
Emeric de Vigan
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Emeric de Vigan
@Emericdevigan
Energy professional born at 444 TWh . pro-nuc, renewables,markets. At least not against any. founder at cor-e , Currently sailing away




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Production solaire record historique avec effacement tout aussi historique, prix à 0 et modulation nucleaire relativement modeste. Comme quoi c’était possible et un truc a définitivement changé dans la conduite du parc Baseload !





🇲🇻🇮🇹 FLASH | « Ils ont été trompés par le sable et ont pris la mauvaise sortie, se retrouvant piégés. » Une THÉORIE émerge désormais après les inspections menées par l’équipe finlandaise chargée de ramener les corps des plongeurs italiens : les 5 victimes pourraient s’être PERDUES à l’intérieur des tunnels sous-marins et avoir emprunté une mauvaise issue en tentant de regagner la surface, avant de se retrouver dans une impasse. (La Repubblica)


Réaction naturelle. Je partage aussi les craintes sur d'autres projets. maritima.fr/actualites/%C3…

Réaction naturelle. Je partage aussi les craintes sur d'autres projets. maritima.fr/actualites/%C3…



Solar in 2025 grew 19x faster than experts at the International Energy Agency predicted in 2015. Solar is now the fastest growing electricity source in human history.




💡 TRIBUNE. 1,6 TWh d'électricité solaire gaspillée en 2025, faute de pouvoir la redistribuer ➡️ trib.al/3K4GhAJ


DPE : un nouveau correctif pourrait permettre de moins pénaliser les logements chauffés à l'électrique, qui sont aujourd'hui moins bien notés que ceux qui le sont au fioul ou au gaz. challenges.fr/immobilier/dpe…


Catégorie j’ai peur de *trop* bien comprendre…



Mais quelle surprise! 😐 Photovoltaïque : Carbon abandonne son projet de gigafactory, faute de marché européen protégé - 100-transitions.fr/instantanes/64…







La France a en 2025 connu un record d’exportations d’électricité : 92,3 TWh. Pourtant la valorisation totale de ces exportations n’a atteint que 5,4 milliards d’euros, soit environ 58,5 €/MWh. Or la CRE estime le coût du nucléaire historique français autour de 60 €/MWh pour les prochaines années. En d’autres termes, la France exporte massivement… mais quasiment à perte. Lorsque le vent souffle abondamment ou que le soleil produit massivement, les prix allemands s’effondrent et les surplus se déversent vers les réseaux voisins. Mais lorsque le vent tombe et que le solaire disparaît, l’Allemagne importe à grande échelle l’électricité pilotable produite ailleurs, notamment en France ou en Scandinavie. ▶️ C’est ici qu’intervient une mécanique largement méconnue. Sur le marché européen, lorsque les prix divergent entre deux pays interconnectés, le producteur exportateur ne capte pas l’écart. Il vend son électricité au prix de son marché local, non au prix du pays acheteur. La rente de congestion est ensuite partagée entre les gestionnaires de réseaux des deux côtés de la frontière. ▶️ Le cas italien l’illustre parfaitement cette situation. En 2025, la frontière avec la France, pourtant exportatrice nette, aurait généré 962,54 millions d’euros de rentes de congestion brutes, directement captées par le gestionnaire du réseau italien. Même amputée de moitié, cette manne représente 1,674 milliard d’euros pour RTE en 2025. Mais elle ne peut pas servir à financer de nouveaux réacteurs nucléaires car elle doit être affectée au développement du réseau. Ainsi la valeur créée par la disponibilité du parc nucléaire français ne revient pas à l’outil industriel qui permet cette disponibilité, elle alimente d’abord les infrastructures d’échange. ▶️ Plus inquiétant encore, les interconnexions commencent à transmettre non seulement l’électricité, mais aussi les désordres des systèmes voisins. À partir d’un certain seuil d’énergies intermittentes, les marchés électriques deviennent structurellement plus instables. Les heures de prix très bas, nuls ou négatifs se multiplient. Lorsque les prix chutent fortement sous l’effet des surplus renouvelables allemands, EDF est contrainte de moduler davantage ses réacteurs, voire parfois de réduire fortement leur production. Cette modulation accélère l’usure des installations, réduit leur rentabilité et complique encore le financement des futurs investissements nucléaires. ▶️ Et la situation pourrait encore s’aggraver avec le futur « paquet réseau » porté par la Commission européenne. Bruxelles souhaite accélérer massivement le développement des interconnexions afin d’augmenter les capacités d’échange entre États membres, et de s’arroger le pouvoir d'imposer aux Etats-membres des interconnexions additionnelles en court-circuitant les choix nationaux. La Commission envisagerait ainsi de prélever 25 % des rentes de congestion pour financer des projets communs, précisément destinés à permettre aux pays fortement dotés en EnRi d’évacuer leurs surplus. Derrière le vocabulaire rassurant de l’intégration apparaît une réalité plus conflictuelle, que l'économiste Dominique Finon résume ainsi : « Les interconnexions conçues pour assurer la solidarité technique entre les systèmes européens tendent à devenir un canal de déversement des productions excédentaires solaires et éoliennes des uns vers ceux qui ont un système décarboné à dominante nucléaire et hydraulique. » ⏯️ Au fond, le débat dépasse la seule question technique des réseaux et pose une interrogation beaucoup plus profonde : une Europe électrique peut-elle fonctionner durablement si certains pays conservent des moyens pilotables pendant que d’autres organisent leur système autour d’une intermittence massive rendue supportable grâce aux voisins ? Merci à @EricSartori3 et à sa note 🔽 piebiem.webnode.fr/l/surproductio…