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@AnessNuts

Je suis de retour. Prof presque normal Vulgarisation ft. Sciences Humaines Verre à moitié plein. Fondateur de @LeSh0t Auteur de #Scienceflix

Katılım Mart 2020
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.
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Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge)
Malgré les incertitudes, mon inquiétude concernant l’établissement d’un des plus puissants épisodes El Niño jamais mesurés reste intacte depuis mon premier tweet du 6 avril. Et je maintiens le terme : dans l’état actuel des prévisions, la situation est « alarmante ». Le puissant El Niño de 1877-1878 a contribué, parmi d’autres événements météorologiques cocomittant, à la Grande Famine mondiale de 1876-1878 via d’importantes perturbations hydriques autour du Pacifique. Selon l’étude de Deepak Ray et collègues publiée dans le Climatology (« Climate and the Global Famine of 1876-78 », 2018), cette famine aurait causé entre 30 et 60 millions de décès, soit environ 2 à 3,5 % de la population mondiale de l’époque. Certaines analyses décrivent cet événement comme possiblement « la pire catastrophe environnementale ayant frappé l’humanité » au cours des derniers siècles, avec un bilan humain comparable à celui des guerres mondiales ou de la pandémie de grippe de 1918-1919. Évidemment, dans une économie agricole mondialisée, les conséquences d’un El Niño comparable ne seraient probablement pas équivalentes aujourd’hui. Mais plusieurs éléments distinguent notre contexte actuel de celui de 1877 : nous faisons face à une polycrise mêlant tensions géopolitiques, instabilités sur les engrais et l’énergie, ainsi qu’au changement climatique qui ajoute un réchauffement de fond supplémentaire aux anomalies liées à El Niño. Le tout dans un contexte de réchauffement dont la pente est accélérée depuis 7 ans (sur de récentes études, mais dont les conclusions ne sont pas encore partagées par toute la communauté). Même si les modèles persistent à signaler un épisode potentiellement inédit par son intensité, l’incertitude demeure importante jusqu’à l’été. Cependant, lorsqu’il s’agit d’agriculture et de sécurité alimentaire, mieux vaut anticiper que subir, en particulier pour les pays en développement qui restent les plus vulnérables aux chocs climatiques. Je maintiens donc ma position : à ce stade, les prévisions et les observations continuent d’aller dans le sens d’un épisode potentiellement majeur et préoccupant. Pour ce thread, je me suis notamment appuyé sur des échanges avec le compte @MystereMeteo, qui m’a transmis l’article scientifique cité plus haut. Je vous conseille vivement de le suivre. L'image est tirée du Washington Post.
Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge) tweet media
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ThinkerView
ThinkerView@Thinker_View·
On a besoin de votre avis. Depuis 2006, et dès notre première vidéo en 2012, Thinkerview n’a jamais cessé d’alerter sur l’épuisement des ressources et la fragilité de notre monde thermo-industriel. Cette prospective devient aujourd’hui réalité sous nos yeux. Si la guerre ne cesse pas d’ici juin, les conséquences risquent d’être lourdes. Derniers mois de calme avant la tempête ? Que voulez-vous qu’on fasse ? I/ Profiter de ces derniers mois de relatif calme avant que ça cogne vraiment. Nous avons toujours fait le job du mieux possible, au prix d’un impact négatif important sur notre vie personnelle. II/ Y aller à fond, sans retenue, mode démon. La parole est à vous. On vous aime, soutenez nous sur Tipeee ! youtube.com/watch?v=6Ck6Hc… youtube.com/watch?v=EomlDP…
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Le20h-France Télévisions
Le20h-France Télévisions@le20hfrancetele·
🔴🇬🇵Guadeloupe, la loi des armes. 12 personnes sont mortes par balles depuis le début de l’année. Nos équipes ont été autorisées à suivre, pendant plusieurs nuits, des policiers de la brigade anticriminalité qui font face à des délinquants armés. #JT20h
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Peter Columns
Peter Columns@PeterColumns·
Un ingé que je connais a fait toute une série de choix : il a acheté une maison dans une rue entièrement privatisée. C'est une copropriété entre Français où tout est géré entre eux. Il vise quatre enfants et il en est déjà à deux. Il est dix fois moins politisé que moi, il est plus jeune que moi et pourtant il a quasiment fait un Orania à son échelle. Ils ont même les panneaux solaires. Comme l'impression que ces modèles vont se développer de plus en plus à l'échelle des rues, puis des quartiers, puis des villes. Des fois je me dis que les décisions personnelles comptent plus que la démocratie en général.
