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@casta13
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LE RÉSUMÉ —— Le PSG vient de remporter sa 2e Ligue des Champions consécutive, et je suis incapable de m'en réjouir pour le foot français. Pas par anti-parisianisme primaire, mais parce ce club qui excelle sportivement récemment est l'instrument d'influence d'un Etat aux agissements pernicieux. Lisez, c'est édifiant : LE QATAR, UN ÉTAT-PROPRIÉTAIRE QUI SE SPONSORISE LUI-MÊME Ue majorité des sponsors du PSG appartiennent au Qatar : - Qatar Airways (100% Étatique) - beIN Sports (présidé par Al-Khelaïfi) - QNB, Ooredoo, Visit Qatar, Aspetar (Etatiques) Le club se finance donc lui-même au moyen de contrats circulaires et sur-évalués. Résultat : des recettes de sponsoring 29 fois supérieures au club médian de Ligue 1. 29 FOIS Et ça ne date pas d'hier : jusqu'en 2019, et pendant des années, le seul contrat avec Qatar Tourism Authority rapportait entre 150 et 200 M€ par an au PSG, avant que le FPF ne siffle la fin de la récré. Assez d'argent, pendant assez longtemps, pour asseoir une domination financière et sportive structurelle et irréversible sur le foot français et européen. UNE ASSYMÉTRIE INÉQUITABLE ET ILLÉGITIME Le Fair-Play Financier n'est (plus) violé, il est habilement contourné, au mouyen de contrats surévalués qui font entrer l'argent public qatarien par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits chroniques et abyssaux, qui asphyxieraient ou disqualifieraient n'importe quel club français, sont épongés par un fonds souverain de 450 milliards. Le PSG peut perdre de l'argent indéfiniment (1,3Mds de balance de transfert négative en 15 ans), sans jamais être inquiété. De même, la fiscalité écrasante qui pèse sur les clubs français n'est guère le souci d'un QSI aux fonds illimités. UN NASSER EL-KHALAÏFI OMNIPOTENT Nasser Al-Khelaïfi est simultanément : - président du PSG - président de beIN Media, qui diffusait la Ligue 1 - membre du CA de la LFP, qui attribue ces droits - président de l'ECA - membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler - membre du Conseil de la FIFA Juge, partie, diffuseur, régulateur et décideur mondial, à lui tout seul. Ailleurs, on appellerait ça un cartel. Le rapport sénatorial Savin, voté à l'unanimité en 2024, recommandait de lui interdire ce cumul : dix-huit mois plus tard, rien, niet, nada. Mieux : l'UEFA censée le sanctionner encaisse depuis 2 ans l'argent de Qatar Airways (100% étatique), sponsor de la C1 jusqu'en 2030. Le sponsor du club finance son régulateur. UNE JUSTICE TENUE À DISTANCE Nasser Al-Khelaïfi est aussi ministre d'État qatarien, donc protégé par l'immunité diplomatique. Bilan : deux mises en examen par la justice française, et jamais une nuit en garde à vue. UN VERROU SUR L'ÉCONOMIE FRANÇAISE Car le Qatar ne tient pas que le football. Il pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Air Liquide, Lagardère. Un désengagement coordonné de Doha suffirait à faire vaciller l'économie française. Et le rapport de force fait frissonner : dès la mise en examen d'Al-Khelaïfi en février 2025, le Qatar a aussitôt menacé de retirer ses investissements. Rien de moins. Le message était limpide. LE FOOT FRANÇAIS COULE Pendant ce temps, regardez l'état du championnat : Bordeaux : liquidé, meurt en National 2. Montpellier végète en Ligue 2. Nantes vient de l'y rejoindre. Nice : a failli descendre. Lyon : sauvé administrativement (in extremis). LEs droits TV racontent le reste. Mediapro promettait près de 780 M€/saison, un flop surévalué. Le cycle suivant (DAZN/beIN pour 500 M€) a éclaté à son tour. Cet effondrement n'est certes pas l'œuvre du PSG : c'est l'échec personnel de Vincent Labrune, réélu et soutenu sans faille par Nasser Al-Khelaïfi, sur fond de gestion calamiteuse des clubs. Mais le vrai problème est là : le PSG n'a aucun besoin de ces droits TV pour survivre. Un État gazier éponge ses pertes. Il flotte au-dessus d'un système qu'il n'a aucune raison de réformer, et dont son président tient toutes les manettes. Quelle que soit son influence sur les instances, sa stratégie n'est pas de servir l'intérêt du foot français, mais ceux de son pays (le Qatar, vous aurez deviné). Quitte à tout écraser. POURQUOI PERSONNE NE BOUGE Le Qatar tient toutes les arcanes du pays par les bijoux de famille. S'attaquer à son ingérence dans notre économie, ou même critiquer le PSG, c'est directement s'attaquer au à l'Etat qatarien. Et s'attaquer au Qatar, cela peut coûter cher (fermeture du robinet d'investissements, intimidation, etc). Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le foot français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, une stratégie d'influence rôdée et l'impunité qui va avec, on s'achète les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne puisse rien dire. Ce rayonnement sportif (brillant) ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.





'It is inflammatory, it is extremist, it is divisive, it is everything the family didn't want.’ Former senior police officer Neil Basu tells James O'Brien that he believes Nigel Farage is using Henry Novak’s death to score ‘political points'.


On the day the whole political establishment claims we do not live in a two tier country, they announce this. Note, the NHS makes NO drugs available exclusively to white people.











