Alain Barraqué

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Alain Barraqué

Alain Barraqué

@AlainBarraque

Quelque part entre Pyrénées, Polynésie et Paris, dans le Digital chez Talan pour BPCE et Crédit Agricole, ancien @Microsoft @CGI_Global, #Rugby

Paris & Pyrénées... Katılım Şubat 2015
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David Lisnard
David Lisnard@davidlisnard·
Dans les années 70, on disait : "En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées." Aujourd'hui, le gouvernement nous dit : "On n'a pas de pétrole ni de gaz, donc électrifions." La prémisse est inexacte. La conclusion est incomplète. La France importe 99% de son pétrole et 98% de son gaz. Sa facture énergétique s'est élevée à 57,8 milliards d'euros en 2024, et 53 milliards d'euros en 2025 pour les seuls produits fossiles. Elle achète massivement du GNL américain extrait par fracturation hydraulique, technique interdite chez nous depuis 2011. En 2017, la loi Hulot est allée plus loin : elle a interdit tout nouveau permis de recherche d'hydrocarbures, quelle que soit la technique utilisée. Ce n'est plus seulement l'extraction qui est interdite mais la connaissance de notre propre sous-sol. Le principe de précaution est un principe d'ignorance dont il faudra se défaire. Un rapport commandé en 2014 par Arnaud Montebourg estimait entre 100 et 300 milliards d'euros la richesse non créée et à 225 000 le nombre d'emplois non pourvus. L'Agence internationale de l'énergie évalue notre potentiel techniquement récupérable en gaz de schiste à 3 879 milliards de m³, le deuxième d'Europe, l'équivalent de 95 ans de consommation nationale. Dans le seul triangle Ardèche-Drôme-Gard, les réserves estimées représentent entre 20 et 50 ans de consommation nationale. Nous importons ce que nous refusons de voir sous nos pieds. Pire, ce que nous importons est bien moins vertueux que ce que nous pourrions produire nous-mêmes. Le gisement de gaz de charbon de Moselle représente 190 milliards de m³ avec une empreinte carbone dix fois inférieure au gaz russe et quatorze fois inférieure au GNL américain que nous achetons au prix fort. L'électrification est une nécessité mais n'est pas une solution complète. L'industrie lourde (aciéries, cimenteries, verrerie, chimie) a besoin d'atteindre des températures que l'électricité ne peut produire à coût compétitif. Dans le cas de l'acier, le charbon et le gaz n'interviennent pas seulement pour la chaleur : ils entrent dans la composition même du métal, le rendant irremplaçable par l'électricité seule. L'aviation et le transport lourd dépendent d'une densité énergétique que la batterie n'atteint pas. Et à court terme, les 47% de foyers chauffés au gaz ou au fioul ne se convertiront pas par décret. Or sous nos pieds existent des ressources non délocalisables, pilotables, contrairement au solaire et à l'éolien, et pour la plupart décarbonées. En mars dernier, un forage en Mosellea confirmé la présence d'un gisement d'hydrogène blanc évalué à 46 millions de tonnes. D'autres bassins sont identifiés. La géothermie est disponible sur plus de 90% du territoire. Son potentiel est estimé à 100 TWh par an par l'Académie des technologies. 1% est exploité aujourd'hui. Elle peut couvrir 70% des besoins thermiques des bâtiments et remplacer directement le gaz et le fioul. Le Président de la République vient d'apporter le soutien de l'État au projet Emili d'Imerys dans l'Allier : 1 million de tonnes de lithium, 44 milliards d'euros, 700 000 batteries par an. C'est un premier pas. Mais c'est un gisement sur des dizaines que la France compte dans son sous-sol, et la méthode appliquée à un projet doit devenir la règle pour tous les autres. Pour en tirer parti, il faudra reconstruire ce que trente ans d'abandon ont détruit : les filières métiers du sous-sol (foreurs, géologues, ingénieurs miniers) sacrifiées faute de débouchés, et dont la France manque aujourd'hui cruellement. La souveraineté énergétique repose sur deux piliers : le nucléaire, que nous devons à la vision du général de Gaulle et de Georges Pompidou et que nous réhabilitons enfin après des années de sabordage ; et le sous-sol, qui reste l'angle mort de toutes nos politiques énergétiques depuis trente ans. Nous y remédierons car c'est là une condition de notre prospérité, de notre pouvoir d'achat et de notre puissance.
Europe 1@Europe1