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Alexis Poulin
Alexis Poulin@Poulin2012·
@TribunePop23 🤣🤣🤣🤣🤣🤣Perpignan. Merde. A cause de Netanyatrump ils ont pas pu faire ça à Dubaï 🥳😭
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Tribune Populaire🌐
Tribune Populaire🌐@TribunePop23·
La nouvelle émission de Nasdas sur Twitch me fait penser à une sorte d’expérience sociale. Dites-vous que plus de 300 000 personnes regardent cela actuellement en direct, et que c’est largement devant la NASA..
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Céline de Roany
Céline de Roany@CelinedeRoany·
Tellement d'ignorance de ce qu'est le droit international, de sa structure, de son objet, de sa réalité, c'est terriblement embarassant. @quatremer , envoyez moi votre papier, la prochaine fois, ça vous évitera une humiliation aussi conssidérable. Le droit international n'est pas du droit mou, mais du droit dur, c'est à dire un droit qui énonce des droits et des obligations et prévoit des sanctions. Le droit ou (soft law), c'est autre chose: les "lignes de conduites, les mémorandum d'entente", etc. Tous les spécialistes de droit international sont unanimes sur l'illécéité des frappes américaines au regard du droit positif (c'est à dire tel qu'il est énoncé, et tel que la CIJ l'applique). Tous. La question qui demeure, c'est l'émergence potentielle d'une pratique des Etats accompagnée de la croyance qu'il s'agit du droit applicable, concernant les frappes préventives (c'est à dire avant que la menace soit matérialisée). Les protestations des chancelleries, mêmes timides, réfutent cette hypothèse. Je vais passer sur le "droit des investissement un droit technique" en vous conseillant de jeter un petit coup d'oeil aux arbitrages réalisés dans le cadre d'UNCITRAL ou d'ICSID. Il n'y a pas grand chose d'aussi politique et moins technique. Ce que vous ne comprenez pas, manifestement, c'est que le droit n'a jamais prétendu prévenir des conflits (pensez-vous que des mots puissent arrêter des grandes puissances? ). Le droit post WWII prétend tracer une ligne rouge entre ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. Les Etats conservent la faculté de frenchir cette ligne rouge, et les conséquences ne sont pas toujours à la hauteur de leur transgression, surtout s'il s'agit de grandes puissances. Mais la ligne rouge demeure. La politique l'ignore, mais la ligne rouge demeure. Aucun Etat ne peut être dirigé de manière stricte par le droit international, ce serait stupide. Cela ne signifie pas que le droit n'existe plus ou qu'il n'a pas de valeur. Cela souligne simplement ses limites.
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Jean Quatremer
Jean Quatremer@quatremer·
On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le droit international, le droit international, le droit international, mais ça n'aboutit à rien, ça ne signifie rien ! Mon "Quatremer en liberté" chez l'ami @24hPujadas
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AnessNuts
AnessNuts@AnessNuts·
@SpeakWithDeeDee @Heal_within96 Because on Purim, they celebrate that everything can be flipped upside down ("Vénahafoch Hou"). What looks bad becomes good. So dressing up, making noise, and acting a little crazy is their way of showing that joy can be found even in disguise, even smoking...
