Marc Daou

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@Darcmaou

Journaliste @France24

Katılım Mart 2009
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Karim Emile Bitar
Karim Emile Bitar@karimbitar·
🇮🇷 🇱🇧 "Naïm Kassem se caractérise par sa loyauté absolue envers l'Iran, ayant veillé à la cohérence entre le discours politique du parti et la doctrine du 'wilayat al-faqih', qui affirme la primauté du religieux sur le politique, rappelle Karim Bitar” f24.my/Bixj via @FRANCE24 via @Darcmaou "Naïm Kassem est un leader malgré lui, étant le successeur du successeur de Hassan Nasrallah, puisque aussi bien l’ex-secrétaire général que son cousin Hachem Safieddine ont été liquidés par les Israéliens", rappelle Karim Émile Bitar, enseignant à Sciences Po Paris et ancien doyen de l’université Saint-Joseph de Beyrouth. "Il s’est retrouvé à la tête de ce mouvement dans un contexte extrêmement difficile, dans le cadre d’une transition forcée." Membre du clergé chiite libanais originaire du Sud-Liban et ancien professeur de chimie, Naïm Kassem fait partie des fondateurs du Hezbollah, créé en 1982 en réaction à l'invasion israélienne du Liban. À partir de 1991, il en devient le secrétaire général adjoint, un poste symbolique qui lui offre une certaine exposition médiatique au point de devenir l’un des visages les plus connus du parti derrière Hassan Nasrallah. "Quand il était numéro deux, son rôle était essentiellement celui d'un cadre religieux et doctrinal plutôt que d'un chef charismatique, se posant plutôt en leader religieux modeste et en porte-parole théologico-politique assez disponible pour les médias arabes et internationaux, dans lesquels il abordait les positions du Hezbollah, l'identité chiite et les rapports avec l'Iran", précise Karim Émile Bitar. "Contrairement à Hassan Nasrallah qui tirait, aux yeux de ses partisans, son autorité d'un certain capital charismatique et d'une légitimité militaire issue de la lutte contre Israël, Naïm Qassem n'a jamais joué un rôle majeur dans l'appareil militaro-sécuritaire du Hezbollah", poursuit-il. "Appartenant à une génération d’oulémas chiites formée en Irak et auteur de plusieurs ouvrages doctrinaux, il incarne plutôt, à défaut d'être un grand orateur capable de mobiliser les foules, une certaine continuité idéologique." Dans ce contexte, Naïm Qassem voit sa propre influence à l’intérieur du pays contestée. Voire au sein de son propre parti, alors que Donald Trump, en personne, ne cesse de répéter que "le Hezbollah au Liban est un problème". Mercredi, après avoir rencontré le président libanais, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah a déclaré que "les positions les plus justes sont celles qui rassemblent, et les réactions les plus pertinentes sont celles empreintes de réalisme et de positivité". Des propos rapportés par le quotidien L'Orient-Le Jour qui tranchent avec le ton menaçant de Naïm Qassem et qui sonnent comme une réponse à l’appel à la raison du chef de l’État.  Toutefois, pour les observateurs, il est difficile d’imaginer Naïm Kassem renoncer à l’arsenal accumulé depuis des décennies par le mouvement chiite libanais, ou de couper les liens avec Téhéran, "alors que, comme certains au Liban le pensent, le rôle de l'Iran [dans le fonctionnement du Hezbollah, NDLR] est aujourd'hui beaucoup plus important qu'il ne l'était lorsque Hassan Nasrallah était à la tête du mouvement", indique Karim Émile Bitar. "Naïm Kassem se caractérise par sa loyauté absolue envers l'Iran, ayant veillé à la cohérence entre le discours politique du parti et la doctrine du 'wilayat al-faqih' [qui affirme la primauté du religieux sur le politique, ce qui fait que le parti obéit au guide suprême de la République islamique, NDLR]", rappelle-t-il. "Dans l'un de ses ouvrages, il a théorisé ce lien, cette alliance organique entre le Hezbollah et le guide de la révolution iranienne." "Et pour lui, qui essayait de conceptualiser et de légitimer la nécessité théologique et morale de la résistance armée", conclut-il, "abandonner l'arsenal militaire, abandonner la résistance, selon son expression, serait équivalent à une perte de dignité pour l'ensemble de la communauté chiite".
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Karim Emile Bitar
Karim Emile Bitar@karimbitar·
