Samuel Chabot

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@Chabot_Samuel_P

Ville de Québec Katılım Şubat 2024
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Kosher
Kosher@koshercockney·
Holy f*ck. Word for word. Ana Kasaparian (Extreme Left Wing) and Nick Fuentes (Extreme Right Wing) paint themselves as polar opposites on the political spectrum. However, listen to them here, side by side. This is horseshoe theory on fully display.
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Mario Nawfal
Mario Nawfal@MarioNawfal·
🇭🇺 Hungary’s election will have major ripple effects across Europe. Viktor Orbán’s departure has Brussels celebrating. The new prime minister, Péter Magyar, is strongly pro European and is expected to repair ties with the EU that Orbán had badly damaged. On Ukraine, the 90 billion EU loan that Orbán threatened to block is now likely to move forward more easily, even though Hungary will still opt out of contributing. Magyar plans to slowly reduce energy dependence on Russia and has said he will tell Putin to end the war if they ever speak. Source: Sky News
Mario Nawfal@MarioNawfal

Orbán just lost Hungary after Vance flew in to campaign for him. That's a good place to start this thread: 🇭🇺 Trump personally endorsed Orbán twice this year, sent Vance to Budapest days before the vote. Orbán still got crushed 🇨🇦 ⁠In Canada, the Liberals were headed for a landslide loss until Trump's tariffs and annexation rhetoric flipped the race entirely 🇷🇴 ⁠In Romania, the pro-Trump candidate (Simion) went into election day as the strong favorite and lost by a landslide 🇦🇺 ⁠In Australia, the center-left won after conservatives were branded as Trumpian 🇪🇺⁠ 64% of Europeans view Trump negatively, only 6-8% of Germans, French and Spanish see him as an ally 🇪🇺 Only 25% of Europeans still consider the U.S. a friendly country, down from 61% before his election 🇮🇱⁠ Israel's actions in Lebanon and Gaza have put European conservatives in an impossible position with their own voters 🇪🇺 European conservatives (AfD, FPÖ, RN...) parties are quietly distancing themselves from both Washington and Tel Aviv. The association is costing them votes The pattern is clear. Being seen as Trump's or Bibi’s guy in Europe has become a liability, not an asset. Source: Polling Europe Euroscope, El País, Reuters, AP

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Daniel Brisson
Daniel Brisson@DanbQc·
Ben oui.. Comme dans les premières minutes de l'attaque en Iran, les prix ont monté instantanément. OU avec la guerre en Ukraine. Des stocks achetés avant. Mais quand ça descend, ça reste. Ici à Québec ce matin, encore à 1.99 Vous pouvez continuez à justifier ce vol au Québec. Et celle-ci: hier à Hawkesbury, Ontario, 16:15 12 avril 2026. Ça doit être les changements climatiques l'autre bord de la rivière... À Saint-André d'Argenteuil, Crevier était à 1.99
Daniel Brisson tweet media
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SILVANO TROTTA OFFICIEL
SILVANO TROTTA OFFICIEL@silvano_trotta·
Selon le journaliste indépendant Clayton Morris, les dossiers Epstein révèlent l'existence d'une élite supranationale opérant dans l'ombre, exerçant un pouvoir bien supérieur à celui des gouvernements. « Quand on comprend qu’il existe ce réseau mondial de sectes – pédophiles, satanistes – responsables de la cabale du Covid et… de ce supra-gouvernement… au cœur de tout, alors on comprend que Trump n’en est qu’un petit élément. » « Et vous comprenez aussi qu'Epstein n'est qu'une petite partie de tout cela. » « Ils sont bien plus puissants que le président Trump, et ce sont eux qui tirent les ficelles. »
Wide Awake Media@wideawake_media

According to independent journalist Clayton Morris, the Epstein files reveal the existence of a supranational elite operating behind the scenes, wielding far more power than governments. "When you understand that there's this global cultist network—paedophiles, Satanists—who are responsible for the Covid cabal and... this supra-government... at the heart of everything, then you understand that Trump is just a small piece of this." "And you understand also that Epstein is just a small piece of this." "They're way more powerful than President Trump, and they're really running the show." Credit: @ClaytonMorris @TuckerCarlson

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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
@yfblanchet Mais vous avez voté contre le Canadian Sovereignty Act avec les Libéraux…. Éloquent
