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@EcoConnecte

je reviens sur X pour tenter de démasquer 🎭 les illusions et les biais intuitifs qui faussent notre compréhension de l’économie 💸

Lyon, France Katılım Temmuz 2017
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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
Voilà pourquoi certains parlent d’entreprises matraquées, quand d’autres y verront au contraire une pluie de cadeaux fiscaux. On subventionne à 95 % les McDo et les Carrefour qui embauchent au SMIC, et on matraque à 42 % les startups, les labos et les banques qui embauchent des cerveaux à 4 000 €. Résultat : on crée des jobs de caissiers… et on perd tous les ingénieurs.
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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
@LysandreBL Disons que la charge d’impôts a été déplacée, sa globalité ne semble pas avoir augmenté Tu as une baisse d’IS, impôt capital, ISF, taxe d’habitation, une future baisse des impôts de productions Face a une hausse CSG, taxes foncières, TVA stable Et oui dépenses tjs non financées
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Lysandre
Lysandre@LysandreBL·
@EcoConnecte Le problème de la France, c’est qu’ils ont baissé l’IS, mais augmenté les impôts et les dépenses ailleurs
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Lysandre
Lysandre@LysandreBL·
Macron a baissé l’IS de 33 à 25% En baissant le taux, paradoxalement la France n’a jamais autant capté d’argent des sociétés dans ses caisses C’est typiquement une application de la courbe de Laffer et de son effet recherché Mais les gauchistes préfèrent nier la réalité
Sardoche 🇫🇷@Sardoche_Lol

Je résume le post. À partir d’un certain seuil d’imposition, rajouter de l’impôt réduit les revenus fiscaux car il réduit encore plus l’attractivité d’un peuple à produire de la valeur Augmenter les impôts empirera toujours la situation de la France. Il faut tout réformer.

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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
@LysandreBL Evidemment Je mentionne le PIB comme base comparable pour juger la pertinence de la comparaison Si les recettes fiscales augmentent mais que le PIB aussi, c’est contestable de justifier que c’est la baisse d’IS qui explique cette amélioration (vs croissance mondiale, inflation)
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Lysandre
Lysandre@LysandreBL·
@EcoConnecte La captation d’impôt n’indue pas forcément une hausse du PIB
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
seitnom@seitnom

@BrivaelFr La gâteau ne peut pas grandir indéfiniment avec un nombre fini de ressources, avec une écologie cohérente, et visiblement avec un respect de l'humain et du droit international que ça vous plaise ou pas, il va un jour falloir faire autrement

