6 avril 1994 – 32 ans d’apartheid mémoriel… qui touchent bientôt à leur fin !
6 avril 1994.
32 ans déjà.
32 ans d’histoire tronquée.
32 ans d’injustices.
32 ans de silences imposés.
32 ans de mémoires interdites.
Il y a 32 ans, deux chefs d’État en exercice — Juvénal Habyarimana du Rwand et Cyprien Ntaryamira du Burundi— accompagnés de leurs plus proches collaborateurs, étaient assassinés.
Cet attentat a déclenché une tragédie sans nom pour le Rwanda et toute la région des Grands Lacs.
Depuis, ceux qui ont allumé la mèche se présentent comme les seuls détenteurs de la vérité, distribuant des leçons au monde entier, tout en imposant une mémoire sélective.
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🕯️ Une mémoire confisquée
Dans le Rwanda d’aujourd’hui, on affirme qu’il n’existe plus d’ethnies.
Mais dans les faits :
• une seule mémoire est reconnue,
• une seule souffrance est autorisée,
• une seule parole est légitime,
• une seule histoire est enseignée.
Une seule communauté a le droit de pleurer ses morts.
Une seule a le droit aux mémoriaux.
Les autres sont condamnées au silence.
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⚖️ 32 ans après, il est temps
32 ans après, cela doit cesser.
32 ans après, la vérité ne peut plus être fragmentée.
32 ans après, la réconciliation ne peut plus être un slogan vide.
Le peuple rwandais mérite mieux que la peur, mieux que le mensonge, mieux que la division entretenue.
Il est temps d’ouvrir une nouvelle page :
lucide, honnête, courageuse.
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🌍 D’un drame national à une crise régionale
Aujourd’hui, ceux qui ont fait souffrir le Rwanda exportent la violence dans toute la région.
Le Rwanda est devenu, aux yeux de nombreux voisins, synonyme :
• d’ingérence,
• d’exploitation,
• et de conflits permanents.
Le sang versé ne doit pas être l’héritage que nous laissons aux générations futures.
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🔥 Pour un nouveau Rwanda
Nous voulons un Rwanda :
• où toutes les victimes comptent,
• où aucune mémoire n’est interdite,
• où la dignité n’est pas conditionnée à l’allégeance,
• où aucun citoyen ne vit dans la peur.
Aujourd’hui encore, le régime décide qui mérite d’être honoré… et qui doit être effacé.
Il confisque aux Rwandais — toutes origines confondues — leurs biens, leur liberté, leur dignité, et trop souvent leur vie.
Mais la valeur d’un peuple ne dépend pas d’un régime.
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✊ L’espoir reste possible
Un autre Rwanda est possible.
Un Rwanda réconcilié, juste, et souverain dans sa vérité.
Et peut-être…
que ces 32 ans d’apartheid mémoriel touchent enfin à leur fin.
En attendant nous n’oublions pas et nous prions pour le repos de tous ceux qui on perdus la vie depuis cette date fatidique du 06 avril 1994!
On this 32nd anniversary of the Genocide against the Tutsi in #Rwanda commemorated at the African Union (AU) Headquarters today, the Chairperson of the AU Commission, H.E. Mahmoud Ali Youssouf, said, “We remember over one million lives lost to hatred, indifference, & inaction. #Kwibuka is not only a moment of mourning, but also a call to truth, responsibility, & vigilance.”
He further added, “Africa affirms: never again will organised hatred be allowed to become a political project. We must confront rising threats;hate speech, division, & polarisation, with unity, courage, & action.”
Rwanda’s remarkable journey of resilience and renewal reminds us that history is not fate; it is shaped by the will of people, he added.
Mr. Youssouf @ymahmoudali concluded by saying, “Remembrance obliges us to act, to prevent, & to defend human dignity everywhere. Africa stands firm for peace, justice, & the protection of all.”
#Kwibuka32
Read @ au.int/en/pressreleas…
Let us remember the victims of the 1994 massacres in Rwanda, which resulted in a massive loss of human life. These Tutsis, Hutus, and Twas who fell victim to these massacres deserve our respect and remembrance, for they had a right to life.
All the testimonies heard on the ground are true, and anyone who tries to deny or distort them will find it difficult to rewrite people’s history, whether domestically or internationally.
President #PaulKagame, speaking at the opening of #Kwibuka32
▶️youtube.com/live/QR7Ezr0F5…#MamaUrwagasaboTV
On the International Day of Reflection on the 1994 Genocide Against the Tutsi in Rwanda, we mourn the victims & pay tribute to the survivors.
We must learn from past failures & protect the living — by rejecting hatred, inflammatory rhetoric & incitement to violence.
32nd Commemoration of the 1994 Genocide Against the Tutsi in Rwanda (Kwibuka32).
