DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳

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DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳

@DIEDHIOU_DI

ne me prend jamais au premier degrĂ© mĂȘme si je dis qu’il ne faut jamais me prendre au premier degrĂ© .

Senegal Katılım Ocak 2024
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đ—Šđ—źđ—»đ—Č 𝗠𝗼đ—čđ—źđ—»đ—Ž 🇾🇳🇾🇳🇬đŸ‡Č🇬đŸ‡Č
Gars yii nak loulene perturber dafa yob trop. Marocains yii wakhi délai ak wakhi TAS diotoul dossier Sénégal rek nguene di tiite. Noy amé les meilleurs avocats qui ont l'habitude de défendre des dossiers au TAS et qui en ont perdu aucun ngay nane est-ce que « délai bi romboul» wala ngay douter thi procédure bi.
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DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳
Le regime de diomaye et sonko est le plus mĂ©diocre sur le sociale surtout quand il s’agit de payer des bourses .
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DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳
Que la fĂ©dĂ©ration vĂ©rifie rĂ©guliĂšrement dans le spam ils peuvent l'envoyer sans qu’on s’en rend compte. Par prĂ©caution on ne sais jamais.
Momar Assane@Noo_IDcard

CAN 2025 : remise au point sur les dĂ©lais et la procĂ©dure Contrairement Ă  certaines affirmations, le SĂ©nĂ©gal n’est pas en retard dans cette affaire. Sur le plan juridique, le dĂ©lai pour saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) est clair : il est de 10 jours, mais ce dĂ©lai ne commence qu’à partir de la notification officielle de la dĂ©cision par la CAF. Tant que cette notification n’est pas reçue, aucun dĂ©lai ne court. Autrement dit, il est faux de dire que le SĂ©nĂ©gal aurait dĂ©jĂ  “dĂ©passĂ©â€ un dĂ©lai ou serait en train de perdre du temps. Le cadre lĂ©gal est prĂ©cis et conditionne le dĂ©clenchement du recours Ă  cette Ă©tape formelle. Dans ce contexte, la FĂ©dĂ©ration sĂ©nĂ©galaise de football n’est pas dans l’attente passive. Elle a dĂ©jĂ  pris les devants en contestant la dĂ©cision et en prĂ©parant son argumentaire pour le TAS. Cette dĂ©marche est cohĂ©rente avec la pratique juridique : anticiper permet de rĂ©agir rapidement dĂšs rĂ©ception de la notification officielle. Il faut Ă©galement rappeler que ce type de procĂ©dure s’inscrit dans un cadre rĂ©glementaire strict, dĂ©fini notamment par les textes de la CAF et du TAS, qui garantissent les droits des parties.

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DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳
Tu fais un Twitte, tu reviens 24h aprÚs et trouves les racailles menteurs marocains en plein freestyle sous ton Twitte alors que tu leur a bien dit dans ta bio de ne jamais te prendre au premier degré.
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koti_kotiđŸâ€ïžđŸ‡žđŸ‡ł
Coucou @YangoSenegal j’attendais de finir ma journĂ©e pour vous demander une chose 
. En vrai vous vous ĂȘtes basĂ©s sur quoi pour me demander 5000frs pour un trajet de ouakam Ă  la Vdn ?!!?
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Effet Secondair
Effet Secondair@secondair_effet·
đŸ‡žđŸ‡łđŸ‘‰đŸŸ Bertrand Caroy le Policier Amoul Yakaar de la Belgique est venu passĂ© une semaine au Senegal pour voir comment les policiers travaillent! L’emission dure 58 min et est vraiment bien structurĂ©e! Il ya des sequences qui m’ont marquĂ©! - ils sont partis au centre ville pour dissuader les marchands Ambulants mais ce qui l’a vraiment choquĂ© c’est l’absence de dialogue et l’anarchie des policiers. Daniouy nieuw dieul seu bagages bolĂ© lepp dougueul si auto bi. Ken dotoul xamĂ© sa bagass so wakhĂ© niou dieul leu yawit yobou. L’absence de Dialogue totale -ils sont partis faire le tour des bars toujours au centre ville! Nena amoul lumiere ni securitĂ© tĂ© beuri ay thiaga. Meme lui policier voulait degager de ce milieu qu’il trouvait malsain. - ils sont partis voir si les prostituĂ©es avait des carnets sanitaires. Je me suis rendu compte que moitiĂ© thiaga youy taxaw si tally bi yeup sont des Ă©trangĂšres et elles parlent toutes anglais! - il est parti avec la police scientifique pour la supervision d’un acte de crime sur place et tester les Ă©ventuelles drogues trouvĂ©es sur place! Le directeur de la police nena ils font face Ă  une croissance enorme de consommation de la drogue Kush! Le Directeur de la police nena le vĂ©ritable probleme c’est la consommation de coke de kush et de l’ecstasy. -ils sont parti ensuite faire des exercices de tir mais Malheureusement les armes utilisĂ©es n’étaient pas des armes modernes! - ils sont repartis ensuite pour gĂ©rer le trafic routier vers les heures de pointes. Les voitures circulaient sans assurance et certaines n’avaient mm pas de papier mais saaye Thiak thiak yi c’est des malades. Police dalen di arreter lathie len keuyitou moto yi niou daw si kanam telecamera yi! Des vraies racailles! - toujours si inspections yi ils ont du intervenir parce que comme dab les animaux au Senegal souffrent, la majeure partie des Senegalais n’ont pas de rahma ni de bienveillance envers les animaux et ce passage l’a marquĂ©! Ay kharou ladoum niou beug len dougueul si fourgounettes transport bou yepp ay bagass bamou fess! - Pour conclure Il est parti au marchĂ© des beaux arts mais comme dab grands yi tek ko deal diayko ay petaw ak bene Bonnet mou contane! Son feedback est que la police SĂ©nĂ©galaise a investi sur beaucoup de matĂ©riels innovants pour lutter contre le trafic de drogue et ils sont sur la bonne voie pour elever le standard de la securitĂ© au Senegal!
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Sonia
Sonia@MKarimDiallo1·
@Didier1234kamo 🇾🇳ReKđŸ†đŸ†âœŠïž
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đ™‡đ™šđ™—đ™€đ™Ș đ™‰đ™™đ™€đ™źđ™š đŸ‘đŸ‡žđŸ‡łâ­ïžâ­ïž
Vous vous prenez pour les seuls Ă  maĂźtriser l’IA, comme si c’était votre outil privĂ© pour fabriquer mensonges et propagande. Rassurez-vous, on peut faire pareil et mĂȘme beaucoup mieux mais on a encore un minimum de dignitĂ©. Et malgrĂ© tout votre storytelling, la rĂ©alitĂ© vous rattrape : anciens arbitres, ex-joueurs, observateurs
 beaucoup contestent dĂ©jĂ  cette attribution du TrophĂ©e des champions d’Afrique au Maroc. Comme quoi, mĂȘme avec toute la propagande du monde, la vĂ©ritĂ© finit toujours par ressortir.