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Yves-F. Blanchet 🎗⚜️
Yves-F. Blanchet 🎗⚜️@yfblanchet·
Est-ce que le Canada des Joly et Carney est dans une ligue qui lui permet de concurrencer la Chine totalitaire sans se faire avoir, se réjouissant naïvement de faire de beaux discours libéraux sans lendemain? Le risque est très réel. Les gens sont bercés de fausses évidences. Pendant ce temps, nos véritables alliés, les pays européens, voient leurs voitures électriques interdites d'accès au marchés canadien et québécois par Ottawa, par pure mesure protectionniste. Mais pas la Chine... Et pendant ce temps, le premier ministre a induit le Parlement en erreur: il n'y a pas d'entente sur le porc avec la Chine. Je rencontre d'ailleurs les producteurs cette semaine. Les Québécois sont pourtant les plus gros acheteurs de voitures électriques au Canada. Donc on a bradé les intérêts du Québec pour ceux de l'Ouest. Voilà. journaldemontreal.com/2026/02/01/cou…
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Étienne-A Beauregard
Étienne-A Beauregard@EABeauregard·
En pleine manif, le vice-président de la CSN traite le ministre Simon Jolin-Barrette de « petit crisse ». 😳 Les syndicats se décrédibilisent complètement avec leurs propos orduriers et extrémistes. Est-ce qu'ils réalisent qu'ils ont perdu la population? 🤦‍♂️
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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
@CjScro Bonjour ! D’abord merci sincère pour votre message. Très apprécié! Me donnez-vous l’autorisation de le partager sur Facebook, où je suis beaucoup plus actif? Je crois que mes lecteurs apprécieront votre apport au sujet . Merci encore.
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Carlos J Socorro
Carlos J Socorro@CjScro·
Salut, Je partage avec vous une analyse très pertinente que ma femme m'a faite à propos de cette publication, le lendemain de la capture de Maduro: En tant que Vénézuélienne (au Canada depuis près de 15 ans), la nouvelle concernant la capture de Maduro le 3 janvier était au centre de toute notre attention. Merci d’avoir apporté un éclairage sur la situation du Venezuela à la communauté québécoise, qui, de toute évidence, ne comprend pas toujours pleinement ce qui s’y passe (pas tout le monde, bien sûr, mais une bonne partie). Il s’agit d’une histoire de 26 ans de dictature, combinée à des intérêts politiques et économiques internationaux complexes. J’aimerais toutefois apporter une petite précision et mes reflexions concernant votre commentaire au sujet de María Corina Machado. Votre article a été publié avant la première conférence de presse de Trump après la capture, au cours de laquelle il a clairement mis de côté María Corina comme leader potentiel de la transition. Ces propos ont suscité diverses réactions, mais il est désormais clair que pour Trump elle ne correspond pas à son approche. Même si, comme vous l’avez bien mentionné, elle semble réunir plusieurs conditions gagnantes (soutien international, compatibilité avec un réalignement stratégique occidental), Machado ne répresente pas, à ses yeux, une option acceptable. Pourquoi ? Il suffit de revenir au premier mandat de Trump pour mieux comprendre. À l’époque, il avait accordé publiquement sa confiance à Juan Guaidó, alors leader de l’opposition et président intérimaire. Or, Juan Guaidó a fini par perdre toute capacité d’action réelle dans le pays (notamment en raison de l’absence de soutien des forces armées). Trump ne veut donc pas se tromper une deuxième fois. Il sait que, si le soutien international à María Corina est réel, à l’intérieur du pays, ce soutien demeure beaucoup plus fragile. Même les votes en faveur d’Edmundo González, qui semblent le démontrer, ne changent pas fondamentalement cette réalité, très similaire à celle vécue par Guaidó. À mon avis, Machado ne sera donc pas la solution à court terme pour assurer une transition, malgré tout le soutien et la reconnaissance internationale. L’option privilégiée par les États-Unis serait plutôt de maintenir une figure issue du régime, comme Delcy Rodríguez, qui connaît parfaitement le système corrompu et dictatorial en place et qui y participe activement, afin de ‘collaborer’ avec l’équipe désignée par Trump pour organiser la transition, comme il l’a lui-même confirmé. Delcy Rodríguez, sous la menace d’être emprisonnée comme Maduro en cas de refus, n’aurait en réalité pas d’autre choix. Pour les États-Unis, il est plus simple de s’entendre avec le régime qu’avec une opposition qui ne détient ni le contrôle ni le