
swimming poule
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Depuis des mois et des mois, il est asséné dans les médias que « l’explosion des cas de cancers » serait dûe aux pesticides. @hugoclement vient d’en faire une émission #surlefront Des partis politiques se sont emparés de ce thème. Une association « cancer colère » a été créée par Fleur Breteau, avec un livre dont elle fait la promotion dans beaucoup de grands médias. Qu’en est-il vraiment ? Y a-t-il une « explosion » du nombre de cancers en France ? Connaît-on les causes de tous les cancers ? Et les pesticides ? On y revient longuement dans notre dernière émission avec @agnesbuzyn @LaurentLesage13 @GeWoessner @Cobra_FX_ sur notre chaîne @economieecolo youtu.be/8NEyPyZhONI?is… via @YouTube


🧬 Une seule injection dans l’oreille interne et une enfant de 7 ans entend sa mère pour la première fois - 4 mois plus tard elle tient une conversation normale. C’est une thérapie génique, c’est publié dans Nature Medicine cette semaine. Les mêmes qui ont passé 30 ans à nous expliquer qu’on ne devait pas « manipuler les gènes » dans le maïs applaudissent-ils ? Ou gardent-ils le même silence gêné qu’à chaque fois que la génétique sauve des vies au lieu de remplir une usine Monsanto imaginaire ? Maryse Arditi, cadre des Verts, était scientifique de formation… et a quand même porté une motion au Conseil national contre le financement du Genopole d’Évry. Pas contre un modèle économique. Contre la recherche en génétique. La cohérence est au moins là. Le problème n’a jamais été la sécurité. C’était l’idéologie. Une « admiration mystique d’une nature bienveillante » - c’est Yves Bréchet membre de l’Académie des sciences qui le dit, pas moi. La nature bienveillante laissait cette enfant sourde. La science l’a fait entendre.










Séisme : le tribunal administratif de Melun retoque la décision de l'Anses d'interdire les traitements au cuivre sur la vigne. Au nom du principe "pas d'interdiction sans solution". Ironie, la filière bio était impliquée dans l'action en justice. lopinion.fr/economie/linte…















Qu'y a-t-il de plus ignoble que l'instrumentalisation de la mort d'une enfant, et du désespoir de parents, pour promouvoir son business et son agenda politique ? Il n'y a, bien sûr, pas la moindre preuve d'un lien entre le drame vécu par cette famille, et "les pesticides" (mot-valise aussi pertinent que "les médicaments"...) L'Inserm (2021) et l'Anses (2025) ont rendu des travaux on ne peut plus clairs sur le sujet => les pesticides suspectés d'un lien avec des cancers, même avec un très faible niveau de preuve, ont quasiment tous été interdits en Europe. Aucun cancer pédiatrique ne figure dans la liste => "Aujourd'hui, personne n'a jamais pu démontrer de cause environnementale entraînant de façon directe un cancer chez l'enfant", m'expliquait il y a quelques mois la Présidente de la Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent. "C'est logique : les études portant sur certaines substances, en laboratoire ou sur des populations, et suggérant une augmentation du risque relatif de développer un cancer, impliquent plusieurs années d'exposition. Or, en pédiatrie, on n'a que de quinze ans à dix-huit ans, au maximum. Il est important de souligner que ces expositions précoces à des polluants de l'environnement seront peut-être liées à l'apparition de cancers à l'âge adulte et qu'il faut évidemment lutter contre les polluants environnementaux pour tous. Mais si l'on veut vraiment s'attaquer aux cancers de l'enfant, ce n'est pas la piste à suivre..." @hugoclement le sait. @FranceTV le sait. Ils s'en moquent. "Laisser croire aux parents que leur cadre de vie serait directement en cause, et qu'il y aurait une sorte de complot national pour dissimuler la nocivité de produits connus présents dans l'environnement et responsables du cancer de leur enfant, est non seulement faux mais cruel", me disait encore la Pr Virginie Gandemer, ulcérée par la cruauté et l'irresponsabilité de ce type d'émissions racoleuses. Et elle ajoutait : "Dans les congrès de cancérologie pédiatrique qui se tiennent dans le monde entier, les pesticides ne sont pas au centre des études. Il ne s'agit pas du tout de nier cette possibilité : elle est d'ailleurs explorée à l'échelle des populations. Simplement, elle n'a jamais été mise en cause dans les cancers de l'enfant, nulle part dans le monde." Le service public, ici, fait le CHOIX du scandale, du complotisme et du mensonge - pour l'audience, au mépris de toute déontologie. ✔️Qu'importe, si cela détourne l'attention de la recherche sur les causes de cancers pédiatriques (notamment sur la génétique), notoirement sous-financée ? => Ils s'en moquent. ✔️Qu'importe, si cela provoque la ruine de professionnels dévoués et honnêtes, au profit des importations ? => "Rien à péter de leur rentabilité", pour paraphraser une élue de la même eau. ✔️Qu'importe, si cela provoque chez les jeunes mères des peurs panique légitimes ? => Rien à foutre. ✔️Qu'importe, si cela nourrit dans la population un profond sentiment nihiliste et complotiste, puisqu'on lui explique que l'Etat et les producteurs mentent et conspirent pour les emploisonner ? => Pas leur problème (c'est peut-être même le but recherché.) Que l'@arcom @martinajdari reste silencieux devant des dérives aussi graves, aussi lourdes de conséquences pour l'ensemble de la société, est incompréhensible. Mais il y a définitivement un sujet pour @JPatrierLeitus et @CHAlloncle. Ces mensonges et manipulation doivent cesser. Car ils ruinent notre démocratie.










