
Canadien Federal
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Le @partiquebecois préfère dire non à un projet de plusieurs milliards de dollars d’investissement plutôt que de saisir une occasion de développer notre économie. Et comme si ce n’était pas assez, il voudrait maintenant être compensé pour l’avoir bloqué. Ça n’a aucun sens. Le Québec a besoin de projets structurants, de création d’emplois et d’investissements dans ses régions, pas d’une politique du refus systématique. Bien sûr, Alto devra rassurer les citoyens concernés et répondre aux préoccupations des agriculteurs avec des mesures concrètes. Mais tourner le dos à un tel projet serait une grave erreur pour l’avenir économique du Québec.








Le train à grande vitesse Toronto-Ottawa-Montréal-Trois-Rivières-Québec c’est un game changer pour : • les familles • la qualité de vie • le développement social et économique du Québec dans son ensemble. Un parti qui ne le comprend pas n’est pas digne de votre vote.











Parlons un peu du « libre choix » de la langue d'enseignement. Car même si ce raisonnement peut sembler logique et évident, il s’agit essentiellement d’un procédé rhétorique qui, en plus d’être faux, est délibérément construit pour tromper. Explications. Dans les faits, l'accès aux cégeps anglophones est déjà fortement conditionné par la performance scolaire et, bien souvent, par l'origine socio-économique. Les étudiants qui y sont admis figurent généralement parmi les plus performants et maîtrisent déjà bien l'anglais au moment d’entreprendre leur parcours collégial. Nous sommes donc loin d'un système où tous les jeunes disposent des mêmes options. Alors que la CAQ prétendait protéger le français en plafonnant le nombre de places disponibles dans les cégeps anglophones, ce contingentement a eu pour effet d’alimenter le mythe de la supériorité du réseau collégial anglophone, en le rendant encore plus élitiste. Mais ce qui est encore plus problématique sur le plan sociétal, c’est que la plupart des étudiants ne fréquentent pas un cégep anglophone pour « apprendre l'anglais », mais bien parce que ces établissements bénéficient d'un prestige supérieur. C'est précisément ce qui a permis l'émergence d'un réseau collégial à deux vitesses, où les cégeps anglophones concentrent une part disproportionnée de l'élite académique, tandis que les établissements francophones voient leur position relative s'éroder. Dans ce contexte, invoquer le « libre choix » comme le font les libéraux relève du sophisme, et non pas de la réalité. Ce ne sont pas tant les étudiants qui choisissent les cégeps anglophones que les cégeps anglophones qui sélectionnent leurs étudiants. Sous le régime actuel, la fréquentation des cégeps anglophones est de facto réservée à l’élite académique et socio-économique francophone et allophone, de même qu’aux ayants droit anglophones. Et refuser d’appliquer la loi 101 au collégial - comme le propose le Parti Québécois - revient à verrouiller la domination des cégeps anglophones. Les propos récents du chef libéral, qui a semblé ignorer que l’anglais n’était pas une langue officielle au Québec, ont eu au moins un mérite : celui de nous rappeler qu'il demeure nécessaire de réaffirmer un principe fondamental. Au Québec, une seule langue possède un statut officiel : le français. Dès lors, pourquoi un État national devrait-il fournir à ses citoyens francophones et allophones une éducation publique et gratuite dans une langue autre que sa propre langue officielle ? Comment peut-on parler de « liberté » lorsqu’un système accentue les inégalités et accélère le recul du français comme langue d’enseignement supérieur au Québec ? Si @CharlesMilliard est si convaincu du bien-fondé de sa position, je l’invite à la défendre sur le terrain des idées. Pas en se réfugiant derrière l’expression « libre choix », mais en répondant, point par point, aux arguments soulevés.