On the 32nd anniversary of the 1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda (#Kwibuka32), the Department of Political Affairs, Peace and Security of the African Union (AU) Commission in collaboration with the Embassy of the Republic of Rwanda in Ethiopia and Permanent Mission to the AU, will commemorate the1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda, under the theme: “Remember-Unite- Renew”, on 7 April 2026, at the African Union Headquarters, in Addis Ababa, Ethiopia.
The annual commemoration aims to continuously awaken greater awareness of the African people and the international community about the value of life and humanity and to renew collective commitment to protect and uphold fundamental human rights. Mostly, the event will provide an opportunity to remember the atrocities brought by the 1994 Genocide against Tutsi in Rwanda; unite together in our fight against genocide, its ideology, hate speech and other crimes against humanity; and to renew our resolve to ensure that Genocide does not happen ever again.
Representatives from the AU Member States, the AU Commission, Members of the Diplomatic Corps accredited to the AU, AU Organs, Religious Institutions, Human Rights Institutions, Intergovernmental and Civil Society Organizations, UN Agencies, Think Tanks, International Organizations, Academic Institutions in Ethiopia, as well as, representatives of the media will attend the event, which will be marked by a series of activities, such as, the 32nd Commemoration of the Genocide against the Tutsi in Rwanda, which will also include Walk to Remember, lighting of the Flame of Remembrance, launch of the AU Human Rights Virtual Memorial: introduction of the component of the 1994 Genocide Against the Tusti in Rwanda and messages of reflection from AU officials and invited guests, among others.
The AU has been commemorating this catastrophic event since 07 April 2010. This year marks the 32nd commemoration of those dark days, an important occasion to remember the lives lost, show solidarity with survivors and unite to ensure it never happens again – in Rwanda or elsewhere in Africa and beyond. It is also a chance to learn about Rwanda’s story of reconciliation, conflict resolution mechanisms, nation building and home grown solutions.
Watch online April 07, 2026 @ 8:30 AM GMT+3
vimeo.com/event/5842944?…
More Info @ au.int/en/newsevents/…#Kwibuka32#NeverAgain
6 avril 1994 : le président burundais Cyprien Ntaryamira périt avec Habyarimana, leur avion abattu par un missile sur Kigali. 32 ans après, ni vérité ni justice. Sa famille et ses proches politiques appellent Bujumbura et la communauté internationale à faire enfin la lumière.
L'acte de terrorisme qui a causé la mort de 2 chefs d’État en exercice du Rwanda et du Burundi et déstabilisé l'est de la RDCongo doit inciter ses coupables à s'incliner devant les millions de morts de la région des Grands lacs africains en ce 6 avril 2026. Rompre le silence...
Kuri uyu musi twibuka igandagurwa ry'uwahoze ari Umukuru w'igihugu c'Uburundi Ntaryamira Sipiriano, ndipfurije Abarundi bose umutima wo guharanira umwumvikano mu bikorwa vy'iterambere.
@Com_mediasRDC Ces ressortissants ne devraient pas être une priorité pour un gouvernement qui compte plus de 200 000 réfugiés dans les pays limitrophes depuis des décennies. Ignorer les problèmes de ses propres citoyens est une malédiction.
COMMUNIQUÉ
La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États-Unis.
Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des exigences de sécurité et des engagements internationaux du pays.
#Iran: Wa musirikare wa #US yatakara inyuma y'iraswa rya F-15 yatowe, 'yarakomeretse' - #Trump
Donald Trump yanditse ashimagiza cane iki gikorwa avuga ko caranguwe ata "musirikare N'UMWE wa Amerika yishwe, canke ngo akomereke".
bbc.in/4e3NlbS
La Justice contre la vérité d’opinion ? À propos du non-lieu dans l’affaire Agathe #Habyarimana
La décision de non-lieu rendue en faveur d’Agathe Kanziga Habyarimana suscite, sans surprise, de vives réactions chez les proches du régime de Kigali. Une tribune récemment publiée dans le journal @lemondefr (rubrique payante) déplore une décision qui, selon ses auteurs, ignorerait « le travail des historiens » et ouvrirait la voie à une « vérité alternative ». L’émotion est compréhensible. Mais elle ne saurait se substituer au droit.
Car c’est bien là le cœur du problème : une confusion persistante entre la vérité judiciaire des faits et une prétendue conviction médiatique et publique.
Dans un État de droit, la justice pénale ne valide pas des consensus, aussi largement partagés pourraient-ils être. Elle ne consacre pas des réputations, ni des intuitions, ni même des faisceaux d’indices jugés plausibles par des observateurs. Elle exige des preuves. Des preuves directes, contradictoires, établissant au-delà de tout doute raisonnable la responsabilité individuelle d’une personne dans des faits précis.
Or, après dix-sept années d’instruction, tant en France que devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), les juges ont estimé que ce seuil probatoire n’était pas atteint. Les seuls faits établis par la justice ne démontrent pas seulement l'innocence de Mme Habyarimana : ils la reconnaissent, à juste titre, en tant que victime.