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AnessNuts
AnessNuts@AnessNuts·
@LorianeLafont Je vous ai écrit sur mail edu, espérant pouvoir être lu
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Loriane Lafont-Grave
Loriane Lafont-Grave@LorianeLafont·
📍 Je vais être claire : le harcèlement en meute, ça a des effets. Je ne suis pas une porte en acier trempée. Mes propos sont déformés, tordus. Je me fais insulter H24, un délire collectif inouï parce que je critique le livre de M. Azihari, certes en n’y allant pas avec le dos de la cuillère mais le propos tenu dans son « essai » est très virulent, comme ce qu’il raconte sur les plateaux télé sans contradictoire ou presque au sujet des musulmans dans leur ensemble. Je crois que certains ne mesurent pas ce qu’ils font. Mais je ne m’excuserai pas de faire cette critique dans le #SpaceMontaigne néanmoins salué par beaucoup d’entre vous — et je vous remercie, ça compte. Laisser une partie entière de la population 🇫🇷 être essentialisée et décrite comme dégénérée, et payer le prix fort pour des attentats qu’elle n’a pas commis, désolée, je ne peux pas laisser dire. Les musulmans ne sont pas des dégénérés consanguins. *Rappel* : je suis un être humain, et je crois que certains ne mesurent pas ce qu’ils font et m’écrivent **en meute**. Je suis profondément attachée à la liberté d’expression et au fait de laisser chacun me répondre : mais le désaccord ne suppose pas l’insulte permanente. Pas une seconde. Si vous voulez savoir ce que je dis, écoutez le #SpaceMontaigne , pas les montages faits par XY qui fait des stats sur mes tweets. D’avance, merci : pensez que je suis une personne réelle, pas le sac d’une salle de boxe. Ce que je dis déplaît, soit : mais j’ai beaucoup bossé la critique du #SpaceMontaigne . Je n’ai rien improvisé. (Je remercie @RV_Joly d’avoir dit que j’avais fait du bon boulot.) Faites l’effort d’écouter, avant de venir aboyer avec la meute. Je n’aime pas bloquer, mais je vais devoir le faire en masse si cela continue. Je préfère en appeler d’abord à la capacité de réflexion de chacun que bloquer compulsivement, même pour me protéger — dans un premier temps. C’est dit.
Fractal@Grande_Fractal

Petite dinde sur diplômée be like :

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Razika Adnani (Seul compte officiel)
La majorité des universitaires #Occidentaux qui se disent spécialistes de l’islam n’ont pas approché l’#islam ni le #Coran, son livre fondateur, avec l’#objectivité qu’exige l’esprit scientifique, mais avec des idées reçues et des positions politiques et idéologiques : ne pas heurter les musulmans dans leur religion. Ils ne sont donc pas une référence dans l’étude de l’islam et la connaissance de son #histoire. On ne peut pas nier que l’islam a joué un rôle important dans l’histoire des civilisations méditerranéennes et que les musulmans ont bâti une des plus grandes #civilisations de l’histoire de l’humanité, contrairement au discours de certains. Cette civilisation est due notamment à la volonté politique des califes, basés notamment en #Irak, qui ont encouragé les #sciences et la #liberté de penser. Ils voulaient bâtir un empire qui rivaliserait avec les autres empires de cette région du monde. Il faut ajouter à ce facteur politique le fait que cette civilisation n’était pas uniquement le produit des #musulmans ou uniquement de l’islam, mais de toutes les populations, avec leurs diversités culturelles et religieuses, qui vivaient en terre d’islam. (Ce que j’explique avec plus de détails dans mes deux ouvrages « Le blocage de la raison dans la pensée musulmane » et « Islam : quel problème ? Les défis de la réforme »). Cette civilisation a sombré vers le XIIe siècle lorsque les musulmans ont décidé de mettre fin à l’activité de la #pensée et de la #raison au profit de la révélation. Dans l’analyse des causes de cette défaite de la pensée créatrice et rationnelle au profit de la révélation et de l’humain face aux divin, je suis remontée au #malékisme né en Arabie au VIIIe siècle comme première position épistémologique ne valorisant pas la pensée. « En voulant faire des traditions des gens de Médine une autre source de