marque forte de sa diplomatie. 21 mars 627 : les Mecquois lèvent le siège de Yathrib (Médine), marquant un tournant décisif dans la consolidation du premier État musulman. 2/4 - Le Prophète acceptait la stratégie d’un étranger… nous refusons encore l’altérité ! 🇸🇳🇸🇦Connue sous plusieurs noms — Bataille de la Tranchée, Bataille du Fossé, Ghazwat al-Khandaq, ou encore Bataille des Coalisés —, cette confrontation, survenue durant la 5e année de l’Hégire, fut la troisième entre les musulmans et les Mecquois, après Badr en 624 (victoire des musulmans) et Uhud en 625 (victoire des Mecquois sous la direction d’Abu Sufyan). Contrairement aux deux précédentes, elle fit relativement peu de victimes. Les musulmans mirent en œuvre une technique inconnue en Arabie, proposée par un compagnon du Prophète de l’islam, Salman le Perse : creuser un fossé autour des zones vulnérables de Médine, empêchant ainsi la cavalerie mecquoise d’attaquer la cité. Ainsi, jarbaat, tu vois que, pour Envoyé de Dieu qu’il était, le Prophète de l’islam accepta de suivre une stratégie proposée par un non-Arabe, un Perse, pour faire face aux Mecquois dont il était issu, plaçant ainsi l’intérêt de la communauté au-dessus des appartenances ethniques ou tribales. Aujourd’hui, les descendants de Salman le Perse, devenus Iraniens, subissent des bombardements sans que l’on perçoive toujours une empathie chez les Arabes… Mais bon, le présent géopolitique est ce qu’il est… Il convient aussi de rappeler que le Prophète de l’islam avait, dès son arrivée à Médine (nom donné à l’ancienne Yathrib), établi ce qui est souvent considéré comme l’un des premiers pactes politiques écrits : la Constitution de Médine. Ce texte organisait les relations entre les musulmans, les juifs et les autres groupes de la ville, et prévoyait notamment une défense commune en cas d’attaque extérieure. Jarbaat, pour mieux comprendre cette bataille, demande à ton oustaz de t’expliquer la sourate 33 du Coran (Al-Ahzab). Plusieurs versets y font référence à cet épisode, notamment en décrivant l’épreuve traversée par les croyants et les attitudes contrastées face au danger. Il existe d’ailleurs une invocation relative à cette bataille que j’aime particulièrement, dans laquelle Dieu rappelle qu’Il a tenu Sa promesse et qu’Il a fait fuir, à Lui seul, les coalisés (en déchainant les forces de la nature notamment). C’est cette formule que récitent souvent les pèlerins avant d’entamer le Sa’i entre Safa et Marwa, après les tours autour de la Kaaba.) 21 mars 2006 : Premier tweet public de l'Histoire par son inventeur Jack Dorsey. 3/4🇸🇳Et celui que vous êtes en train de lire est mon 8 022e tweet 😄! Mais c’était en 2024. Aujourd’hui, en 2026, ce que tu lis est mon 9 178e post 😄! 21 mars 1891 : Une centaine de Diolas armés encerclent dans le village de Guifanga en Casamance les membres de la mission Pineau-Aubry-Lecomte chargée de délimiter la frontière entre le Sénégal et la Gambie. 4/4 🇸🇳 🇬🇲🇬🇧🇫🇷Pas le temps de consulter la thèse de doctorat d’Histoire contemporaine de l’Afrique de Caroline Roussy sur « La construction de la frontière sénégalo-gambienne : territoires, territorialités, identités (1850-1989). Thèse soutenue à Paris 1 en 2014. Donc je ne sais pas si elle parle de cette colère légitime des Joola. Photo : Le visuel avec 93 est une création d'un IA. #Senega #Kebetu Source des éphémérides (Sauf Bataille de Médine) : SenegalDates de Atoumane Mbaye
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Encore du (très très long) réchauffé avec trois textes (mais avec « Bonus jarbaat ») 20 mars 1921 : Naissance de Amadou Mahtar Mbow. 1/3 🇸🇳Du NOMIC à l’IA : l’actualité brûlante d’une pensée visionnaire «Tu vois, Mademba, par là-bas, c’est Njalaxaar, le village de mon père.» J’étais assis à côté de Amadou Mahtar Mbow dans un bus en direction de Saint-Louis, dans le cadre du Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (PARRER), lancé en 2007 par Madani M. Tall, alors directeur de la @Banquemondiale au Sénégal. Évidemment, nous avions ri à propos de «Tubaab Njalaxaar, dàll sangg kawass» ! Oui, jarbaat — et ce souvenir m’est cher — j’ai discuté, rigolé et même participé à un Diine ak Jamono de Sidy Lamine Niasse, à la radio @walfadjrisn (photo), avec le professeur Amadou Mahtar Mbow, l’homme le plus combattu par la puissante Amérique (et toute l’Europe) pour avoir osé, en tant que DG de l’UNESCO, penser un Nouvel Ordre mondial de l’information et de la communication (NOMIC). Ce faisant, il introduisait un paradigme réellement disruptif dans les relations internationales, remettant profondément en cause la domination de l’Occident sur la gouvernance de l’information et de la communication dans le monde, et, par extension, son hégémonie culturelle et axiologique. Décolonialiste avant tout le monde ! Tellement que, rendant les armes devant l’intransigeance de ce Sénégalais déterminé à redistribuer les cartes, les États-Unis envoyèrent, le 28 décembre 1983, une lettre signée par le secrétaire d’État de Ronald Reagan, George Shultz, pour annoncer leur retrait de l’UNESCO au 31 décembre 1984. La réponse de Mbow fut à la hauteur des graves et fausses accusations de Washington, relatives notamment au Plan à moyen terme pour 1984-1989 et au Programme et budget 1984-1985 : « Aucune formule ne peut être relevée dans ces textes qui soit en contradiction avec la Déclaration universelle des droits de l’homme ; il n’est pas une ligne, il n’est pas un acte, dont l’Organisation en tant que telle ait assumé la responsabilité, qui ait pu paraître justifier ou même tolérer une quelconque restriction à l’exercice plein et entier des droits de l’homme ou au principe de la libre circulation de l’information. » Ironie de l’histoire : aujourd’hui, l’Europe mobilise toutes ses forces pour un NOMIC face aux GAFAM américains. Et le président Donald Trump ne leur pardonne pas leur boulimie réglementaire. Figure-toi, jarbaat anti-régulateur, que @ThierryBreton , ancien ministre français et commissaire européen, est interdit d’entrée aux États-Unis depuis 2025 par Donald Trump, qui lui reproche d’avoir été l’un des artisans des règles taxant les GAFAM et X (@elonmusk ), règles considérées comme contraires à la liberté d’expression. Et alors que cette bataille n’est pas achevée, voilà le monde confronté à la nécessité de réguler l’intelligence artificielle, perçue comme le nouvel instrument de domination des États-Unis et de la Chine. Il