🇱🇧 🇮🇱 "Si le Hezbollah ne répond pas aux attaques israéliennes, c’est parce qu'il est parfaitement conscient des rapports de force actuels, estime Karim Émile Bitar, enseignant à Sciences Po Paris et ancien doyen de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth.” france24.com/fr/moyen-orien… “Il sait aussi que le peuple libanais ne supporterait plus une nouvelle guerre, que sa propre base est aujourd'hui prise à la gorge par des problèmes sociaux-économiques". "Le parti chiite sait surtout que toute velléité de riposte pourrait conduire Israël non seulement à ordonner à reprendre ses attaques pour le détruire, mais éventuellement à aller plus loin, pour rogner les ailes de Téhéran, poursuit-il. Parce que Benjamin Netanyahu aurait voulu aller plus loin [lors de la guerre de 12 jours, en juin, NDLR] et faire tomber la République islamique iranienne si Trump ne s'y était pas fermement opposé... Or, l'Iran souhaite en priorité absolue préserver son régime". Un avis que partage Ghassan Hajjar, directeur de la rédaction du journal libanais An-Nahar. "Ayant intérêt à la guerre, Benjamin Netanyahu essaie de piéger le Hezbollah en le poussant à réagir aux opérations israéliennes afin de l'entraîner dans une guerre, estime-t-il. Étant convaincu que l'État libanais ne peut pas désarmer le parti, Israël pense que cet arsenal ne peut être éliminé que dans le cadre d’un nouveau conflit." Des informations relayées dans les médias locaux font état de tensions internes entre la direction incarnée par Naïm Qassem, plus réservée sur une éventuelle riposte, et l’aile dure du Hezbollah, plus va-t-en-guerre et opposée à toute idée de désarmement.” “L'aile dure Hezbollah est incarnée essentiellement par ses cadres militaires formés en Iran, proches de Téhéran, alors que les députés libanais du Hezbollah, du moins un grand nombre d'entre eux, sont sur une ligne plus pragmatique parce qu'ils connaissent les réalités locales, souligne Karim Émile Bitar. Ils savent qu'aujourd'hui le Hezbollah a perdu une grande partie de ses alliés libanais, notamment dans les communautés sunnites et chrétiennes, qu'il ne peut plus se permettre de se comporter avec la même hubris, la même arrogance, ni de jouer solo comme dans le passé". Cette distinction entre ligne dure et modérée "est peut-être un peu artificielle", juge-t-il, car "une fois que la décision est prise, tout le monde s'y range". Propos recueillis par Marc Daou @Darcmaou de @FRANCE24
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Thomas Juneau
Thomas Juneau@thomasjuneau·
Imagine someone in 2014 - when MbS was the barely known nephew of the Saudi king, Trump was The Apprentice guy, and Al Sharaa was an Al Qaeda leader - telling you this photo would be a thing in 2025
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Maya Gebeily
Maya Gebeily@GebeilyM·
Israel is lobbying the U.S. to keep Syria weak and decentralised, including by letting Russia keep its military bases there to counter Turkey's growing influence, four sources familiar with the efforts said. with @humeyra_pamuk reuters.com/world/israel-l…
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Timour Azhari
Timour Azhari@timourazhari·
Standup comedy in Damascus. Will just say — no topic was off limits.
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Caroline Rose
Caroline Rose@CarolineRose8·
Years ago in Beirut, I had a surprise (and unfortunate) run-in with a Syrian regime official which taught me an important lesson about how Damascus tactfully used #captagon as a tool of coercive diplomacy. But in the wake of the regime's fall in #Syria, I've reflected on how this perceived strength for the regime--what was thought to be the 'glue' that held the power structure together--was more like 'scotch tape' to patch over the regime's patronage network. And in the end, the trade likely accelerated Assad's fall. The essay that I've waited years to write, for New Lines Magazine: newlinesmag.com/spotlight/capt…
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Peter Alexander
Peter Alexander@PeterAlexander·
Inside the West Wing, the framed photos of President Biden have been removed. Soon, photos of incoming President Trump will take their place. @NBCNews
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Wassim Nasr
Wassim Nasr@SimNasr·
#Syrie tous les sujets qui ont été abordés & toutes les réponses d’Ahmed Al-Chareh, Abou Mohamed Al-Joulani depuis Damas où j’ai pu m’entretenir avec lui @France24_fr f24.my/AomO
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Élysée
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Déclaration conjointe du Président des Etats-Unis et du Président de la République annonçant un cessez-le-feu entre Israël et le Liban. elysee.fr/emmanuel-macro…
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FRANCE 24 Français
FRANCE 24 Français@France24_fr·
Mandats d’arrêt de la CPI : "Le monde de Benjamin Netanyahu vient de se rétrécir considérablement" ➡️ go.france24.com/bXn
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Financial Times
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FT Exclusive: Satellite data shows about 3,100 buildings have been damaged or destroyed in Lebanon since September 20 as intense waves of attacks have killed more than 1,300 people. ft.com/content/e646b8…
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