"La transition énergétique protègera durablement les Français" affirme @MaudBregeon #LaGrandeInterview #Europe1

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Brivael
Brivael@brivael·
Si tu lis un tweet aujourd'hui, lis celui-là. Il peut changer ta vie. Il y a 2 mois, des dizaines de personnes m'ont dit que je perdais mon temps. "Le contenu humain est mort." "L'IA va te remplacer dans 6 mois." J'ai pas écouté. J'ai posté. Tous les jours. Sans peur. 7 semaines plus tard : → 130M+ de vues → 4 retweets d'Elon Musk → Zéro ghostwriter. Zéro IA qui écrit à ma place. Zéro automation.Juste un mec. Ses deux mains. Et un système. Et les haters sont arrivés. En force. Surtout en France.Des mecs qui ne comprennent rien à la création de valeur. Des mecs qui attachent de la vertu morale au fait de ne pas utiliser l'IA pour créer du contenu. Comme si refuser le levier les rendait nobles. Comme si rester petit était une personnalité. C'est la pire position possible à tenir en 2026. Et ils vont le découvrir à la dure. Parce que voilà ce que j'ai compris : il y a deux façons d'utiliser l'IA pour le contenu. La plupart l'utilisent comme une béquille. Ils s'appuient dessus. Elle écrit à leur place. Le résultat sonne comme tout le monde — parce que c'est tout le monde. Slop in, slop out. Ces gens-là vont se faire remplacer dans 6 mois. L a prédiction se réalise, mais seulement pour eux.Une poignée l'utilisent comme un livre. Une source de levier infini. L'IA n'écrit pas — elle amplifie ce qui est déjà là. L'humain reste l'auteur. Le goût reste humain. La portée devient verticale. Presque personne sur Terre n'a compris la deuxième. Moi si. C'est pour ça que ça marche. Et maintenant je veux le transmettre. Au maximum de gens. Parce que voir des humains talentueux se faire écraser par le slop pendant qu'ils refusent l'outil qui pourrait les sauver — c'est ce que je ne peux pas accepter. Donc aujourd'hui je l'ouvre. 30 minutes. 1-on-1. Tu viens avec ton contexte. Je te donne le framework exact que j'utilise. Pas un playbook recyclé. Le système que le top 1% utilise réellement. Ma promesse : si tu sors de ce call sans valeur réelle — une valeur que tu peux exécuter dès demain matin — je te rembourse. Sans question, sans friction. Je suis aussi confiant que ça. Ouvert 30 jours. Puis je ferme. Pas d'extension. 🎁 J'offre 1 call gratuit (valeur 999$) à une personne qui RT + like ce post. Tirage au sort dans 24h. Lien en premier commentaire. 👇
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Mehdi (e/λ)
Mehdi (e/λ)@BetterCallMedhi·
les journalistes FR sont en train de pleurer à l’antenne parce que BYD va vendre des voitures moins chères je vais vous dire un truc, ce que vous voyez là c’est le résultat de 15 ans de condescendance, de déni & d’arrogance collective ce sont les mêmes qui il y a 10 ans disaient la Chine ne sait que copier ou c’est la Chine l’atelier du monde nous (les cols blancs) on ne se salit pas les mains ou encore ils font du low cost de mauvaise qualit etc etc d’ailleurs pendant qu’ils répétaient ça, BYD construisait une intégration verticale totale, ses propres cellules de batterie, ses propres semiconducteurs de puissance en carbure de silicium, ses propres moteurs électriques, son propre système de gestion thermique et j’en passe… en ce sens l’avantage n’est pas le coût de la main d’œuvre comme les éditorialistes débiles de plateau aiment le répéter, l’avantage est surtout ARCHITECTURAL et technologique et il est désormais structurellement irrattrapable à court terme sachez que le + ironique dans cette histoire c’est que l’europe a elle même construit cette situation car c’est bien l’europe qui a poussé les normes environnementales les + strictes au monde sans jamais construire l’écosystème industriel pour y répondre et qui a créé le bonus écologique sans s’assurer que ses propres constructeurs seraient capables de produire des véhicules compétitifs sans compter que c’est aussi l’europe qui a passé des années à réglementer pendant que la Chine passait des années à industrialiser et maintenant on s’étonne que le seul constructeur capable de vendre une voiture électrique abordable aux européens soit chinois et je vais vous dire ce qui va se passer ensuite parce que j’ai vu comment fonctionne l’écosystème chinois de l’intérieur depuis des années (mes nombreux threads en anglais et en français sont disponibles) et je pense que la plupart des Français n’ont aucune idée de ce qui arrive BYD en Hongrie c’est juste la tête de pont, c’est la première pièce d’un échiquier qui est déjà entièrement planifié x’car derrière il y a CATL le + grand fabricant de batteries au monde qui construit déjà des gigafactories en Allemagne et en Hongrie et quand CATL sera implanté en Europe les constructeurs chinois auront accès à des cellules de batterie produites localement qui seront automatiquement éligibles aux règles d’origine européennes, ça veut dire plus de droits de douane supplémentaires sur le composant le plus cher de la voiture!!! et oui les gars c’est ce qu’on appelle une stratégie industrielle coordonnée à l’échelle nationale hein ensuite il y a Nio qui prépare son entrée avec un modèle complètement différent, le battery swap, vous vous arrêtez dans une station en 3 minutes un robot remplace votre batterie vide par une pleine et vous repartez et Nio a déjà un accord de licence pour installer ces stations en europe, imaginez le choc culturel quand les Français verront une station de swap automatisée à côté d’une borne Ionity où ils attendent 45 minutes mdr derrière il y aussi Xpeng qui arrive avec ses systèmes ADAS les plus avancés du marché, leur modèle P7+ fait de la conduite quasi autonome sur autoroute à un niveau que Tesla met des années à atteindre en urope à cause des régulations enfin sachez que le prochain chapitre sera encore plus brutal car BYD ne fait pas que des voitures, ils font des bus et des camions électriques, des systèmes de stockage d’énergie…une fois l’usine hongroise opérationnelle ils vont attaquer les flottes d’entreprises, les transports publics, les utilitaires.. et chaque municipalité française qui lance un appel d’offres pour des bus électriques va recevoir une offre BYD AU MINIMUM 40% moins chère que Heuliez/Iveco et techniquement TRÈS sup et les élus devront choisir entre protéger l’industrie locale & offrir le meilleur service aux contribuables, ce dilemme va déchirer la politique française dans les 3ans qui viennent la condescendance n’a jamais été une stratégie industrielle
Les Grandes Gueules@GG_RMC