ne fait pas de doute que si la Chine prend une avance trop importante — ce qui commence à être une réalité pour qui a vu la chorégraphie des robots célébrant le Nouvel An chinois (4724, année du Cheval de Feu) — on verra même les États-Unis réclamer une régulation pour éviter une position de domination définitive des Chinois. La roue tourne. Et Mbow, visionnaire, nous avait pourtant avertis : le NOMIC est une bataille permanente. Voilà, jarbaat, c’est déjà trop long. Je passe donc sur les Assises nationales, dont le succès est d’abord le fruit du travail de leur président, ainsi que sur l’homme politique qui démissionna de son poste de ministre en 1958 pour protester contre la décision de Senghor et de Dia de voter « Oui » au référendum. Jarbaat, dans votre quête d’un avenir meilleur pour l’Afrique, vous pouvez vous appuyer sur ces trois piliers majeurs (à mon avis) : le politique de Mandela, le scientifique de Cheikh Anta Diop, le culturel d’Amadou Mahtar Mbow. Ah, j’oubliais : quand nous étions enfants à Dieupeul, pour nous, il était simplement « Papay Fara Mbow », puisque sa famille habitait près de chez votre Maam Sijh ! Alors, je reprends ma voix d’enfant pour lui dire : « Joyeux anniversaire, Tonton Amadou Mahtar ! ». C’était en mars 2024, donc ce souhait était pertinent. Entre-temps, Amadou Mahtar Mbow, après 103 années de vie bien remplie, a quitté ce monde le 24 septembre 2024. Qu’Allah le gratifie de Son infinie miséricorde et de Son Firdaws. Amine. Bonus Jarbaat - Petite histoire qui m’a donné des sueurs froides et qui a surtout nourri ma réflexion permanente sur le rapport entre les journalistes et leurs sources. À cause d’une dépêche de la très sérieuse @APS_Senegal , reprise par plusieurs médias, j’ai été cité comme source de l’annonce du décès d’Amadou Mahtar Mbow. « Dakar, 24 sept (APS) – L’ancien Directeur général de l’Unesco de 1974 à 1987, Amadou Mahtar Mbow, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Dakar, à l’âge de 103 ans, a-t-on appris du journaliste As Mademba Ndiaye. ”Amadou Mahtar Mbow vient de quitter ce monde dont il été le serviteur toute sa vie. Il fait partie de ceux et celles qui ont mené une vie utile pour le genre humain. A 103 ans, il peut reposer en paix. Que le Firdaws (paradis) soit sa demeure (….)”, écrit As Mademba Ndiaye dans un hommage sur X. » En réalité, tout est parti d’un piège cognitif classique dont j’ai été victime — par ma propre faute. Informé par une source absolument crédible du rappel à Dieu d’Amadou Mahtar Mbow, j’ai naïvement pensé que tout le monde était déjà au courant. Par reconnaissance et admiration, j’ai donc publié un message sur X, profondément secoué par la nouvelle. Mais en fait le public, lui, n'était pas du tout au courant. Et des journalistes ont repris mon texte sans même prendre la peine de m’appeler (alors que mon numéro est public 😂) pour en vérifier la fiabilité. Si un seul journaliste m’avait contacté, j’aurais immédiatement retiré mon post pour ne pas devenir… une source. D’une certaine manière, eux aussi ont été victimes du même piège cognitif. Mais bon, cela fait partie des nombreuses aventures — plus ou moins drôles — que j’ai vécues dans le paysage médiatique. 20 mars - L'ONU célèbre la Journée de la langue française – « Les Journées des langues aux Nations Unies ont été introduites en 2010 pour célébrer le multilinguisme et la diversité culturelle. L’ONU célèbre donc chaque année six « Journées de la langue », consacrées aux six langues officielles des Nations Unies : l’arabe, le chinois, l’anglais, le français, le russe et l’espagnol ». 🇸🇳 2/3 - Six langues pour le monde… et les autres alors ? Célébrer la diversité linguistique du monde en la limitant à six langues officielles relève de cet exercice d’équilibre délicat que les diplomaties maîtrisent si bien : dire l’universel… tout en en fixant discrètement les frontières. Comme la fameuse « Communauté internationale » dont les contours ne dépassent pas les frontières occidentales, ignorant la grande majorité de la population mondiale. Et donc pourquoi pas chaque langue parlée dans le monde ? Voilà qui démontre encore la pertinence — et la permanence — de la bataille menée par Amadou Mahtar Mbow. J’avais même suggéré — avec la certitude absolue de perdre mon temps 😄— que, pour sa première Assemblée générale de @ONU_fr , notre président @PR_Diomaye fasse symboliquement une partie de son discours en seereer. Il aurait pu venir avec un interprète traduisant vers l’une des six langues officielles, les autres cabines assurant ensuite le relais. Aucune difficulté technique. Et, au passage, cela lui aurait peut-être évité ce moment de flottement dû à l’absence de son discours sur le pupitre. Mais au-delà de l’ONU, c’est chez nous que le combat est le plus urgent : promouvoir et surtout sauvegarder nos langues, notamment celles qui disparaissent, comme le Paloor ou le Mënik. On protège bien la biodiversité, non ? C’est aussi l’occasion de féliciter l’association Fonk sunuy làmmiiñ, qui a publié un très beau et instructif Arminaat làkki réemi. On y découvre des langues peu connues mais tout aussi riches : Jalunga, Wamey, Oniyan, Laalaa, Kañjad, Bayot… Et l’on apprend que le guñuun n’est autre que le baynunk, langue d’une ethnie dont l’influence historique sur les autres composantes du Sénégal semble sans commune mesure avec sa taille actuelle. 20 mars 1846 - Suicide à Saint-Louis, à l'âge de 62 ans, du Gouverneur du Sénégal François Marie Charles Ollivier. Il s'était ouvert les veines du cou à l'aide d'un rasoir dans sa chambre à coucher au sortir d'une réunion houleuse du conseil de gouvernement. 🇸🇳🇫🇷 3/3 - Pouvoir colonial et fragilités individuelles: le cas Ollivier Son corps aurait été rapatrié en France. Mais parmi la quinzaine de gouverneurs décédés au Sénégal, certains reposent encore en terre sénégalaise, comme Blanchot à Saint-Louis ou William Ponty à Dakar. En fait les raisons exactes de la mort de François Marie Charles Ollivier restent incertaines. Mais avoue, jarbaat… voilà un scénario tout trouvé pour un film ou un roman : un gouverneur tiraillé entre devoir colonial et sentiments interdits — pourquoi pas une histoire d’amour impossible avec une noble du Cayor — sur fond de tensions avec le ministère des Colonies à Paris et de plaidoyer discret pour une meilleure considération des “indigènes”. Bon… je taquine rekk nak 😄 #Senega #Kebetu Source des éphémérides : SenegalDates.
