Chère Aurore Lalucq,
Depuis quelques années, vous avez décidé de vous en prendre à un secteur par facilité politicienne en enchaînant les dégueulasseries.
Vous avez proposé un amendement suggérant d'interdire l’auto-conservation, c’est-à-dire la propriété privée, arguant que « on ne va pas demander aux gens de gérer leurs propres actifs ! ». La propriété privée est consacrée dans la DDHC, mais pour vous, c’est dangereux. D'ailleurs, vous avez accusé Ledger d’être une entreprise qui a inventé un problème (la propriété privée) pour pouvoir vendre sa solution.
Les gens ayant tout perdu sur FTX sont probablement contents de vous avoir écouté en faisant confiance à une plateforme dont vous relayiez l’opinion du patron quelques mois plus tôt. Car si les bitcoiners avaient alerté sur le fait que quelqu’un qui recommandait d’interdire le minage étaient de manière quasiment certaine un dangereux fraudeur, vous, à l'inverse, étiez subjuguée par son « effective altruism » et vous associiez à son message. Plutôt qu'amende honorable, vous effacez vos traces et tweets.
Peu après, sur France Inter, vous traitiez votre interlocutrice de « sale », lui demandant de s’éloigner pour ne pas « vous salir ». Un procédé de déshumanisation en direct. Le plus cocasse : le jour-même, la présidente de votre groupe parlementaire était arrêtée avec des valises de billets du Qatar.
Vous avez contribué à élaborer une réglementation qui bafoue les libertés fondamentales et qui met en danger les citoyens, tout en signant l’arrêt de mort de l’entièreté du secteur national, en renforçant les groupes étrangers et l’oligopole bancaire.
Et puis, alors qu’un entrepreneur à succès, discret, qui réindustrialise la France dans une région sinistrée, s’engage pour son territoire et fait rayonner le pays, se fait, avec sa femme, kidnapper, séquestrer, mutiler, vous décidez de quitter définitivement le registre de la décence humaine basique.
Alors que le sang est encore chaud, et qu’un autre enlèvement a lieu à Troyes, vous vous déclarez « choquée » par un entrepreneur qui dit à la radio qu’il se sent en danger, et en profitez pour faire de la récupération politique pour nourrir votre soif de surveillance. Pas un mot pour les victimes, leurs proches. Pas un mot de remerciement aux forces de l'ordre.
En revanche, un zeste de "Victim shaming" qui devrait faire sursauter n'importe quel citoyen, de gauche en particulier. Peut-être avez-vous même hésiter à lâcher un petit "Bien fait pour vous", à la sauce "la jupe était trop courte" ?
Votre comparse Nastasia H. n'a pas eu ces états d'âme, et n'a pas hésité à affirmer qu'en tant que ces "hérauts de l'ultra-capitalisme", se "constituaient en tant que cibles tous seuls".
C'est la dégueulasserie de trop. J'avais été le seul à appeler publiquement à arrêter le cyberharcèlement dont vous avez été victime. Je ne peux aujourd'hui que souhaiter que les électeurs vous sanctionneront à la prochaine élection car vous êtes indigne.