🗣️ @AlainMarschall : "BYD, l'usine chinoise de voitures, s'installe en Hongrie. Ils vont être éligibles au bonus écologique. Donc on va acheter des voitures chinoises avec le bonus européen. Elles vont démarrer à 19.000 €. C'est ba*sé ! On va rouler chinois !" #GGRMC

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Mat(t)hieu
Mat(t)hieu@mathieubarraque·
Built a prediction market resolved by satellite. "Will deforestation in Pará state exceed 4,200 km² by June 2025?" Oracle: Sentinel-2 NDVI layer overlaid on the biome boundary. @Polymarket @shayne_coplan this is what a geospatial oracle looks like.
Mat(t)hieu tweet media
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Mat(t)hieu
Mat(t)hieu@mathieubarraque·
@Polymarket @shayne_coplan will we ever see prediction markets resolved purely through satellite analysis? "Will deforestation in region X exceed Y hectares by date Z?" The oracle is a spatial query: Sentinel-2 imagery overlaid on a QGIS boundary layer, NDVI threshold computed,
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Olivier Babeau
Olivier Babeau@OlivierBabeau·
Plus on suit les progrès technologiques, moins on arrive à s’intéresser au débat politique national, tant il est éloigné de là où les choses se passent vraiment. La politique française, c’est le clapot sur l’océan.
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Alain Barraqué
Alain Barraqué@AlainBarraque·
@faureolivier Prenez plutôt le temps de lire Frédéric Bastiat, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Milton Friedman, Thomas Sowell... Ça vous changera du logiciel de pensée bureaucratique socialiste qui a mis la France dans une impasse économique
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Olivier Faure
Olivier Faure@faureolivier·
Pâle copie de Milei et de sa tronçonneuse. La droite française dérive vers les libertariens qui d’Argentine aux USA de Trump détruisent toutes les protections collectives et plaident pour la loi du plus fort sans égard pour la justice.
Nouvelle Énergie@Nouv_Energie