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Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Les Njóobeen ont regardé jusqu’à fatigué mais le croissant lunaire n’a pas été visible sur la Corniche. Et c’est un Diop, Baidy Demba de l’Aspa qui nous en donne l’explication. #Ramadan #Korite #Aid #Senegal #Keberu
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Jarbaat, seul le premier texte sur le relations entre Serigne Touba et les colons n’es tpas du réchauffé 1/3 - Par un 19 mars : Et commença la fabrique coloniale du soupçon : le cas Ahmadou Bamba À partir de quand le colon français a-t-il commencé à s’intéresser à Serigne Touba ? Bonne question, jarbaat… mais mauvaise nouvelle : quand le colon commence à “s’intéresser” à toi, ce n’est jamais pour ton bien. Mais le colon ne connait pas par avance le destin des hommes (ni toi d ;ailleurs) En tout cas, c’est le 19 mars 1889 que date la première note connue d’un administrateur colonial local, Tautain, à destination de l’administrateur colonial du Cayor. Sans doute le colon avait-il déjà entendu parler de l’aura naissante du jeune Ahmadou Bamba, déjà connu pour sa science religieuse, et qui avait fait débat public avec le plus grand cadi du Damel Lat Dior pour démonter leur fatwa permettant l’esclavage des musulmans capturés lors de la bataille de Samba Sadio contre Ahmadou Cheikhou, le 11 février 1875 (j'en ai déjà causé ici). En 1889, Lat Dior est tombé depuis 1886, Alboury est sur le point de se replier vers l’Est, mais l’ordre colonial reste fragile. Et surtout, depuis 1885, une nouvelle hante les Français : au Soudan, Muhammad Ahmad al-Mahdi a infligé une humiliation majeure aux Britanniques. Résultat ? Dès qu’un marabout commence à rassembler du monde, l’oreille coloniale se dresse comme celle du chien en face d’une menace (c’est vrai ça ? J’ai une piètre connaissance des chiens, sauf celui de La Caverne). Tautain, chef des affaires politiques — autrement dit, un political economy analyst avant l’heure, mais au service de l’Empire, écrit : «On dit qu’un marabout nommé Ahmadou Bamba aurait été s’établir dans la forêt du M’bafar, entre Djolof, Baol et Cayor, et qu’il y installerait une baraque.» Cela se voit qu’il n’écrivait pas comme toi dans tes réseaux sociaux ! Il reste prudent quant à ses sources (« on dit ») et même sur la localisation, preuve qu’il n’est pas très sûr… mais déjà suffisamment inquiet pour écrire. Dans un second temps, il fait son analyse, qui doit mener à une action, mais après vérification : «Si le fait est vrai, la position que choisit cet individu ne laisse pas que d’être légèrement suspecte, car elle serait fort bien choisie pour grouper peu à peu un certain nombre d’adhérents et se livrer, sans trop attirer l’attention, à la prédication.» Encore de la prudence : il évite tout mot pouvant laisser croire à une violence imminente. Il pense plutôt à une entreprise religieuse, mais attire l’attention de l’administrateur du Cayor sur les risques liés à la présence potentielle de nombreux talibés — sans doute en réminiscence des ceddo autour des rois du Cayor, du Baol, du Sine, etc., qui parfois faisaient valoir leur fougue. L’analyse faite, Tautain en vient à l’action qu’il recommande : « Aussi, vous serais-je fort obligé de vérifier le fait en douceur, et s’il est vrai, de faire exercer sur l’individu une surveillance constante, quoique prudente, afin de ne pas le porter en martyr de sa foi. » Du grand art colonial quand même : vérification, surveillance, contrôle, surtout, ne pas créer un martyr ! Je ne sais pas si Tautain est resté longtemps au Sénégal, mais cette lettre est déjà le le début d’un processus: surveillance quotidienne, rapports alarmistes. Tout cela conduira à la décision administrative de déporter le guide religieux au Gabon en 1895. On connaît la suite. De sa «baraque » Mbafar, Bamba a conquis le monde. Rectification (un Nijaay ça trompe et ça se trompe aussi 😄) Sur Serigne Touba, je travaille souvent à partir des documents publiés dans l’excellent ouvrage de Oumar Ba, archiviste aux Archives du Sénégal : "Ahmadou Bamba face aux autorités coloniales (1889-1927)". Dans mon post du 4 mars 2026 (x.com/MadembAS/statu…), j’avais écrit que Serigne Touba avait lui-même rédigé une lettre en 1925 pour demander l’autorisation de construire une mosquée à Touba. Erreur monumentale. En réalité, il a signé la lettre (encadrée sur la photo), mais le texte a été rédigé par Serigne Mbacké Bousso. Comme quoi, jarbaat, même quand on lit les archives… il faut toujours lire les petites lignes. (Pour la petite histoire, le livre de Oumar Ba, je l’ai acheté dans une “librairie par terre” 😄) 19 Mars 1976 - Sont amnistiés de plein droit les crimes et délits à caractère politique commis entre le 4 avril 1960 et le 24 février 1967, lorsque leurs auteurs n’ont pas déjà bénéficié des dispositions des lois d'amnistie N° 64-08 du 24 janvier 1964 et N° 67-05 du 24 février 1967. Cette loi survient deux ans après la libération en mars 1974 des prisonniers politiques dont le plus célèbre d'entre eux, Mamadou DIA, ancien Président du Conseil de gouvernement, avait été emprisonné au lendemain de la crise politique de décembre 1962. (SenegalDates) 2/3 - Libérer Mamadou Dia : geste de grandeur ou aveu d’échec ? 🇸🇳Dans quel état était #Senghor en signant le décret de promulgation de cette loi ? Ne l’a-t-il pas vécu comme une défaite morale ? N’avait-il pas rejeté toutes les demandes de libération de Mamadou Dia, y compris celles provenant de son ami Georges Pompidou, président de la France, du père Lebret, de Mgr Hyacinthe Thiandoum, etc. ? Grâce à la persévérance de Roland Colin et au « chantage » de Houphouët-Boigny à la réconciliation sénégalo-ivoirienne — mais aussi du fait de son propre désir d’inscrire son nom dans l’histoire intellectuelle face à Cheikh Anta Diop, docteur d’État, et de rejoindre l’Internationale socialiste — il finira par libérer Dia et ses compagnons après 11 ans, 3 mois et 10 jours de détention. Il leur accordera cette amnistie en 1976, soit deux ans plus tard. Et cela, sans avoir obtenu ce qu’il exigeait depuis des années de Mamadou Dia : reconnaître qu’il avait fait un coup d’État, formuler une demande de grâce et renoncer à toute activité politique. Je crois que j’ai déjà trop parlé de ces événements. 19 mars 1948 : Fin de la grève des cheminots du réseau Dakar-Niger qui avait débuté le 11 octobre 1947 à l'initiative de la Fédération des Travailleurs Indigènes des Chemins de Fer de l'Afrique Occidentale Française (AOF) dirigée par Ibrahima Sarr. (SenegalDates) 3/3 - Lire Sembène, ou rester dans TikTok ? À toi de voir Jarbaat, je vous renvoie à notre conversation du 8 mars dernier. Ibrahima Sar avait dirigé ces « Bouts de bois de Dieu », ces héros dont Ousmane Sembène a fait un livre. Dans un autre ouvrage, Passion de liberté — à vous de me dire le nom de l’auteur — on y parle d’Anna Sar. Cela me pousse à écrire « Sar » avec un seul r, puisque celui qui a écrit : « …j’eus le bonheur de fréquenter une étudiante sénégalaise, Anna Sar, dont je suis tombé amoureux… » n’en met qu’un seul. Et il connaît bien la fille de Samba Cor, cousin de Ibrahima Sar. Pour vous donner encore une idée sur Ibrahima Sar : lors du procès de Mamadou Dia, le procureur Ousmane Camara le lave de tout délit. Mais Sar, pour éviter la relaxe, demande à la Cour spéciale de lui réserver le même sort qu’à Mamadou Dia, car «toutes les positions qu’il a prises ont toujours été les miennes». Me Badinter, qui les défendait, a dû être épaté par une telle fidélité. Mais jarbaat, yeen eskë lire ngeen sax les « Bouts de bois de Dieu » ? 19 mars 1901 : Mort de Fodé Kaba Doumbia quelques jours avant l'assaut de son tata de Madina par les troupes coloniales françaises du colonel Rouvel (23 mars 1901). En réalité, il aurait été tué lors de l’attaque du 23 mars. Et malgré les recherches des assaillants — troupes coloniales et celles de Moussa Molo, qui voulait venger la mort de son frère Alpha — personne n’a jamais vu la dépouille de Fodé Kaba Dumbuyaa. La légende est alors vite née : certains nièrent la mort de ce guerrier adulé par le peuple mandingue. En fait, il avait dit à ses enfants adultes : « Vous attendrez l’attaque des Français pour riposter. Si je disparais, vous ne laisserez pas tomber mon corps entre leurs mains. Quand le nécessaire aura été fait, vous hisserez le pagne blanc et cesserez le combat. » Et apparemment, c’est bien ce qui s’est passé. Son fils Maya, qui avait moins de 10 ans et qui était enfermé dans une case avec les femmes pendant l’attaque, rapportant ce qu’il avait entendu de ses aînés, a précisé au chercheur Roche que son père avait été tué et enterré sur place, dans sa tata de Médina (nom qu’il avait donné à ce village qui s’appelait Bapikoum). À noter que le père de Fodé Kaba, Fodé Bakary, a été tué alors que celui-ci était en voyage dans le Rip. Il y avait été envoyé par son fils pour demander — mais sans insister — des armes et des guerriers à Maamur Ndaari afin de faire face à Moussa Molo. Le frère de Maba Jaxu lui donnera un contingent de 72 hommes, et 11 autres se joindront à Fodé Kaba comme «volontaires» aux djihads. #Senegal #Kebetu #SerigneTouba #CheikhAhmadouBamba (SenegalDates)👇🏿 2000 : Alternance - Deuxième tour du scrutin présidentiel : Abdoulaye WADE, Secrétaire général du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et candidat du Front pour l’alternance (FAL), est élu avec 58,49% des voix au détriment du Président Abdou DIOUF, candidat du Parti Socialiste qui a obtenu 41,51%. Au premier tour de l'élection, le 27 février 2000, le candidat du Parti Socialiste et celui du Parti Démocratique Sénégalais étaient en tête à la proclamation des résultats avec respectivement 41,33% et 30,97% des suffrages exprimés. (🇸🇳Jarbaat : si je commence cela risque d’être trop long, donc je passe. 1971 : OERS - Signature à Dakar de l'accord de siège de l'Organisation des Etats Riverains du fleuve Sénégal (OERS). L'organisation avait été portée sur les fonts baptismaux en mars 1968 à Labé, en Guinée et regroupait la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Sa création avait suivi celle du Comité inter-États en 1963. (🇸🇳Success story d’une organisation intergouvernementale ! Mais pas le temps d’en causer ! Je passe.)