đ™‡đ™šđ™—đ™€đ™Ș đ™‰đ™™đ™€đ™źđ™š đŸ‘đŸ‡žđŸ‡łâ­ïžâ­ïž tweet media
⛩ABTCYMđŸ‘ïžâƒ€đŸŒŽâƒ€Ûžăƒ†â•â•â”äž€đŸ’„ ⭐⭐@CHEKEMTONK213

🚹🚹🚹 #COLLINA "la victoire du Maroc est parfaite et lĂ©gal" #Maroc #SĂ©nĂ©gal #CAN2025

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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 22 mars au SĂ©nĂ©gal : De 1455 Ă  1967 : qui fabrique les rĂ©cits ? Encore un rĂ©chauffĂ©, jarbaat ! Oui oui, mĂȘme marmite que 2024 et 2025, juste rĂ©chauffĂ©e Ă  feu doux. Donc, si tu cherches du “contenu frais”, passe ton chemin
 mais comme je te connais, tu vas quand mĂȘme lire en diagonale 😄 Les quelques ajouts ? Rien qui va bouleverser ta vie. Tmtc ou Ymgx comme vous dite. Cela dit, DewĂ«nati đŸ™đŸœ Je te demande pardon pour mes posts qui “envahissent” ton fil
 et je te pardonne pour ta lecture express, ponctuĂ©e parfois de ce fameux « chiip ! » que tu lĂąches avant mĂȘme d’avoir compris le dĂ©but. Et pendant que toi tu « chiip », moi je prie : Que Dieu nous pardonne nos pĂ©chĂ©s — les petits, les grands, ceux faits exprĂšs et ceux qu’on fait en mode “Bilaay, dafa ma rĂ«cc”. Maintenant, question simple (mais apparemment compliquĂ©e pour la Oummah 😏) : Nous sommes quel jour de Chawwal 1447 ? Le 2 ? Le 3 ? Le 4 ? Donc si je te donne rendez-vous le 5 Chawwal
 y a de fortes chances que je me retrouve seul, Ă  parler aux murs. Conclusion (oui, mĂȘme toi tu peux suivre) : il est urgent d’harmoniser ce calendrier islamique a chaque lendemain de la derniĂšre cĂ©lĂ©bration d’un Ă©vĂ©nement religieux quelque part dans le monde musulman. Et avant que tu ne dises encore « chiip » : Oui, c’est compliquĂ© politiquement
 mais astronomiquement, possible. Bon
 je m’arrĂȘte lĂ . Le reste, c’est pour ceux qui lisent au-delĂ  de la premiĂšre ligne 😌 22 mars 1967 : attentat manquĂ© contre le prĂ©sident LĂ©opold SĂ©dar Senghor, le jour de la Tabaski, Ă  la Grande MosquĂ©e de Dakar, perpĂ©trĂ© par Moustapha LĂŽ. 1/2 - Ce que la photo de Moustapha LĂŽ nous empĂȘche de voir 🇾🇳Les faits bruts sont connus, et le pays Ă©tait sous le choc puisque, dans l’imaginaire populaire, Senghor Ă©tait intouchable, mystiquement protĂ©gĂ©, puissant. Tellement puissant que la communautĂ© musulmane acceptait sa prĂ©sence pour assister — mot plus juste que « prĂ©sider », que j’avais employĂ© il y a un an jour pour jour — aux priĂšres de l’AĂŻd Ă  la Grande MosquĂ©e de Dakar ! Mais le SĂ©nĂ©gal post-indĂ©pendance avait dĂ©jĂ  connu un assassinat politique avec la mort du dĂ©putĂ©-maire de Mbour, Demba Diop, assassinĂ© le 3 fĂ©vrier 1967 Ă  ThiĂšs. Son meurtrier fut exĂ©cutĂ© le 11 avril 1967. Comme dans tout Ă©vĂ©nement de ce genre, les controverses sont nombreuses : lecture des faits, motivations, commanditaires, mobile, etc. Je n’entre pas dans ce dĂ©bat, jarbaat. Ici, je me focalise seulement sur le traitement iconographique de l’affaire Moustapha LĂŽ, que je considĂšre comme une puissante entreprise idĂ©ologique, consciente ou non de la part de ses auteurs. Et je fais aussi des comparaisons — peut-ĂȘtre osĂ©es — avec le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, lui aussi victime d’un attentat manquĂ©. Il y avait manifestement une volontĂ© d’inscrire dans la conscience des SĂ©nĂ©galais et de l’opinion internationale que celui qui voulait tuer Senghor n’était qu’un vulgaire individu, un moins que rien. La photo prĂ©sentĂ©e de lui, avec ses cheveux hirsutes et ses yeux hagards, fera le tour du monde — exactement comme celle de Patrice Lumumba, le nationaliste congolais, prĂ©sentĂ© dans une posture similaire par ses bourreaux (voir mon mĂ©diocre montage de 2025 avec LĂŽ en haut et Lumumba en bas). La photo « officielle » de Moustapha LĂŽ sera diffusĂ©e dans @jeune_afrique avec cette lĂ©gende avilissante — surtout quand on connaĂźt le parcours de l’assassin du roi de France Henri IV : «Un Ravaillac raté». Et jusqu’en 2023 au moins, c’est encore cette photo que je voyais dans les mĂ©dias sĂ©nĂ©galais, en ligne ou non ! En somme, tout a Ă©tĂ© fait pour que Moustapha LĂŽ ne devienne pas un « mythe rĂ©volutionnaire ou nationaliste qui voulait libĂ©rer son peuple », alors que Patrice Lumumba, lui, est devenu cette figure mythique que l’on connaĂźt aujourd’hui. En rĂ©alitĂ©, Senghor avait Ă©tĂ© trĂšs Ă©branlĂ©. MĂȘme si, dans la voiture oĂč il se trouvait avec son directeur de cabinet, pendant que ses gardes du corps maĂźtrisaient Moustapha LĂŽ, il a simplement dit Ă  Abdou Diouf : «Ce sont les risques du mĂ©tier.» Il voulait sans doute imiter le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, qui avait calmement dit Ă  sa femme : «Ils tirent comme des cochons !», alors que leur CitroĂ«n DS Ă©tait criblĂ©e de balles lors de la tentative d’attentat du Petit-Clamart, le 22 aoĂ»t 1962. (Tu es dĂ©jĂ  montĂ© dans une DS, toi, jarbaat trentenaire?) En bon idĂ©ologue, Senghor voulait absolument Ă©carter toute idĂ©e de dĂ©samour avec les SĂ©nĂ©galais, qui n’avaient certainement pas encore digĂ©rĂ© la condamnation Ă  vie de Mamadou Dia et de ses compagnons. Il voulait Ă©viter tout lien, dans l’esprit du public, entre LĂŽ et les dĂ©tenus de KĂ©dougou, ce qui aurait pu conduire Ă  valoriser la figure de LĂŽ. Dans une lettre Ă  un ami français, citĂ©e par un de ses biographes, il minimisera mĂȘme l’incident : « Mon agresseur est un fonctionnaire rĂ©voquĂ©, donc aigri, donc facilement maniable entre les mains d’adversaires politiques. Je n’insisterai pas sur cet accident de parcours.» Et pourtant ! Moustapha LĂŽ Ă©tait tout le contraire de cette description. Issu d’une famille d’érudits, dont certains membres avaient fait le jihad avec Mbaba Diakhou, il Ă©tait lui-mĂȘme un fin lettrĂ© en arabe, premier secrĂ©taire Ă  l’ambassade du SĂ©nĂ©gal au Caire, cousin de Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum, et Ă©poux d’une doomu Ndar de grande famille. Intelligent et Ă©quilibrĂ©. Tout le contraire de ce que Senghor, son parti et ses mĂ©dias prĂ©sentaient au monde dans ce qu’on appellerait aujourd’hui une campagne de dĂ©sinformation. Si les mobiles de sa tentative font encore dĂ©bat, Moustapha LĂŽ a plaidĂ© non coupable au tribunal. Il affirmait ne pas avoir eu l’intention d’assassiner Senghor, tout en soulevant des problĂšmes liĂ©s Ă  la politique du rĂ©gime. Il sera condamnĂ© Ă  mort le jeudi 15 juin 1967, aprĂšs
 deux jours de procĂšs ! Plusieurs autres personnes seront Ă©galement condamnĂ©es, car le tribunal spĂ©cial avait joint une autre affaire de complot remontant Ă  1965, dĂ©couverte lors de l’enquĂȘte sur l’attentat. Ainsi, Moustapha DramĂ©, ancien directeur de cabinet de Valdiodio Ndiaye, sera condamnĂ© aux travaux forcĂ©s Ă  vie. La justice sĂ©nĂ©galaise a toujours Ă©tĂ© trĂšs rapide quand il fallait satisfaire les dĂ©sirs prĂ©sidentiels. Cela a changĂ© ? Jarbaat nak, ce n’est pas parce que vous m’amenez du gros sukaaru koor (attention, ces mots datent de 2024 ! 😂 et j’en ai reçu beaucoup en 2026, tellement que j’en grignote encore aujourd’hui — mais pas de photo pour ne pas faire plaisir aux NjĂłbeen et aux Siyeen !) que je vais continuer Ă  fatiguer ma mĂ©moire et mes doigts ! Regardez la vidĂ©o de la tentative d’assassinat et Ă©coutez aussi Serigne Cheikh, qui rapporte une conversation avec un proche de Senghor. Celui-ci aurait affirmĂ© que Senghor ne voulait pas la mort de son cousin, mais qu’il aurait Ă©tĂ© poussĂ© par d’autres — dont son interlocuteur — Ă  ordonner son exĂ©cution. Perso, je crois que Senghor, au nom de sa conception de l'Etat, voulait son exĂ©cution. Il a subi d’énormes pressions de ses amis et de tous les chefs religieux — musulmans et catholiques — pour le gracier, mais il refusera. Comme il refusera, Ă  la mĂȘme pĂ©riode, de libĂ©rer Mamadou Dia, dont il voyait (Ă  tort) l’ombre derriĂšre Moustapha LĂŽ. Sans doute voulait-il encore imiter de Gaulle, qui avait refusĂ© de gracier le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando qui tenta de l’assassiner, bien qu’il ait graciĂ© les autres. Bastien-Thiry fut le dernier fusillĂ© en France, le 11 mars 1963. Comme Moustapha LĂŽ sera le dernier fusillĂ© au SĂ©nĂ©gal, Ă  l’aube du 29 juin 1967. Qu’Allah renouvelle Son infinie misĂ©ricorde et Son pardon Ă  Moustapha LĂŽ et Ă  toutes les personnes disparues qui, de prĂšs ou de loin, ont souffert des consĂ©quences de cet Ă©pisode qui a failli changer brutalement le cours de l’histoire du SĂ©nĂ©gal. Évidemment, les jarbaat perspicaces auront remarquĂ© que ce sont mes commentaires de 2024 et 2025