Faut-il s’en étonner ? Nullement. Agathe Habyarimana est bel et bien une victime. D’une part, parce que son mari a été lâchement assassiné, la contraignant à être la première à fuir son pays. Ironie tragique de l'histoire : ceux qui la persécutent depuis des décennies et l'accusent aujourd'hui sans l'ombre d'une preuve sont probablement liés à cet assassinat. Leurs accusations ne reposent que sur des chuchotements persistants, dictés par un régime espérant qu'à force de répétition, ce mensonge se transformera en vérité établie. D'autre part, elle est innocente car aucun acte, aucune parole de sa part n’a été jugé répréhensible. En face, l'organisation accusatrice (le FPR) aujourd'hui à la tête du pays a depuis longtemps révélé sa véritable nature : celle d’une dictature brutale, prête à tout pour conserver un pouvoir absolu, et où toute opposition se solde invariablement par la mort, la prison ou l’exil.
La tribune du journal Le Monde affirme pourtant que « l’implication » d’Agathe Habyarimana serait « établie ». Sur quel fondement juridique ? Aucune juridiction, nationale ou internationale, n’a jamais retenu une telle conclusion. Ni le TPIR, ni les juridictions françaises — où plus de dix juges se sont succédé pour instruire ce dossier — n’ont établi sa culpabilité. Transformer une conviction intime en certitude factuelle revient à franchir une ligne dangereuse : celle où l’accusation s'affranchit de la preuve.
Les éléments avancés dans ce texte — un télégramme diplomatique, des rapports d’ONG, ou des mots prêtés à son hôte, l’ancien chef d'État français — sont connus de longue date et ont déjà été passés au crible par les juges. Au-delà de leur crédibilité douteuse, aucun d'entre eux n'a permis de qualifier pénalement les faits qui lui sont reprochés.
Il en va de même du concept de l’« akazu », présenté comme une structure clandestine ayant orchestré le génocide. Si ce terme revient de manière récurrente pour accabler toute personne proche de l’ancien pouvoir, il a été totalement écarté par la quasi-totalité des enquêtes judiciaires du TPIR. Lors de son procès, M. Protais Zigiranyirazo, frère de Mme Habyarimana, a d'ailleurs été acquitté. La justice française a logiquement rejeté cette ineptie après dix-sept ans d'investigation. Ce concept est une pure invention des détracteurs du régime de la présidence de son défunt mari (qui l'ont par ailleurs avoué devant ce même TPIR). Invoquer l'« akazu » dans cette tribune relève donc davantage d’un révisionnisme de la décision judiciaire, ou d’un acharnement à criminaliser celle que les juges considèrent comme une victime.
Pour soutenir cette thèse de l'« akazu », encore faudrait-il démontrer que l'accusée appartenait à une organisation criminelle structurée, dotée d’une chaîne de commandement dont elle aurait été le cerveau. Un tel fantasme trahit un profond mépris, voire une certaine condescendance : comment laisser croire qu’une femme, sans aucun rôle officiel dans l’organigramme systémique de l'État, aurait été capable de prendre le commandement et de donner des directives à des cadres supérieurs et à des officiers militaires, pourtant rigoureusement formés au respect de la hiérarchie et de leurs prérogatives ?
Plus préoccupant encore est le procès implicite fait à la justice elle-même. En suggérant que le non-lieu résulterait d’une ignorance ou d’un déni des travaux historiques, les signataires insinuent une forme de défaillance institutionnelle. Une telle accusation, d'une extrême gravité, mériterait d’être étayée. Elle ne l’est pas.
Il faut ici rappeler une évidence trop souvent oubliée : la justice pénale ne juge pas des systèmes, des climats ou des proximités politiques. Elle juge des individus, pour des actes précis, sur la base de preuves établies.
Refuser de condamner sans preuve ne revient pas à cautionner l’impunité. C’est au contraire préserver ce qui distingue la justice de la vengeance ou de l'exception : l’exigence de rigueur, de prudence et d’impartialité.
La mémoire de notre Histoire tragique impose exigence et responsabilité. Mais cette exigence vaut tout autant pour la justice. Elle ne peut céder à la pression des récits, fussent-ils dominants, sous peine de voir la vérité judiciaire balayée par une vérité d’opinion sélective.
Je déplore et condamne, enfin, l’instrumentalisation de la notoriété publique à des fins judiciaires. Lorsqu’on observe les noms des signataires de la tribune, outre les personnalités bien connues pour être de virulents défenseurs du régime de Kigali, on remarque des noms issus de la culture française. Cela soulève une question fondamentale : une quelconque notoriété publique octroie-t-elle une compétence pénale ? En d’autres termes, la célébrité s'arroge-t-elle le droit de juger en lieu et place des institutions judiciaires établies ?
C’est très exactement ce que le droit est censé empêcher.