Fatima Aboubakr

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@Atima67486

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Marie Rose
Marie Rose@MarieRose42·
Fatima Aboubakr candidate à l’investiture du PQ dans Laval-des-Rapides: Un Québec pays pour renforcer encore d’un cran la laïcité | JDM #cxrecs_s" target="_blank" rel="nofollow noopener">journaldemontreal.com/2026/05/19/fat…
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
L'ultime offensive (officielle) de Haroun Bouazzi, au service de ??? Avant de quitter la vie politique, Haroun Bouazzi tente une opération de la dernière chance en déposant un projet de loi visant à encadrer (vrai mot: restreindre) l’usage de la clause dérogatoire. Derrière le masque du défenseur des libertés individuelles, je vois un parallèle avec l'application d'une stratégie inspirée de Youssef El-Qaradawi le grand imam des frères musulmans: utiliser les leviers démocratiques pour déstabiliser les fondements de l’occident. À mon avis, la véritable cible de cette démarche est la laïcité, principe qui impose une distance égale entre l'État et toutes les croyances. Cette neutralité dérange une certaine idéologie qui se croit supérieure et ne reconnaît ni les frontières ni la légitimité de la nation québécoise à protéger son identité. Dans cette vision, l’identité d’accueil doit s’effacer pour laisser place à une nation religieuse, surtout dans un pays riche et exploitable économiquement. En cherchant à affaiblir la clause dérogatoire,Haroun Bouazzi veut retirer au Québec son seul bouclier juridique capable de maintenir des critères d'intégration propres à cette nation. Sans ce rempart, toute tentative d'encadrement serait immédiatement contestée devant les tribunaux fédéraux multiculturalistes. L’affaiblissement de la clause dérogatoire est l’outil choisi pour lever les derniers remparts juridiques et identitaires de la société québécoise, la rendant vulnérable à des projets idéologiques menaçants. En voulant assujettir le Québec aux juges fédéraux, Bouazzi sacrifierait l'autodétermination du Québec pour servir un agenda étranger loin d'être innocent. Une fois de plus, Haroun Bouazzi confirme son hostilité manifeste envers les valeurs et les institutions du Québec. Fatima Aboubakr Citoyenne Québecoise lenouvelliste.ca/actualites/pol…
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
La Suède abandonne « enfin » le concept d’« islamophobie » La Suède marque un tournant historique dans l'évolution de sa pensée collective. En s'affranchissant du concept d'islamophobie, elle lève un frein majeur à la liberté d'expression, protégeant ainsi l'un des piliers de l'Occident contre la plus grande menace de notre ère moderne. Je crois qu’une réflexion s'impose sur la pertinence de maintenir ce concept au Québec. Voici les motifs principaux (selon moi) : Tout d’abord, ce concept place l'islam dans une position d'exception au détriment des autres croyances, en protégeant l’islam (comme idées) contre la critique, on lui accorde un privilège que les autres systèmes de pensée n'ont pas forcément. L'utilisation du concept d'« islamophobie » comme accusation entraîne plusieurs conséquences néfastes pour le débat intellectuel et les droits humains : • Délégitimation de la critique et protection de l'islam politique (islamisme): l'accusation d'islamophobie est utilisée pour disqualifier toute critique constructive du projet politique associé à l'islamisme. Cette accusation sert de bouclier pour protéger les projets politiques radicaux. En labellisant toute critique de l'islamisme comme de « l'islamophobie », les islamistes et leurs alliés (gauche) cherchent à délégitimer l'opposition politique sous un couvert moral. • Obstacle à la citoyenneté et à la laïcité : l'usage de ce terme freine les débats nécessaires sur la laïcité, lesquels sont, essentiels pour construire une citoyenneté respectueuse de la différence. • Renforcement de la polarisation : L'utilisation de méthodes de provocation ou d'accusations systématiques peut exacerber les tensions sociales et mener à une polarisation accrue au sein de la société. • Confusion entre religion et droit : Les groupes islamistes utilisent ce référentiel pour maintenir des « privilèges » traditionnels en les faisant passer pour des droits religieux intouchables, rendant toute remise en question passible d'une accusation d'hostilité envers l’islam. • L'étouffement et l’intimidation de la pensée critique : l'accusation d'islamophobie est une arme utilisée par les courants islamistes pour faire