 lĂ©gĂšrement revus.) 22 mars 1455 : dĂ©part de Saint-Vincent d’Alvise Cadamosto, navigateur vĂ©nitien au service du Portugal, auteur du premier document europĂ©en mentionnant le mot « SĂ©nĂ©gal ». 2/2 - Jarbaat, tu crois vraiment Ă  “Suñu gaal” ? đŸ‡žđŸ‡łđŸ‡”đŸ‡č😃Alors apparemment, c’est lui — oui, lui, Alvise Cadamosto — qui aurait posĂ© la fameuse question Ă  l’origine du nom de notre beau pays : «C’est oĂč, ici ?» ou, en version portugaise supposĂ©e : “Onde Ă© que estĂĄ ?” Nos braves pĂȘcheurs, sĂ»rement les ancĂȘtres de mes Lebu « lectrices » (Roxaya, Majigeen Seek, Ndeey Doom, @mamendoye1 et Xujja), auraient compris de travers et rĂ©pondu, fiĂšrement ou courroucĂ©s (je n’y Ă©tais pas 😄) : «Sunu gaal» (notre pirogue). Et lui, avec ses portugaises — c’est le cas de le dire ! — ensablĂ©es, pense directement que le pays s’appelle «SĂ©nĂ©gal». 😄 Franchement, la personne qui a pondu cette histoire mĂ©rite un prix pour imagination dĂ©bordante. Un vrai scĂ©nariste Netflix nostalgique du Ramadan (comme moi). Perso, je refuse catĂ©goriquement cette version. «Dafay yomb torop », comme diraient mes jarbaat (c’est trop facile Ă  avaler, quoi). Cela dit
 sĂ©rieusement, d’oĂč vient vraiment le nom de notre pays ? đŸ€” Allez demander Ă  vos Bajeen et Nijaay qui ont bossĂ© sur la question. En effet, si l’histoire Ă©tait aussi simple, nos historiens, historiennes et linguistes comme ma prĂ©fĂ©rĂ©e Prof Adji Sall de @ifan_cheikhanta seraient au chĂŽmage depuis longtemps ! #Senega #Kebetu Source des Ă©phĂ©mĂ©rides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 21 mars : Par un 21 mars : 93 tombes - StratĂ©gie du FossĂ© - 9 178 X 21 mars 1991 : 93 militaires de l’armĂ©e sĂ©nĂ©galaises participant Ă  l'opĂ©ration "TempĂȘte du dĂ©sert" en Arabie Saoudite perdent la vie suite au crash du Lookheed C-130 Hercules qui les ramenait d’un Umrah Ă  la Mecque vers leur base. 1/4 - MĂ©moire entretenue
 ou oubli diplomatique ? đŸ‡žđŸ‡łđŸ‡°đŸ‡ŒđŸ‡žđŸ‡Š Lorsque l’Irak de Saddam Hussein envahit le KoweĂŻt en aoĂ»t 1990, le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU adopta la rĂ©solution 678, autorisant les États membres Ă  utiliser « tous les moyens nĂ©cessaires » pour obtenir le retrait des forces irakiennes. C’est dans ce contexte que le SĂ©nĂ©gal dĂ©ploya un contingent d’environ 500 soldats, basĂ© Ă  Dhahran, en Arabie saoudite, et placĂ© sous le commandement du gĂ©nĂ©ral Mouhamadou Keita, assistĂ© du colonel Babacar Gaye — deux Doomu Ndar qui deviendront par la suite chefs d’état-major gĂ©nĂ©ral des armĂ©es (CEMGA). Nos forces ont participĂ© Ă  la phase terrestre du conflit, bien qu’elles n’aient pas Ă©tĂ© engagĂ©es en premiĂšre ligne. Leur mission principale consistait Ă  sĂ©curiser et protĂ©ger les zones libĂ©rĂ©es — une tĂąche essentielle dans la stabilisation post-combat. La guerre terrestre, souvent rĂ©sumĂ©e aux «100 heures», fut brĂšve mais d’une intensitĂ© extrĂȘme. Elle s’inscrivait dans une campagne militaire beaucoup plus large, marquĂ©e notamment par des bombardements massifs : environ 88 500 tonnes de bombes furent larguĂ©es, principalement par l’aviation de la coalition menĂ©e par les États-Unis. Évidemment, on ne peut Ă©voquer cet Ă©pisode sans rappeler l’accident tragique survenu le 5e jour du mois de Ramadan, qui coĂ»ta la vie Ă  93 de nos Jambaar. Trois soldats survĂ©curent Ă  ce drame : Ibrahima Biaye, Ibrahima Makalou CissĂ© et Boubacar SanĂ©. Nos 93 compatriotes reposent aujourd’hui Ă  Nasiriyah, dans le sud de l’Irak. On ne peut qu’espĂ©rer que nos reprĂ©sentations diplomatiques dans la rĂ©gion honorent rĂ©guliĂšrement leur mĂ©moire, notamment lors des commĂ©morations, Ă  travers des priĂšres et l’entretien de leurs tombes (@CHEFDIRPA @miaae_senegal — cela se fait-il systĂ©matiquement?). La contribution du SĂ©nĂ©gal Ă  la libĂ©ration du KoweĂŻt et Ă  la protection de l’Arabie saoudite a renforcĂ© son image et son prestige auprĂšs des États du Golfe, facilitant, en retour, des relations Ă©conomiques et des flux d’investissements vers Dakar. Elle illustre aussi une rĂ©alitĂ© souvent sous-estimĂ©e : la capacitĂ© du SĂ©nĂ©gal Ă  lire les dynamiques internationales et Ă  s’y inscrire stratĂ©giquement — une marque forte de sa diplomatie. 21 mars 627 : les Mecquois lĂšvent le siĂšge de Yathrib (MĂ©dine), marquant un tournant dĂ©cisif dans la consolidation du premier État musulman. 2/4 - Le ProphĂšte acceptait la stratĂ©gie d’un Ă©tranger
 nous refusons encore l’altĂ©ritĂ© ! 🇾🇳🇾🇩Connue sous plusieurs noms — Bataille de la TranchĂ©e, Bataille du FossĂ©, Ghazwat al-Khandaq, ou encore Bataille des CoalisĂ©s —, cette confrontation, survenue durant la 5e annĂ©e de l’HĂ©gire, fut la troisiĂšme entre les musulmans et les Mecquois, aprĂšs Badr en 624 (victoire des musulmans) et Uhud en 625 (victoire des Mecquois sous la direction d’Abu Sufyan). Contrairement aux deux prĂ©cĂ©dentes, elle fit relativement peu de victimes. Les musulmans mirent en Ɠuvre une technique inconnue en Arabie, proposĂ©e par un compagnon du ProphĂšte de l’islam, Salman le Perse : creuser un fossĂ© autour des zones vulnĂ©rables de MĂ©dine, empĂȘchant ainsi la cavalerie mecquoise d’attaquer la citĂ©. Ainsi, jarbaat, tu vois que, pour EnvoyĂ© de Dieu qu’il Ă©tait, le ProphĂšte de l’islam accepta de suivre une stratĂ©gie proposĂ©e par un non-Arabe, un Perse, pour faire face aux Mecquois dont il Ă©tait issu, plaçant ainsi l’intĂ©rĂȘt de la communautĂ© au-dessus des appartenances ethniques ou tribales. Aujourd’hui, les descendants de Salman le Perse, devenus Iraniens, subissent des bombardements sans que l’on perçoive toujours une empathie chez les Arabes
 Mais bon, le prĂ©sent gĂ©opolitique est ce qu’il est