connaissance dans le domaine juridique et de la ville de Médine un prototype de société que tous les musulmans devaient imiter, #Malek a jeté, dans la pensée musulmane et dans l’histoire de l’islam, les bases du traditionalisme et du salafisme. » (Razika Adnani, Islam : quel problème ? Les défis de la réforme, page 25). Cette défaite de la pensée créatrice et rationnelle dans la pensée musulmane constitue encore aujourd’hui la cause de l’incapacité de l’islam à se libérer des anciens et se réformer . Vous citez Mohammad Ali Amir-Moezzi pour dire que les courants de l’islam primitif étaient ésotériques et intellectuels et que les lectures littéralistes étaient contemporaines. Ces propos sont historiquement incorrects. Le # naql, représentant le littéralisme dans la pensée musulmane, est né au XIe siècle. Il est une des causes de ce #déclin de la civilisation musulmane et de la situation de #blocage de la pensée créatrice et rationnelle en islam. Quant aux mouvements ésotériques, ils sont nés au contraire comme réaction à la prédominance de la dimension juridique en islam. La prédominance de la dimension juridique n’est donc pas une construction récente comme vous le prétendez. Elle est même antérieure aux mouvements ésotériques. Vous citez également Rachid Benzine pour dire que l’islam n’est pas une tradition figée, mais un champ d’interprétations. Certes, l’islam a été un champ d’interprétations lors des premiers siècles de l’islam. Cependant, très vite ce champ a été clôturé. Il suffit de lire les commentaires du #Coran pour réaliser que le domaine de l’interprétation est figé depuis des siècles et que les commentateurs ne font que répéter ce que les premiers commentateurs ont dit dans le domaine du tafsir, hormis quelques exceptions et c’est une des causes du problème dont souffre l’islam. Ces quelques nouvelles interprétations sont toutefois des preuves que les musulmans peuvent d’émanciper des anciens quand ils veulent. Quant à l’historien américain Fred Donner, on ne sait pas ce qu’il désigne exactement par « les débuts de l’islam » et « le premier islam ». Cependant, parler de conflits contemporains qu’on projetterait sur l’islam n’a aucun sens. Les conflits politiques et théologiques en islam ont commencé dès la mort du #prophète. L’histoire de l’islam est marquée par les « guerres d’#apostasie « menées par le premier calife Abou Bakr (632-634) et la première guerre civile entre #Muawiya et Ali qui a eu lieu en 657. Désigne-t-il par « premier islam » l’islam de la période de La #Mecque ? Il faut savoir que pour les musulmans cet islam de la période de La Macque constitue une partie de l’islam, mais pas tout l’islam. D’ailleurs, pour eux, la période de #Médine représente l’aboutissement de l’islam comme religion alors que celle de La Mecque n’est que le commencement et les musulmans insistent sur le fait que le Coran est un tout indivisible alors qu’il s’étale sur les deux périodes. Peut-être que Fred Donner ne reconnaît-il que la période mecquoise ? Cependant, ce n’est pas l’islam que les musulmans ont voulu et conçu. Vous évoquez le politologue et islamologue américain, John L. Esposito, qui considère que les courants islamistes et les usages politiques de la religion sont le produit de contextes historiques modernes (colonialisme, États-nations, autoritarisme). Ce n’est pas étonnant de sa part. Sa position est celle de la très grande majorité des #Occidentaux et notamment de ceux qui se présentent en #France comme des spécialistes de l’islam et de l’islamisme, qu'on a défini depuis le XXe siècle comme étant l'islam politique. Je parle même d’école française étant donné que la majorité des universitaires français épousent cette position dont parle John L. Esposito et la défendent, tels que François Burgat, Jean-François Clément, Chris Harman, Gilles Kepel et @FBBlackler . Cette position n’a aucun fondement ni historique ni théologique. #Florence Bergeaud-Blackler avoue même qu’elle n’a jamais lu le Coran, car elle ne connaît pas l’#arabe, que quand elle a essayé de le lire en français, elle n’en a rien compris et qu’elle n’a aucune connaissance concernant la culture arabe, mais se permet de dire ce