
Membre de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, je voterai pour la publication du rapport de @CHAlloncle.
Je voterai pour, parce que derrière ce vote, une question se pose à tous : à qui appartient le service public de l’audiovisuel ?
Appartient-il à tous les Français qui en assurent le financement au quotidien ?
Ou appartient-il à une petite caste de gauche qui, au fil des années, s’en est progressivement approprié le fonctionnement, et bien trop souvent les avantages ?
Pour ma part, je considère qu’il appartient bien évidemment à tous les Français.
Et c’est précisément parce que l’audiovisuel public est un bien commun que nous avons un devoir de transparence vis-à-vis des millions de Français qui ont le sentiment légitime de payer toujours plus d’impôts pour se voir caricaturés, méprisés, voire insultés à longueur d’ondes par un entre-soi de gauche qui bafoue allègrement les règles de neutralité du service public.
Je voterai pour, ensuite, parce que les Français ont le droit de savoir où va leur argent. Ce rapport met en évidence des manquements, des dysfonctionnements et des dérives trop longtemps passés sous silence, faute de documentation.
Entre les conflits d’intérêts impliquant certains dirigeants de l’audiovisuel public et des sociétés de production privées, les grilles salariales exorbitantes, mais aussi les privilèges avec des notes de frais qui ne font l’objet d’aucun contrôle ou des chambres d’hôtels luxueuses pour les journalistes à l’occasion du Festival de Cannes, il s’agit de notre rôle de parlementaires que d’éclairer les Français sur l’utilisation des deniers publics.
Je voterai pour, enfin, parce que jamais une commission d’enquête ni son rapporteur n’ont subi de telles pressions visant à entraver le bon déroulement des travaux. Tout un système, soucieux de préserver ses intérêts et ses rentes, s’est mis en branle pour tenter de censurer ce rapport. Certains voudraient que la soixantaine d’auditions, les milliers de pages de comptes rendus et les supports vidéo soient tout simplement retirés de l’accès au grand public, comme s’ils n’avaient jamais existé.
C’est pour cela que les partis de gauche chercheront, tout à l’heure, à le censurer en votant contre sa publication. Après tout, si l’audiovisuel public aide la gauche, c’est un simple renvoi d’ascenseur que la gauche vienne aujourd’hui au secours du service public !
Ce sont précisément ces mécanismes de protection, ces privilèges indus et ces dérives que ce rapport vient éclairer et bousculer.
C’est précisément pour cela qu’il doit être publié.
Français






