 Il convient aussi de rappeler que le ProphĂšte de l’islam avait, dĂšs son arrivĂ©e Ă  MĂ©dine (nom donnĂ© Ă  l’ancienne Yathrib), Ă©tabli ce qui est souvent considĂ©rĂ© comme l’un des premiers pactes politiques Ă©crits : la Constitution de MĂ©dine. Ce texte organisait les relations entre les musulmans, les juifs et les autres groupes de la ville, et prĂ©voyait notamment une dĂ©fense commune en cas d’attaque extĂ©rieure. Jarbaat, pour mieux comprendre cette bataille, demande Ă  ton oustaz de t’expliquer la sourate 33 du Coran (Al-Ahzab). Plusieurs versets y font rĂ©fĂ©rence Ă  cet Ă©pisode, notamment en dĂ©crivant l’épreuve traversĂ©e par les croyants et les attitudes contrastĂ©es face au danger. Il existe d’ailleurs une invocation relative Ă  cette bataille que j’aime particuliĂšrement, dans laquelle Dieu rappelle qu’Il a tenu Sa promesse et qu’Il a fait fuir, Ă  Lui seul, les coalisĂ©s (en dĂ©chainant les forces de la nature notamment). C’est cette formule que rĂ©citent souvent les pĂšlerins avant d’entamer le Sa’i entre Safa et Marwa, aprĂšs les tours autour de la Kaaba.) 21 mars 2006 : Premier tweet public de l'Histoire par son inventeur Jack Dorsey. 3/4🇾🇳Et celui que vous ĂȘtes en train de lire est mon 8 022e tweet 😄! Mais c’était en 2024. Aujourd’hui, en 2026, ce que tu lis est mon 9 178e post 😄! 21 mars 1891 : Une centaine de Diolas armĂ©s encerclent dans le village de Guifanga en Casamance les membres de la mission Pineau-Aubry-Lecomte chargĂ©e de dĂ©limiter la frontiĂšre entre le SĂ©nĂ©gal et la Gambie. 4/4 🇾🇳 🇬đŸ‡ČđŸ‡ŹđŸ‡§đŸ‡«đŸ‡·Pas le temps de consulter la thĂšse de doctorat d’Histoire contemporaine de l’Afrique de Caroline Roussy sur « La construction de la frontiĂšre sĂ©nĂ©galo-gambienne : territoires, territorialitĂ©s, identitĂ©s (1850-1989). ThĂšse soutenue Ă  Paris 1 en 2014. Donc je ne sais pas si elle parle de cette colĂšre lĂ©gitime des Joola. Photo : Le visuel avec 93 est une crĂ©ation d'un IA. #Senega #Kebetu Source des Ă©phĂ©mĂ©rides (Sauf Bataille de MĂ©dine) : SenegalDates de Atoumane Mbaye
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Encore du (trĂšs trĂšs long) rĂ©chauffĂ© avec trois textes (mais avec « Bonus jarbaat ») 20 mars 1921 : Naissance de Amadou Mahtar Mbow. 1/3 🇾🇳Du NOMIC Ă  l’IA : l’actualitĂ© brĂ»lante d’une pensĂ©e visionnaire «Tu vois, Mademba, par lĂ -bas, c’est Njalaxaar, le village de mon pĂšre.» J’étais assis Ă  cĂŽtĂ© de Amadou Mahtar Mbow dans un bus en direction de Saint-Louis, dans le cadre du Partenariat pour le retrait et la rĂ©insertion des enfants de la rue (PARRER), lancĂ© en 2007 par Madani M. Tall, alors directeur de la @Banquemondiale au SĂ©nĂ©gal. Évidemment, nous avions ri Ă  propos de «Tubaab Njalaxaar, dĂ ll sangg kawass» ! Oui, jarbaat — et ce souvenir m’est cher — j’ai discutĂ©, rigolĂ© et mĂȘme participĂ© Ă  un Diine ak Jamono de Sidy Lamine Niasse, Ă  la radio @walfadjrisn (photo), avec le professeur Amadou Mahtar Mbow, l’homme le plus combattu par la puissante AmĂ©rique (et toute l’Europe) pour avoir osĂ©, en tant que DG de l’UNESCO, penser un Nouvel Ordre mondial de l’information et de la communication (NOMIC). Ce faisant, il introduisait un paradigme rĂ©ellement disruptif dans les relations internationales, remettant profondĂ©ment en cause la domination de l’Occident sur la gouvernance de l’information et de la communication dans le monde, et, par extension, son hĂ©gĂ©monie culturelle et axiologique. DĂ©colonialiste avant tout le monde ! Tellement que, rendant les armes devant l’intransigeance de ce SĂ©nĂ©galais dĂ©terminĂ© Ă  redistribuer les cartes, les États-Unis envoyĂšrent, le 28 dĂ©cembre 1983, une lettre signĂ©e par le secrĂ©taire d’État de Ronald Reagan, George Shultz, pour annoncer leur retrait de l’UNESCO au 31 dĂ©cembre 1984. La rĂ©ponse de Mbow fut Ă  la hauteur des graves et fausses accusations de Washington, relatives notamment au Plan Ă  moyen terme pour 1984-1989 et au Programme et budget 1984-1985 : « Aucune formule ne peut ĂȘtre relevĂ©e dans ces textes qui soit en contradiction avec la DĂ©claration universelle des droits de l’homme ; il n’est pas une ligne, il n’est pas un acte, dont l’Organisation en tant que telle ait assumĂ© la responsabilitĂ©, qui ait pu paraĂźtre justifier ou mĂȘme tolĂ©rer une quelconque restriction Ă  l’exercice plein et entier des droits de l’homme ou au principe de la libre circulation de l’information. » Ironie de l’histoire : aujourd’hui, l’Europe mobilise toutes ses forces pour un NOMIC face aux GAFAM amĂ©ricains. Et le prĂ©sident Donald Trump ne leur pardonne pas leur boulimie rĂ©glementaire. Figure-toi, jarbaat anti-rĂ©gulateur, que @ThierryBreton , ancien ministre français et commissaire europĂ©en, est interdit d’entrĂ©e aux États-Unis depuis 2025 par Donald Trump, qui lui reproche d’avoir Ă©tĂ© l’un des artisans des rĂšgles taxant les GAFAM et X (@elonmusk ), rĂšgles considĂ©rĂ©es comme contraires Ă  la libertĂ© d’expression. Et alors que cette bataille n’est pas achevĂ©e, voilĂ  le monde confrontĂ© Ă  la nĂ©cessitĂ© de rĂ©guler l’intelligence artificielle, perçue comme le nouvel instrument de domination des États-Unis et de la Chine. Il ne fait pas de doute que si la Chine prend une avance trop importante — ce qui commence Ă  ĂȘtre une rĂ©alitĂ© pour qui a vu la chorĂ©graphie des robots cĂ©lĂ©brant le Nouvel An chinois (4724, annĂ©e du Cheval de Feu) — on verra mĂȘme les États-Unis rĂ©clamer une rĂ©gulation pour Ă©viter une position de domination dĂ©finitive des Chinois. La roue tourne. Et Mbow, visionnaire, nous avait pourtant avertis : le NOMIC est une bataille permanente. VoilĂ , jarbaat, c’est dĂ©jĂ  trop long. Je passe donc sur les Assises nationales, dont le succĂšs est d’abord le fruit du travail de leur prĂ©sident, ainsi que sur l’homme politique qui dĂ©missionna de son poste de ministre en 1958 pour protester contre la dĂ©cision de Senghor et de Dia de voter « Oui » au rĂ©fĂ©rendum. Jarbaat, dans votre quĂȘte d’un avenir meilleur pour l’Afrique, vous pouvez vous appuyer sur ces trois piliers majeurs (Ă  mon avis) : le politique de Mandela, le scientifique de Cheikh Anta Diop, le culturel d’Amadou Mahtar Mbow. Ah, j’oubliais : quand nous Ă©tions enfants Ă  Dieupeul, pour nous, il Ă©tait simplement « Papay Fara Mbow », puisque sa famille habitait prĂšs de chez votre Maam Sijh ! Alors, je reprends ma voix d’enfant pour lui dire : « Joyeux anniversaire, Tonton Amadou Mahtar ! ». C’était en mars 2024, donc ce souhait Ă©tait pertinent. Entre-temps, Amadou Mahtar Mbow, aprĂšs 103 annĂ©es de vie bien remplie, a quittĂ© ce monde le 24 septembre 2024. Qu’Allah le gratifie de Son infinie misĂ©ricorde et de Son Firdaws. Amine. Bonus Jarbaat - Petite histoire qui m’a donnĂ© des sueurs froides et qui a surtout nourri ma rĂ©flexion permanente sur le rapport entre les journalistes et leurs sources. À cause d’une dĂ©pĂȘche de la trĂšs sĂ©rieuse @APS_Senegal , reprise par plusieurs mĂ©dias, j’ai Ă©tĂ© citĂ© comme source de l’annonce du dĂ©cĂšs d’Amadou Mahtar Mbow. « Dakar, 24 sept (APS) – L’ancien Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Unesco de 1974 Ă  1987, Amadou Mahtar Mbow, est dĂ©cĂ©dĂ© dans la nuit de lundi Ă  mardi Ă  Dakar, Ă  l’ñge de 103 ans, a-t-on appris du journaliste As Mademba Ndiaye. ”Amadou Mahtar Mbow vient de quitter ce monde dont il Ă©tĂ© le serviteur toute sa vie. Il fait partie de ceux et celles qui ont menĂ© une vie utile pour le genre humain. A 103 ans, il peut reposer en paix. Que le Firdaws (paradis) soit sa demeure (
.)”, Ă©crit As Mademba Ndiaye dans un hommage sur X. » En rĂ©alitĂ©, tout est parti d’un piĂšge cognitif classique dont j’ai Ă©tĂ© victime — par ma propre faute. InformĂ© par une source absolument crĂ©dible du rappel Ă  Dieu d’Amadou Mahtar Mbow, j’ai naĂŻvement pensĂ© que tout le monde Ă©tait dĂ©jĂ  au courant. Par reconnaissance et admiration, j’ai donc publiĂ© un message sur X, profondĂ©ment secouĂ© par la nouvelle. Mais en fait le public, lui, n'Ă©tait pas du tout au courant. Et des journalistes ont repris mon texte sans mĂȘme prendre la peine de m’appeler (alors que mon numĂ©ro est public 😂) pour en vĂ©rifier la fiabilitĂ©. Si un seul journaliste m’avait contactĂ©, j’aurais immĂ©diatement retirĂ© mon post pour ne pas devenir