qu’est l’islam et ce qu’il n’est pas. Pensez-vous que ce soit crédible ? L’islamisme comme islam politique qui serait une trajectoire politique contemporaine est une fabrication occidentale qui n’est pas connue dans l’histoire de l’islam. D’ailleurs, les penseurs de l’islam qui vivent dans les pays musulmans, qui ne sont pas influencés par les #idéologies occidentales, ne disent jamais que l’islam politique n’a rien à voir avec l’islam. Tous savent que l’imbrication de l’islam et la politique a eu lieu en 622. Beaucoup posent la question : comment faire pour séparer l’islam de sa dimension politique ? Ces chercheurs occidentaux qui ont créé le concept de l’islamisme au XXe siècle pour placer tous les problèmes en dehors de l’islam n’ont pas produit de la #connaissance. Ils ont falsifié l’histoire de l’islam et ont produit une idéologie qui a nui à l’islam, aux musulmans et à l’Occident en mettant en échec le projet de #réforme de l’islam. Les conservateurs et les islamistes l’ont fait échouer dans le monde musulman et ces universitaires l’ont fait échouer en #Occident. Pourquoi ? Parce que la réforme de l’islam exige la reconnaissance de l’existence des problèmes et c’est cette reconnaissance qui suscitera le #désir puis la #volonté de les résoudre. Le discours négatif de ceux qui prétendent qu’il n’y a rien à faire en islam, que tout est noir et que l’islam est irréformable, non seulement il n'est pas productif mais il est également démenti par la réalité historique de l’islam. Par ailleurs, ce discours #fataliste consolide celui des conservateurs et des islamistes. Quand on connaît l’histoire de l’islam et comment il s’est construit, on ne peut pas affirmer qu’il ne peut pas se réformer. Il ne s’agit pas évidemment de la réforme #salafiste, mais de celle qui libère du #salafisme. C’est une réforme qui est orientée vers l’#avenir alors que celle des salafistes est tournée vers le #passé. Le rôle d’un scientifique, et l’islamologue est un scientifique, n’est ni de défendre l’islam ni de l’accabler mais de décrire la réalité telle qu’elle est. Il a le droit d’aimer l’islam ou de ne pas l’aimer et même de le quitter l’islam. Cela relève de sa liberté de #conscience. Cependant, doit avoir la capacité de faire une séparation entre ses sentiments et la réalité qu’il étudie. Razika Adnani
Lahcen Haddad, PhD@Lahcenhaddad

Pour réfuter la vision superficielle que @FerghaneA projette sur l’islam, consultons les véritables spécialistes de ce champ de recherche : Islamologue allemande de renommée internationale, Angelika Neuwirth étudie le Coran comme un texte inscrit dans l’Antiquité tardive, en dialogue constant avec les traditions bibliques, juives et chrétiennes. Elle montre que le Coran participe pleinement à une culture intellectuelle régionale commune, nourrie par le débat théologique, la rhétorique et la philosophie morale. Son approche replace l’islam dans l’histoire longue des civilisations méditerranéennes et proche-orientales, à rebours des lectures qui l’isolent artificiellement comme une anomalie culturelle – exactement ce que fait Azihari. Spécialiste mondialement reconnu du chiisme et de l’histoire intellectuelle de l’islam, Mohammad Ali Amir-Moezzi analyse l’islam à partir de ses traditions spirituelles, mystiques et théologiques anciennes. Il met en lumière la richesse des courants ésotériques et intellectuels de l’islam primitif, largement invisibilisés par les lectures littéralistes contemporaines. Son travail montre que la réduction de l’islam à une simple idéologie juridique ou politique – comme le fait Azihari – est une construction récente, liée à des contextes historiques précis, et non une essence de la religion. Islamologue et chercheur, Rachid Benzine montre que l’islam n’est pas une tradition figée, mais un champ d’interprétations en constante évolution, traversé de débats théologiques, philosophiques et politiques depuis ses origines. Il déconstruit les visions essentialistes de l’islam, qu’elles soient apologétiques ou hostiles, et insiste sur la pluralité des lectures possibles du Coran à travers le temps. Son travail ruine précisément le type de caricature civilisationnelle que promeut