🪓 #EnFinir

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Brivael
Brivael@brivael·
Marc Andreessen, le mec qui a créé Netscape et qui a littéralement inventé le navigateur web dans les années 90, le dit clairement : "C'est la plus grande révolution technologique de ma vie... en termes d'ordre de grandeur, c'est clairement plus gros qu'internet. Les seules comparaisons pertinentes, ce sont des choses comme le microprocesseur, le moteur à vapeur et l'électricité." Plus gros qu'internet. Dit par un des mecs qui a construit internet. Je pense qu'on ne se rend pas compte. Quand je regarde le niveau des débats en France, le décalage entre ce qui est en train de se passer dans le monde et ce dont on parle ici est absolument saisissant. On débat de la retraite à 62 ou 64 ans pendant que la Silicon Valley construit des systèmes qui vont redéfinir le concept même de travail. On réglemente l'IA avec des directives européennes pendant que les Américains et les Chinois construisent. On a un problème fondamental : un manque total de geekerie et de capacité à aimer la technologie dans nos pseudo-élites françaises. Nos dirigeants ne comprennent pas ce qui arrive. Pas par bêtise. Par culture. On forme des hauts fonctionnaires, des énarques, des juristes. Pas des ingénieurs. Pas des builders. Pas des gens qui ont un jour ouvert un terminal et tapé une ligne de code. Le résultat c'est que les décisions les plus importantes de la prochaine décennie vont être prises par des gens qui ne comprennent pas la technologie qui va les rendre obsolètes. Si ça ne change pas dans les 2-3 ans, la France risque de connaître une période très difficile. Pas un déclin lent comme les 30 dernières années. Un décrochage brutal. Parce que cette révolution ne va pas attendre qu'on ait fini notre commission parlementaire. PS : je suis optimiste à long terme. C'est dans l'ADN de la France de rebondir. On l'a fait après chaque guerre, chaque crise, chaque effondrement. On a les ingénieurs, les mathématiciens, les créatifs. Le talent est là. Il est juste étouffé. Mais s'il vous plaît. Intéressez-vous à l'IA. Pas pour en avoir peur. Pour comprendre. Ouvrez ChatGPT. Testez Claude. Jouez avec. Cassez des trucs. Posez des questions. Faites le truc de geek que vous n'avez jamais osé faire parce que "c'est pas mon domaine". C'est le domaine de tout le monde maintenant.
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Alain Barraqué
Alain Barraqué@AlainBarraque·
@davidlisnard Symbole parfait de ce que Hayek appelait "La Route de la Servitude", le ministre @SergePapin_rf autorise les salariés à dépenser leur propre argent
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David Lisnard
David Lisnard@davidlisnard·
Pouvoir d’achat ? Non, pouvoir de répartir la pénurie sur 7 jours et non plus sur 6. Grand progrès en perspective en Bureaucratistant, celui de pouvoir utiliser le dimanche son ticket de rationnement. Il y a une autre solution : cesser les machins qui détournent l’argent du travail, alimentent l’interventionnisme coûteux, consomment des frais de gestion, et donc rendre l’argent aux Français, baisser les charges pour permettre aux salariés de gagner plus. Et permettre ainsi à chacun de s’acheter ce qu’il choisit, tous les jours de la semaine. #OnLeFera Vivement @Nouv_Energie
BFM@BFMTV