pouvoir à l’interne, et qui pourrait tenter d’imposer à mon avis ses propres conditions au détriment des intérêts américains, et à partir d’une base extrêmement fragile. Il ne faut pas non plus oublier que tous les anciens et actuels leaders de l’opposition vénézuélienne (qu’ils aient été soutenus ou non par la communauté internationale) ont fini par devoir cohabiter avec le régime. Celui-ci a d’ailleurs toujours besoin d’une opposition, même factice, pour projeter une image de démocratie aux yeux du monde, à travers des processus électoraux tous les six ans, qui se soldent invariablement par des fraudes afin de maintenir le régime au pouvoir. María Corina, même si elle apparaît comme la leader la plus cohérente depuis le début, n’a pas échappé à mes yeux à ce principe de cohabitation. Cela pourrait expliquer, au moins en partie, le manque de confiance de Trump envers tout représentant de l’opposition. Sans pouvoir réel ni marge de manœuvre à l’interne, les probabilités de succès face au régime sont nulles ou presque. Il est possible que María Corina soit prise en considération éventuellement, mais pas maintenant, pas dans une situation aussi risquée et fragile.
Québec, Canada 🇨🇦 Français
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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
À la demande de plusieurs en privé, voici mon texte sur le Venezuela que j'ai publié sur Facebook le 3 janvier. Venezuela : si vous êtes intéressés à comprendre un peu mieux ce qui se joue vraiment, au-delà du bruit et des récits faciles Depuis le 3 janvier au matin, l’espace public est saturé de réactions à propos de l'intervention américaine au Venezuela. Les mots fusent. Les accusations aussi. Certains parlent d’agression impérialiste pour des ressources, d’autres de libération d’un narco-État. Comme souvent, chacun choisit un camp avant même de comprendre le dossier. Je vais être clair d’entrée de jeu. Mon objectif ici n’est pas de défendre une intervention militaire, ni de blanchir les États-Unis, ni de justifier moralement quoi que ce soit. Mon objectif est plus simple et plus exigeant. Je veux essayer de remettre de l’ordre dans un dossier géopolitique complexe. Expliquer les contraintes, les logiques, les intérêts, les enchaînements. Comprendre pourquoi une telle action est devenue possible, voire probable, indépendamment de ce que l’on en pense. D'ailleurs si le sujet vous intéresse, je compte en discuter au retour des vacances à la radio avec Josey Arsenault, à Radio Crash. Parce que si on se contente de dire que les États-Unis se sont réveillés un matin avec l’envie de voler le pétrole du Venezuela, on ne comprend rien. Et surtout, on se prive des clés pour analyser ce qui va suivre. Avant de parler de frappes, de navires interceptés ou de dirigeants exfiltrés, il faut revenir en arrière. Bien avant Trump. Bien avant Maduro. Bien avant même Chávez. Pendant une grande partie du XXe siècle, le Venezuela n’est pas un État hostile aux États-Unis. C’est un pays pétrolier intégré à l’ordre économique occidental, avec des entreprises américaines bien implantées, des flux énergétiques orientés vers le nord et une relation politique relativement stable avec Washington. Caracas est alors perçue comme un partenaire, imparfait certes, mais prévisible. Pour comprendre pourquoi cette relation compte autant, il faut rappeler un fait fondamental souvent évacué du débat public. Pour les États-Unis, l’Amérique latine n’est pas une région comme les autres. Depuis le XIXe siècle, la politique étrangère américaine repose sur une logique de zone d’influence continentale, formalisée dès 1823 par la doctrine Monroe. Cette doctrine, souvent caricaturée, repose sur une idée simple. Aucune puissance extérieure durable ne doit s’implanter stratégiquement dans l’hémisphère occidental. En échange, les États-Unis s’arrogent le rôle de garant de la sécurité régionale. Cette doctrine n’a jamais disparu. Elle ne se lit plus dans les discours officiels comme au XIXe siècle, mais elle structure toujours la pensée stratégique américaine. Elle explique pourquoi Washington tolère mal, parfois très mal, la présence militaire, énergétique ou politique de puissances rivales à ses frontières élargies. La rupture survient avec l’arrivée au pouvoir de Hugo Chávez en 1999. À partir de ce moment-là, le Venezuela change progressivement de trajectoire. À l’intérieur, le pouvoir se centralise, l’appareil d’État se politise, l’armée devient un pilier du régime. À l’extérieur, le pays rompt avec sa logique