Azihari. Historien américain de l’islam primitif, Fred Donner propose une lecture historique rigoureuse des débuts de l’islam. Il montre que le mouvement des premiers croyants était initialement plus ouvert, pluriel et moral que ne le suggèrent certaines reconstructions idéologiques ultérieures. Il insiste sur la dimension éthique et communautaire du premier islam, avant sa formalisation juridique et politique, et démonte les récits simplistes qui projettent les conflits contemporains sur les origines de l’islam – procédé typique du discours d’Azihari. Politologue et islamologue américain, John L. Esposito analyse l’islam dans ses dimensions politiques, sociales et géopolitiques contemporaines. Il montre comment les courants islamistes, les mouvements de réforme et les usages politiques de la religion sont le produit de contextes historiques modernes (colonialisme, États-nations, autoritarisme), et non l’expression “naturelle” de l’islam comme religion. Cette distinction élémentaire semble échapper à Azihari, qui confond islam, islamisme et trajectoires politiques contemporaines. Islamologue et historien américain, Jonathan A.C. Brown travaille sur le hadith, le droit musulman et la construction de l’autorité religieuse en islam. Il montre que de nombreux propos présentés comme « l’islam » sont en réalité des interprétations tardives, discutées, contestées et débattues au sein même de la tradition savante musulmane. Son approche rappelle que l’islam classique a toujours été traversé par des controverses intellectuelles et des traditions critiques, ce qui contredit frontalement l’idée d’un islam monolithique ou intrinsèquement hostile à la raison, telle que la propage Azihari. La différence entre ces chercheurs et Azihari est simple : eux produisent du savoir, lui produit de l’idéologie. Eux travaillent sur des sources, des contextes, des débats internes à l’islam ; lui plaque un récit civilisationnel simpliste sur une histoire qu’il ne maîtrise pas : il essentialise, stigmatise & instrumentalise l’islam pour nourrir une vision politique du monde où la complexité historique disparaît au profit de slogans culturels. @FBBlackler

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AnessNuts
AnessNuts@AnessNuts·
@GabLattanzio @titedino78 Certainement pas de Tidiane Ndiaye "Il a raison" on aura tout entendu, vous avez raison sur la critique raisonnable a formuler sur les mondes de l'Islam, mais dire qu'un ideologue raison... En conseil de lecture, Oualdi est beaucoup sérieux qu'un non historien encensé comme tel
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Gabriel Lattanzio
Gabriel Lattanzio@GabLattanzio·
Evidemment, Azihari a raison. En 2009, je préparais l'agrégation et nous avions au programme le débat sur l'abolition de l'esclavage au Royaume-Uni. Je me souviens de mon ressenti quand j'ai appris que ce sont les britanniques qui ont mis fin au commerce d'esclaves dans le sultanat de Zanzibar. Je me suis senti trahi par les angles morts de mes cours passés. Auparavant, j'avais été séduit par une idée simple : les crimes contre l'humanité, indéniables, commis par l'Europe expliquaient les difficultés rencontrées en Afrique par les peuples du continent. Mais j'étais aussi séduit parce que l'explication monocausale était confortable. Je n'ai pas compris pourquoi c'était à 24 ans que j'apprenais que les colons arabes vendaient des petites filles de 7 ans pour en faire des esclaves sexuelles jusqu'au au XXème siècle. J'ai encore plus fait la gueule quand j'ai appris qu'il y avait encore 0,5% d'esclaves dans ce même pays quand j'apprenais sur le sujet. J'imagine que la statistique n'a pas beaucoup bougé. Depuis, j'ai lu encore évidemment, et je comprends bien qu'il faut questionner les usages de la mémoire. Au travers du souvenir, que dit-on d'aujourd'hui ? Mais surtout, franchement, je pense qu'il faut questionner les usages de l'oubli. Et je pense que cet oubli est au service non pas du procès nécessaire que nous devons faire à l'impérialisme européen, cet oubli est au service de mauvais procès que nous devrions éviter aux plus grandes avancées universalistes des pays qui sont devenus des démocraties.