Serge Papin, ministre du Pouvoir d'achat, annonce que "tous les salariés" pourront utiliser leurs titres-restaurant le dimanche l.bfmtv.com/eSSg

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Olivier Redoules
Olivier Redoules@od2ole·
Quand on y pense, le titre restaurant c'est une drôle d'invention où le salarié paye pour avoir le droit d'utiliser sa rémunération, et encore même pas librement. La magie du titre, c'est que le salarié et son employeur ont l'impression de faire une affaire avec la défiscalisation et la desocialisation, alors que les émetteurs prélèvent 3 à 5% du montant des transactions. C'est comme si la TVA était supérieure de 3 à 5 points sur les titres utilisés, sauf que ce n'est pas l'Etat qui perçoit ce montant mais les émetteurs.
Les Echos@LesEchos

🍕 La réforme, qui inclut aussi leur dématérialisation, vise à renforcer le pouvoir d'achat des Français face à l'inflation ➡️ trib.al/du64oYB

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Brivael
Brivael@brivael·
Je crois qu'on ne mesure pas ce qu'Elon Musk est en train de construire avec X. Tous les médias de l'histoire ont été couplés à une culture, une langue, une bulle géographique. Le Monde parle aux Français. Le NYT parle aux Américains. NHK parle aux Japonais. Chaque média filtre le réel à travers le prisme de sa culture locale. X est en train de devenir le premier média de l'humanité. Pas d'un pays. De l'espèce. Je le vis en temps réel. Mes posts en français se font RT par des Japonais, répondre par des Brésiliens, citer par des Américains. Des conversations qui n'auraient jamais existé il y a 5 ans. Un libertarien français qui débat avec un ingénieur de Tokyo et un entrepreneur de Sao Paulo sous le même tweet. Pas traduit par un éditeur. Traduit instantanément par l'IA, en un clic. Les bulles de filtre culturelles sont en train d'exploser. Et je pense qu'on sous-estime massivement les effets composés de ça. Quand une idée peut traverser un océan en 3 secondes, quand un argument sourcé posté à Paris peut être vérifié par un économiste à Singapour et amplifié par un développeur à Austin dans la même heure, le coût de propagation d'une bonne idée tend vers zéro. Et c'est catastrophique pour un type d'acteur très précis : les médias qui ont construit leur business model sur le monopole de l'information locale. Ceux qui pouvaient raconter n'importe quoi sur "ce qui se passe ailleurs" parce que personne ne pouvait vérifier. Quand un journaliste français écrit que "le modèle américain ne marche pas", maintenant il y a 50 Américains dans les réponses avec des sources. Quand un éditorialiste dit que "le Danemark prouve que le socialisme fonctionne", il y a un Danois qui explique que le Danemark est 10e en liberté économique mondiale. Le fact-checking n'est plus un département. C'est un effet réseau. Les médias honnêtes n'ont rien à craindre de ça. Les médias qui vendaient une narration protégée par l'ignorance géographique de leur audience vont avoir un problème existentiel. Parce qu'on ne peut plus mentir à l'échelle locale quand le monde entier regarde.
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Sylvain Catherine
Sylvain Catherine@sc_cath·
Le niveau d’ingérence et d’infantilisation que les Français acceptent dans leur vie quotidienne, ainsi que la complexité qui en découle, sont absolument grotesques. Rien ne l’illustre mieux que ce délire qui consiste à verser une partie des salaires en tickets trucs, chèques machins et comptes à la con, au lieu de simplement laisser les gens dépenser librement leur salaire net.
BFM@BFMTV

Serge Papin, ministre du Pouvoir d'achat, annonce que "tous les salariés" pourront utiliser leurs titres-restaurant le dimanche l.bfmtv.com/eSSg