taire toute analyse critique des textes religieux ou de l'histoire islamique. Ce qui transforme le débat en un champ de mines où la réflexion est assimilée à une insulte. • La victimisation systématique : ce terme permet de placer les musulmans dans une posture de victimes permanentes, ce qui, isole la communauté et nuit à son intégration citoyenne et à son dialogue avec le reste du monde. L’accusation d'islamophobie ne se limite pas à une simple disqualification intellectuelle ; elle peut devenir un véritable permis d'agresser, un signal d’attaque : • La désignation d'une cible et le passage à l'acte : En étiquetant publiquement une personne comme « islamophobe », on la désigne comme un « ennemi de l’islam ». Pour des individus radicaux, que ça soit des groupes extrémistes ou des loups solitaires, cela transforme la victime en une cible légitime pour une agression physique ou pour le mot approprié : une élimination. cette rhétorique crée un pont direct entre le discours de haine (l'accusation) et la violence matérielle. Ceux qui lancent ces accusations portent une responsabilité morale dans les actes de violence qui en découlent, car ils fournissent la justification idéologique au radicalisé. • Le climat de terreur : Cette menace d’accusation et de passage à l'acte vise, à instaurer une auto-censure. Si critiquer l’islam politique peut mener à une attaque physique « légitimée » par l'accusation d'islamophobie, la liberté de penser disparaît au profit de la peur. L’accusation d'islamophobie est une arme de terrorisme intellectuel voire une censure verbale qui peut, à tout moment, basculer vers le terrorisme physique. Affranchissons-nous de ce concept dont les effets délétères ne sont plus à prouver, et réapproprions-nous pleinement notre dialogue démocratique. Fatima Aboubakr Citoyenne Québécoise
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
Le président directeur général du CNMC le conseil national des musulmans canadiens Stephen Brown a été choqué d’entendre PSPP aborder la question du frérisme au Canada. Pour Brown, le chef péquiste véhicule des théories du complot qui sèment la méfiance envers les Québécois de confession musulmane, ce n’est pourtant plus un secret pour personne que le mouvement des frères musulmans est infiltré dans le pays. On peut se demander si M. Brown ne cherche pas délibérément à nous masquer des faits pourtant manifestes. Son organisme étant partenaire stratégique avec la MAC, L'Association musulmane du Canada qui témoigne d'une filiation explicite avec la pensée et les valeurs portées par son fondateur spirituel, Hassan al-Banna . Le CNMC de M. Brown porte la voix politique et juridique de la communauté, tandis que la MAC fournit l’infrastructure sociale et religieuse, les deux s’unissant pour contester les réformes législatives modernes. M. Brown a peut-être oublié L’équipe antiterroriste de l’Agence du revenu du Canada qui a affirmé avoir découvert des liens troublants entre un réseau de soutien du Hamas (branche des frères musulmans) et des dirigeants de l’Association musulmane du Canada (MAC), un groupe islamiste qui a reçu des millions de dollars en fonds publics ces dernières années. (Publié le 13 nov. 2023 signé Vincent Larouche, équipe d’enquête La Presse) À l'instar des dynamiques observées dans d'autres pays d'Occident, je vais maintenant essayer de détailler les stratégies et manifestations qui confirment l'implantation de la pensée frériste sur notre territoire. - La transformation de privilèges en droits : Nous observons que certains membres de la société, influencés par des référentiels religieux, considèrent des privilèges, (menu halal, salles de prières, voilement des fillettes…) comme des droits. - L'imposition d'une identité uniforme : un signe fort est la tentative d'imposer une "uniformité" culturelle et identitaire (uniquement arabo-islamique) au détriment de la diversité réelle de la société, les seuls qui font du bruit (demande d’accommodements, prières de rues, réaction agressive aux lois civiles) - L'utilisation d'un vocabulaire spécifique pour délégitimer l'adversaire : L'usage de termes comme « islamophobie » pour qualifier et marginaliser les partisans de la laïcité ou de la modernité est un marqueur de l'activisme islamiste. - La résistance aux réformes législatives modernes : refus de respecter la loi sur la laïcité par exemple - Le "Double Discours" : Nous entendons ces derniers temps cette défense de la démocratie venant de personnes qui prônent la loi islamique, elles utilisent un langage