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@BrivaelFr Reagan : les recettes ont augmenté en nominal (normal avec inflation + croissance), en % du PIB elles n’explosent pas. Kennedy : tu observes une hausse des recettes dans un contexte ultra favorable (forte croissance structurelle, démographie, gains de productivité élevé).
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Brivael - FR@BrivaelFr·
"N'importe quel étudiant en L1 sait que c'est pas valide." Effectivement, si tes profs de L1 sont des marxistes qui n'ont jamais créé une boîte de leur vie, qui n'ont jamais signé un bulletin de paie, qui n'ont jamais risqué un euro de leur propre argent, et dont toute la carrière dépend du financement public qu'il ne faut surtout pas remettre en question, oui, ils vont te dire que la courbe de Laffer c'est un truc écrit sur un coin de table. Et tu vas les croire parce que t'as 19 ans et que le monsieur a un doctorat. Sauf que la courbe de Laffer c'est pas un concept controversé. C'est de la logique pure. À 0% d'imposition, l'État collecte zéro. À 100% d'imposition, l'État collecte zéro aussi, parce que plus personne ne travaille ou tout le monde fraude. Donc entre les deux, il existe forcément un point maximum. C'est pas de l'idéologie, c'est des maths. Nier la courbe de Laffer c'est nier qu'une fonction qui vaut zéro à ses deux extrémités a un maximum entre les deux. Un étudiant en L1 de maths sait ça. Le débat c'est pas "est-ce que la courbe existe", c'est "où se situe le sommet". Et là, on a de la data. La France est à environ 46% de pression fiscale sur le PIB. C'est le taux le plus élevé de l'OCDE avec le Danemark. Sauf que le Danemark a un taux d'imposition sur les sociétés de 22% et zéro charge sur les salaires. La France cumule IS élevé, charges sociales parmi les plus hautes du monde, impôts sur le revenu progressifs, CSG, CRDS, taxes locales. Le tout combiné fait que la pression réelle sur les créateurs de valeur est écrasante. Et les effets sont documentés. Entre 2000 et 2014, 60 000 contribuables assujettis à l'ISF ont quitté la France, emportant avec eux des milliards de base taxable. Quand Hollande a instauré la taxe à 75%, le rendement a été quasi nul, les hauts revenus ayant restructuré ou déplacé leurs actifs. Quand Macron a remplacé l'ISF par l'IFI en 2018, les recettes fiscales globales ont augmenté parce que le capital est revenu. La Suède a vécu exactement la même chose. Dans les années 80, la pression fiscale suédoise a atteint des sommets. L'évasion fiscale est devenue un sport national. IKEA est parti. Tetra Pak est parti. La Suède a fini par baisser drastiquement son taux marginal d'imposition dans les années 90, passant de 87% à environ 50%. Résultat : les recettes fiscales ont augmenté. La courbe de Laffer en action, dans un pays scandinave socialiste. L'Irlande a baissé son impôt sur les sociétés à 12.5% dans les années 90. Résultat : une explosion d'investissements, une croissance massive, et des recettes fiscales de l'impôt sur les sociétés qui ont été multipliées par 8 en 20 ans. Moins de taux, plus de base, plus de recettes. Laffer. Les États-Unis sous Reagan ont baissé le taux marginal de 70% à 28%. Les recettes fiscales totales ont augmenté de 65% entre 1980 et 1990. Sous Kennedy dans les années 60, même scénario : baisse des taux, hausse des recettes. Donc "n'importe quel étudiant en L1 sait que c'est pas valide" c'est vrai si ton L1 c'est un endoctrinement marxiste où on t'apprend que taxer plus rapporte toujours plus, que le capital ne bouge pas, que les gens ne changent pas leur comportement en fonction des incitations, et que l'économie c'est un gâteau fixe dans lequel l'État découpe les parts. Dans le monde réel, les gens réagissent aux incitations. Quand tu taxes trop, les riches partent, les entrepreneurs s'installent ailleurs, le capital fuit, le travail au noir explose, et les recettes baissent. C'est pas de la théorie, c'est ce que la France vit depuis 30 ans. Le drapeau français sur ce graphique à 68% de taux effectif dans la zone de revenus décroissants, c'est pas une provocation, c'est un diagnostic. Mais bon, tes profs de L1 t'ont dit le contraire. Et tes profs de L1 n'ont jamais quitté la fonction publique. Comme par hasard.
Marxiste Random@danstagauche

N’importe quel étudiant en L1 sait que c’est courbe n’est pas valide. Comme le 3%,…, écrit sur un coin de table. Retournez à Grok

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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
@Sardoche_Lol Le socialisme ne se définit pas par le % de dépenses publiques. La 🇫🇷 est une économie mixte, pays capitaliste avec un Etat providence puissant (droits de propriété, respect des contrats, entreprises non nationalisées, concurrence, prix libres, bourse…) mais peu stratège oui.
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Sardoche 🇫🇷
Sardoche 🇫🇷@Sardoche_Lol·
Le capitalisme en France vit dans sa forme la plus bâillonnée C’est le pays le plus socialiste du monde, et avec l’interventionnisme le plus grand. Capitalisme de connivence, inégalités structurelles, friction colossale et perte de capitaux, gâchis d’argent permanent. Et le premier réflexe de certains jeunes de notre génération est d’imputer ces problèmes au …. capitalisme. 😭
mehdi@mehdimbrk

Burn out, bore out, brown out... Tant de mots (maux) pour un seul problème : le CAPITALISME

