Documentaire et Vérité

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@DocuVerite

Association - Réalisation de documentaires Analyses et Actualité - Énergie, Industrie 🎥"Éoliennes, du rêve aux réalités Nucléaire, une énergie qui dérange"

U.E. Katılım Ekim 2020
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En France, les tarifs garantis pour certaines énergies renouvelables restent durablement supérieurs aux prix observés sur les marchés de gros. En 2024, le tarif moyen atteint près de 175 €/MWh, quand les prix de gros, hors période de crise, oscillent plutôt entre 40 et 60 €/MWh. Ce différentiel ne relève pas d’une anomalie ponctuelle, mais de la logique même du système : ces tarifs ont été conçus pour garantir une rentabilité sur le long terme, souvent sur la base de coûts désormais dépassés. Il en résulte que certains contrats conduisent encore à rémunérer l’électricité à des niveaux deux à quatre fois supérieurs aux prix de marché observés en régime normal. Non par nécessité technique actuelle, mais par l’effet de mécanismes administratifs hérités, figés dans des engagements de long terme. Le tableau le montre sans détour : certaines filières, comme le photovoltaïque ou le biogaz, bénéficient encore de niveaux de rémunération hérités d’une époque où leurs coûts étaient mal connus, et largement surestimés. Ces contrats, signés pour vingt ans, continuent de produire leurs effets longtemps après que la réalité économique a changé. Ainsi, la France ne paie pas seulement une électricité renouvelable : elle paie des décisions passées, figées dans des contrats qui maintiennent artificiellement des niveaux de rémunération élevés, indépendamment de la réalité actuelle des prix. Le marché donne un signal, le système en impose un autre : plus élevé, plus stable, mais aussi plus coûteux... Ainsi, l’écart n’est pas une dérive, c’est la règle. ccomptes.fr/fr/publication…
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@OlivierFAUVEL1 Tout le monde aura compris que le titre ici incriminé ne provenait pas du patois technocratique de la cour des comptes, mais d'un article, représentatif d'autres, que j'aurais du effectivement joindre. Merci de m'offrir cette possibilité: lefigaro.fr/flash-eco/les-…
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Olivier FAUVEL
Olivier FAUVEL@OlivierFAUVEL1·
@DocuVerite Quand vous reprenez un extrait d’un document de la CC merci de conserver l’original sans y ajouter votre commentaire qui pourrait faire croire qu’il vient de la CC Sinon changez vote intitulé «Documentaire et Vérité » le terme colossal n’y figure pas mais plutôt « recommandation"
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Le titre « 26,3 milliards d’euros en neuf ans : la facture colossale des aides aux EnR » donne l’apparence d’une addition définitive. Pourtant ce chiffre ne désigne pas le coût de ces énergies, mais seulement une fraction spécifique, comptable et budgétaire. Les 26,3 milliards correspondent exclusivement aux charges de service public de l’énergie (SPE), c’est-à-dire aux compensations versées par l’État pour garantir les tarifs aux producteurs. Ce chiffre ne capture qu’un seul mécanisme, le soutien direct. Or, comme le reconnaît la Cour, le rapport « ne couvre pas la totalité des coûts induits par le déploiement des énergies renouvelables » Dès lors, ce chiffre brandi ne saisit qu’une surface. Il laisse hors champ tout ce qui fait système : les investissements dans les réseaux nécessaires pour intégrer des productions dispersées et intermittentes, les coûts d’équilibrage qu’impose leur variabilité, les charges indirectes répercutées sur les consommateurs via les tarifs d’acheminement... À cela s’ajoutent les engagements futurs déjà contractés, ainsi que des coûts plus diffus encore (coûts d’opportunité, rigidités induites, choix énergétiques contraints... ) qui ne figurent dans aucune comptabilité immédiate. Si l’on cherche malgré tout à reconstituer un ordre de grandeur plus réaliste, l’addition change d’échelle. Aux 26,3 milliards de soutien direct passés, il faut ajouter, au minimum, plusieurs dizaines de milliards de coûts de réseau, d’intermittence et d’effets système. Sans