d’alignement occidental. Des entreprises étrangères sont expulsées, le secteur pétrolier est davantage nationalisé, et surtout, le discours devient explicitement anti-américain. Mais la rupture la plus importante n’est pas rhétorique. Elle est stratégique. Chávez amorce un réalignement vers des pays que Washington considère comme des rivaux. La Russie, l’Iran, Cuba, et surtout la Chine. C’est à ce moment que les sanctions américaines commencent à apparaître, bien avant l’effondrement économique complet du pays. Elles ne tombent pas du ciel. Elles répondent à une trajectoire politique jugée hostile et à une rupture avec l’ordre économique occidental. L’économie vénézuélienne et du régime, elles, deviennent de plus en plus dépendante du pétrole. Environ 95 % des recettes en devises proviennent de l’or noir. Tant que les prix sont élevés, le système tient. Lorsque le prix du baril s’effondre à partir de 2014, la fragilité structurelle éclate au grand jour. Le PIB s’effondre, l’hyperinflation explose, on parle ici de l'ordre du million de %, les salaires deviennent symboliques, les services publics cessent de fonctionner normalement. La production pétrolière chute brutalement, passant de plus de 2 millions de barils par jour à environ 700,000. Le résultat est un effondrement économique sans précédent, le pire de l'histoire en temps de paix pour l'Amérique latine. Plus des trois quarts du PIB disparaissent en une décennie. De 7-8 millions de Vénézuéliens quittent le pays. Cet exode devient un enjeu régional majeur et, pour les États-Unis, un problème direct de sécurité intérieure et migratoire. Lorsque Nicolás Maduro succède à Chávez, Washington comprend rapidement que la trajectoire ne s’inverse pas. Elle se durcit. Le régime devient plus autoritaire, l’économie continue de se dégrader, et surtout, la dépendance à la Chine devient structurelle. Pékin accepte d’acheter le pétrole vénézuélien dans des conditions que d’autres refusent, souvent à rabais, via des montages financiers complexes, parfois en échange d’investissements directs dans les infrastructures du pays. Ce choix, il faut le savoir, n’est pas idéologique. Il est pragmatique. Pour la Chine, sécuriser ses approvisionnements énergétiques est une priorité nationale. Diversifier ses sources hors du Moyen-Orient, principalement de l'Iran qui transige via le détroit d'Ormuz, sous contrôle maritime américain, réduire sa vulnérabilité aux routes maritimes contrôlées par les États-Unis, multiplier les points d’ancrage énergétiques. Tout cela relève d’une stratégie de long terme. Le Venezuela devient alors une pièce utile de ce puzzle pour les Chinois. Pour Washington, en revanche, voir la Chine consolider une présence énergétique, financière et politique dans un pays pétrolier majeur d’Amérique latine constitue un signal dangereux sur le plan géostratégique. Ce n’est pas un jugement moral. C’est une lecture de puissance. La même logique est à l’œuvre lorsqu’on observe l’inquiétude américaine face aux investissements chinois autour du canal de Panama. Officiellement commerciaux, ces investissements sont perçus comme stratégiquement sensibles. Lorsque Donald Trump arrive au pouvoir, il n’hérite donc pas d’un dossier neutre. Le Venezuela est déjà sous sanctions. Le régime est déjà considéré comme hostile. La Chine est déjà solidement implantée en Amérique latine. Trump n’a pas créé ce cadre. Il agit simplement à l’intérieur. Et la question centrale pour son administration est relativement simple à formuler, même si elle est complexe à résoudre. Comment empêcher un régime hostile, soutenu par des puissances rivales, de consolider sa position dans l’hémisphère occidental sans déclencher une guerre ouverte entre États. Pendant des années, la stratégie américaine repose principalement sur des sanctions financières ( Busch, Obama, Trump 2016-2020). Mais ces sanctions montrent leurs limites. Le régime survit grâce à des circuits parallèles, des intermédiaires, des routes maritimes tolérées, des assurances complaisantes. La Chine absorbe une partie du choc. Les sanctions deviennent insuffisantes pour produire un changement de comportement ou un réalignement stratégique. C’est à ce moment que la stratégie a commencé à muter. On passe progressivement d’une logique de sanctions abstraites à une logique de contrôle physique des flux. Le pétrole et la drogue deviennent les deux leviers centraux. En 2020, le Department of Justice inculpe Maduro pour narcoterrorisme et conspiration criminelle. Juridiquement, aux États-Unis, il