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@mbompard Autant de temps investi pour tenter de trouver un contre-exemple qui au final est peu pertinent et ridicule.
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Flavien Neuvy
Flavien Neuvy@flavienneuvy·
@thomas_veryone Participer à un processus de désignation d'un candidat c'est par principe accepter que le candidat qui gagne porte vos couleurs à une élection. Cela implique de partager un socle de valeurs essentielles. Je ne partage pas nombre de valeurs avec l'extrême droite.
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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
@Vachicorne @boquet_alain @sc_cath 1991* Quand la retraite a 60 ans a été votée, pas vraiment de projections long terme ont été modélisées. Et ensuite l’absence de réforme sur le sujet était gage de tranquillité…
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Vachicorne
Vachicorne@Vachicorne·
Les politiques alertent sur l'existence du mur depuis 45 ans. En 1981, Michel Rocard avait pondu un rapport déjà alarmant, et ca fait des décénies qu'on parle du "Papy boom" à l'opposé du Baby boom. Ce sont les gens qui ont votés pour ces politiques. Les français sont eux-mêmes responsables de la situation.
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Sylvain Catherine
Sylvain Catherine@sc_cath·
Je ne sais pas si les baby-boomers sont responsables de leur poids démographique, mais ce qui est très clair, c’est qu’avoir à la fois moins de retraités et moins d’enfants à charge permet de dégager une capacité d’épargne pour anticiper sa retraite. La période de « dividende démographique » aurait pu permettre l’introduction, sans grande difficulté, d’un second pilier au système de retraite. Pour cela, il aurait fallu cotiser non seulement pour payer les faibles retraites du petit nombre de retraités d’alors, mais aussi profiter de la situation démographique pour mettre de côté des réserves capitalisées, afin que l’arrivée des cohortes abondantes ne se fasse pas plus tard sur le dos des générations suivantes moins nombreuses. Ce n’est pas le choix qui a été fait : le dividende démographique a été dépensé dans la retraite à 60 ans et les 35 heures. Des conquêtes sociales qui, étant financées par la dette et une pyramide des âges favorable mais transitoire, plutôt que par des gains de productivité, ne pouvaient être durables sans devenir un fardeau. Ce ne sont certainement pas les gens qui ont trente ans aujourd’hui qui sont responsables de ces choix. Mais c’est eux qui doivent les assumer financièrement. La seule hausse des taux de cotisation retraite entre deux générations représente un salaire net mensuel de perdu. Et cela ne suffit pas.
Eric Weil@WeilEric

8/ Si Hippolyte d'Albis a raison de dire que les boomers ne sont pas responsables de leur poids démographique, il ne me semble pas défendable d'utiliser cet argument pour ne pas les faire participer à l'effort de rééquilibrage en faveur des jeunes générations. Car ces dernières ne sont pas responsables non plus de devoir assumer une telle charge, croissante, de financement sur ses épaules, au détriment des dépenses d'avenir.