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Amadou Sall
Amadou Sall@amadsallamad·
@MadembAS Ton's (j'emploie ce terme par commodité ) nous sommes de la même génération pour votre information
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Évidemment, du réchauffé encore (et tardif), jarbaat ! Si tu veux du nouveau, il faudrait peut-être que tu t’y mettes toi aussi. Ce kebetu avec toi, je l’avais fait pour le Ramadan 2024, simplement parce que, ne dormant pas la nuit (vieilles habitudes de salles de rédaction), je me disais qu’il fallait bien te pousser à cesser de croire que le monde a commencé le jour de tes 18 ans ! Et comme tu considères ce kebetu comme outil de transmission, j’hésite maintenant à poster car il s’agit de commentaires subjectifs sans aucune !😂 18 mars 2008 : Création des régions administratives de Kaffrine, Kédougou et Sédhiou respectivement par la partition des régions de Kaolack, Tambacounda et Kolda. (SenegalDates) 1/3 - Par un 18 mars : De 7 a 14 régions: entre héritage colonial et appétits politiques Il a fallu un travail de fond, appuyé sur des études solides, pour aboutir aux sept régions du Sénégal en 1961, avec la loi n°60-015 du 13 janvier 1960 et le décret n°60-113/MINT du 10 mars 1960. Comme tous les pays nouvellement indépendants, les nouvelles autorités avaient hérité d’un découpage répondant essentiellement aux besoins du colon. Mamadou Dia, président du Conseil, et Valdiodio Ndiaye, ministre de l’Intérieur, furent sans doute les principaux artisans de cette organisation. Même si Léopold Sédar Senghor et les autres cadres du parti ont certainement eu leur mot à dire dans un débat interne alors de rigueur (aujourd’hui, penser autrement que le chef du parti peut engendrer quelques risques!). D’une certaine façon, il y avait un triple objectif : la décentralisation et une plus grande participation citoyenne, prônées par Mamadou Dia, et la déconcentration visant une meilleure présence de l’État, portée par Senghor. Les premières régions portaient des noms évocateurs, souvent en référence à nos réalités géographiques. À l’école primaire, on apprenait que « le Sénégal compte sept régions : le Cap-Vert, le Fleuve, la Casamance, le Sine-Saloum, le Sénégal oriental, Diourbel et Thiès. Sa superficie est de 201 000 km². Le fleuve Sénégal est navigable de Saint-Louis à Kayes… ». Évidemment, tout cela venait après la leçon quotidienne de «morale» : « Je ne vole pas, je rends ce que je trouve. Je respecte mes parents », pendant que le maître «inspectait» les habits pour s’assurer que tout le monde portait des vêtements propres (pas forcément beaux ou chers, mais propres — pas de haillons façon tes jeans déchirés !). Ndeysaan… Oh jarbaat, pardon, je reviens à nos régions ! En 1976, Senghor ajoute Louga comme 8e région, réduisant ainsi la taille de Diourbel. Abdou Diouf, confronté à la rébellion en Casamance, jugera politiquement indispensable un nouveau découpage : Ziguinchor et Kolda émergent ainsi de l’ancienne région de Casamance. Diouf procède également au découpage du Sine-Saloum (dont il a été le deuxième gouverneur après René Ndiaye, à la suite d’une nomination un tantinet rocambolesque d’ailleurs 😂). De cet acte naîtront Kaolack et Fatick, avec une répétition du cas de Kahone, capitale historique progressivement marginalisée par la « modernité », dépendant successivement de Kaolack puis de Fatick. (Il paraît même que le gouverneur de Kaolack exigeait de son homologue de Fatick une demande d’autorisation pour traverser sa région afin de se rendre à Kahone… mais bon, sans doute une fake news 😂. D’ailleurs, jarbaat, sais-tu seulement où se trouve Kahone?) Les régions du Cap-Vert, du Fleuve et du Sénégal oriental seront ensuite rebaptisées d’après leurs capitales : Dakar, Saint-Louis et Tambacounda. En 2002, Abdoulaye Wade poursuit le morcellement en détachant Matam de la région de Saint-Louis. Très en forme, Góorgi crée en 2008 trois nouvelles régions : Kaffrine (à partir de Kaolack), Kédougou (à partir de Tambacounda) et Sédhiou (à partir de Kolda). Chaque nouvelle région est souvent accueillie avec fierté par les populations, ravies d’obtenir leur propre chef-lieu. Pendant que certains «opérateurs» politiques y voient surtout une opportunité d’élargir leur influence… ou leur appétit dans de nouvelles structures électives locales. Enfin, les mairies d’arrondissement, mises en place par le PS et que l’opposition d’alors promettait de supprimer en dénonçant une gestion abusive des ressources publiques, sont toujours là. Aucun pouvoir ne semble prêt à assumer le coût politique de leur disparition. Le désordre et la « soukisation » de nos villes, surtout Dakar, avec la prolifération des marchés — notamment sous les autoponts — ne sont-ils pas aussi une conséquence de ce morcellement territorial, où les taxes perçues par le « juuti » deviennent une part (très ?) importante du budget communal ? D'ailleurs qui, parmi les 18 candidats (ou la candidate) à la présidentielle de 2024, a osé proposer une réforme administrative rationnelle avec la fusion de certaines régions pour plus d’efficacité ? Personne ? À moins qu’ils ne préfèrent encore découper…Peut-être verra-t-on bientôt émerger une région de Podor, à l’image de Matam ? Il y a bien Serigne Mboup qui proposait une réforme territoriale articulée autour de six pôles régionaux. Mais aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle dynamique d’aménagement du territoire avec @PR_Diomaye . Je suppose que vos Nijaay Malick Sow et Amadou Diop, très sollicités pour leur expertise en Afrique (Togo, Côte d’Ivoire, Congo, etc.), y sont impliqués. Cette nouvelle dynamique territoriale pourrait parfaitement se fonder sur l’analyse de Mamadou Dia en 1961 : « Notre économie s'est ainsi organisée en direction de la capitale, elle-même tournée vers l'extérieur. Les structures commerciales et bancaires, ainsi que les infrastructures, ont donc été orientées vers Dakar au détriment des relations interrégionales. De ce fait, les régions périphériques, comme celles du fleuve Sénégal, de la Casamance ou du Sénégal oriental, ont été délaissées et ont nourri d'importants flux migratoires vers Dakar ; les industries non liées à l'arachide, concentrées dans la presqu'île du Cap-Vert, ont elles-mêmes été définies en fonction de l'extérieur. » Franchement, jarbaat… qu’est-ce qui a fondamentalement changé depuis ce constat du président du Conseil expliquant le premier plan quadriennal du Sénégal ? Peut-être… l’émergence de la région « TikTok » ? 