 une source. D’une certaine maniĂšre, eux aussi ont Ă©tĂ© victimes du mĂȘme piĂšge cognitif. Mais bon, cela fait partie des nombreuses aventures — plus ou moins drĂŽles — que j’ai vĂ©cues dans le paysage mĂ©diatique. 20 mars - L'ONU cĂ©lĂšbre la JournĂ©e de la langue française – « Les JournĂ©es des langues aux Nations Unies ont Ă©tĂ© introduites en 2010 pour cĂ©lĂ©brer le multilinguisme et la diversitĂ© culturelle. L’ONU cĂ©lĂšbre donc chaque annĂ©e six « JournĂ©es de la langue », consacrĂ©es aux six langues officielles des Nations Unies : l’arabe, le chinois, l’anglais, le français, le russe et l’espagnol ». 🇾🇳 2/3 - Six langues pour le monde
 et les autres alors ? CĂ©lĂ©brer la diversitĂ© linguistique du monde en la limitant Ă  six langues officielles relĂšve de cet exercice d’équilibre dĂ©licat que les diplomaties maĂźtrisent si bien : dire l’universel
 tout en en fixant discrĂštement les frontiĂšres. Comme la fameuse « CommunautĂ© internationale » dont les contours ne dĂ©passent pas les frontiĂšres occidentales, ignorant la grande majoritĂ© de la population mondiale. Et donc pourquoi pas chaque langue parlĂ©e dans le monde ? VoilĂ  qui dĂ©montre encore la pertinence — et la permanence — de la bataille menĂ©e par Amadou Mahtar Mbow. J’avais mĂȘme suggĂ©rĂ© — avec la certitude absolue de perdre mon temps 😄— que, pour sa premiĂšre AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de @ONU_fr , notre prĂ©sident @PR_Diomaye fasse symboliquement une partie de son discours en seereer. Il aurait pu venir avec un interprĂšte traduisant vers l’une des six langues officielles, les autres cabines assurant ensuite le relais. Aucune difficultĂ© technique. Et, au passage, cela lui aurait peut-ĂȘtre Ă©vitĂ© ce moment de flottement dĂ» Ă  l’absence de son discours sur le pupitre. Mais au-delĂ  de l’ONU, c’est chez nous que le combat est le plus urgent : promouvoir et surtout sauvegarder nos langues, notamment celles qui disparaissent, comme le Paloor ou le MĂ«nik. On protĂšge bien la biodiversitĂ©, non ? C’est aussi l’occasion de fĂ©liciter l’association Fonk sunuy lĂ mmiiñ, qui a publiĂ© un trĂšs beau et instructif Arminaat lĂ kki rĂ©emi. On y dĂ©couvre des langues peu connues mais tout aussi riches : Jalunga, Wamey, Oniyan, Laalaa, Kañjad, Bayot
 Et l’on apprend que le guñuun n’est autre que le baynunk, langue d’une ethnie dont l’influence historique sur les autres composantes du SĂ©nĂ©gal semble sans commune mesure avec sa taille actuelle. 20 mars 1846 - Suicide Ă  Saint-Louis, Ă  l'Ăąge de 62 ans, du Gouverneur du SĂ©nĂ©gal François Marie Charles Ollivier. Il s'Ă©tait ouvert les veines du cou Ă  l'aide d'un rasoir dans sa chambre Ă  coucher au sortir d'une rĂ©union houleuse du conseil de gouvernement. đŸ‡žđŸ‡łđŸ‡«đŸ‡· 3/3 - Pouvoir colonial et fragilitĂ©s individuelles: le cas Ollivier Son corps aurait Ă©tĂ© rapatriĂ© en France. Mais parmi la quinzaine de gouverneurs dĂ©cĂ©dĂ©s au SĂ©nĂ©gal, certains reposent encore en terre sĂ©nĂ©galaise, comme Blanchot Ă  Saint-Louis ou William Ponty Ă  Dakar. En fait les raisons exactes de la mort de François Marie Charles Ollivier restent incertaines. Mais avoue, jarbaat
 voilĂ  un scĂ©nario tout trouvĂ© pour un film ou un roman : un gouverneur tiraillĂ© entre devoir colonial et sentiments interdits — pourquoi pas une histoire d’amour impossible avec une noble du Cayor — sur fond de tensions avec le ministĂšre des Colonies Ă  Paris et de plaidoyer discret pour une meilleure considĂ©ration des “indigĂšnes”. Bon
 je taquine rekk nak 😄 #Senega #Kebetu Source des Ă©phĂ©mĂ©rides : SenegalDates.
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Mademba Aas Njaay
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Évidemment, du rĂ©chauffĂ© encore (et tardif), jarbaat ! Si tu veux du nouveau, il faudrait peut-ĂȘtre que tu t’y mettes toi aussi. Ce kebetu avec toi, je l’avais fait pour le Ramadan 2024, simplement parce que, ne dormant pas la nuit (vieilles habitudes de salles de rĂ©daction), je me disais qu’il fallait bien te pousser Ă  cesser de croire que le monde a commencĂ© le jour de tes 18 ans ! Et comme tu considĂšres ce kebetu comme outil de transmission, j’hĂ©site maintenant Ă  poster car il s’agit de commentaires subjectifs sans aucune !😂 18 mars 2008 : CrĂ©ation des rĂ©gions administratives de Kaffrine, KĂ©dougou et SĂ©dhiou respectivement par la partition des rĂ©gions de Kaolack, Tambacounda et Kolda. (SenegalDates) 1/3 - Par un 18 mars : De 7 a 14 rĂ©gions: entre hĂ©ritage colonial et appĂ©tits politiques Il a fallu un travail de fond, appuyĂ© sur des Ă©tudes solides, pour aboutir aux sept rĂ©gions du SĂ©nĂ©gal en 1961, avec la loi n°60-015 du 13 janvier 1960 et le dĂ©cret n°60-113/MINT du 10 mars 1960. Comme tous les pays nouvellement indĂ©pendants, les nouvelles autoritĂ©s avaient hĂ©ritĂ© d’un dĂ©coupage rĂ©pondant essentiellement aux besoins du colon. Mamadou Dia, prĂ©sident du Conseil, et Valdiodio Ndiaye, ministre de l’IntĂ©rieur, furent sans doute les principaux artisans de cette organisation. MĂȘme si LĂ©opold SĂ©dar Senghor et les autres cadres du parti ont certainement eu leur mot Ă  dire dans un dĂ©bat interne alors de rigueur (aujourd’hui, penser autrement que le chef du parti peut engendrer quelques risques!). D’une certaine façon, il y avait un triple objectif : la dĂ©centralisation et une plus grande participation citoyenne, prĂŽnĂ©es par Mamadou Dia, et la dĂ©concentration visant une meilleure prĂ©sence de l’État, portĂ©e par Senghor. Les premiĂšres rĂ©gions portaient des noms Ă©vocateurs, souvent en rĂ©fĂ©rence Ă  nos rĂ©alitĂ©s gĂ©ographiques. À l’école primaire, on apprenait que « le SĂ©nĂ©gal compte sept rĂ©gions : le Cap-Vert, le Fleuve, la Casamance, le Sine-Saloum, le SĂ©nĂ©gal oriental, Diourbel et ThiĂšs. Sa superficie est de 201 000 kmÂČ. Le fleuve SĂ©nĂ©gal est navigable de Saint-Louis Ă  Kayes
 ». Évidemment, tout cela venait aprĂšs la leçon quotidienne de «morale» : « Je ne vole pas, je rends ce que je trouve. Je respecte mes parents », pendant que le maĂźtre «inspectait» les habits pour s’assurer que tout le monde portait des vĂȘtements propres (pas forcĂ©ment beaux ou chers, mais propres — pas de haillons façon tes jeans dĂ©chirĂ©s !). Ndeysaan
 Oh jarbaat, pardon, je reviens Ă  nos rĂ©gions ! En 1976, Senghor ajoute Louga comme 8e rĂ©gion, rĂ©duisant ainsi la taille de Diourbel. Abdou Diouf, confrontĂ© Ă  la rĂ©bellion en Casamance, jugera politiquement indispensable un nouveau dĂ©coupage : Ziguinchor et Kolda Ă©mergent ainsi de l’ancienne rĂ©gion de Casamance. Diouf procĂšde Ă©galement au dĂ©coupage du Sine-Saloum (dont il a Ă©tĂ© le deuxiĂšme gouverneur aprĂšs RenĂ© Ndiaye, Ă  la suite d’une nomination un tantinet rocambolesque d’ailleurs 😂). De cet acte naĂźtront Kaolack et Fatick, avec une rĂ©pĂ©tition du cas de Kahone, capitale historique progressivement marginalisĂ©e par la « modernitĂ© », dĂ©pendant successivement de Kaolack puis de Fatick. (Il paraĂźt mĂȘme que le gouverneur de Kaolack exigeait de son homologue de Fatick une demande d’autorisation pour traverser sa rĂ©gion afin de se rendre Ă  Kahone
 mais bon, sans doute une fake news 😂. D’ailleurs, jarbaat, sais-tu seulement oĂč se trouve Kahone?) Les rĂ©gions du Cap-Vert, du Fleuve et du SĂ©nĂ©gal oriental seront ensuite rebaptisĂ©es d’aprĂšs leurs capitales : Dakar, Saint-Louis et Tambacounda. En 2002, Abdoulaye Wade poursuit le morcellement en dĂ©tachant Matam de la rĂ©gion de Saint-Louis. TrĂšs en forme, GĂłorgi crĂ©e en 2008 trois nouvelles rĂ©gions : Kaffrine (Ă  partir de Kaolack), KĂ©dougou (Ă  partir de Tambacounda) et SĂ©dhiou (Ă  partir de Kolda). Chaque nouvelle rĂ©gion est souvent accueillie avec fiertĂ© par les populations, ravies d’obtenir leur propre chef-lieu. Pendant que certains «opĂ©rateurs» politiques y voient surtout une opportunitĂ© d’élargir leur influence