en public (modération, démocratie, liberté fondamentales, charte des droits) qui diffère de leurs objectifs "inavoués" d'instaurer un État basé sur la Charia (loi islamique), ou au moins influencer les institutions. - Se servir des mouvements de gauche comme une rampe de lancement pour pénétrer les cercles politiques: Bien que leurs convictions soient ultra-conservatrices, ils rejettent l'égalité entre les sexes, cautionnent le mariage des mineures et prônent la criminalisation de l'homosexualité… - La prévalence accrue du voile dans l'espace public: Le voile est un "uniforme idéologique". il sert à marquer visuellement le territoire social et à afficher l'adhésion à un projet de société islamiste. - Le contrôle du corps des femmes : La croissance du port du voile une manifestation de la volonté du courant islamiste de réaffirmer la tutelle masculine. Cette focalisation sur le corps de la femme comme source de "fitna" (discorde) est un pilier de la pensée des Frères musulmans pour maintenir un ordre social patriarcal. - La pression sociale : La croissance du voile est non pas un choix de foi individuel, mais souvent le résultat d'une pression sociale et d'un "harcèlement moral" dans l'espace public, où la femme non voilée est stigmatisée. - L'effacement de l'identité locale : Cette tentative d'une "invasion culturelle" venue d'Orient qui cherche à gommer les spécificités nationales au profit d'une identité panislamique standardisée. La responsabilité civique ne réside pas dans le déni, mais dans la capacité à observer, analyser et affronter lucidement les dangers qui nous guettent. Fatima Aboubakr Citoyenne Québécoise ledevoir.com/politique/queb… lapresse.ca/actualites/ass…
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Ghislain Gauthier
Ghislain Gauthier@arhkanoid·
@Atima67486 Ce qui me dérange, c'est le nombre de professeurs qui ont signé cette lettre. J'imagine la diffusion de leurs propagande dans leurs cours.
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
Je souhaite réagir à quelques points dans cet article où, selon moi, l’incohérence est manifeste. 1/ Les signataires invoquent que le « raisonnement pragmatique éclipse la question de fond ; il réduit l’impact de la loi au nombre de personnes ayant perdu leur emploi, sans considérer l’atteinte aux droits fondamentaux. » À mon avis, il est important de souligner qu’ils présentent le débat sous l’angle des droits fondamentaux, mais de façon sélective. Ils mettent de l’avant les droits des éducatrices, notamment leur liberté individuelle d’expression religieuse, ce qui est légitime en soi. Toutefois, cette perspective occulte: - le droit des enfants à évoluer dans un environnement éducatif neutre sur le plan religieux, cette neutralité vise à protéger leur liberté de conscience, à un âge où ils sont en construction et particulièrement influençables. - Le droit des parents de garantir à leurs enfants une éducation neutre, propice au développement de l’esprit critique et affranchie des dogmes. - Et le droit du gouvernement à recourir à la clause dérogatoire. Ainsi, réduire le débat à une opposition entre droits individuels brimés d’une catégorie de personnes, et action gouvernementale abusive simplifie excessivement une réalité plus complexe. 2/ Ils posent une autre question que je trouve pertinente : « S’il y avait assez de personnel, parlerait-on de la loi et de ses conséquences ? » En effet, s’il y avait suffisamment de personnel, ces femmes feraient-elles autant de bruit, profiteraient-elles de la conjoncture de pénurie? ou chercheraient-elles plutôt à conserver leur emploi en se conformant à la loi ? Après tout, ce sont elles qui ont besoin de leur travail, et non l’inverse. 3/ Ils posent une autre question : « Quelles sont les conséquences sur les personnes qui sont les premières ciblées, soit celles qui portent un signe religieux ? » C’est normal que « L’interdiction des signes religieux dans le réseau de l’éducation a des effets discriminatoires sur les femmes musulmanes qui portent l’hidjab » Parce que leur croyance est elle-même discriminatoire envers elles, en n’imposant pas aux hommes les mêmes exigences. C’est leur religion et la lecture qu’elles ont choisi d’en faire qui les discrimine et non pas la laïcité. 