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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
@sc_cath @dollarsanddata Hyper intéressant, par ces deux mesures ne semblent pas capturer la même chose, l’une mesure le pouvoir économique, l’autre la sécurité économique.
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L’Éco Connecté@EcoConnecte·
@viennoiscafe L’histoire montre que le capital privé tend à éviter les investissements long terme, incertains et non immédiatement rentables C’est donc là que l’État intervient, non pas pour remplacer le marché, mais pour rendre possibles des innovations que le marché seul ne financerait pas.
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Ulrich
Ulrich@viennoiscafe·
Allez, rapide cours d'économie du week-end : théorie du capital, État, collectivisme et innovation. C'est parti !🧵 - L'électricité et les télécommunications ont bien été permises par l'héritage, c'est-à-dire l'accumulation intergénérationnelle du capital. Ces innovations ne sont pas tombées du ciel. Pour comprendre cela, il faut se pencher sur le fonctionnement du capital. Par chance, l'école autrichienne est la seule école de pensée à disposer d'une théorie solide du capital. Il faut en fait remonter aux détours de la production d'Eugen von Böhm-Bawerk pour expliquer que tout investissement dans la structure de production requiert une épargne préalable. Sans épargne ni héritage, il est tout simplement impossible d'engager des ressources dans des activités qui ne seront pas immédiatement productives et donc génératrices de valeur sur le marché. - Pour le comprendre facilement, imaginez Robinson Crusoë stockant des baies pour les consommer plus tard, afin de se dégager le temps nécessaire pour construire un outil qui améliorera sa production future. Un sacrifice présent en contrepartie d'une promesse de consommation future plus importante. En speedrunnant le progrès civilisationnel, on comprend que l'électricité et les télécommunications ne sont qu'un maillon de cette longue chaîne d'investissements, donc de ces héritages, de ces capacités à reporter sa consommation présente. - Deuxième leçon : l'État, le collectivisme et l'innovation. L'État n'innove pas, ce sont les individus qui innovent. Des programmes soponsorisés par l'état peuvent inventer de nouveaux procédés, mais ces inventions se font toujours au prix d'un coût d'opportunité énorme pour la société, à savoir les utilisations alternatives de ce capital qu'auraient pu faire les individus si l'état ne les avaient pas spoliés. C'est une leçon éternelle en économie : on voit les avancées fulgurantes des économies collectivistes, comme l'URSS qui envoie un homme dans l'espace, mais on ne voit pas le coût pour la société. La pauvreté, la consommation en berne, etc. La seule question qu'il faut se poser quand on voit les "inventions de l'État" est la suivante : Oui, mais à quel prix ? - Enfin, l'État ne peut pas innover, car il n'a pas d'incitation personnelle à générer des profits sur le marché, c'est-à-dire à proposer aux consommateurs des biens finis répondant à leurs besoins (c'est ça l'essence du progrès civilisationnel). L'exemple le plus célèbre reste le smartphone : toutes les inventions liées à ce produit sont issues de programmes étatiques (Internet, écran tactile, etc.). Cependant, c'est bien le marché, un entrepreneur, qui a innové en combinant ces inventions en un seul produit demandé par les individus.
DocMarmott@DocMarmott

@viennoiscafe L'électricité et les télécommunications font partie du progrès civilisationnel et pourtant absolument pas issue d'héritage, bien au contraire, vu que ça a été poussé par l'État, donc le collectivisme. 😉