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Stade Français Paris
Stade Français Paris@SFParisRugby·
Victoire bonifiée et quelle victoire 🥵
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Brivael
Brivael@brivael·
J'ai lancé mes agents IA sur un projet : optimiser la France comme on optimise un logiciel. En informatique, quand on conçoit un système, il arrive un moment où on accumule ce qu'on appelle de la dette technique. C'est quand tu empiles des couches de code, des modules, des dépendances, sans jamais nettoyer. Au début ça marche. Puis ça ralentit. Puis ça bugue. Puis ça coûte 10 fois plus cher de maintenir que de reconstruire. La France c'est exactement ça. Un système d'exploitation lancé dans les années 50, jamais refactoré, avec 70 ans de dette technique accumulée. Voilà l'audit. Le système actuel : 1 153 organismes publics nationaux recensés par la direction du budget en 2025. Dont 434 opérateurs de l'État, environ 700 ODAC (organismes divers d'administration centrale), 317 commissions consultatives, 24 autorités indépendantes. Et le plus beau : personne ne sait exactement combien il y en a. En 2012, le Conseil d'État en comptait 103, l'Inspection des Finances 1 244. Pour le même sujet. C'est comme si ton CTO te disait "on a entre 100 et 1 200 microservices en prod, on sait pas trop". Dans n'importe quelle boîte privée, il serait viré dans l'heure. Budget total : 156 milliards d'euros en 2024, soit 5.3% du PIB. Plus que le budget de l'Éducation nationale. 491 000 employés. Des effectifs multipliés par 3.6 depuis 1996. Masse salariale en hausse de 15.5% rien qu'entre 2021 et 2024. Le poids budgétaire des opérateurs est passé de 1.4% du PIB en 2007 à 2.7% en 2023. Le système consomme de plus en plus de RAM pour produire de moins en moins de résultats. Les doublons identifiés, le coeur de la dette technique : En informatique, la dette technique la plus toxique c'est la duplication. Deux modules qui font la même chose. Tu paies deux fois la maintenance, deux fois les bugs, deux fois les mises à jour, et les deux divergent lentement jusqu'à produire des résultats contradictoires. L'État français c'est ça à l'échelle industrielle. Santé : le ministère emploie 13 000 personnes dont 8 000 dans les ARS (agences régionales). En parallèle, la Caisse nationale emploie 2 200 personnes en central et 70 000 dans les caisses départementales. Tu as littéralement deux ministères de la santé : un découpé en régions, l'autre en départements. Et en plus tu as l'ANSM (1 000 agents), l'Anses (1 400 agents), la Haute Autorité de santé (443 agents), Santé publique France (590 agents). Toutes se chevauchent. En dev, on appelle ça un God Object : une classe qui fait tout et que plus personne n'ose toucher. Agriculture et alimentation : au moins 5 agences sur le même périmètre dont FranceAgrimer et l'INRAE. Cinq services qui font des requêtes sur la même base de données mais qui ne se parlent pas entre eux. Environnement : l'Établissement public du Marais Poitevin doublonne avec le Conservatoire de l'espace littoral, les directions départementales des territoires de 3 départements, les directions régionales de l'environnement ET l'Agence de l'eau Loire-Bretagne. 6 services pour un marais. La Cour des comptes et le Sénat ont recommandé la fusion en 2018 et 2019. On est en 2026. Le ticket Jira est ouvert depuis 8 ans, personne n'a merge le fix. Comités Théodule : 317 commissions consultatives pour 30 millions d'euros par an. Dont la Commission d'enrichissement de la langue française (doublon avec l'Académie française), le Comité des achats des établissements publics (doublon avec la Direction des achats de l'État), le Conseil consultatif de gestion du corps des administrateurs des postes et télécommunications (il n'y a plus d'embauche d'agents statutaires dans ce corps). Des endpoints morts dans une API que personne n'a nettoyée. Le memory leak : des milliards dormants. Fin 2023, l'ADEME avait 2.4 milliards d'euros de trésorerie excédentaire. France Compétences 1.5 milliard. Les universités 4.2 milliards. L'Inspection des Finances a identifié 2.5 milliards mobilisables immédiatement. Pendant ce temps, l'État emprunte à 3% pour financer son déficit. C'est l'équivalent d'allouer 8 Go de RAM à un process qui