4/ Ils soulignent : « Rappelons que cette loi, comme les autres lois sur la laïcité du gouvernement Legault, utilise de façon préventive la disposition de dérogation » Les signataires blâment le gouvernement d’avoir recours à la clause dérogatoire. Pourtant, elles passent sous silence le fait que contester ce recours revient aussi à nier le droit du gouvernement d’exercer les pouvoirs que lui confère la loi. En cherchant à culpabiliser le gouvernement pour avoir exercé un droit prévu, elles tentent paradoxalement de l’en empêcher, Où est la cohérence à revendiquer des droits pour quelques-uns tout en privant les autres ? 5/ Ils affirment que « il permet dans ce contexte de porter atteinte au droit à l’égalité sur la base de la religion et du genre ». Pourtant, en prétendant défendre ce principe, ils cautionnent implicitement une vision très inégalitaire entre les hommes et les femmes. Ce n’est un secret pour personne qu’en islam, la femme n'a pas du tout la même valeur que l’homme, une réalité que j’ai moi-même vécue en recevant la moitié de la part d’un héritage à celle de mon frère. Les signataires peuvent avancer tous les arguments qu’ils veulent, mais parler d’égalité dans ce contexte, j’en doute. Au fond, leur message est clair : ce serait au Québec de renoncer à ses valeurs et de s’adapter, aux enfants de faire une croix sur leur droit à une éducation neutre, et aux familles musulmanes comme non musulmanes qui ont choisi le Québec pour sa laïcité, de voir compromis leur droit à un environnement éducatif qui protège la liberté de conscience de leurs enfants. Tout cela pour accommoder des situations où le respect de la loi permet pourtant déjà de conserver son emploi. Il ne s’agit donc pas d’une contrainte réelle, mais bien d’un refus de compromis et d’une volonté d’imposer une lecture stricte de la religion, sans considération pour l’intérêt collectif. Ce n’est pas la laïcité qui discrimine ces femmes, c’est leur arbitraire. Fatima Aboubakr Citoyenne Québécoise ledevoir.com/opinion/idees/…
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
J’aimerais partager avec vous une réflexion qui m’a profondément marquée cette semaine. Pour moi, il allait de soi qu’au Québec, cette société ouverte et pluraliste qui nous a accueillis avec nos différences, chacun avait sa place pour s’exprimer, échanger, organiser des événements, des conférences et contribuer librement à la vie collective. Or, cette semaine, une réalité troublante m’a frappée. J’ai été témoin d’une situation où une personne s’est vu refuser l’accès à un événement, simplement en raison de son nom, parce qu’il l’associait à une certaine communauté. J’ai également appris et constaté qu’une communauté, pourtant établie de longue date, active et pleinement engagée dans la société, en vient à faire preuve d’une grande discrétion : éviter d’annoncer publiquement ses événements, ne pas divulguer les lieux, par crainte de réactions ou de débordements. Et pourtant, ayant moi-même assisté à l’un de ces événements, je peux affirmer qu’il n’y avait aucun propos déplacé, seulement des échanges respectueux et sereins. Malgré cela, ces personnes se sentent contraintes de se protéger. Ce qui rend la situation plus troublante, c’est le contraste : alors que certains sont contraints à la discrétion, d’autres s’expriment ouvertement, en pleine rue et à visage découvert, diffusant des propos haineux, racistes, insultants et agressifs, sans sembler craindre la moindre conséquence. Plusieurs questions me viennent alors à l’esprit, et j’aimerais sincèrement connaître votre point de vue. 1/ Quand les Québécois ont ouvert leurs bras, pensaient-ils qu’un jour ils pourraient en venir à craindre ceux qu’ils ont accueillis ? 2/ Ceux qui ont offert aux autres de la sécurité pouvaient-ils imaginer qu’ils en viendraient eux-mêmes à en manquer ? 3/ Ceux qui ont défendu la liberté d’expression croyaient-ils qu’elle pourrait un jour se retourner contre eux, au point de les faire taire sous le poids d’accusations ? 4/ Ceux qui ont porté l’égalité entre les femmes et les hommes pouvaient-ils envisager que des femmes soient insultées, voire humiliées dans l’exercice de leurs fonctions ? 5/ Ceux qui ont bâti des rues sûres et offert refuge à des personnes fuyant la guerre pouvaient-ils imaginer voir ces mêmes espaces devenir des lieux de tensions ? 6/ Ceux qui ont transmis un profond sens de la justice pensaient-ils qu’un jour, l’origine ou la couleur de peau pourraient influencer la manière dont on est traité ? 7/ Ceux qui ont construit une société laïque imaginaient-ils qu’on tenterait d’y imposer des convictions religieuses qui leur sont étrangères ? 8/ Ceux qui se sont affranchis de leur propre héritage religieux pensaient-ils devoir en subir un autre, plus visible, agressif ? 