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Proche-Orient : la mairie de Paris marque une rupture avec sa position historique d'équilibre
En accordant la citoyenneté d'honneur exclusivement aux civils palestiniens, la mairie de Paris rompt avec sa position historique d'équilibre sur le conflit au Proche-Orient.
L'empathie pour les victimes doit être universelle. Alors pourquoi ne pas y avoir intégré par exemple les populations israéliennes des kibboutz attaqués le 7-Octobre ? Ces civils ne méritent-ils pas aussi cette reconnaissance symbolique ?
Invisibiliser dans ce voeu les victimes israéliennes de ce conflit en refusant une citoyenneté d'honneur aux deux parties en présence, est un parti pris qui crée un émoi profond et légitime chez de nombreux parisiens, juifs ou non, attachés à une voix équilibrée sur le Proche-Orient.
La mairie de Paris prétend servir la paix. Par ce geste, fruit de calculs politiques dont le Conseil de Paris a le secret, la voix de Paris perd sa capacité à faire dialoguer Israéliens et Palestiniens.
Cette décision donne en outre une victoire politique à LFI, qui l'utilisera pour hystériser encore davantage le débat public et cultiver un climat dangereux de criminalisation du sionisme et de stigmatisation des Juifs, prétendus coupables par procuration.
Il est urgent que la mairie de Paris revienne à sa position d'équilibre pour que la voix de Paris puisse à nouveau être utile.