 ou leur appĂ©tit dans de nouvelles structures Ă©lectives locales. Enfin, les mairies d’arrondissement, mises en place par le PS et que l’opposition d’alors promettait de supprimer en dĂ©nonçant une gestion abusive des ressources publiques, sont toujours lĂ . Aucun pouvoir ne semble prĂȘt Ă  assumer le coĂ»t politique de leur disparition. Le dĂ©sordre et la « soukisation » de nos villes, surtout Dakar, avec la prolifĂ©ration des marchĂ©s — notamment sous les autoponts — ne sont-ils pas aussi une consĂ©quence de ce morcellement territorial, oĂč les taxes perçues par le « juuti » deviennent une part (trĂšs ?) importante du budget communal ? D'ailleurs qui, parmi les 18 candidats (ou la candidate) Ă  la prĂ©sidentielle de 2024, a osĂ© proposer une rĂ©forme administrative rationnelle avec la fusion de certaines rĂ©gions pour plus d’efficacitĂ© ? Personne ? À moins qu’ils ne prĂ©fĂšrent encore dĂ©couper
Peut-ĂȘtre verra-t-on bientĂŽt Ă©merger une rĂ©gion de Podor, Ă  l’image de Matam ? Il y a bien Serigne Mboup qui proposait une rĂ©forme territoriale articulĂ©e autour de six pĂŽles rĂ©gionaux. Mais aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle dynamique d’amĂ©nagement du territoire avec @PR_Diomaye . Je suppose que vos Nijaay Malick Sow et Amadou Diop, trĂšs sollicitĂ©s pour leur expertise en Afrique (Togo, CĂŽte d’Ivoire, Congo, etc.), y sont impliquĂ©s. Cette nouvelle dynamique territoriale pourrait parfaitement se fonder sur l’analyse de Mamadou Dia en 1961 : « Notre Ă©conomie s'est ainsi organisĂ©e en direction de la capitale, elle-mĂȘme tournĂ©e vers l'extĂ©rieur. Les structures commerciales et bancaires, ainsi que les infrastructures, ont donc Ă©tĂ© orientĂ©es vers Dakar au dĂ©triment des relations interrĂ©gionales. De ce fait, les rĂ©gions pĂ©riphĂ©riques, comme celles du fleuve SĂ©nĂ©gal, de la Casamance ou du SĂ©nĂ©gal oriental, ont Ă©tĂ© dĂ©laissĂ©es et ont nourri d'importants flux migratoires vers Dakar ; les industries non liĂ©es Ă  l'arachide, concentrĂ©es dans la presqu'Ăźle du Cap-Vert, ont elles-mĂȘmes Ă©tĂ© dĂ©finies en fonction de l'extĂ©rieur. » Franchement, jarbaat
 qu’est-ce qui a fondamentalement changĂ© depuis ce constat du prĂ©sident du Conseil expliquant le premier plan quadriennal du SĂ©nĂ©gal ? Peut-ĂȘtre
 l’émergence de la rĂ©gion « TikTok » ? 😏 18 mars 1956 : CongrĂšs des Chefs Coutumiers du SĂ©nĂ©gal au Cercle de la Jeunesse de ThiĂšs sous la prĂ©sidence de FodĂ© Diouf, Chef de province de Kahone. Le but de la rencontre Ă©tait de mettre sur pied l'Union des Syndicats des Chefs Coutumiers du SĂ©nĂ©gal. (SenegalDates) 2/3 Chefferies : HĂ©ritage ante-colonial ou rĂ©sidu colonial ? Ce titre est une survivance de la nomenclature coloniale, reflet de la volontĂ© du colonisateur, vers la fin du XIXᔉ siĂšcle, d’instaurer « une administration locale hiĂ©rarchisĂ©e, comprenant des chefs de village, des chefs de canton et parfois mĂȘme un chef supĂ©rieur, tous Ă©tant soumis Ă  un rĂ©sident europĂ©en, chef de la circonscription ». Bien sĂ»r, cela s’est fait sans consulter les populations. On comprend aisĂ©ment le choc que cela a pu provoquer chez certaines sociĂ©tĂ©s Ă  structure Ă©galitaire. Le professeur Buuba JĂłob rappelait d’ailleurs, lors d’un brainstorming avec @AfrikajomCenter, la difficultĂ© mĂȘme de traduire le mot « État » en joola, preuve du dĂ©calage culturel imposĂ© par cette organisation. Si, dans un premier temps, le colonisateur s’appuyait sur les familles dĂ©tenant traditionnellement le droit de commandement, plusieurs textes ultĂ©rieurs ont tentĂ© de donner une apparence de « dĂ©mocratisation » Ă  la fonction. Comme l’écrit Zuccarelli en citant un arrĂȘtĂ© de 1947 : « Pour ĂȘtre candidat, il faut ĂȘtre ĂągĂ© de 25 ans au moins et de 60 ans au plus ; savoir parler, lire et Ă©crire couramment le français ; ĂȘtre en rĂšgle avec la lĂ©gislation sur le recrutement militaire ; n’avoir encouru aucune sanction pour faits contraires Ă  l’honneur et aux bonnes mƓurs ; et enfin obtenir une autorisation du gouverneur pour se prĂ©senter aux Ă©lections. » Cependant, ces Ă©lections Ă©taient rĂ©servĂ©es Ă  de grands Ă©lecteurs locaux, souvent issus des familles rĂ©gnantes, perpĂ©tuant ainsi leur domination sous couvert de modernitĂ©. Aujourd’hui encore, cette tradition perdure. Des chefs coutumiers continuent d’ĂȘtre installĂ©s, comme en fĂ©vrier 2019 le Maad a Sinig Niokhobaye Diouf (trĂšs actif, avec en plus une bonne Ă©quipe de communication !), le « Jom tabalde rewo e worgo » Hamady Demba DiĂ©liya Dia Ă  DĂ©mette, intronisĂ© en juillet 2022, ou encore Moussa Ndiefou SoumarĂ©, descendant du fondateur de WaoundĂ©, intronisĂ© en dĂ©cembre 2023 par Fouleymata Demba Siby — une femme, car c’est une prĂ©rogative des Siby. Le tout, bien sĂ»r, sous le regard officiel du prĂ©fet
 «ColonialitĂ© ! », comme dirait la brillante professeure Lucienne Kodou Ndione. Toi, tu connais-tu une femme cheffe coutumiĂšre ? Ou bien, fidĂšle Ă  l’idĂ©ologie patriarcale, les femmes restent-elles les gardiennes de la tradition pendant que les hommes se rĂ©servent le rĂŽle de gardiens du pouvoir ? (MĂȘme photo @QuotidienSN -pas le temps de changer ! La photos de EugĂ©nie Rokhaya Aw Ndiaye est le resultat de ce que j avais ecrit en 2025 "Une consƓur capitale. Intellectuellement gĂ©nĂ©reuse. RĂ©volutionnaire par nature. Leader sans se forcer. DĂ©cĂ©dĂ©e le 3 juillet 2022, elle aurait eu donc 73 ans aujourd’hui.). Car il Ă©tait mentionnĂ©e comme nĂ©e le 18 mars 1952, Comme je ne vois plus cette mention, je joue la prudence, Mais je garde mes mots sur elle ! ) #Kebetu #senegal
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Le TAS dira tout bĂȘtement que l’arbitre, maĂźtre de l’application des rĂšgles, n’a pas constatĂ© un forfait, le match ayant Ă©tĂ© jouĂ© du dĂ©but Ă  la fin ! Ou bien c’est pas simple ? @CAF_Media @fifacom_fr @fifanewsfr #kebetu #senegal #SENMAR #caf
FRANCE 24 – Urgent@UrgentF24

🔮 URGENT - CAN 2025 : le jury d'appel de la CAF dĂ©clare le Maroc vainqueur de la finale (communiquĂ©) f24.my/Bo8S.x

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Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Encore un (trĂšs, trĂšs long) rĂ©chauffĂ©, jarbaat