prétendre à une exactitude impossible faute de comptabilité consolidée, on peut raisonnablement estimer que le coût élargi engagé sur la période récente se situe non plus autour de 26 milliards, mais plutôt dans une fourchette de 50 à 70 milliards d’euros. Et si l’on y ajoute les engagements futurs déjà inscrits hors bilan (87 milliards d’€ fin 2024), on comprend que la question n’est plus celle d’une dépense ponctuelle, mais d’une architecture financière de long terme. Car ici réside la limite méthodologique essentielle : seuls les flux monétaires directs de l’État sont comptabilisés. Tout ce qui transite par les consommateurs, les marchés ou les opérateurs disparaît de l’analyse centrale. Le chiffre de 26,3 milliards donne ainsi l’illusion qu’on peut circonscrire le coût, le mesurer, le maîtriser. Alors qu’en réalité, on est face à un système diffus, aux effets multiples, dont une grande partie échappe à la comptabilité publique... Le problème n’est donc pas que ce chiffre soit faux, il est qu’il soit présenté comme suffisant. Car l’enjeu n’est pas seulement celui du montant, mais celui de la lisibilité. Une politique dont le coût réel ne peut être appréhendé qu’indirectement tend, avec le temps, à se soustraire au débat qu’elle devrait pourtant éclairer... ccomptes.fr/fr/publication…
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« Nous allons reconsidérer le rôle de la Suède dans l’union de l’énergie. Je ne le dis pas à la légère » La ministre suédoise de l’Énergie vient de briser le vernis consensuel de la transition européenne. Son reproche est simple : Bruxelles continue de vouloir produire toujours plus d’électricité « verte », sans se demander si elle est disponible au bon moment, au bon endroit. On empile des capacités, mais on oublie le système. La Suède, bon élève énergétique refuse désormais de payer pour les incohérences des autres. Le mécanisme des revenus de congestion — ces revenus générés par les écarts de prix de l’électricité entre différentes zones du réseau — apparait au cœur du conflit actuel. Bruxelles envisage d’en encadrer, voire d’en rediriger l’usage, afin de lisser les prix entre États membres. Pour Stockholm, c’est une ligne rouge : pourquoi pénaliser un pays performant pour compenser les déséquilibres des autres ? La ministre de l’Énergie, Ebba Busch, a évoqué la possibilité d’un moratoire sur les nouvelles interconnexions avec l’Europe continentale, voire sur le renouvellement des infrastructures existantes. Soit la remise en cause de l’un des piliers mêmes de l’union de l’énergie. Stockholm rappelle qu’elle a « fait ses devoirs » : un mix électrique presque entièrement décarboné, une capacité d’export parmi les plus élevées d’Europe, et près de 3 milliards d’euros de revenus de congestion, dont l’essentiel provient de contraintes internes au réseau. Dans ce contexte, l’idée que ces ressources puissent être en partie réaffectées selon des règles européennes est jugée « inacceptable ». Derrière cet accrochage technique se cache une réalité plus profonde. La transition énergétique n’est plus un récit unificateur, elle devient un champ de tensions, où chaque pays redéfinit ses intérêts. Ce qui se joue désormais n’est donc plus seulement une trajectoire climatique commune, mais la capacité même de l’Europe à organiser une solidarité qui ne se retourne pas contre ceux qui l’ont rendue possible…
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Selon le directeur de France Nature Environnement : « Il faut arrêter avec cette histoire d’intermittence, le 100% renouvelable, ça fonctionne ! » Sceptique, @MyrtoTripathi lui fait remarquer que "ça n'a jamais fonctionné à l'échelle d'un village..."
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Géraldine Woessner
Géraldine Woessner@GeWoessner·
Ayant reconnu cela, @vonderleyen annonce une garantie de 200 millions d'euros pour soutenir l'investissement privé dans les technologies nucléaires innovantes. Soit = à peu près rien. Les besoins, en Europe, dépassent 240 milliards... Zéro annonce sur la neutralité technologique (le nucléaire est toujours considérée une énergie "de transition", comme le gaz, dans la taxonomie). Piteux, indeed...