n’est plus seulement un chef d’État contesté. Il est un inculpé en fuite. Offrant même 15 millions de $ US à quiconque mènerait à sa capture. Le narcotrafic n’est pas un élément périphérique du régime. Il est intégré à l’appareil d’État via des réseaux impliquant des hauts gradés militaires. Ces flux, combinés au pétrole, permettent au régime de survivre, de payer ses loyautés et de maintenir un minimum de contrôle. Lorsque les États-Unis commencent à saisir des pétroliers, à intercepter des navires, à rendre les routes maritimes plus risquées, le message dépasse largement la simple application de sanctions. Il devient systémique. Transporter du pétrole vénézuélien devient un risque juridique, financier et assurantiel. Les armateurs hésitent. Les banques se retirent. Les acheteurs revoient leurs calculs. Le coût du statu quo augmente drastiquement. Le discours officiel américain met de l’avant la lutte contre la drogue. Cet enjeu est réel. Mais il sert aussi de cadre juridique et politique. Parler de cartels et de réseaux criminels permet d’élargir la marge de manœuvre de l’exécutif sans passer par une déclaration de guerre classique. C’est une transposition de la logique post-11 septembre. On ne s’attaque pas à un État, on neutralise une organisation criminelle transnationale. Ce glissement change tout en termes de légitimité interne et de contraintes institutionnelles et internationales. À cela s’ajoute une autre dimension souvent mal comprise. L’incertitude. Les informations sur l’autorisation d’opérations clandestines de la CIA, normalement cachée mais pas ici, ne visaient pas nécessairement une action immédiate. Elles visaient à créer un climat de doute au sein du régime lui-même. En géopolitique, l’incertitude est une arme. Elle fragilise les loyautés internes du régime, pousse les élites à penser à leur survie personnelle et à créer des fissures internes dans des systèmes qui paraissent solides de l’extérieur. Si les informations rapportées ce matin sur la capture et l’exfiltration de Maduro se confirment, ce qui semble être le cas, on entre alors dans une autre catégorie d’événement. Ce n’est plus seulement une pression économique ou maritime. C’est une décapitation politique. Un acte lourd, aux conséquences régionales et internationales majeures. Il pose des questions de droit international, de précédent, de légitimité. Il envoie aussi un signal clair aux autres puissances: les États-Unis sont prêts à utiliser la force directe dans l’hémisphère occidental pour empêcher la consolidation d’un régime qu’ils considèrent comme un narco-État soutenu par des rivaux. On peut condamner cette logique. On peut la juger dangereuse. Mais on ne peut pas prétendre qu’elle est improvisée ou incompréhensible. Reste une question centrale. Toute coercition sérieuse doit offrir une porte de sortie. Sans alternative politique crédible, la pression mène soit à l’explosion, soit à une radicalisation accrue. C’est ici que l’opposition vénézuélienne, notamment autour de María Corina Machado, à qui on a remis le prix de Nobel de la paix, devient un élément clé du puzzle. Pas parce qu’elle serait parfaite, mais parce qu’elle incarne une option de transition acceptable, et déjà approuvée, pour la communauté internationale et compatible avec un réalignement stratégique occidental. Au final, ce qui se joue au Venezuela dépasse largement la question du pétrole ou de la personnalité de Trump. Il s’agit d’un affrontement de logiques de puissance, d’une tentative de contenir l’implantation chinoise dans une zone considérée comme vitale par Washington, et d’une coercition stratégique visant à forcer un changement de trajectoire sans guerre ouverte entre États. La vraie question n’est donc pas de savoir si Trump est un héros ou un tyran. La vraie question est jusqu’où cette pression peut monter avant que le système vénézuélien ne se fracture, se transforme ou se radicalise davantage. C’est là que se jouera la suite. Et c’est précisément cette nuance que le bruit médiatique empêche trop souvent de voir. Voilà. J'espère vous avoir éclairé sur ce sujet. Si vous avez des questions, il me fera plaisir de tenter d'y répondre. Au plaisir. Samuel Chabot
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Rafael Jacob
Rafael Jacob@RafJacob·
Accalmie avec Trump: bravo M. Carney, quel leadership. Lui est capable de s'entendre avec le président! Chicane avec Trump: bravo M. Carney, quel leadership. Lui se tient debout face au président! Inouï comme cadeau politique. Il ne peut pas perdre!
