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🚨🇫🇷🇩🇿 L’ambassadeur de France en Algérie a accordé un long entretien à la presse algérienne. Il y explique avoir reçu un mandat direct d’Emmanuel Macron pour « réengager la relation » entre les deux pays.
Son principal objectif affiché est d’accélérer fortement la délivrance de visas français aux citoyens algériens, avec un objectif chiffré d’au moins 250 000 visas par an, et ce, sans aucune condition préalable.
Or, plusieurs points essentiels ont été passés sous silence :
• La question des retours des clandestins : la France ne peut pas ouvrir largement ses portes tant que les autorités algériennes refusent massivement de reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière sur notre territoire. Ce sujet central n’a même pas été évoqué.
• La coopération judiciaire : celle-ci ne peut être à sens unique. Elle implique que l’Algérie reprenne ses nationaux condamnés en France pour des crimes ou délits. Là encore, aucune exigence n’a été formulée.
• La distinction peuple/régime : il aurait été simple et honnête de rappeler que la France n’a aucun problème avec le peuple algérien, mais qu’elle est confrontée à un régime qui ne respecte pas ses obligations internationales, tant vis-à-vis de la France que de ses propres citoyens.
• Le cas Christophe Gleizes : aucun mot n’a été prononcé sur ce journaliste sportif français détenu arbitrairement en Algérie depuis des mois. Alors même que l’ambassadeur trouvait le temps de commenter la Coupe du monde de football, il n’a pas jugé utile de mentionner ce cas emblématique.
Cette approche illustre une diplomatie française qui semble otage d’un président décidé à multiplier les gestes de bonne volonté unilatéraux, sans contreparties.
La France ne retrouvera des relations dignes et équilibrées avec l’Algérie que lorsque ses dirigeants cesseront de pratiquer cette soumission volontaire et exigeront enfin un minimum de respect mutuel et de réciprocité.
Point.