BFM@BFMTV

La "réduction de la part du nucléaire [en Europe] était un choix. Et avec le recul, c'était une erreur stratégique", concède Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, au Sommet sur l'énergie nucléaire #BFM2

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Juchet
Juchet@JMJuchet·
@DocuVerite Vos sources semblent etre tres contestables...🤔
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Le marché des véhicules électriques demeure encore largement non rentable pour la plupart des constructeurs. Quelques entreprises seulement parviennent à dégager des marges positives. On y retrouve Tesla et surtout plusieurs groupes chinois. Tous les autres acteurs représentés restent dans le rouge en termes de marge opérationnelle... La plupart des grands constructeurs perdent encore de l’argent sur chaque véhicule électrique vendu. Les marges négatives s’accumulent : –10 % pour BMW ou Mercedes, –15 % pour Volkswagen ou Stellantis, –43 % pour General Motors, –72 % pour Ford, –89 % pour Polestar. Certaines start-up atteignent des niveaux surréalistes : –126 % pour Vinfast, –259 % pour Lucid... Le groupe Stellantis a annoncé une dépréciation d’actifs de 26 milliards de dollars liée aux VE, expliquant que ces charges « reflètent un changement stratégique visant à privilégier la liberté de choix ». Ce qui revient à dire : produire ce que les clients souhaitent réellement, plutôt que ce que les réglementations gouverne-mentales imposent. Cette dépréciation intervient après une perte de 6 milliards de $ liée aux VE chez General Motors, et une autre de 19,5 milliards chez Ford. Le paradoxe est frappant : les moteurs à combustion paient encore l’addition de leur propre disparition annoncée. Les entreprises dites pure play ( entièrement consacrées au VE ) brûlent du capital pour conquérir des parts de marché, tandis que les constructeurs historiques absorbent les pertes grâce à leurs activités traditionnelles. La transition se finance donc moins par la rentabilité du nouveau modèle que par les marges de l’ancien. Cette coexistence crée une phase de transition ambiguë : l’industrie automobile doit simultanément entretenir la rentabilité de technologies appelées à disparaître et accélérer le développement de celles qui doivent les remplacer. Ce tableau ne signifie pas que l’électrification de l’automobile soit condamnée, mais rappelle que cette transition industrielle est loin d’avoir trouvé son point d’équilibre économique. Une transition technologique peut être décidée, sa viabilité ne se décrète pas... privatebank.jpmorgan.com/eur/en/insight…
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Le pétrole américain a bondi de 36 % en quelques jours pour frôler les 91 dollars le baril, soit la hausse la plus rapide depuis que les statistiques existent. Au-delà du seuil psychologique à 100 $, la menace d’une récession mondiale cesse d’être une hypothèse théorique. Car le problème ne se limite pas au pétrole. C’est l’ensemble de l’économie moderne qui dépend de ces flux. Diesel pour les camions, kérosène pour les avions, gaz pour les usines, matières premières pour les plastiques, les engrais ou la chimie… Lorsque le prix de l’énergie s’emballe, la facture finit toujours par apparaître ailleurs : billets d’avion, produits alimentaires, chantiers, transports ou les chaînes d’approvisionnement. L’Europe pensait quand à elle avoir tiré les leçons de la guerre en Ukraine. Privée du gaz russe, elle a accéléré la diversification de ses fournisseurs et multiplié les terminaux de gaz naturel liquéfié. Mais la crise actuelle rappelle une réalité moins confortable : le GNL est un marché mondial où l’Europe n’est même pas prioritaire. Lorsque la tension monte, les cargaisons prennent simplement la direction des régions prêtes à payer davantage. En l'occurence en Asie. Alors que l’Europe va devoir commencer sans tarder sa campagne de remplissage des stocks, la compétition ne peut que s’aiguiser avec l’Asie sur le marché « spot » – celui où le gaz se négocie au jour le jour – pour obtenir des cargaisons. Lesquelles, comme n’importe quelle commodité, iront au plus offrant. Les marges de manœuvre sont d’ailleurs étroites. Contrairement à 2022, les gouvernements européens ne disposent plus du même arsenal budgétaire. À l’époque, près de 4 000 milliards d’euros avaient été mobilisés pour amortir le choc