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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
Un prix plafond sur les maisons ? C’est de l’humour ? Dans le monde réel, quand on décide arbitrairement qu’un bien ne peut plus se vendre au prix que des acheteurs sont prêts à payer, on ne règle rien... On déplace le problème et on l’aggrave! Les propriétaires retirent leurs maisons du marché, les projets de construction deviennent non rentables, les promoteurs arrêtent de bâtir ou se tournent vers d’autres segments, et l’offre se contracte encore davantage. Résultat : moins de maisons disponibles, des files d’attente déguisées en visites multiples, des contournements par des rénovations “obligatoires”, des ventes hors marché, et une pression qui se reporte intégralement sur les logements non couverts par le plafond. Pendant ce temps, la demande, elle, ne disparaît pas. Les ménages continuent de chercher à se loger, les nouveaux acheteurs entrent sur le marché, l’épargne se recycle ailleurs, et l’écart entre ce qui est permis et ce qui est réel se creuse. On obtient alors exactement l’inverse de l’objectif affiché, soit une rareté organisée, une dégradation de la qualité du parc immobilier, et un marché parallèle qui profite surtout à ceux qui ont déjà les moyens de naviguer dans les zones grises. Bref, on peut pas faire plus ridicule. C’est une recette déjà vue, documentée, et systématiquement contre-productive, qui confond symptôme et cause et fait semblant d’agir en sacrifiant l’offre future. Et sérieusement, c’est ça qu’on appelle aujourd’hui le « centre-droit » du PQ ? Allez, un peu de sérieux....
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Ferjeu
Ferjeu@Jphoule80·
@Jimlegare @JeromeLandry La droite qui critique le marché c'est toujours drôle. Oubliez pas que la gauche on aurait instaurer un plafond des prix.
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Jerome Landry
Jerome Landry@JeromeLandry·
Le marché immobilier ne dérougit pas | Il faut maintenant un demi-million $ pour acheter un bungalow de 50 ans à Québec — FM93 fm93.com/audio/751808/i…
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Dimitris Soudas 🇨🇦⚜️🇬🇷☦️ 13.12.1943
Molon Labe.
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P

@elonmusk On the airwaves of @RadioCanadaInfo, Canada’s state-funded public broadcaster, a commentator stated that Canadian soldiers should inflict as many deaths as possible on Americans to prevent entry into Canada. These remarks were made by @DimitrisSoudas, a former adviser to a former Prime Minister of Canada, @stephenharper. It is an explicit incitement to military violence against an allied country, broadcast by a public media outlet and voiced by a former figure of power. From a diplomatic standpoint, this constitutes a serious provocation, a hostile signal, and an institutional failure. As a Canadian and a military veteran, I strongly and unequivocally oppose this kind of rhetoric. You do not trivialize death. You do not toy with war. No serious democracy tolerates this. Silence would be complicity. It must stop!

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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
Pour s’assurer — car dans les faits c’est ce qui arriverait— de s’en faire tuer 20x plus du côté canadien ? C’est ça le plan ? Rassurez moi, vous êtes au fait que, peu importe les tactiques canadiennes employées, le commandement de l’armée canadienne ne nous donne pas plus de 48h dans un tel scénario? Alors pourquoi insister sur la sacrifice de nos jeunes soldats? Pour la forme ? Le côté poétique de la chose ? Si c’est ce que vous défendez, j’ose espérer que ça dépasserait les paroles et que vous seriez le premier au front …. Je crois que vous ignorez fondamentalement ce qu’est la guerre…. Ce qu’elle implique et ce qu’implique la notion de sacrifice inutile.