9/ Ceux qui ont façonné une démocratie solide pouvaient-ils envisager qu’elle soit détournée au point de fragiliser ceux-là mêmes qui l’ont bâtie ? 10/ Ceux qui ont défendu les libertés individuelles croyaient-ils qu’elles pourraient être instrumentalisées jusqu’à restreindre les leurs ? 11/ Les féministes québécoises imaginaient-elles qu’un jour certaines injustices ne pourraient plus être dénoncées sous prétexte qu’elles s’inscrivent dans un cadre religieux ? 12/ Ceux qui ont créé des institutions fortes pour protéger la population pouvaient-ils prévoir qu’on en détournerait l’esprit ? 13/ Ceux qui respectent les valeurs et les particularités de chacun pouvaient-ils s’attendre à voir les leurs dénigrées par certains de ceux à qui ils ont offert refuge ? 14/ Ceux qui valorisent la diversité imaginaient-ils qu’en parlant simplement de préserver leur langue, leur culture et leur identité, ils seraient accusés d’intolérance, chez eux ? 15/ Et comment expliquer que des Québécois, qui n’ont jamais eu à justifier leur place, se sentent aujourd’hui contraints de le faire chaque fois qu’ils prennent la parole ? Dans une société qui se veut profondément pacifique, nul ne devrait vivre dans la peur, peu importe son origine, sa religion ou son identité. Plus que jamais, nous avons besoin d’un projet commun, d’un cadre clair et rassembleur qui nous unit plutôt qu’il ne nous divise : un espace où chacun peut se reconnaître, s’exprimer, contribuer et coexister dans le respect, sans crainte ni exclusion. Ce projet passe par une vision assumée du Québec : un lieu dont les repères, les valeurs et les principes sont clairs et compris dès le départ. Ainsi, avant même d’y immigrer, chacun sait dans quelle société il s’inscrit, ce qui facilite la rencontre, réduit les incompréhensions et trace déjà une grande partie du chemin vers une intégration harmonieuse. Fatima Aboubakr Citoyenne Québécois
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
La laïcité selon Mohamed Lotfi Dans sa lettre d’opinion, M. Lotfi commence par retracer brièvement le parcours de la CAQ et évoquer les défis qui attendent la nouvelle première ministre, donnant ainsi une impression d’objectivité. Toutefois, le cœur de son propos apparaît lorsqu’il se met à lui faire la leçon en matière de laïcité. Il parle de ‘’rassembler’’, mais pas n’importe quel ‘’rassembler’’, Celui où renoncer à des principes fondamentaux comme la laïcité en fait partie. Il apparaît clairement que les cadres juridiques fondés sur des règles explicites ne trouvent guère grâce à ses yeux. Les opposants à la laïcité semblent en effet privilégier les zones d’ambiguïté, où il devient possible d’introduire diverses idéologies en jouant sur les marges d’interprétation des lois. La clarté, en ce sens, constitue pour eux un obstacle plutôt qu’un principe souhaitable. Je me permets de rappeler que la laïcité de l’État ne saurait être réduite à une simple opinion parmi d’autres : elle constitue un principe structurant, garantissant à chaque citoyen, croyant ou non, une égalité de traitement, affranchie de toute influence religieuse dans l’exercice de l’autorité publique. Or, dans sa perspective, la laïcité semble devoir placer sa propre croyance sur un pied d’égalité avec toutes les autres, une conception qui, manifestement, ne correspond nullement à ses attentes réelles. Il veut une distinction entre ceux qui “représentent” l’État et ceux qui seraient simplement “payés par lui”. Cette ligne peut sembler séduisante en théorie, mais elle ne résiste pas à la réalité. L’école, par exemple, est l’un des premiers lieux où l’État se manifeste. Les enseignants y jouent un rôle déterminant dans la formation des citoyens. À ce titre, ils participent pleinement à l’incarnation des valeurs de neutralité. La laïcité défendue par le gouvernement actuel n’est ni punitive ni excluante. Elle demande à chacun, dans certaines fonctions, de faire passer l’intérêt collectif avant l’expression individuelle. C’est un choix de société, assumé démocratiquement. Il cherche à enfermer la première ministre dans une alternative artificielle en lui posant une question dénuée de véritable portée, gouverner pour convaincre ou pour conforter. Or, le Québec n’a pas besoin d’une dirigeante prisonnière de formules creuses, mais d’une première ministre qui gouverne pour agir. Et gouverner, c’est assumer des décisions qui ne font pas toujours consensus, mais qui s’imposent lorsqu’il s’agit de préserver l’essence même de ce que le Québec est, et, par-dessus tout, de garantir la cohésion et la paix