énergétique. Refaire la même chose aujourd’hui paraît financièrement impossible. Pour l’industrie européenne, la perspective est donc préoccupante. Chimie, verre, sidérurgie, agroalimentaire : de nombreux secteurs restent structurellement dépendants du gaz. Si les prix dépassent à nouveau les limites, certaines entreprises pourraient être tentées de définitivement fermer leurs sites européens pour produire ailleurs... Comme le conclue le FT: « Les prix actuels du pétrole sont loin d'être le scénario du pire. Mais à l’heure actuelle, le monde se penche sur la plus grande perturbation de la production pétrolière de l’histoire ainsi qu’un choc retentissant sur les marchés mondiaux du gaz. La question clé pour les marchés mondiaux de l'énergie est maintenant la durée de cette guerre explosive. » ft.com/content/5a74c0… wsj.com/business/energ…
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La ligne rouge montre la trajectoire nécessaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Cette trajectoire supposait une chute abrupte et continue de la consommation mondiale de pétrole, de gaz et de charbon. Or la réalité suit une autre pente : les émissions se stabilisent, parfois repartent à la hausse, et même dans les scénarios les plus favorables, elles resteraient supérieures à 25 milliards de tonnes par an au milieu du siècle. L’écart entre l’objectif et la trajectoire effective semble de + en + vertigineux. Ce décalage se lit désormais dans le langage diplomatique. En 2022, lors de la réunion des pays riches sur l’énergie, le communiqué final mentionnait la « neutralité carbone » treize fois. La semaine dernière : une seule occurrence, et encore pour constater l’absence d’unanimité. Ce glissement lexical traduit un glissement stratégique : la neutralité carbone cesse d’être l’axe structurant des priorités. Le climat reste un sujet, mais il n’occupe plus le centre du discours. Le gouvernement danois vient d’annoncer qu’il envisage de prolonger les forages pétroliers et gaziers en mer du Nord. La justification de son ministre du Climat et de l'Énergie, est éloquente, presque allégorique : « J'aurais préféré que l'Europe puisse se contenter d'énergies vertes. Mais la réalité est différente, et je suis convaincu qu'il est préférable pour l'Europe de s'approvisionner en gaz auprès du Danemark plutôt qu'auprès de pays situés hors de notre continent. » Cette citation illustre parfaitement le passage de la transition d’une logique purement climatique vers une logique stratégique axée sur la sécurité énergétique continentale. L’âge des slogans cède peu à peu la place à l’ère des arbitrages… bloomberg.com/opinion/articl…
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@KaplanBen_Fr "C'est terrifiant de voir que les questions très techniques quand elles sont politisées et vulgarisées à l'extrême, mènent en général au grotesque..." Sébastien Lecornu ne pouvait mieux résumer sa PPE...
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Kâplan
Kâplan@KaplanBen_Fr·
Mais c’est le « spécialiste énergie » du think tank de la gauche socialiste, Terra Nova, qui célèbre, aux côtés du Premier ministre et de tous les lobbies du secteur de l’énergie, le passage en force de la PPE3… L’incarnation même de la disparition du rôle de défense de l’intérêt général de l’État, désormais réduit à celui de simple coordinateur de lobbies privés en quête de subventions publiques massives...
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Gouvernement@gouvernementFR

EN DIRECT | Table ronde autour du Premier ministre sur l’énergie et la PPE 3. twitter.com/i/broadcasts/1…

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Bertille Bayart
Bertille Bayart@BertilleBayart·
@DocuVerite Le R4 photovoltaïque est à 90 GW 2035 (pas 54, ça c’est 2030). La PPE est plutôt calée sur le R3. Et dans le texte vous confondez les GW et les TWh
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JF Raux - Les questions qui dérangent…
Excellent analyse de la faillite de la PPE3 par @DocuVerite Résumons : Un summum de pensée magique où l’électricité, trop chère et même de plus en plus chère, va remplacer des énergies fossiles plus compétitives ! Nous sommes dirigés par des sorciers qui fument la moquette pas par des hommes politiques qui ont la tête sur les épaules ! Bonjour les coûts échoués que paieront les contribuables et les consommateurs !