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@Sahske1 @Clemzer_ L’intuition est bonne au départ mais : Une entreprise peut produire beaucoup avec peu d’infrastructures. Une autre peut produire peu mais détruire les routes (logistique lourde) Une boîte en perte paie quand même On taxe pas l’usage, on taxe l’activité.
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@EcoConnecte @Clemzer_ on taxe la production car une entreprise utilise les routes, l'eau et les services locaux publics, qu'elle dégage de la rentabilité finale ou non.
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@Sahske1 @Clemzer_ Le CICE vient surtout du rapport Gallois (2012). C’est surtout une décision politique de Hollande + Ayrault, Macron est responsable non pas de la création, mais d’avoir confirmé le diagnostic. Non j’ironisais que la gauche emploie une politique de l’offre, c’est tout.
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@EcoConnecte @Clemzer_ Le CICE a été soufflé par le MEDEF, orchestré par Macron (à l’élysée puis Bercy), et c'est Macron qui l’a transformé en baisses de charges définitives en 2019. Tenter d'imputer l’echec historique du dogme de la politique de l’offre à la gauche c'est de mauvaise foi
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@Sahske1 @Rexecode @SKEMA_BS @natsilbert @LesEchos Cas LVMH: 92,5 Md€ de CA global 7,5 Md€ en France (8%) 2,3 Md€ d’impôts en France (40% du total) 275 M€ d’aides Le ratio est de 1€ d’aide pour 8€ d’impôts (et 16€ + si on rajoute cotisations et TVA).
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@EcoConnecte @Rexecode @SKEMA_BS @natsilbert @LesEchos Si les PME galèrent, ciblons les aides si les profits sont ailleurs il n’y a pas de retour sur subvention du public au privé bénéfiques pour la france taxer tout le monde pour ensuite distribuer des subventions massives aux plus gros c’est ce qui détruit nos finances publiques.
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@Sahske1 @Rexecode @SKEMA_BS @natsilbert @LesEchos Je suis contre la socialisation des pertes quand elle consiste à sauver des acteurs inefficaces, mais pas contre la prise de risque publique dans des projets incertain L’intervention publique ne justifie pas plus d’impôts, elle justifie mieux de structurer les retours sur invest
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@EcoConnecte @Rexecode @SKEMA_BS @natsilbert @LesEchos si l’état guide il agit comme un capital risqueur (cf état entrepreneur mazzucato) règle du capitalisme : risque recup sa part. l’etat subventionne le risque, refuser qu’il recup 2% sur les fortunes privées bâties sur ces aides = socialiser les coûts et privatiser les gains.
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@Sahske1 @Rexecode @SKEMA_BS @natsilbert @LesEchos EY montre quand même un écart important, en 🇫🇷 c’est autour de 35 emplois par projet vs bien + ailleurs Ça montre qu’on attire des projets plus capitalistiques et moins intensifs en emploi Donc se focaliser sur le nb de projets ne suffit pas pour juger de l’impact économiq réel
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@EcoConnecte @Rexecode @SKEMA_BS @natsilbert @LesEchos personne n’a dit que le coût du travail avait 0 impact Mais si la France est championne d’europe des IDE malgré ce coût c’est la preuve qu’il n'est pas l’alpha et l’omega Ça nous force juste à attirer des projets à haute valeur ajoutée au lieu d’usines d’assemblage low-cost.
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@Sahske1 @Clemzer_ J’ai dis qu’il PEUT baisser les emplois Donc ce n’est pas la solution à tout contexte, comme tu le défends Les Entrep 🇩🇪 réinvestissent parce qu’elles performent déjà, et non l’inverse. Elles ont: positionnement industriel, spécialisation, écosystème, qualité de la main-d’œuvre
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@EcoConnecte @Clemzer_ Tu passes de "l'invest baisse les emplois" à "bon, ça n’en crée pas mécaniquement". leurs PME performent via capital patient, elles réinvestissent massivement leurs marges dans les machines/formation au lieu de se vider dans des dividendes records à CT comme en France.
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@Sahske1 @Clemzer_ En 10 ans tu perds 18% du capital initial et en plus une perte de contrôle potentielle. Dans une entreprise cotée, 2% peut suffire à faire basculer une décision stratégique ou un vote clé.
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@EcoConnecte @Clemzer_ une dilution pour le MILLIARDAIRE, pas pour l'entreprise l’usine, les emplois et la trésorerie ne perdent pas 1 centime. Le patron passe juste de 100% à 98% des parts pendant que son patrimoine croît de 8%/an
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@Sahske1 @Clemzer_ Ils valident la taxe parce que ça solutionne leur principe d’inégalités et qu’ils sont à l’aise avec les conséquences que ça engendre, ce n’est pas le cas de tous. Donc invoquer cet argument d’autorité renforce la crédibilité mais ne te donne pas un droit de veto.
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@EcoConnecte @Clemzer_ Il dit qu’ils se trompent quand ils appliquent aveuglément un seul modèle dogmatique (ex toujours baisser les impôts/charges) au lieu de s'adapter. Il critique littéralement ton approche. C'était un consensus institutionnel, stiglitz n’était pas seul a le dénoncer
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@Sahske1 @Clemzer_ Tjs pas, d’accord avec le fond pas la forme Je considère que la bonne approche est d’avoir des outils distincts: des mécanismes ciblés pour les invest publics et un débat séparé sur le niveau optimal de redistribution La tu justifie la taxe Zucman pour ces 2 principes différent
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@EcoConnecte @Clemzer_ Tu viens littéralement de donner la définition exacte du rapport Zucman commandé par la présidence du G20 3 jours à invoquer le coût du travail, les PME, le consensus de Washington pour combattre une mesure et tu conclus en soutenant exactement son principe fondateur…
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