sociale. Rassembler, ce n’est pas nier les désaccords, mais savoir les traverser sans renier ce qu’est le Québec. Dès lors, revenons à sa question. Être « à la hauteur », dans sa logique, reviendrait à entretenir le flou juridique afin de permettre l’infiltration, voire, à terme, la prééminence d’idéologies incompatibles avec les fondements de la société québécoise. Ce serait accepter l’effacement progressif des repères québécois, consentir à la dilution de nos valeurs jusqu’à leur évanouissement, et prôner une ouverture migratoire dénuée de cadre structurant. En somme, ce serait reléguer le Québec au silence, au profit d’un relativisme qui finit par tout niveler. Fatima Aboubakr Citoyenne Québécoise ledevoir.com/opinion/idees/…
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Fatima Aboubakr
Fatima Aboubakr@Atima67486·
Remettre le débat sur ses bases réelles Voici la réponse que j’ai soumise au Le Devoir, laquelle n’a malheureusement pas été retenue, en réaction à la lettre ouverte de Lyubka Stoykova publiée le 7 avril . Votre texte est sincère et incarné. Mais il repose sur une lecture incomplète, et, à certains égards, inexacte, de ce que vise réellement la laïcité au Québec. Avant de présenter ma position, je tiens à préciser que je suis une femme, mère, directrice d’une garderie, immigrante, et musulmane. Pourquoi est-ce que je suis satisfaite alors? D’abord, il faut corriger une prémisse centrale, la loi n’« enchaîne » pas des femmes ni ne les exclut en tant que musulmanes. Elle encadre l’exercice de certaines fonctions publiques, ici, auprès de jeunes enfants, en imposant une neutralité apparente de l’État. La règle ne vise pas une religion, mais toutes les manifestations religieuses visibles, peu importe leur origine. Ensuite, assimiler cette mesure à une dérive populiste ou à un rejet des immigrants simplifie excessivement le débat. Le Québec accueille, intègre et dépend largement de l’immigration. Un Québec prêt à accueillir est D’ABORD un Québec respectueux, soucieux d’offrir aux personnes immigrantes les services et les conditions qu’elles sont en droit d’attendre selon sa capacité d’accueil. En tant qu’immigrante, je ne me sens pas pointée du doigt. J’y vois plutôt une volonté de mieux planifier et encadrer la capacité d’accueil, dans l’intérêt de tous. Cette loi affirme aussi un principe structurant, l’État doit apparaître neutre pour tous, surtout dans des milieux où il exerce une influence formative, comme les CPE, c’est là où avant d’apprendre des contenus, l’enfant apprend des cadres, il apprend qui détient l’autorité, quelles règles sont communes, ce qui relève du collectif : La garderie est le premier espace institutionnel structuré que rencontre l’enfant. C’est le premier lieu où l’enfant apprend qu’il existe D’un ‘nous’., DE RÈGLES COMMUNES ET D’UNE AUTORITÉ PARTAGÉE. Votre exemple de 2012 est éloquent, mais il ne tranche pas la question. Une société peut être ouverte et accueillante tout en se dotant de balises communes. La laïcité québécoise ne nie pas la diversité, elle cherche à créer un espace où aucune conviction religieuse ne bénéficie d’une visibilité institutionnelle privilégiée. Sur le plan concret, l’argument des « ruptures de service » mérite d’être nuancé. Le réseau des CPE fait déjà face à des défis structurels indépendants de cette question. Présenter cette loi comme la cause déterminante d’un effondrement annoncé relève davantage de l’anticipation que d’un constat démontré. Je tiens à préciser que mon expérience professionnelle, montre que CERTAINES femmes acceptent, de manière réfléchie et volontaire, le retrait du voile islamique dans un contexte où elles souhaitent prendre part à la vie en société. Enfin, invoquer l’histoire migratoire du Québec ne répond pas à l’enjeu juridique et politique actuel. Oui, nos ancêtres étaient des immigrants. Mais ils ont aussi construit progressivement un modèle où la distinction entre l’État et le religieux s’est affirmée, parfois difficilement, comme condition d’égalité. Le désaccord est légitime. Mais il gagne à être formulé avec précision, le débat n’oppose pas ouverture et fermeture, ni tolérance et rejet. Il porte sur une question DE PRINCIPE, jusqu’où une société peut-elle encadrer l’expression religieuse dans ses institutions pour garantir une neutralité commune ? C’est sur ce terrain, et non sur celui des intentions prêtées, que la discussion devrait se tenir Fatima Aboubakr Citoyenne Québécoise ledevoir.com/opinion/idees/…
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