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x.com/i/article/2021…

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L’ancien directeur de l’ANDRA @HenriWallard dénonce une mauvaise habitude française sur l’électricité: « Soit les rapports sont classés confidentiels défense, soit ignorés. Pire parfois, on assiste à un succession de mensonges d’État sur le sujet… »
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En 2019, le président de la Commission de Régulation de l'Énergie vantait la baisse de la baisse de la consommation électrique et avouait sans sourciller que « le développement des ENR ne sert pas à réduire les émissions de CO2 ... »
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Pour comprendre pourquoi les projections françaises de consommation d’électricité sont illusoires et rendent tout ajout d'énergies intermittentes inutiles, il est plus que jamais éclairant d'écouter les analyses de Marc Fontecave, professeur au Collège de France...
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Documentaire et Vérité@DocuVerite·
Entre 2017 et 2020, Sébastien Lecornu a occupé plusieurs postes de responsabilité liés à la transition énergétique et écologique. De la fermeture de Fessenheim à la programmation pluriannuelle de l’énergie, en passant par la défense des intérêts français, quel bilan tirer de son action ? ▶️ Lecornu fut d’abord le liquidateur de Fessenheim, cette centrale nucléaire parfaitement opérationnelle. En tant que secrétaire d'état, il n’a pas seulement « accompagné » cette fermeture : il l’a légitimée, maquillée en geste de responsabilité. 
▶️ Il est également l’un des pères d’une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui restera dans les annales comme un plan à la soviétique : irréaliste, incohérent, et heureusement jamais appliqué. La PPE prévoyait de réduire le nucléaire à 50 %, de gonfler artificiellement l’éolien et le solaire, et de faire reposer le tout sur un réseau déjà sous tension : le résultat n’était pas un projet, mais une fable. - Au final la consommation finale d’électricité a stagné, voire reculé, en dépit des ambitions d’électrification. - Les objectifs de fermeture de réacteurs nucléaires et de dév. des ENR n’ont heureusement pas été tenus. - Le coût global de la transition n’a pas été correctement anticipé : les appels d’offres garantis, les subventions, les investissements dans le réseau ont renchéri le prix final pour l’usager. ▶️ Autre axe central de la politique portée par Lecornu : la rénovation énergétique des bâtiments. Malgré des moyens financiers significatifs, via le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) puis MaPrimeRénov’, les résultats restent en deçà des attentes. Les dispositifs ont alimenté les fraudes et concentré les aides sur des ménages déjà informés et solvables. Dans le même temps, les rénovations performantes, les seules à garantir une réelle baisse des consommations, sont restées marginales. ▶️ Enfin c’est peut-être sur la scène européenne que son passif est le plus lourd. Alors que l’Allemagne imposait son dogme antinucléaire, que Bruxelles façonnait une taxonomie hostile à l’atome, Lecornu n’a pas su défendre nos intérêts: sa voix n’a jamais porté. 🛂 Simple témoin d’une époque ou acteur d’un déclassement ? En tout cas, son passage n’a pas seulement été inutile : il a contribué à affaiblir durablement le système énergétique français. À ce titre, Lecornu incarne moins un acteur qu’un symptôme : celui d’une classe politique qui, face à l’histoire, a choisi le confort des compromis contre la rigueur d’une analyse dépassionnée.Ce symptôme dépasse sa personne : c’est la marque d’une génération de responsables pour qui l’énergie n’est plus un pilier stratégique, mais une variable de communication. En cédant sur tous les fronts – au dogmatisme antinucléaire, aux mirages de la rénovation « magique », au mimétisme allemand dans les forums €; Lecornu a validé un affaiblissement dont les conséquences se font sentir aujourd’hui dans la hausse des coûts, la perte de souveraineté et la paralysie du débat.
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