idle pendant que ton app principale crash par manque de mémoire. Pourquoi personne ne refactore : En informatique, la dette technique survit parce que personne ne veut toucher au legacy. "Ça marche, on touche pas." Sauf que ça marche pas, ça tient avec du scotch. Dans l'État français c'est pareil, avec un incentive supplémentaire : chaque agence c'est des postes de direction entre 150 000 et 200 000 euros par an. L'État emploie 100 500 cadres A+ et 86% sont dans l'État et ses agences. Il faut bien leur trouver des postes. Le foisonnement des agences c'est pas un accident, c'est un programme de création d'emplois pour hauts fonctionnaires. La dette technique est feature, pas bug. Le merge plan, si on traitait la France comme un repo : Étape 1 : un git blame complet. Budget base zéro. Chaque organisme justifie son existence ligne par ligne. Pas un rabot de 3% sur tout le monde, un audit ligne par ligne. Qui a créé cette agence, pourquoi, est-ce que la mission existe encore, est-ce que quelqu'un d'autre la fait déjà. Étape 2 : identifier et merger les doublons. Santé : un seul opérateur national au lieu de 6 agences qui se chevauchent. Agriculture : une seule agence au lieu de 5. Environnement territorial : un seul interlocuteur par bassin au lieu de 6 structures empilées. En dev on appelle ça un merge de branches. Tu gardes la meilleure implémentation, tu supprimes les autres, tu résous les conflits. Étape 3 : sunset les endpoints morts. Les 317 comités Théodule passent en revue. Chaque commission doit prouver qu'elle a produit un output utilisé par quelqu'un au cours des 2 dernières années. Si non, suppression automatique. C'est un garbage collector. Tu libères de la mémoire. Étape 4 : des health checks automatiques. Chaque organisme conservé a des KPIs publics, mesurables, auditables. Sunset clause de 5 ans : si les KPIs sont pas atteints, dissolution automatique. En informatique c'est un circuit breaker. Si le service répond plus, on le kill et on reroute. Étape 5 : automatisation massive. La moitié de ces structures existent parce que des process manuels n'ont jamais été automatisés. Un agent IA peut compiler un rapport que 12 personnes mettent 6 mois à produire. Pas dans 10 ans. Maintenant. Les économies estimées : l'IFRAP chiffre le minimum à 7 milliards d'euros par an d'ici 2029. Le Sénat dit 2 à 3 milliards. La ministre des Comptes publics elle-même a parlé de 2 à 3 milliards juste sur la restructuration des agences. La réalité c'est que personne ne sait vraiment parce que personne n'a jamais fait l'audit complet. L'État français ne connaît pas son propre code source. En informatique, un système dans cet état, on a deux options : on refactore sérieusement, ou on réécrit from scratch. La France a besoin d'une v2. Et la bonne nouvelle c'est qu'avec l'IA, pour la première fois, on a les outils pour le faire.
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Mehdi (e/λ)
Mehdi (e/λ)@BetterCallMedhi·
pendant que Xi Jinping inaugure cette semaine Xiong’an une métropole entière construite de 0 à 100km de Pékin pour décongestionner la capitale et y installer les sièges de ses entreprises d’état stratégiques avec de nombreuses startups deeptech en robotique et biotech, pendant qu’il déploie un supergrid énergétique de 1000 milliards de yuans pour rendre la Chine invulnérable aux chocs pétroliers, pendant qu’il construit des ports dans 40 pays et verrouille 80% du raffinage mondial des terres rares, pendant que BYD CATL et Huawei écrasent la concurrence mondiale sur les véhicules électriques,les batteries et les télécoms le président de la république française Macron inaugure lui le village de la Reine des beiges à Disneyland Paris, un parc à thème américain sur le sol français qui rapatrie ses bénéfices aux États-Unis voilà le résumé le plus brutal de l’écart de vision stratégique entre les 2 pays et quand on se demande pourquoi la France décroche à tous les niveaux technologiquement, industriellement et économiquement il suffit de regarder ce que leurs dirigeants respectifs considèrent comme digne d’inauguration
AlertesInfos@AlertesInfos

🇫🇷🪄 Emmanuel Macron est à Disneyland Paris pour l’inauguration du nouveau village de la "Reine des neiges".

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