😏 18 mars 1956 : Congrès des Chefs Coutumiers du Sénégal au Cercle de la Jeunesse de Thiès sous la présidence de Fodé Diouf, Chef de province de Kahone. Le but de la rencontre était de mettre sur pied l'Union des Syndicats des Chefs Coutumiers du Sénégal. (SenegalDates) 2/3 Chefferies : Héritage ante-colonial ou résidu colonial ? Ce titre est une survivance de la nomenclature coloniale, reflet de la volonté du colonisateur, vers la fin du XIXᵉ siècle, d’instaurer « une administration locale hiérarchisée, comprenant des chefs de village, des chefs de canton et parfois même un chef supérieur, tous étant soumis à un résident européen, chef de la circonscription ». Bien sûr, cela s’est fait sans consulter les populations. On comprend aisément le choc que cela a pu provoquer chez certaines sociétés à structure égalitaire. Le professeur Buuba Jóob rappelait d’ailleurs, lors d’un brainstorming avec @AfrikajomCenter, la difficulté même de traduire le mot « État » en joola, preuve du décalage culturel imposé par cette organisation. Si, dans un premier temps, le colonisateur s’appuyait sur les familles détenant traditionnellement le droit de commandement, plusieurs textes ultérieurs ont tenté de donner une apparence de « démocratisation » à la fonction. Comme l’écrit Zuccarelli en citant un arrêté de 1947 : « Pour être candidat, il faut être âgé de 25 ans au moins et de 60 ans au plus ; savoir parler, lire et écrire couramment le français ; être en règle avec la législation sur le recrutement militaire ; n’avoir encouru aucune sanction pour faits contraires à l’honneur et aux bonnes mœurs ; et enfin obtenir une autorisation du gouverneur pour se présenter aux élections. » Cependant, ces élections étaient réservées à de grands électeurs locaux, souvent issus des familles régnantes, perpétuant ainsi leur domination sous couvert de modernité. Aujourd’hui encore, cette tradition perdure. Des chefs coutumiers continuent d’être installés, comme en février 2019 le Maad a Sinig Niokhobaye Diouf (très actif, avec en plus une bonne équipe de communication !), le « Jom tabalde rewo e worgo » Hamady Demba Diéliya Dia à Démette, intronisé en juillet 2022, ou encore Moussa Ndiefou Soumaré, descendant du fondateur de Waoundé, intronisé en décembre 2023 par Fouleymata Demba Siby — une femme, car c’est une prérogative des Siby. Le tout, bien sûr, sous le regard officiel du préfet… «Colonialité ! », comme dirait la brillante professeure Lucienne Kodou Ndione. Toi, tu connais-tu une femme cheffe coutumière ? Ou bien, fidèle à l’idéologie patriarcale, les femmes restent-elles les gardiennes de la tradition pendant que les hommes se réservent le rôle de gardiens du pouvoir ? (Même photo @QuotidienSN -pas le temps de changer ! La photos de Eugénie Rokhaya Aw Ndiaye est le resultat de ce que j avais ecrit en 2025 "Une consœur capitale. Intellectuellement généreuse. Révolutionnaire par nature. Leader sans se forcer. Décédée le 3 juillet 2022, elle aurait eu donc 73 ans aujourd’hui.). Car il était mentionnée comme née le 18 mars 1952, Comme je ne vois plus cette mention, je joue la prudence, Mais je garde mes mots sur elle ! ) #Kebetu #senegal
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
@amadsallamad Parler de ce qui se déroule sous nos yeux n’est pas dans mon principe de Kebetu avec les jarbaat ! Je vous laisse analyser ce que votre génération est en train de mettre en œuvre ! 😂
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Amadou Sall@amadsallamad·
@MadembAS Merci Ton's pour cette agréable narration. Pourriez-vous parler des pôles économiques créés récemment ?
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A B G@AliouneBadaraG·
@MadembAS M Ndiaye, je pense que cette loi a été modifiée par la suite sous Diouf.
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 15 mars : 21 550 jours d’une loi que tous les Sénégalais ont déjà violée ! Si notre ministre de l’Intérieur, qui est un Cissé, a de l’humour, il peut envoyer à l’heure du ndogou des policiers chez tous les Mbaye, Wade, Samb et Dramé qui organisent aujourd’hui une cérémonie familiale, et leur infliger une amende pour dépenses financières au-delà de la limite permise par la loi ! Eh oui, jarbaat, Senghor voulait tellement un nouveau type de Sénégalais que nos députés avaient voté, le 16 février 1967, une «Loi tendant à réprimer les dépenses excessives à l'occasion des cérémonies familiales». Waawaw ! Le décret de présentation de la loi avait été signé par Senghor le 19 décembre 1966. Et l’article 14 de la loi, signée par le président de l’Assemblée nationale, Me Lamine Guèye, disposait que : «La présente loi prend effet pour compter du 15 mars 1967.» Et, à moins d’un changement que j’ignore, cette loi est toujours en vigueur, donc depuis 21 550 jours ! Elle ne remet pas en cause le droit de «célébrer par des cérémonies, conformément aux rites de son culte ou de sa coutume, les événements familiaux ». Mais hop, dans l’alinéa 2, tombe la limitation : « Toutefois, ceux qui procèdent ou participent à ces cérémonies doivent se conformer strictement aux prescriptions de la présente loi.» Organisateur et participants ! Quelques exemples 😂. Ngenté ou communion solennelle : tu fais baptême ou communion pour ton enfant ? Un seul mouton est permis et le total des dépenses ne doit pas excéder 10 000 francs CFA. Mais la loi précise quand même : «non compris la valeur de l’animal ou des animaux immolés ». Aucun cadeau, sauf pour l’imam ou le prêtre. Pas de ndawtal, ni de yeelu Maam, ni de bëyu Baay Pour les fiançailles, le cadeau à la fiancée (on n’en prévoyait pas pour LE fiancé 😂) ne doit pas coûter plus de 5 000 F CFA, et les dépenses totales, si fête il y a, sont limitées à 5 000 F. Dons ou argent interdits. Et le mariage alors ? Pas plus de 3 000 F CFA pour la dot! Toutes les dépenses le jour du mariage, réception comprise, ne doivent pas excéder 15 000 F. Et, tiens-toi bien, la durée du rassemblement est limitée : « Tout rassemblement doit prendre fin au plus tard trois heures après l'accomplissement des formalités constitutives du mariage », avaient dit nos députés ! Interdiction de “ganaale” pour le retour de pèlerinage, Mecque ou Rome ! Aucun cadeau à distribuer, autres que de petits souvenirs religieux rapportés par le pèlerin. Les gens de ma génération se souviennent du curaay Maka(qu’on fumait d’ailleurs sans récrimination aucune des parents, car produit venant de la Kaaba !) et du petit appareil avec les photos de la Mecque. Pour les décès et funérailles, pas de réjouissances, présence limitée après l’enterrement, dons limités sauf aumône religieuse. Pas de rangooñu Maam. Même pour la circoncision, on avait calculé que 5 000 F étaient suffisants et, si on devait tuer un animal, un seul par famille ! L’État senghorien avait même prévu comment calculer les dépenses incluant celles de la personne qui organise mais aussi les dons des proches, même la nourriture ! Et évidemment, des sanctions étaient prévues : amendes entre 20 000 et 500 000 F CFA et même la prison. Tout était contrôlé par la police, les autorités administratives et les chefs de village. On demandait même aux citoyens ordinaires de dénoncer les abus. Donc les voisins ont été les premiers lanceurs d’alerte ! Bref, jarbaat, je n’ai pas pu voir l’exposé des motifs justifiant cette loi, mais elle n’est nullement étonnante : depuis 1960, il y avait une sorte de désir de moraliser la société, de lutter contre l’ostentatoire — indice de corruption — et d’éviter que les familles ne croulent sous les dettes (même cachées !). Ah, une dernière chose jarbat : le Théâtre Sorano avait joué une excellente pièce basée sur cette loi, mais le policier sérère chargé de mettre fin à la cérémonie avait fini par entrer dans la… danse ! Que jarbaat qui n’a jamais violé cette loi mette un like sous ce post. Zéro like ! 😂 #Senegal #Kebetu #jarbaat