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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
@elonmusk On the airwaves of @RadioCanadaInfo, Canada’s state-funded public broadcaster, a commentator stated that Canadian soldiers should inflict as many deaths as possible on Americans to prevent entry into Canada. These remarks were made by @DimitrisSoudas, a former adviser to a former Prime Minister of Canada, @stephenharper. It is an explicit incitement to military violence against an allied country, broadcast by a public media outlet and voiced by a former figure of power. From a diplomatic standpoint, this constitutes a serious provocation, a hostile signal, and an institutional failure. As a Canadian and a military veteran, I strongly and unequivocally oppose this kind of rhetoric. You do not trivialize death. You do not toy with war. No serious democracy tolerates this. Silence would be complicity. It must stop!
Jim Légaré@Jimlegare

Dimitris Soudas is playing a risky game with the US… Dimitris Soudas joue à un jeu très dangereux avec les États-Unis…

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Jim Légaré
Jim Légaré@Jimlegare·
Dimitris Soudas is playing a risky game with the US… Dimitris Soudas joue à un jeu très dangereux avec les États-Unis…
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Vincent Geloso
Vincent Geloso@VincentGeloso·
Ce truc est une farce. L'idée de lier nazisme et capitalisme est un truc complétement farfelu! En fait, il s'agit d'un exemple d'expert-inexperts qui vont au-delà du sujet qu'ils maîtrisent. Ici, il est pertinent d'invoquer le livre de Gunther Reimann -- The Vampire Economy (1939)-- qui porte sur l'économie nazie par un contemporain. La recherche en histoire économique sur le sujet a plutôt confirmé le point général à venir (voir certaines références ci-bas). Reimann, journaliste et économiste allemand ayant fui l’Allemagne hitlérienne, démantele l'idée que le terme "capitaliste" ou "libéralisme" s'applique à l'Allemagne. L'argument central est simple: le nazisme n’abolit pas formellement le capitalisme, mais il le vide progressivement de toute substance. Le Vampire dans le titre renvoie à un État qui ne produit pas, mais se nourrit continuellement des ressources du secteur privé, qu’il épuise par exsanguination. Les entreprises continuent d’exister juridiquement, mais elles sont soumises à une prolifération de contrôles arbitraires: fixation des prix et des salaires, interdiction de quitter des employeurs, quotas de production, obligations de production, nationalisations (et parfois des privatisations), restrictions sur les intrants, tariffs, interdictions d’investissement, menaces constantes d’expropriation ou de poursuites politiques. Rajoutons les plans de 4 ans sous l'égide de Goehring (parce que les plans quadriennaux c'est pas communiste, c'est juste les plans quinquinnaux qui le sont -- sarcasme). Et bien sûr il y a la spoliation d'une minorité dont on mange le capital afin de financer la consommation immédiate (donnant l'impression d'une croissance rapide). Dites-moi, dans cette liste de restrictistions et règles étatistes, voyez-vous du capitalisme? Soyez sérieux! En Allemagne nazie, le droit de propriété subsiste en apparence, mais il est vidé de son contenu: les individus n’ont plus la liberté d’utiliser, de transformer ou de céder leurs actifs et leur possession est en fait une grâce que le souverain peut révoquer par son bon vouloir. Peu importe comment vous définissez le capitalisme, il n'y a aucune chance que ceci s'agence avec cela! instagram.com/reel/DTdWFQWDg…
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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
RT @jhamel: Dans une entrevue sur les ondes de Radio X l'ex-ministre Pierre Fitzgibbon défend sa stratégie d'investissement dans la filière…
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Samuel Chabot
Samuel Chabot@Chabot_Samuel_P·
@Marcheur_MTL @VincentGeloso Vos connaissances en matières économiques sont lesquelles? Car vous critiquez deux individus qui dépassent probablement de très loin vos compétences en la matière.
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Marcheur de Montréal
Marcheur de Montréal@Marcheur_MTL·
Je me demande pourquoi un professeur comme @VincentGeloso cherche à se faire valider par cette gang d’inutiles sous-éduqués…
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