 mais avec quelques noms supplĂ©mentaires dans ce texte sur le fameux dĂ©cret anti-grĂ©viste ! Post dĂ©jĂ  publie ici en 2024 et 2025 ! Donc c’est deuxiĂšme rĂ©chauffĂ©! 16 mars 2018 : Rappel Ă  Dieu, Ă  Dakar, de Lobatt Fall (88 ans), cĂ©lĂšbre transporteur Ă©tabli Ă  la gare routiĂšre "Pompiers" Ă  Dakar. Ancien dĂ©putĂ© du PS, conseiller Ă©conomique et social du PDS et conseiller dĂ©partemental de l'APR, ce natif de Thioubalel aura militĂ© avec tous les partis au pouvoir. Une citĂ© Ă  l'entrĂ©e de Pikine porte son nom. (Source SenegalDates de Atoumane Mbaye) 1/3 Avant les TER et les bus climatisĂ©s : l’élite sĂ©nĂ©galaise voyageait dans les cars de Lobatt Au temps bĂ©ni des internats — quand l’État logeait, nourrissait et habillait des milliers de lycĂ©ens — tout le monde connaissait les cars de Lobatt. On les reconnaissait de loin grĂące Ă  leur logo : un pĂȘcheur armĂ© d’une sagaie face Ă  un crocodile. DĂ©jĂ  du marketing avant l’envahissement des « consultants en communication » ! Et Lobatt avait aussi compris une autre chose : la langue est un symbole. À l’AssemblĂ©e nationale, il fut le premier dĂ©putĂ© Ă  s’exprimer en pulaar, comme pour rappeler que la RĂ©publique sĂ©nĂ©galaise ne se parlait pas seulement en wolof. De son vrai nom Lobatt Mamadou Fall, il dĂ©tenait — inutile de poser trop de questions sur la procĂ©dure de passation de marchĂ© — le quasi-monopole du transport des Ă©lĂšves entre leur village et la ville oĂč se trouvait leur lycĂ©e d’affectation. Or, Ă  l’époque, les lycĂ©es publics se comptaient presque sur les doigts des deux mains. Si ma mĂ©moire ne me trahit pas trop : À Saint-Louis : · Faidherbe · Peytavin · Charles-de-Gaulle · Ahmet Fall (et le cas particulier de l’EMP — jarbaat, tu sais au moins ce que signifie ce sigle ? 😃) Malick Sy Ă  ThiĂšs · Djignabo Ă  Ziguinchor · Van Vollenhoven, Blaise Diagne, Kennedy et Delafosse Ă  Dakar · Gaston Berger Ă  Kaolack Cela veut dire que des Ă©lĂšves de tout le SĂ©nĂ©gal convergeaient vers ces quelques internats, souvent pour la premiĂšre fois loin de leur famille. Et qui les y amenait ? Les cars de Lobatt. Avec les fameuses rĂ©quisitions de transport dĂ©livrĂ©es par l’État. RĂ©quisitions qui, soyons honnĂȘtes, donnaient parfois lieu Ă  un petit trafic permettant Ă  certains Ă©lĂšves de se faire un peu d’argent de poche
 Mais derriĂšre ces anecdotes se cache une rĂ©alitĂ© simple : Ces cars ont transportĂ© une gĂ©nĂ©ration entiĂšre d’élĂšves qui deviendront plus tard professeurs, mĂ©decins, ingĂ©nieurs, officiers, ministres et intellectuels. Autrement dit, sans le savoir, les cars de Lobatt transportaient une partie l’élite sĂ©nĂ©galaise en devenir, celle qui a profitĂ© de lĂ©cole publque inclusive. Aujourd’hui on parle de rĂ©forme du systĂšme Ă©ducatif, d’écoles d’excellence et de nouvelles universitĂ©s. Mais jarbaat, pose-toi une question simple : combien coĂ»tait Ă  l’État la formation complĂšte d’un Ă©lĂšve interne dans les annĂ©es 1960-1970
 comparĂ©e Ă  celle de certaines Ă©coles d’excellence de 2026 ? Lobatt, ne faisait pas de discours sur l’égalitĂ© des chances. Il mettait simplement le moteur en marche. Et le SĂ©nĂ©gal avançait. Que Dieu lui accorde Sa misĂ©ricorde. 16 mars 1971 : Interdiction par dĂ©cret de l'inscription Ă  l'UniversitĂ© de Dakar (future UCAD) de quarante-neuf (49) Ă©tudiants considĂ©rĂ©s comme meneurs dans les troubles qui secouent le milieu scolaire et universitaire. (Source SenegalDates) 2/3 Les 49 exclus de l’UniversitĂ© de Dakar : l’autre histoire du 16 mars 1971 En rĂ©alitĂ©, ce dĂ©cret interdit la rĂ©inscription, comme l’indique son intitulĂ© exact :«DĂ©cret n° 71-302 du 16 mars 1971 interdisant Ă  certains Ă©tudiants de se rĂ©inscrire Ă  l’Université». C’est Ă  la suite de la grĂšve gĂ©nĂ©rale dĂ©crĂ©tĂ©e par l’Union des Étudiants de Dakar que Senghor dĂ©cida de fermer l’UniversitĂ© et de signer ce dĂ©cret pour sanctionner les dirigeants de l’UED, de l’UDES et des organisations des diffĂ©rentes facultĂ©s. C’est avec une certaine nostalgie que j’ai relu ce dĂ©cret avec les noms, la date et le lieu de naissance, la facultĂ© et la nationalitĂ©des Ă©tudiants concernĂ©s. On y constate une diversitĂ© intĂ©ressante : NationalitĂ© : La lecture de la liste montre bien l’africanitĂ© de l’UniversitĂ© de Dakar. Ainsi, en plus des 34 SĂ©nĂ©galais, cette interdiction frappait : 4 DahomĂ©ens (tous en mĂ©decine) ; 4 Mauritaniens ; 3 Maliens ; 2 Togolais, 1 VoltaĂŻque (Jarbaat, n’écarquille pas tes yeux en voyant VoltaĂŻque et DahomĂ©ens !) Il y avait aussi une Française SpĂ©cialitĂ© : Les Ă©tudiants sanctionnĂ©s venaient de plusieurs disciplines : MĂ©decine (10) - Sciences – Lettres – Économie - Droit Genre : On compte 8 femmes, dont 7 SĂ©nĂ©galaises et une Française : Bineta SĂšne, Marie Baba Diallo, Anta Diouf, Marie AngĂ©line Sagna, Mireille Salzmann, Mame Marie Faye, N’DĂšye Sow (Jarbaat, remarque l’apostrophe entre le N et le D, qui Ă©tait en usage avant une directive de Senghor la supprimant.) et la Française GisĂšle Renaud. Le dĂ©cret prĂ©cise Ă©galement que les Ă©tudiants sĂ©nĂ©galais exclus ne pourront bĂ©nĂ©ficier d’aucune bourse sĂ©nĂ©galaise pour poursuivre leurs Ă©tudes Ă  l’étranger. En rĂ©alitĂ©, plusieurs dĂ©crets importants furent signĂ©s ce 16 mars 1971 par le prĂ©sident Senghor, le Premier ministre Abdou Diouf, et le ministre de l’Éducation nationale Assane Seck. Si le dĂ©cret n° 71-302 est le plus cĂ©lĂšbre, c’est certes Ă  cause de ses consĂ©quences sur des individus, mais aussi en raison du destin ultĂ©rieur de certains Ă©tudiants concernĂ©s (Marie AngĂ©lique, Abdoulaye Bathily, Mbaye Diack, Sakhevar Diop, etc.). Deux autres dĂ©crets ont Ă©galement profondĂ©ment changĂ© le cours de l’UniversitĂ© ce jour-lĂ . D’abord, un dĂ©cret dont le premier article annule toutes les inscriptions pour l’annĂ©e universitaire 1970-1971. Ensuite, le gouvernement ajoute cette prĂ©cision menaçante (art. 2) : « Pourront ne pas ĂȘtre autorisĂ©s Ă  se rĂ©inscrire les Ă©tudiants ayant, Ă  l’aide de violences, menaces ou manƓuvres, portĂ© atteinte Ă  l’ordre public, au fonctionnement rĂ©gulier des institutions universitaires ou au libre exercice par d’autres Ă©tudiants des activitĂ©s universitaires. » Enfin, le gouvernement fixe les conditions de rĂ©inscription entre le 18 et le 25 mars 1971 inclus (art. 3) : « Les Ă©tudiants qui dĂ©sirent se rĂ©inscrire devront en faire individuellement la demande (
) Ne seront examinĂ©es que les demandes accompagnĂ©es d’un engagement personnel de l’étudiant de se conformer aux rĂšglements gĂ©nĂ©raux de l’UniversitĂ©, ainsi qu’aux rĂšglements particuliers de l’établissement oĂč il dĂ©sire se rĂ©inscrire, notamment en matiĂšre d’examens. Il sera statuĂ© sur ces demandes par le Conseil provisoire de l’UniversitĂ©. » « Conseil provisoire »  Ma gĂ©nĂ©ration est entrĂ©e Ă  l’universitĂ© alors que ce rĂ©gime Ă©tait encore en vigueur, et sa suppression faisait partie de nos revendications estudiantines. Ce rĂ©gime provisoire avait Ă©tĂ© instituĂ© ce mĂȘme 16 mars 1971 par le dĂ©cret n° 71-299, qui supprimait l’AssemblĂ©e de l’UniversitĂ© créée par la loi du 13 juillet 1967 et la remplaçait par un Conseil provisoire dont la composition est prĂ©cisĂ©e dans le texte. Cependant, dans ce dĂ©cret donnant de larges pouvoirs Ă  ce conseil, le gouvernement se rĂ©serve le droit d’interdire certaines inscriptions. Regarde bien, jarbaat, les numĂ©ros de dĂ©cret — car l’administration Ă©tait une vĂ©ritable orfĂšvre en matiĂšre d’ordonnancement juridique : 299: statut provisoire et pouvoirs du gouvernement ; 301 : annulation de toutes les inscriptions et 302 : interdiction de rĂ©inscription des supposĂ©s meneurs. D’une certaine façon, l’histoire se rĂ©pĂ©tera plus tard avec le futur ambassadeur du SĂ©nĂ©gal au Royaume-Uni, le professeur Cheikh Dieng, et le sociologue Dr Oussouby TourĂ©, tous deux anciens Ă©lĂšves du lycĂ©e Faidherbe. Ces brillants Ă©lĂšves — car Ă  l’époque l’excellence scolaire Ă©tait souvent le premier critĂšre pour diriger une grĂšve — furent Ă©galement exclus mais rĂ©ussirent brillamment leur baccalaurĂ©at grĂące aux cours Ă  domicile dispensĂ©s par leurs professeurs, dont certains Français (sans doute de gauche), dont je ne cite pas les noms pour ne pas en oublier. La littĂ©rature existe sur cette pĂ©riode de l’histoire estudiantine et montre aussi, a posteriori, que les partis politiques — en particulier le PAI — Ă©taient souvent derriĂšre les mouvements de grĂšve au SĂ©nĂ©gal. Abdoulaye Bathily en parle longuement et cite des noms lĂ©gendaires comme celui de