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Encore un (très, très long) réchauffé, jarbaat… mais avec quelques noms supplémentaires dans ce texte sur le fameux décret anti-gréviste ! Post déjà publie ici en 2024 et 2025 ! Donc c’est deuxième réchauffé! 16 mars 2018 : Rappel à Dieu, à Dakar, de Lobatt Fall (88 ans), célèbre transporteur établi à la gare routière "Pompiers" à Dakar. Ancien député du PS, conseiller économique et social du PDS et conseiller départemental de l'APR, ce natif de Thioubalel aura milité avec tous les partis au pouvoir. Une cité à l'entrée de Pikine porte son nom. (Source SenegalDates de Atoumane Mbaye) 1/3 Avant les TER et les bus climatisés : l’élite sénégalaise voyageait dans les cars de Lobatt Au temps béni des internats — quand l’État logeait, nourrissait et habillait des milliers de lycéens — tout le monde connaissait les cars de Lobatt. On les reconnaissait de loin grâce à leur logo : un pêcheur armé d’une sagaie face à un crocodile. Déjà du marketing avant l’envahissement des « consultants en communication » ! Et Lobatt avait aussi compris une autre chose : la langue est un symbole. À l’Assemblée nationale, il fut le premier député à s’exprimer en pulaar, comme pour rappeler que la République sénégalaise ne se parlait pas seulement en wolof. De son vrai nom Lobatt Mamadou Fall, il détenait — inutile de poser trop de questions sur la procédure de passation de marché — le quasi-monopole du transport des élèves entre leur village et la ville où se trouvait leur lycée d’affectation. Or, à l’époque, les lycées publics se comptaient presque sur les doigts des deux mains. Si ma mémoire ne me trahit pas trop : À Saint-Louis : · Faidherbe · Peytavin · Charles-de-Gaulle · Ahmet Fall (et le cas particulier de l’EMP — jarbaat, tu sais au moins ce que signifie ce sigle ? 😃) Malick Sy à Thiès · Djignabo à Ziguinchor · Van Vollenhoven, Blaise Diagne, Kennedy et Delafosse à Dakar · Gaston Berger à Kaolack Cela veut dire que des élèves de tout le Sénégal convergeaient vers ces quelques internats, souvent pour la première fois loin de leur famille. Et qui les y amenait ? Les cars de Lobatt. Avec les fameuses réquisitions de transport délivrées par l’État. Réquisitions qui, soyons honnêtes, donnaient parfois lieu à un petit trafic permettant à certains élèves de se faire un peu d’argent de poche… Mais derrière ces anecdotes se cache une réalité simple : Ces cars ont transporté une génération entière d’élèves qui deviendront plus tard professeurs, médecins, ingénieurs, officiers, ministres et intellectuels. Autrement dit, sans le savoir, les cars de Lobatt transportaient une partie l’élite sénégalaise en devenir, celle qui a profité de lécole publque inclusive. Aujourd’hui on parle de réforme du système éducatif, d’écoles d’excellence et de nouvelles universités. Mais jarbaat, pose-toi une question simple : combien coûtait à l’État la formation complète d’un élève interne dans les années 1960-1970… comparée à celle de certaines écoles d’excellence de 2026 ? Lobatt, ne faisait pas de discours sur l’égalité des chances. Il mettait simplement le moteur en marche. Et le Sénégal avançait. Que Dieu lui accorde Sa miséricorde. 16 mars 1971 : Interdiction par décret de l'inscription à l'Université de Dakar (future UCAD) de quarante-neuf (49) étudiants considérés comme meneurs dans les troubles qui secouent le milieu scolaire et universitaire. (Source SenegalDates) 2/3 Les 49 exclus de l’Université de Dakar : l’autre histoire du 16 mars 1971 En réalité, ce décret interdit la réinscription, comme l’indique son intitulé exact :«Décret n° 71-302 du 16 mars 1971 interdisant à certains étudiants de se réinscrire à l’Université». C’est à la suite de la grève générale décrétée par l’Union des Étudiants de Dakar que Senghor décida de fermer l’Université et de signer ce décret pour sanctionner les dirigeants de l’UED, de l’UDES et des organisations des différentes facultés. C’est avec une certaine nostalgie que j’ai relu ce décret avec les noms, la date et le lieu de naissance, la faculté et la nationalitédes étudiants concernés. On y constate une diversité intéressante : Nationalité : La lecture de la liste montre bien l’africanité de l’Université de Dakar. Ainsi, en plus des 34 Sénégalais, cette interdiction frappait : 4 Dahoméens (tous en médecine) ; 4 Mauritaniens ; 3 Maliens ; 2 Togolais, 1 Voltaïque (Jarbaat, n’écarquille pas tes yeux en voyant Voltaïque et Dahoméens !) Il y avait aussi une Française Spécialité : Les étudiants sanctionnés venaient de plusieurs disciplines : Médecine (10) - Sciences – Lettres – Économie - Droit Genre : On compte 8 femmes, dont 7 Sénégalaises et une Française : Bineta Sène, Marie Baba Diallo, Anta Diouf, Marie Angéline Sagna, Mireille Salzmann, Mame Marie Faye, N’Dèye Sow (Jarbaat, remarque l’apostrophe entre le N et le D, qui était en usage avant une directive de Senghor la supprimant.) et la Française Gisèle Renaud. Le décret précise également que les étudiants sénégalais exclus ne pourront bénéficier d’aucune bourse sénégalaise pour poursuivre leurs études à l’étranger. En réalité, plusieurs décrets importants furent signés ce 16 mars 1971 par le président Senghor, le Premier ministre Abdou Diouf, et le ministre de l’Éducation nationale Assane Seck. Si le décret n° 71-302 est le plus célèbre, c’est certes à cause de ses conséquences sur des individus, mais aussi en raison du destin ultérieur de certains étudiants concernés (Marie Angélique, Abdoulaye Bathily, Mbaye Diack, Sakhevar Diop, etc.). Deux autres décrets ont également profondément changé le cours de l’Université ce jour-là. D’abord, un décret dont le premier article annule toutes les inscriptions pour l’année universitaire 1970-1971. Ensuite, le gouvernement ajoute cette précision menaçante (art. 2) : « Pourront ne pas être autorisés à se réinscrire les étudiants ayant, à l’aide de violences, menaces ou manœuvres, porté atteinte à l’ordre public, au fonctionnement régulier des institutions universitaires ou au libre exercice par d’autres étudiants des activités universitaires. » Enfin, le gouvernement fixe les conditions de réinscription entre le 18 et le 25 mars 1971 inclus (art. 3) : « Les étudiants qui désirent se réinscrire devront en faire individuellement la demande (…) Ne seront examinées que les demandes accompagnées d’un engagement personnel de l’étudiant de se conformer aux règlements généraux de l’Université, ainsi qu’aux règlements particuliers de l’établissement où il désire se réinscrire, notamment en matière d’examens. Il sera statué sur ces demandes par le Conseil provisoire de l’Université. » « Conseil provisoire »… Ma génération est entrée à l’université alors que ce régime était encore en vigueur, et sa suppression faisait partie de nos revendications estudiantines. Ce régime provisoire avait été institué ce même 16 mars 1971 par le décret n° 71-299, qui supprimait l’Assemblée de l’Université créée par la loi du 13 juillet 1967 et la remplaçait par un Conseil provisoire dont la composition est précisée dans le texte. Cependant, dans ce décret donnant de larges pouvoirs à ce conseil, le gouvernement se réserve le droit d’interdire certaines inscriptions. Regarde bien, jarbaat, les numéros de décret — car l’administration était une véritable orfèvre en matière d’ordonnancement juridique : 299: statut provisoire et pouvoirs du gouvernement ; 301 : annulation de toutes les inscriptions et 302 : interdiction de réinscription des supposés meneurs. D’une certaine façon, l’histoire se répétera plus tard avec le futur ambassadeur du Sénégal au Royaume-Uni, le professeur Cheikh Dieng, et le sociologue Dr Oussouby Touré, tous deux anciens élèves du lycée Faidherbe. Ces brillants élèves — car à l’époque l’excellence scolaire était souvent le premier critère pour diriger une grève — furent également exclus mais réussirent brillamment leur baccalauréat grâce aux cours à domicile dispensés par leurs professeurs, dont certains Français (sans doute de gauche), dont je ne cite pas les noms pour ne pas en oublier. La littérature existe sur cette période de l’histoire estudiantine et montre aussi, a posteriori, que les partis politiques — en particulier le PAI — étaient souvent derrière les mouvements de grève au