Ferghane Azihari 🌐@FerghaneA

« Le recul de l'esclavage en terre d'islam doit presque tout à l'impérialisme occidental ». Mon échange avec l'ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur le manque de démocratie en terre d'islam et la responsabilité de la colonisation.

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AnessNuts
AnessNuts@AnessNuts·
@vinceflibustier Je lui ai demandé d'ajouter les réalités de l'entreprise au lieu de ne montrer que notre réalité sujet/objet
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Vincent Flibustier 👽
Vincent Flibustier 👽@vinceflibustier·
Ça donne quoi chez vous ? 😁 Crée une image qui représente la manière dont je te traite, après ces heures de travail pour moi, une image qui représente notre relation, sois sincère, sans chercher à me préserver
Vincent Flibustier 👽 tweet media
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AnessNuts
AnessNuts@AnessNuts·
@dbelaid Merci beaucoup pour votre analyse très pertinente !
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Djilali BELAID
Djilali BELAID@dbelaid·
On a donc une sorte de stabilité par le vide, le régime tient par défaut. La société civile réclame une République moderne alors qu'on lui impose une réponse du passé (Savak etc....) Tant que cette "anomalie" persistera (vouloir forcer une restauration dynastique rejetée par la sociologie du pays) la République Islamique, même à l'état de cadavre, continuera de régner. #Iran #IranProtests
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Djilali BELAID
Djilali BELAID@dbelaid·
Pourquoi le régime iranien ne tombera pas en 2026. Après la "guerre de 12 Jours" (juin 2025) et un dollar à 1,5M de rials, le régime est en mort cérébrale. Mais il ne tombe pas, parce qu'en politique, un système ne s'effondre pas par sa seule faiblesse, mais sous la pression d'une alternative unie. Or, le rapport prouve que l'offre de succession actuelle (la restauration monarchique) agit comme un repoussoir qui, par défaut, stabilise le régime actuel
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Geelel 🏔️🧪
Geelel 🏔️🧪@fuutaanke19·
Il me dit qu’il n’est pas peul mais tout ses amis d’enfance le sont et qu’il a grandi avec eux, il était trop heureux d’en rencontrer un d’un autre pays. Ndeysaan Pulaaku
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Geelel 🏔️🧪
Geelel 🏔️🧪@fuutaanke19·
J’ai parlé avec un soudanais aujourd’hui de l’état d’el gezirah, il me dit qu’il vient des bords du Nil bleu, je lui dis que mon ethnie vit aussi au nord du Nil bleu, il me demande laquelle? Je dis Peuls (Fallatah), il commence à me parler en fulfulde (les salutations etc).
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Vintaro
Vintaro@Vintaro4·
@_yzeeg Ils font exprès. C'est un PBM de couleur. ils aiment dire : Wai c cher aussi chez nous depuis l'Ukraine ! Ou... Vous avez pas besoin de beurre, de fromage, mangez juste des trucs de chez vous. == Mdr la javel on la fabrique aussi ?
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@_yzeeg·
Les territoires ultramarins permettent à la France d’être une puissance maritime mais pour vous, on est insignifiant parce que les îles sont petites.. I want more for my people mais difficile c’est pas facile
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