Mamadou Diop Decroix (jarbaat, vĂ©rifie quand mĂȘme pour moi — ndax mi ngi woor sax, ce njĂłbeen !). Sans compter Omar GuĂšye (tiens, quel jarbaat va m’envoyer son livre Mai 1968 au SĂ©nĂ©gal – Senghor face aux Ă©tudiants et au mouvement syndical ?). Votre Maam Paloma pourrait aussi livrer une perspective intĂ©ressante, Ă  la fois de dehors et de dedans. Évidemment, parler de cette affaire est aussi l’occasion de demander des nouvelles de Moussa Kane, qui fait partie de ces mythiques professeurs de philosophie, comme SĂ©mou PathĂ© GuĂšye — mon prof au lycĂ©e Faidherbe — ou encore Ndoye Ă  De Gaulle et Doudou Sine Ă  Van Vollenhoven. Ce dernier finira d’ailleurs directeur du CESTI de Dakar, aprĂšs avoir relu le pays Ă  travers une nouvelle grille idĂ©ologique. Plusieurs acteurs de ces luttes, aprĂšs avoir accompli leur mission gĂ©nĂ©rationnelle, se retrouvent aujourd’hui juste derriĂšre les imams Ă  la mosquĂ©e du quartier — s’ils ne sont pas devenus imams eux-mĂȘmes — ou juste en face du prĂȘtre officiant Ă  l’église. Dans les lignes prĂ©cĂ©dentes, je parlais de comparer le coĂ»t de formation des Ă©lĂšves des annĂ©es 1970 avec celui des Ă©lĂšves des Ă©coles d’excellence de 2026. Mais je n’ose pas demander une comparaison entre la formation intellectuelle et idĂ©ologique des dirigeants de 1971 et ceux de 2026 — mĂȘme en prenant toutes les prĂ©cautions nĂ©cessaires face au renversement des paradigmes cognitifs. 16 mars 1856 : Parution du premier numĂ©ro du Moniteur du SĂ©nĂ©gal et DĂ©pendances qui sera suivi Ă  partir de 1883 par le Bulletin Administratif des Actes du Gouvernement. Il est l'ancĂȘtre du Journal Officiel de la colonie du SĂ©nĂ©gal (JOS). (Source SenegalDates) 3/3 Lire le journal colonial pour combattre le colon C’était le journal qu’il fallait lire pour connaĂźtre ce que dĂ©cidait l’administration coloniale : « le Journal officiel ». Je suppose que les Français y Ă©taient trĂšs attachĂ©s, tout comme les Ă©lites francophones qui leur servaient de relais. On n’y relatait sans doute jamais les luttes des « nĂšgres » contre le systĂšme colonial, ni leurs combats pour amĂ©liorer leurs conditions de vie Ă  l’intĂ©rieur de ce systĂšme. Cependant, connaĂźtre les lois et les dĂ©cisions du colon Ă©tait Ă©galement nĂ©cessaire pour les anticolonialistes, car les dĂ©cisions du colon pouvaient parfois produire des effets pervers contre lui-mĂȘme. Savoir lire le Moniteur du SĂ©nĂ©gal, c’était aussi apprendre Ă  retourner l’arme de l’adversaire contre lui. Photo : oui je sais le JO est illisible. Note : A part mes commentaires trĂšs subjectifs vous pouvez accĂ©der Ă  toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. #kebetu #Senegal
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Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
@DIEDHIOU_DI Fsut multiplier par dix je pense. Avec 3000 on pouvoir avoir 46 paquets de sucre. Aujourd'hui il faut combien ?
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DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳
DIEDHIOU IDRISSA 🇾🇳@DIEDHIOU_DI·
Nijaay , jarbat voudrait savoir a combien devrait correspondre ces montants en 2026 quand on doit ternir compte de l’inflation et de la devaluation ?
Mademba Aas Njaay@MadembAS

Par un 15 mars : 21 550 jours d’une loi que tous les SĂ©nĂ©galais ont dĂ©jĂ  violĂ©e ! Si notre ministre de l’IntĂ©rieur, qui est un CissĂ©, a de l’humour, il peut envoyer Ă  l’heure du ndogou des policiers chez tous les Mbaye, Wade, Samb et DramĂ© qui organisent aujourd’hui une cĂ©rĂ©monie familiale, et leur infliger une amende pour dĂ©penses financiĂšres au-delĂ  de la limite permise par la loi ! Eh oui, jarbaat, Senghor voulait tellement un nouveau type de SĂ©nĂ©galais que nos dĂ©putĂ©s avaient votĂ©, le 16 fĂ©vrier 1967, une «Loi tendant Ă  rĂ©primer les dĂ©penses excessives Ă  l'occasion des cĂ©rĂ©monies familiales». Waawaw ! Le dĂ©cret de prĂ©sentation de la loi avait Ă©tĂ© signĂ© par Senghor le 19 dĂ©cembre 1966. Et l’article 14 de la loi, signĂ©e par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Me Lamine GuĂšye, disposait que : «La prĂ©sente loi prend effet pour compter du 15 mars 1967.» Et, Ă  moins d’un changement que j’ignore, cette loi est toujours en vigueur, donc depuis 21 550 jours ! Elle ne remet pas en cause le droit de «cĂ©lĂ©brer par des cĂ©rĂ©monies, conformĂ©ment aux rites de son culte ou de sa coutume, les Ă©vĂ©nements familiaux ». Mais hop, dans l’alinĂ©a 2, tombe la limitation : « Toutefois, ceux qui procĂšdent ou participent Ă  ces cĂ©rĂ©monies doivent se conformer strictement aux prescriptions de la prĂ©sente loi.» Organisateur et participants ! Quelques exemples 😂. NgentĂ© ou communion solennelle : tu fais baptĂȘme ou communion pour ton enfant ? Un seul mouton est permis et le total des dĂ©penses ne doit pas excĂ©der 10 000 francs CFA. Mais la loi prĂ©cise quand mĂȘme : «non compris la valeur de l’animal ou des animaux immolĂ©s ». Aucun cadeau, sauf pour l’imam ou le prĂȘtre. Pas de ndawtal, ni de yeelu Maam, ni de bĂ«yu Baay Pour les fiançailles, le cadeau Ă  la fiancĂ©e (on n’en prĂ©voyait pas pour LE fiancĂ© 😂) ne doit pas coĂ»ter plus de 5 000 F CFA, et les dĂ©penses totales, si fĂȘte il y a, sont limitĂ©es Ă  5 000 F. Dons ou argent interdits. Et le mariage alors ? Pas plus de 3 000 F CFA pour la dot! Toutes les dĂ©penses le jour du mariage, rĂ©ception comprise, ne doivent pas excĂ©der 15 000 F. Et, tiens-toi bien, la durĂ©e du rassemblement est limitĂ©e : « Tout rassemblement doit prendre fin au plus tard trois heures aprĂšs l'accomplissement des formalitĂ©s constitutives du mariage », avaient dit nos dĂ©putĂ©s ! Interdiction de “ganaale” pour le retour de pĂšlerinage, Mecque ou Rome ! Aucun cadeau Ă  distribuer, autres que de petits souvenirs religieux rapportĂ©s par le pĂšlerin. Les gens de ma gĂ©nĂ©ration se souviennent du curaay Maka(qu’on fumait d’ailleurs sans rĂ©crimination aucune des parents, car produit venant de la Kaaba !) et du petit appareil avec les photos de la Mecque. Pour les dĂ©cĂšs et funĂ©railles, pas de rĂ©jouissances, prĂ©sence limitĂ©e aprĂšs l’enterrement, dons limitĂ©s sauf aumĂŽne religieuse. Pas de rangooñu Maam. MĂȘme pour la circoncision, on avait calculĂ© que 5 000 F Ă©taient suffisants et, si on devait tuer un animal, un seul par famille ! L’État senghorien avait mĂȘme prĂ©vu comment calculer les dĂ©penses incluant celles de la personne qui organise mais aussi les dons des proches, mĂȘme la nourriture ! Et Ă©videmment, des sanctions Ă©taient prĂ©vues : amendes entre 20 000 et 500 000 F CFA et mĂȘme la prison. Tout Ă©tait contrĂŽlĂ© par la police, les autoritĂ©s administratives et les chefs de village. On demandait mĂȘme aux citoyens ordinaires de dĂ©noncer les abus. Donc les voisins ont Ă©tĂ© les premiers lanceurs d’alerte ! Bref, jarbaat, je n’ai pas pu voir l’exposĂ© des motifs justifiant cette loi, mais elle n’est nullement Ă©tonnante : depuis 1960, il y avait une sorte de dĂ©sir de moraliser la sociĂ©tĂ©, de lutter contre l’ostentatoire — indice de corruption — et d’éviter que les familles ne croulent sous les dettes (mĂȘme cachĂ©es !). Ah, une derniĂšre chose jarbat : le Théùtre Sorano avait jouĂ© une excellente piĂšce basĂ©e sur cette loi, mais le policier sĂ©rĂšre chargĂ© de mettre fin Ă  la cĂ©rĂ©monie avait fini par entrer dans la
 danse ! Que jarbaat qui n’a jamais violĂ© cette loi mette un like sous ce post. ZĂ©ro like ! 😂 #Senegal #Kebetu #jarbaat

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