Sénégal. Abdoulaye Bathily en parle longuement et cite des noms légendaires comme celui de Mamadou Diop Decroix (jarbaat, vérifie quand même pour moi — ndax mi ngi woor sax, ce njóbeen !). Sans compter Omar Guèye (tiens, quel jarbaat va m’envoyer son livre Mai 1968 au Sénégal – Senghor face aux étudiants et au mouvement syndical ?). Votre Maam Paloma pourrait aussi livrer une perspective intéressante, à la fois de dehors et de dedans. Évidemment, parler de cette affaire est aussi l’occasion de demander des nouvelles de Moussa Kane, qui fait partie de ces mythiques professeurs de philosophie, comme Sémou Pathé Guèye — mon prof au lycée Faidherbe — ou encore Ndoye à De Gaulle et Doudou Sine à Van Vollenhoven. Ce dernier finira d’ailleurs directeur du CESTI de Dakar, après avoir relu le pays à travers une nouvelle grille idéologique. Plusieurs acteurs de ces luttes, après avoir accompli leur mission générationnelle, se retrouvent aujourd’hui juste derrière les imams à la mosquée du quartier — s’ils ne sont pas devenus imams eux-mêmes — ou juste en face du prêtre officiant à l’église. Dans les lignes précédentes, je parlais de comparer le coût de formation des élèves des années 1970 avec celui des élèves des écoles d’excellence de 2026. Mais je n’ose pas demander une comparaison entre la formation intellectuelle et idéologique des dirigeants de 1971 et ceux de 2026 — même en prenant toutes les précautions nécessaires face au renversement des paradigmes cognitifs. 16 mars 1856 : Parution du premier numéro du Moniteur du Sénégal et Dépendances qui sera suivi à partir de 1883 par le Bulletin Administratif des Actes du Gouvernement. Il est l'ancêtre du Journal Officiel de la colonie du Sénégal (JOS). (Source SenegalDates) 3/3 Lire le journal colonial pour combattre le colon C’était le journal qu’il fallait lire pour connaître ce que décidait l’administration coloniale : « le Journal officiel ». Je suppose que les Français y étaient très attachés, tout comme les élites francophones qui leur servaient de relais. On n’y relatait sans doute jamais les luttes des « nègres » contre le système colonial, ni leurs combats pour améliorer leurs conditions de vie à l’intérieur de ce système. Cependant, connaître les lois et les décisions du colon était également nécessaire pour les anticolonialistes, car les décisions du colon pouvaient parfois produire des effets pervers contre lui-même. Savoir lire le Moniteur du Sénégal, c’était aussi apprendre à retourner l’arme de l’adversaire contre lui. Photo : oui je sais le JO est illisible. Note : A part mes commentaires très subjectifs vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. #kebetu #Senegal
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
@DIEDHIOU_DI Fsut multiplier par dix je pense. Avec 3000 on pouvoir avoir 46 paquets de sucre. Aujourd'hui il faut combien ?
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DIEDHIOU IDRISSA 🇸🇳
DIEDHIOU IDRISSA 🇸🇳@DIEDHIOU_DI·
Nijaay , jarbat voudrait savoir a combien devrait correspondre ces montants en 2026 quand on doit ternir compte de l’inflation et de la devaluation ?
Mademba Aas Njaay@MadembAS

Par un 15 mars : 21 550 jours d’une loi que tous les Sénégalais ont déjà violée ! Si notre ministre de l’Intérieur, qui est un Cissé, a de l’humour, il peut envoyer à l’heure du ndogou des policiers chez tous les Mbaye, Wade, Samb et Dramé qui organisent aujourd’hui une cérémonie familiale, et leur infliger une amende pour dépenses financières au-delà de la limite permise par la loi ! Eh oui, jarbaat, Senghor voulait tellement un nouveau type de Sénégalais que nos députés avaient voté, le 16 février 1967, une «Loi tendant à réprimer les dépenses excessives à l'occasion des cérémonies familiales». Waawaw ! Le décret de présentation de la loi avait été signé par Senghor le 19 décembre 1966. Et l’article 14 de la loi, signée par le président de l’Assemblée nationale, Me Lamine Guèye, disposait que : «La présente loi prend effet pour compter du 15 mars 1967.» Et, à moins d’un changement que j’ignore, cette loi est toujours en vigueur, donc depuis 21 550 jours ! Elle ne remet pas en cause le droit de «célébrer par des cérémonies, conformément aux rites de son culte ou de sa coutume, les événements familiaux ». Mais hop, dans l’alinéa 2, tombe la limitation : « Toutefois, ceux qui procèdent ou participent à ces cérémonies doivent se conformer strictement aux prescriptions de la présente loi.» Organisateur et participants ! Quelques exemples 😂. Ngenté ou communion solennelle : tu fais baptême ou communion pour ton enfant ? Un seul mouton est permis et le total des dépenses ne doit pas excéder 10 000 francs CFA. Mais la loi précise quand même : «non compris la valeur de l’animal ou des animaux immolés ». Aucun cadeau, sauf pour l’imam ou le prêtre. Pas de ndawtal, ni de yeelu Maam, ni de bëyu Baay Pour les fiançailles, le cadeau à la fiancée (on n’en prévoyait pas pour LE fiancé 😂) ne doit pas coûter plus de 5 000 F CFA, et les dépenses totales, si fête il y a, sont limitées à 5 000 F. Dons ou argent interdits. Et le mariage alors ? Pas plus de 3 000 F CFA pour la dot! Toutes les dépenses le jour du mariage, réception comprise, ne doivent pas excéder 15 000 F. Et, tiens-toi bien, la durée du rassemblement est limitée : « Tout rassemblement doit prendre fin au plus tard trois heures après l'accomplissement des formalités constitutives du mariage », avaient dit nos députés ! Interdiction de “ganaale” pour le retour de pèlerinage, Mecque ou Rome ! Aucun cadeau à distribuer, autres que de petits souvenirs religieux rapportés par le pèlerin. Les gens de ma génération se souviennent du curaay Maka(qu’on fumait d’ailleurs sans récrimination aucune des parents, car produit venant de la Kaaba !) et du petit appareil avec les photos de la Mecque. Pour les décès et funérailles, pas de réjouissances, présence limitée après l’enterrement, dons limités sauf aumône religieuse. Pas de rangooñu Maam. Même pour la circoncision, on avait calculé que 5 000 F étaient suffisants et, si on devait tuer un animal, un seul par famille ! L’État senghorien avait même prévu comment calculer les dépenses incluant celles de la personne qui organise mais aussi les dons des proches, même la nourriture ! Et évidemment, des sanctions étaient prévues : amendes entre 20 000 et 500 000 F CFA et même la prison. Tout était contrôlé par la police, les autorités administratives et les chefs de village. On demandait même aux citoyens ordinaires de dénoncer les abus. Donc les voisins ont été les premiers lanceurs d’alerte ! Bref, jarbaat, je n’ai pas pu voir l’exposé des motifs justifiant cette loi, mais elle n’est nullement étonnante : depuis 1960, il y avait une sorte de désir de moraliser la société, de lutter contre l’ostentatoire — indice de corruption — et d’éviter que les familles ne croulent sous les dettes (même cachées !). Ah, une dernière chose jarbat : le Théâtre Sorano avait joué une excellente pièce basée sur cette loi, mais le policier sérère chargé de mettre fin à la cérémonie avait fini par entrer dans la… danse ! Que jarbaat qui n’a jamais violé cette loi mette un like sous ce post. Zéro like ! 😂 #Senegal #Kebetu #jarbaat

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Souleymane Diallo
Souleymane Diallo@niamalien·
@MadembAS Pour une bonne adaptation il faudrait trouver l'équivalent de la valeur monétaire à l'époque. D'après les vieux avant la dévaluation un sac de riz coûtait 10 ou 15f alors si la limite pour toute la fête était à 5000 ou 10000 c'était bien raisonnable.
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Fatou Niang
Fatou Niang@FatouNi00672718·
@MadembAS Amine amine. Ndeye Alassane fut une belle personne
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Pas le temps de vous servir un «réchauffé augmenté». Donc je vous re-balance simplement mon post du 15 mars 2024. Vous verrez le décalage. Mais dans le texte sur Serigne Cheikh, remplacez «dénuement» par « dénouement ». Même si, à bien y réfléchir, le premier terme — «dénuement» — pourrait aussi être admis par les soufis : la parole du Serigne te dépouille des scories qui empêchent la lumière de ton cœur de s’ouvrir à la Lumière divine. Lumière sur Lumière. Que la Lumière divine irradie Ndèye Alassane Wade, «Athia». Du fond du cœur, je formule une prière pour elle et vous demande d’en faire autant. J’autorise même les Diop et les Sy à se moquer de moi: moi qui vous demande aujourd’hui cette prière parce qu’à chaque Ramadan, Ndèye Alassane, collègue devenue amie et jarbaat, se déplaçait jusque chez moi avec un immense plateau de victuailles qu’elle appelait modestement le «petit ndogou de Tonton Mademba». Qu’Allah gratifie Ndèye Alassane du Firdaws. Elle qui ne s’est jamais lassée dans sa quête de la Lumière divine. Elle était si jeune, Athia… mais elle avait déjà préparé son séjour là où elle est présentement. Yàlla bu Yàlla tas sunu yaakaar. Amine #Kebetu #Senegal
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Mademba Aas Njaay@MadembAS

Par un 15 mars au #Senegal post-1960 Rappel à Dieu : Un 15 mars de deux des plus éminents intellectuels sénégalais Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum et Serigne Sam Mbaye. 2017 : A Dakar de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum (91 ans), Khalife Général des Tidianes. (🇸🇳Difficile de trouver un orateur plus captivant ! Un de mes exercices les plus difficiles est de devoir interrompre l’écoute d’une conversation de Serigne Cheikh ! N’ayant pas la capacité de parler de sa science, je me contente d’apprécier sa technique discursive et narrative que je rencontre rarement chez une personne, avec une profondeur de la réflexion qui te fige jusqu’au dénuement ! Pourquoi je pense à Aminata Diaw Cissé ? ) 1998 : A Dakar de Serigne Saam Mbaye (76 ans). De son vrai nom Mame Mor Diarra, il est le fils du grand soufi mouride Amadou Sakhir Mbaye (Mame Cheikh Mbaye) et frère de El Hadj Djily Mbaye, il fut un intellectuel et islamologue né à Louga dans une famille réputée pour son érudition et ses vertus religieuses. 2021 : Suite au meurtre du citoyen gambien Gibril Ceesay perpétré par le ressortissant sénégalais Gana Sèye dans le village de Sanyang en #Gambie, des émeutiers s'attaquent aux pêcheurs saisonniers sénégalais et à leurs biens, poussant la plupart d'entre eux à se réfugier dans le village voisin de Batakunku. Les dégâts matériels sont inestimables. (🇸🇳En cette période de campagne électorale que j’avoue suivre d’une oreille distraite, je ne sais pas si la géopolitique ou la diplomatie de voisinage préoccupe nos 18 candidats et notre candidate. Il ne faut pas croire que les incidents de 1989 entre le Sénégal et la #Mauritanie ne peuvent pas se répéter avec les voisins de l’est, du sud, du nord ou du centre. Comme les populations frontalières sont les mêmes mais avec des cartes nationales d’identité différentes, toute petit incident peut engendrer la violence. C’est pourquoi il est crucial de tisser des liens très solides entre les gouvernements avec, pour le Sénégal, une obligation supplémentaire : éviter, dans le respect de ses principes, toute attitude qui peut être perçue par ses voisins comme paternaliste ou irrespectueux.) 1961 : Début des premières manœuvres militaires franco-sénégalaises "Barracuda" dans le secteur de Yène-Sur-Mer. Ces manœuvres supervisées par le Vice-amiral Robert Louis Barthélémy ont été suivies par Valdiodio Ndiaye, Ministre de l'Intérieur, Claude Hetteir de Boislambert, Haut Représentant de la France et le Général Michel De Brebisson, Commandant Supérieur des troupes de la zone outremer. 15 mars : Journée internationale de lutte contre l'#islamophobie instaurée en 2020 par consensus à l’Assemblée générale de l’Onu. La résolution, proposée par le Pakistan, invite les Etats membres à organiser des événements « visant à accroître la sensibilisation sur la lutte contre l’islamophobie », définie comme la peur, les préjugés et la haine envers les personnes de confession musulmane et leur religion. (🇸🇳Actuellement, malgré tous les bruits, les musulmans sont moins de 6% de la population européenne ! Il faut dire que dans les pays à forte majorité musulmane comme le Sénégal, la journée risque de passer sous les radars.) Par un 15 mars au #Senegal ante-1960 1908 : Attaque armée de la résidence coloniale française de Dagana dans le Dimar par le marabout Aly Yoro Diop de Fanaye. Le marabout et plusieurs parmi ses talibés seront tués par les troupes coloniales. La mère, l'oncle et la tante du marabout seront faits prisonniers et exilés à Sédhiou en Casamance. (🇸🇳Pour les Wolof (Walaf comme dirait Cheikh Anta), c’est « Xare Ali » et pour les Pulaar « Fiyannde Aly ». C’est encore un de ses résistants victimes de la coalition entre le colon et des chefferies locales – ici la chefferie locale walo walo – et dont l’histoire demeure méconnue. Ce Aly Yoro Diop est d’autant plus remarquable qu’il est issu du peuple et pas de la grande aristocratie. La façon dont le colon l’a combattu – avec un exil chez les Serer ! - dès lors qu’il a commencé à attirer les populations avec ses prêches, rappelle, à bien des égards, la situation actuelle dans certains pays où tout musulman qui « bouge » est supposé dangereux pour l’ordre public. Lire le papier sur ce résistant que lui consacre le site Ndar Info Le-15-mars-1908-le-marabout-de-Fanaye-Aly-Yoro-Diop-tue-lors-de-l-attaque-de-la-Prefecture-de-Daganao_a28139.html) 1900 : Ouverture d'une exposition agricole et industrielle à Dakar. L'événement s'était tenu sur un terrain situé près du port et où sera construit en 1914 l'hôtel de ville de Dakar. 1879 : Délibération du conseil municipal de la commune de Gorée-Dakar qui donne un avis favorable au projet des populations d'élever un monument à la mémoire des officiers du corps de santé de la marine française morts pendant l'épidémie de fièvre jaune de 1878. 1783 : George Washington calme la situation et évite la conspiration de Newburgh. (🇸🇳C’est le « Thiaroye » américain car en mars 1783, à la fin de la guerre d'indépendance américaine (1775-1783), le mécontentement grondait car des officiers et des soldats qui, sous le commandement de Georges Washington, ont combattu les Britanniques, n'avaient pas reçu de solde depuis plusieurs années !) 🇸🇳🇸🇳🇲🇫 Note : A part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. #Senegal #Kebetu #15mars #Dakar #SaintLouis #Goree #Thiaroye #AlyYoroDiop #AlMaktoum #SerigneSamMbaye #SerigneCheikhAhmedTidianeSy #Tidianes #AminataDiawCisse #Gambie #Mauritanie #ValdiodioNdiaye

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Amadou Sall
Amadou Sall@amadsallamad·
@MadembAS Ton's il ne restait qu'à y ajouter le nbre de bouchées que chaque invité était autorisé à prendre. Ce pays n'a pas un problème de loi mais de leur application ou/et applicabilité.
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